dimanche 30 octobre 2016

Hannah Ardent : qu’est-ce que l’autorité ? (billet invité)

Billet invité de l’œil de Brutus

Suite d’articles sur La Crise de la culture, d’Hannah Arendt.
Chapitres précédents :

Hannah Arendt commence ce chapitre par un simple constat : « l’autorité a disparu du monde moderne », ou plutôt la conception de ce qu’est l’autorité a disparue. En effet, « puisque l’autorité requiert toujours l’obéissance, on la prend souvent pour une forme de pouvoir ou de violence. Pourtant l’autorité exclut l’usage de moyens extérieurs de coercition ; là où la force est employée, l’autorité proprement dite a échoué. L’autorité, d’autre part, est incompatible avec la persuasion qui présuppose l’égalité et opère par un processus d’argumentation. (…) S’il faut vraiment définit l’autorité, alors ce doit être en l’opposant à la fois à la contrainte par force et à la persuasion par arguments ».

jeudi 27 octobre 2016

Le grand abandon de nos forces de l’ordre

Les manifestations des forces de l’ordre, en plein état d’urgence, chose théoriquement interdite, comme le note Jacques Sapir, démontre une bien une profonde crise de régime. Mais, en lisant les témoignages effarants de policiers à cette occasion, elles révèlent également la profondeur du malaise d’un pilier de notre République, abandonnés par absolument tous nos dirigeants.



Le produit de la RGPP et du libertarisme

mercredi 26 octobre 2016

CETA : pourquoi s’y opposer

Alors qu’il semble que la signature de l’accord de libre-échange entre le Canada et l’Union Européenne ne pourra pas avoir lieu demain, du fait de l’opposition de la Wallonie, voici une sélection d’articles sur le sujet, notamment centrée sur les tribunaux d’arbitrage et le traité transatlantique (le TAFTA), qui est le grand frère du CETA. Vous y trouverez à la fin une synthèse du très bon livre de Danièle Favari sur le sujet :



mardi 25 octobre 2016

Obama, bonimenteur superficiel, snob et conservateur

Ce mois-ci, The Economist a ouvert ses colonnes de manière enthousiaste au président sortant des Etats-Unis, Barack Obama. Même si sa réforme de l’assurance maladie restera un progrès important pour le pays, cette tribune verbeuse, aussi partielle que partiale, révèle encore une fois un homme politique plus soucieux de sa communication que du fond des sujets, survolé pendant 8 ans.



Plus commentateur communiquant qu’acteur réfléchi

mercredi 19 octobre 2016

Cameron, fossoyeur des services publics britanniques

Et si, sous son apparence affable, David Cameron avait été un Premier Ministre encore plus antisocial que Margaret Thatcher ? La situation fiscale, et celle de l’éducation supérieure, le laissaient déjà penser. Une série de papier sur la situation du système de santé, et sur la situation des prisons, font apparaître un bilan absolument désastreux dans l’ensemble des services publics.



La grande déconstruction du bien commun

dimanche 16 octobre 2016

Hannah Arendt : Le concept d’histoire

Billet invité de l’œil de Brutus



Suite d’articles sur La Crise de la culture, d’Hannah Arendt.
Pour revenir à l’article précédent : la tradition et l’âge moderne.

Fort logiquement, Hannah Ardent entame ce chapitre avec Hérodote, le « père de l’Histoire », pour qui la fonction de l’histoire est de « sauver les actions humaines de la futilité qui vient de l’oubli ». Il s’agit alors d’échapper à la mortalité, de ne plus « se mouvoir en ligne droite dans un univers ou tout, pour autant qu’il se meut, se meut dans un ordre cyclique ». Le thème des récits historiques devient donc des cas particuliers, des gestes singulières, qui perturbent le cycle : « la substance de l’histoire est constituée par ces interruptions autrement dit par l’extraordinaire ».  Pour les mortels, réussir à imprimer leurs actes, leurs œuvres, dans la trame de l’histoire est alors le moyen de pénétrer la mémoire humaine, Mnémosyne – la mère de toutes les muse -, et donc d’accéder à l’immortalité.