mercredi 5 décembre 2018

Merci aux gilets jaunes de mettre Macron en ultra-minorité

La fin de la domination idéologique et politique de l’oligolibéralisme pourrait bien approcher avec Macron et les gilets jaunes. En faisant exploser un duopole PS-LR trop souvent d’accord, il créait une opportunité que sa présidence calamiteuse renforce encore. Et si, après la victoire volée de 2005, les évènements des dernières semaines ouvraient enfin la voie à un véritable changement ?


La pensée unique, réduite à la portion congrue

Derrière les nouvelles violences bien évidement condamnables de samedi dernier, je vois beaucoup de motifs d’espoir dans le mouvement des gilets jaunes. Derrière les casseurs, que des forces de l’ordre, insuffisantes en nombre, et lessivées par les plans d’économie, n’ont pu maîtriser, apparaît un mouvement politique réjouissant. Car l’esprit des gilets jaunes, c’est celui de ceux qui se sont assis pour protester contre le non accès aux Champs Elysées, et de ceux qui ont protégé la flamme du soldat inconnu. Il ne faut pas les confondre avec les casseurs qui en ont profité et que le gouvernement n’a pas su maîtriser, lui permettant des amalgames profondément malhonnêtes, et inefficaces.



La longue liste de revendication des gilets jaunes, publiées il y a une semaine, a un sens profondément politique : le refus du laisser-faire oligolibéral et la volonté de retour aux politiques de progrès social des Trente Glorieuses, s’appuyant sur le service public et un juste partage juste des fruits de la croissance. Mais par delà le fond des politiques, ce qui est très intéressant, comme lors de « Je suis Charlie », c’est le fait que les manifestants se rassemblent souvent en chantant la Marseillaise, comme une redécouverte du fait que l’action politique passe forcément par la nation. Bien sûr, la France est sous camisole européenne, mais ces mouvements feront à terme avancer les idées souverainistes.

Il y a un caractère quasiment révolutionnaire à la période actuelle. Alors que la pensée unique parvenait à conserver un soutien proche de la moitié de l’électorat, Macron semble la précipiter vers un étiage bien plus réduit, comme le montre le soutien de plus de trois quarts de la population aux gilets jaunes. Bien sûr, ce soutien n’est pas uniforme, loin de là, comptant aussi des partisans du moins d’Etat, mais je pense que son centre de gravité n’est pas dans le ras-le-bol fiscal, mais bien plus dans la dénonciation d’une fiscalité à deux vitesses, entre privilégiés pour lesquels la pression va toujours plus bas et une grande majorité qui perd des services publics essentiels tout en payant plus


Merci donc à nouveau aux gilets jaunes pour votre mouvement, qui achève de déconsidérer une présidence déjà à bout de souffle, malgré l’absence d’une opposition alternative forte et rassembleuse en face. Même s’il gagnait en jouant la carte du pourrissement, ce ne serait qu’une victoire à la Pyrrhus. Les gilets jaunes ont mis la pensée oligolibérale défendue par Macron en ultra-minorité.

47 commentaires:

  1. Je ne comprends pas que les soutiens des gilets jaunes ne prennent pas leur distance vis-à-vis des forces anti-démocratiques qui sont à l’œuvre dans ce mouvement.

    Vous ne cautionnez pas la violence physique, c’est très bien. Mais pas un mot sur la volonté délibérée de ne pas avoir de représentant, sur les menaces de mort vis-à-vis de ceux qui pourraient le devenir, et sur l’impasse du processus qui est engagé ou aucune proposition autre que « plus de pouvoir d’achat et plus de pouvoirs publics tout de suite » ne sera acceptée

    Les européens libéraux prennent une claque et deviennent ultra-minoritaires, très bien. Demain, si vous arrivez au pouvoir, c’est votre tour.

    Ce n’est pas en créant des ultra-minorités qu’on s’en sortira, mais une belle et grande majorité. Aucune chance d’y arriver comme ça.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Puisque vous êtes en faveur d'une belle et grande majorité, vous voulez donc, nécessairement, trouver un terrain d'entente avec le RN ? C'est bien ça ?

      Supprimer
  2. A la fois je me réjouis du succès du mouvement, qui a provoqué le recul du gouvernement sur cette hausse aussi injuste qu'inefficace comme tu le rappelles, et en même temps je suis très réticent.

    Je suis loin d'être un affreux libéral et je ne suis absolument pas concerné par cette mesure, mais l'idée du rétablissement de l'ISF me paraît de très mauvais augure : cet impôt injuste, inefficace et qui agit comme un véritable repoussoir, me semble être motivé par des relents très nauséabonds (pardon d'utiliser ce terme si galvaudé).

