dimanche 27 novembre 2016

Et pendant ce temps, l’UE négocie toujours l’entrée de la Turquie


Cela fait depuis 1999 qu’Ankara négocie son entrée dans l’Union Européenne. Cette mauvaise comédie dure donc depuis pas moins de 17 ans. Mauvaise comédie car cette intégration serait triplement effarante. D’abord, la Turquie n’est pas un pays européen : si Ankara peut faire partie de l’UE, jusqu’où pourrait donc aller cette monstrueuse construction ? Ensuite, les peuples européens n’en veulent pas (plus de 80% des Français il y a peu) : le moindre souci de la démocratie devrait mettre fin à ses discussions qui n’ont que trop duré. Enfin, l’intégration de ce pays de 70 millions d’habitants déstabiliserait l’ensemble du continent, d’un point de vue économique, comme migratoire, avec d’immenses nouvelles frontières…


jeudi 24 novembre 2016

Le succès incompris du Japon


Les statistiques de croissance du Japon animent le débat, tant le pays est engagé avec sa politique de relance budgétair financée par la planche à billets, à hauteur 10% du PIB par an. Même le très fin Romaric Godin, de la Tribune, un des journalistes les plus intéressants à lire, se fait un peu piégé dans la lecture des statistiques nippones. En effet, il y a quelques jours, il a écrit que « la croissance japonaise a accéléré fortement au troisième trimestre, mais les défis restent les mêmes pour Shinzo Abe, car la demande intérieure reste sans élan », notant que si le PIB a progressé de 2,2% en rythme annuel, cela vient des exportations, en hausse de 8,1%, quand la consommation n’a progressé que de 0,1%.


Mais quand on étudie les statistiques du Japon, il faut prendre en compte sa démographie, et sa population en baisse d’environ 0,2% tous les ans, contre une hausse de 0,5% en France. Du coup, toute hausse est plus élevée mesurée par habitant, alors qu’en France, sous les 0,5%, la croissance par habitant est en réalité une récession. C’est une analyse dont The Economist avait parlée il y a cinq ans, notant que les chiffres de croissance par habitant du Japon étaient plus importants que ceux des Etats-Unis et de l’Europe de 2001 à 2010, alors  que le pays était dernier en croissance absolue du PIB… D’ailleurs, The Economist et Joseph Stiglitz tombent pour une fois d’accord sur le sujet de ce pays

mardi 22 novembre 2016

lundi 21 novembre 2016

Victoire de Fillon, impasse pour la France

Il est bien évident que je ne me suis pas déplacé hier pour voter. Non seulement, je ne goûte guère ces manières importées des Etats-Unis, mais en plus, le spectacle donné par les sept candidats était affligeant de conformisme ultralibéral et de superficialité pseudo communiquante. Dimanche prochain, le nouveau chouchou du moment, Fillon semble bien parti pour devenir le candidat de 2017.



Impasse ultralibérale et communiquante à tous les étages

dimanche 20 novembre 2016

Hannah Arendt : Qu’est-ce que la liberté ?

Billet invité de l’œil de Brutus


Suite d’articles sur La Crise de la culture, d’Hannah Arendt.

Chapitres précédents :

« Soulevez la question : qu’est-ce que la liberté ? semble une entreprise désespérée »  s’interroge Hannah Arendt. « Tout se passe comme si des contradictions et des antinomies sans âge attendaient ici l’esprit pour le jeter dans des dilemmes logiquement insolubles, de sorte que, selon le parti adopté, il devient aussi impossible de concevoir la liberté ou son contraire, que de former la notion d’un cercle carré. »

samedi 19 novembre 2016

L’ayatollah Aphatie toujours plus extrémiste


Jean-Michel Aphatie s’est récemment imaginé président. Mais si l’on suit la teneur de ses propos, on en vient à se demander s’il ne serait pas plus extrémiste que Marine Le Pen… Car il semble décidément avoir un problème avec la démocratie. Déjà, en 2012, il s’était indigné des contraintes législatives de la campagne présidentielle, qualifiant de « bêtise » la période d’égalité de temps de parole. Suite à l’élection de Trump, il a carrément déclaré qu’il fallait « s’interroger quelque fois sur le suffrage universel », comme l’a rapporté David Desgouilles dans le Figaro.




Mais outre une vision sino-poutienne de la démocratie, il semble aussi avoir un côté djihadiste, puisqu’il s’est permis de dire « l’esprit politique français est fabriqué par le souvenir de Louis XIV, de Napoléon et du Général de Gaulle. Quand on fait de la politique en France madame, c’est pour renverser le monde. Et bien, ça, ça n’entraîne que des déceptions. Moi, si un jour je suis élu président de la République, savez-vous quelle est la première mesure que je prendrais ? Je raserais le château de Versailles ». Certes, vendredi, il a dit que c’était une blague, mais il a attendu 8 jours pour réagir, et il ne semblait guère plaisanter alors. Et ce genre de remarque ne semble pas incohérent dans sa bouche…

jeudi 17 novembre 2016

La grenouille Macron tente de prendre son envol


Candidat : ça y est, l’ancien conseiller du président et ministre de l’économie, après avoir créé En Marche, a annoncé être candidat à la présidence de la République, au grand soulagement de ses soutiens, Le Monde ou l’Obs, qui ont clamé « enfin ». Il a jeté aux médias quelques idées un peu courtes pour faire un programme, comme le note Hervé Nathan dans Marianne. Ne craignant toujours pas d’utiliser des ficelles absolument énormes, il a osé se présenter comme le candidat anti-système, lui l’énarque, ancien banquier d’affaires, passé par un cabinet présidentiel, et devenu ministre…


Mais la ficelle est trop grosse. En réalité, il ne propose que d’amplifier toutes les erreurs ultralibérales qui échouent depuis des décennies. Il propose une autre vague de dérèglementation de droit du travail et que dire de ses propos effarants sur la République, « ce lieu magique qui permet aux gens de vivre dans l’intensité de leur religion »… Macron n’est que le énième chouchou ultralibéral et communautariste d’une partie des médias, un concentré de système. La recette idéale pour finir dans les poubelles de notre histoire politique, à supposer seulement qu’il aille jusqu’au bout de sa candidature.

lundi 14 novembre 2016

dimanche 13 novembre 2016

Un an après




Et je pense aussi que les débats que nous avons démontrent la vitalité de notre démocratie. Si je persiste à penser que « Je suis Charlie », merci à Sapir et Berruyer d’avoir fait entendre un autre son de cloche, sans les dérives auxquels certains ont pu céder. La démocratie, c’est aussi le pluralisme, et savoir le rester, même dans ces moments, est sans doute la meilleure réponse à apporter aux terroristes, pour démontrer qu’ils ne nous changeront pas. Merci à Emmanuel Todd pour son livre sur le sujet, (chroniqué en plusieurs parties, un, deux, trois, quatre et cinq), qui stimule notre pensée. En ce jour hommage, pensons aux victimes, mais aussi à cette belle idée qui nous unit, la France, nos valeurs et comment faire pour continuer à les défendre, et les renforcer.

vendredi 11 novembre 2016

Tirole, Nobel d’économie, zéro pointé en démocratie



Décidément, une partie de nos élites soit-disant bien-pensantes (terme qui en dit long sur leur sentiment de supériorité et leur condescendance à l’égard du peuple, pour ne pas dire xénophobie) semble bien avoir un problème avec la démocratie. Jean Tirole, le très libéral récent « prix Nobel d’économie », a ainsi déclaré qu’il espérait « que l’Europe et le Royaume-Uni sauront empêcher le Brexit », sans que cela semble poser le moindre problème au journaliste qui l’interrogeait. Quand on pense à l’ostracisme dont on a été victime Maurice Allais, notre premier lauréat, simplement pour avoir osé contester la marche d’alors du projet européen et être sorti du discours dominant sur l’immigration, cela révèle le caractère profondément orwellien d’une partie des élites eurolibérales.

mercredi 9 novembre 2016

L’effarante réclamation de McDo à Florence





Dans ce papier, on apprend que les Italiens ont mis en place des règles qui leur permettent de refuser cette installation. Et de toutes les façons, si les Italiens, ou d’autres citoyens, ne veulent pas de McDo dans un endroit précis, je ne vois pas pourquoi la démocratie devrait plier devant les intérêts financiers d’une multi-nationale dont le seul agenda est d’enrichir ses actionnaires… Merci en tout cas aux Italiens de démontrer que l’on peut dire « non ». Tenez bon, pour la démocratie, et l’humanité.

lundi 7 novembre 2016

Livres à lire

Beaucoup de livres dans lesquels se plonger pour mieux comprendre ce qui se passe actuellement :
 


  •         Et bientôt, le deuxième livre de David Desgouilles, « Dérapage », puis celui de Coralie Delaume et David Cayla