    Sur le reste, il ne faut pas rêver : Macron est ce qu'il est, et son élection à 65 %, si elle s'explique plus par le rejet de Marine Le Pen que par une adhésion à ses idées, a été suffisamment large pour que je trouve absurde les appels à sa destitution. J'ai quand même l'impression que le peuple français est complètement infantile : si vraiment il ne voulait pas de la taxe sur l'essence, il ne fallait pas voter Macron et choisir Marine Le Pen, qui elle ne la voulait pas.

    Mon impression, c'est que la présidence de Macron est désormais paralysée et qu'il ne pourra plus faire grand chose avant la fin de son mandat. La France va continuer sur la glissade du déclin, la dégringolade va se poursuivre... C'est profondément déprimant.

    RépondreSupprimer
  3. Il y a en effet une volonté des libéraux anti impôt de s'appuyer sur le mouvement, et ils y arriveront sans doute en partie. La couverture des manifestations par le Figaro était en tout cas bienveillante.

    Par ailleurs, il est dommage que ce mouvement se mobilise sur une taxe qui est au fond une bonne idée (car, en effet, il faut réduire la consommation d'essence, et c'est une bonne manière de le faire) alors qu'ils auraient pu contester les taxes sur l'électricité comme la CSPE (qui, elle, ne sert à rien : achat d'éoliennes et de panneaux solaires à l'étranger, rente versée aux propriétaires de terrains où sont installés ces engins).

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Quand vous tapez sur quelqu'un pour l'obliger à bouger, il faut d'abord commencer par ne pas le ligoter.

      Si on veut obliger les habitants de la France périphérique à déménager en ville pour diminuer leur consommation de carburant auto, il faut d'abord autoriser la construction en ville des millions de logements supplémentaires qui sont nécessaires pour cela.

      Ivan

      Supprimer
  4. Herblay, regardez ça :

    https://www.theguardian.com/commentisfree/2018/dec/04/emmanuel-macron-crisis-france-europe-far-right

    un article truffé de "fake news" sur les événements, par une ancienne directrice du Monde.

    Et dire que ce sont des journalistes comme cette dame qui vous ont mis en tête qu'il y aurait de méchants nationalistes d'extrême-droite, dont il faut à tout prix empêcher l'arrivée au pouvoir...

    RépondreSupprimer
  5. "une redécouverte du fait que l’action politique passe forcément par la nation"

    Ridicule assertion, bien entendu c'est encore de la faute de l'UE si Macron patauge comme un gland dans la merde qu'il fout en France avec ses "réformes" fiscales et du droit du travail à la con. Macron est un merdeux de 40 ans, jamais été élu sur le terrain, il représente toute la connerie française de l'ENA et des grandes écoles qui ne pondent que des crétins arrogants et nocifs.

    RépondreSupprimer
    Réponses

    1. @ Tythan

      Il n’a été élu que par 58% des votants tant il y avait de votes blancs et nuls… Mais cela ne rend pas sa destitution plus pertinente, il est vrai. Je pense que le choix de 2017 ne se limitait pas à la taxe. Ce que montre cette hypothèse, c’est que les politiques de Macron deviennent de plus en plus minoritaires. En revanche, sur la fiscalité, il faudra revenir en arrière, être plus progressif (par l’ISF ou pas), ne plus donner de prime aux revenus du capital, remonter la fiscalité sur les profits des entreprises.

      Je suis très circonspect sur la suite de ce mandat. Pas sûr qu’il se contente de ne rien faire. Mais après avoir cédé une fois, les révoltes pourraient bien se réveiller. Nous continuons à prendre une mauvaise pente, comme d’autres, mais souvent moins que les autres. Et je crois que nous gardons des forces pour un fort renouveau…

      @ Anonyme 12h10

      Le message des gilets jaunes est bien plus large que la taxe sur l’essence, qui n’est que le déclencheur

      @ Anonyme 12h16

      Parce que voter blanc en 2017, c’est vouloir à tout prix empêcher l’arrivée de MLP au pouvoir ? Il me semble que c’était plus le vote Macron qui l’aurait représenté

      Supprimer
  6. Le journaliste Jean-Michel Décugis a interrogé un haut responsable du ministère de l'Intérieur. Ce qu'il raconte dans le journal LE PARISIEN est tout simplement ahurissant :

    « Nous sommes très inquiets, confie un haut responsable du ministère de l’Intérieur. L’enjeu de samedi, c’est le basculement ou non dans l’insurrection… »

    http://www.leparisien.fr/faits-divers/la-nouvelle-strategie-de-l-interieur-face-aux-gilets-jaunes-04-12-2018-7961001.php

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Il n'y a pourtant rien d'ahurissant. Ceux qui soutiennent les gilets jaunes aux motif qu'il y a des pacifistes sincères dans ce magma attisent en fait un feu qui va s'étendre bien au delà de la seule maison Macron. Le pire c'est que ceux qui on souffriront le plus sont les pauvres (economie a l'arret, chomage technique). Pendant qu'Amazon, le roi de la vente en ligne, va battre des records. Grace a des evenements créés via Facebook.

      Supprimer
  7. Gilets jaunes : un syndicat de police dépose un préavis de grève à partir de samedi.

    Le syndicat de police Vigi rejoint le mouvement des gilets jaunes en appelant à une grève illimitée à partir de samedi, jour de l'acte 4 de la mobilisation.

    Le syndicat de police Vigi a déposé un préavis de grève illimitée à partir de samedi 8 décembre, date de l'acte 4 des gilets jaunes.

    "Il est temps de s’organiser légalement et d’être solidaire avec eux, pour l’avantage de tous", écrivent les responsables de l'organisation syndicale dans un communiqué, expliquant rejoindre le mouvement de contestation sociale.

    Afin d'éviter que se reproduisent les violences de samedi dernier à Paris en marge de la mobilisation pacifique des gilets jaunes, lors desquelles 23 membres des forces de l'ordre ont été blessés, selon un décompte officiel, le dispositif de sécurité doit encore être renforcé ce samedi en prévision de l'acte 4.

    "Notre hiérarchie va encore nous envoyer prendre les coups à sa place et à la place du gouvernement", déplore le syndicat.

    "Nous savons que nous aurons des blessés et nous craignons d’avoir des morts parmi nous", poursuivent les responsables syndicaux, critiquant la "prime" exceptionnelle promise par Emmanuel Macron pour les forces de l'ordre mobilisées, "d’un montant inférieur du coût des heures sup' sur la journée du 1er décembre". Revendication partagée par d'autres représentations syndicales.

    Le préavis de grève ne concerne pas l'ensemble des fonctionnaires de police mais les personnels administratifs, techniques, scientifiques et ouvriers d'Etat du ministère de l'Intérieur.

    "Sans les adjoints techniques et ouvriers cuisiniers, les compagnies de CRS peuvent être immobilisées. Sans les adjoints administratifs, des services peuvent fermer. Sans les ouvriers d’état, l’entretien de bâtiments et de véhicules ne pourront plus être faits", prévient Vigi.

    https://www.bfmtv.com/police-justice/gilets-jaunes-un-syndicat-de-police-depose-un-preavis-de-greve-a-partir-de-samedi-1582326.html

    RépondreSupprimer
  8. Les Gilets Jaunes méritent assurément notre sympathie et notre soutien. Mais la prise de conscience reste limitée. En particulier, le fait que la France a perdu son indépendance, que Macron n'est qu'une marionnette sans grand pouvoir, ce fait essentiel reste invisible.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. "Macron n'est qu'une marionnette sans grand pouvoir"

      Vous racontez n'importe quoi, Macron a bien trop de pouvoir, et ça vient de ce guignol de de Gaulle avec sa constitution de 1958.

      Supprimer
    2. Ouaip, exactement. Moi j'ai carrément la nostalgie de la IVe République. 23 gouvernements en 11 ans. C'est exactement ce qu'il nous faut.

      Supprimer
    3. C'était les 30 glorieuses, donc n'a jamais empêché de mener des politiques dans la continuité. Avec la 5ème, chaque gouvernement, qui a tous les pouvoirs, s'amuse à détruire ce que le précédent a fait, résultat un adulescent comme Macron met le chaos en France.

      Supprimer
    4. "C'était les 30 glorieuses, donc n'a jamais empêché de mener des politiques dans la continuité."

      Point de vue de quelqu'un qui s'imagine que l'action gouvernementale se résumait et se résume encore à la politique économique. Mais c'est sur son impuissance dans la crise algérienne que tombe la IVe République.

      "Avec la 5ème, chaque gouvernement, qui a tous les pouvoirs, s'amuse à détruire ce que le précédent a fait"

      Parce qu'avec des dizaines de groupuscules politiques à l'Assemblée et des majorité de rencontre concoctées après des tractations incompréhensibles pour l'électeur, une impuissance chronique de l'exécutif, la possibilité pour les petits partis en position centrale sur l'échiquier politique de faire ou défaire des gouvernements selon leurs caprices, la démocratie et l'efficacité gouvernementale y gagneraient ? Et cette réformite brouillonne que d'aucuns reprochent à Macron est-elle un effet des institutions ou la manifestation de l'incapacité des gouvernants à trouver des solutions pérennes aux problèmes du pays, du fait d'approches inadaptées ? Là où il y a continuité des politiques suivies, constate-t-on pour autant des effets si vertueux ? Cela fait plusieurs décennies que l'on observe l'échec des politiques d'incitations fiscales dans la lutte contre le chômage, mais on en est encore à s'étonner de l'échec patent du CICE...

      Le seul homme politique d'envergure à avoir pensé à la fois les tares du parlementarisme dans la IVe République et critiqué la concentration du pouvoir au profit du Président dans les institutions de la Ve était Mendès France (notamment dans La République moderne, livre paru en 1962).

      Mais les solutions que préconisent Mendès reposent essentiellement sur l'idée d'une "moralisation" de la vie politique, d'une réactivation de l'esprit citoyen, grâce notamment à l'idée de "contrat-programme" qu'une majorité politique s'engage formellement à respecter auprès de ses électeurs. Bien évidemment, Mendès a été plus que déçu de la désinvolture de la classe politique vis-à-vis de ce concept (respecter un contrat avec l'électeur sur la base d'engagements clairs...), ce qui illustre autant la moralité intransigeante de Mendès que sa naïveté politique et le fond utopique de sa réflexion politique.

      Dans un monde où les électeurs seraient parfaitement responsables, actifs et informés, et les hommes politiques entièrement dominés par l'esprit civique, le souci de dépasser les intérêts particuliers, les solutions mendésiennes seraient parfaites. Sauf que le monde est ce qu'il est... En 1962, Mendès pensait que la Ve République ne durerait pas plus que la IVe, du fait de ses tares originelles. On ne peut pas dire qu'il se soit montré si bon prophète.

      YPB

      Supprimer
    5. "Usant des pouvoirs exorbitants – sans équivalent dans aucune grande démocratie au monde – que lui offrent les institutions, il se transmute sur-le-champ en une sorte d’Emmanuel le Petit autoritaire. Son comportement ne doit rien au hasard : il ne fait que mettre en pratique la conception des pouvoirs de l’oligarchie française, qui n’a jamais été libérale au sens politique du terme mais qui s’est, au contraire, toujours accommodée des institutions néomonarchiques de la Ve République, voulant réformer la France tambour battant, ce qui serait difficile dans un régime démocratique, c’est-à-dire soucieux de l’avis des citoyens ou des délibérations des élus de la nation."

      https://www.mediapart.fr/journal/france/051218/le-crepuscule-du-macronisme?onglet=full

      Supprimer
    6. YPB

      Vous êtes aussi con et prétentieux que ce Macron, c'est avec des raclures de votre genre et du gouvernement que la France périclite, car aucun dialogue des corps intermédiaires n'est plus possible avec des morgueux de votre genre bonapartiste qui se prennent pour dieux, alors qu'ils ne sont que des jean-foutre nombrilistes.

      Supprimer
    7. Tout ce qu'on apprend de l'article de Mauduit (qui a été mieux inspiré dans le passé) est qu'il n'aime pas les institutions de la Ve République. Ce qu'il en dit n'invite pas davantage à penser qu'une réforme de ces institutions dans le sens qu'il semble souhaiter pourrait produire quelque bien, puisqu'il en attribue les tares à une idiosyncrasie de l'oligarchie française, prétendument férue d'autorité néomonarchique, c'est-à-dire à une facteur socio-culturel dont on voit mal qu'il pourrait être aboli par une simple réforme institutionnelle. Il faudrait nous expliquer aussi comment cette oligarchie, qui s'était bien accommodée durant 70 ans des mœurs de la IIIe République, et n'avait pas cru nécessaire de rompre décisivement avec au lendemain de la guerre, lorsqu'il a fallu refonder la République, s'est brusquement métamorphosée en 1958...

      Des institutions bien différentes de celles de la Ve République, parce que centrées sur les prérogatives du Parlement, n'ont de surcroît jamais empêché ce dernier de se dessaisir de sa compétence législative au profit de l'exécutif (sous la forme de décrets-lois), avec pour conséquence une confusion des pouvoirs d'autant plus problématique qu'elle ne débouchait pas pour autant sur la stabilité institutionnelle nécessaire à la continuité de l'action publique. In fine, en 1940, puis en 1958, la IVe comme la Ve n'ont pas été abolies par un coup de force militaire fomenté par les méchantes oligarchies néomonarchistes : elles se sont sabordées elles-mêmes dans un contexte de crise, au profit d'un pouvoir fort, face à une situation qu'elles se révélaient incapables d'assumer.

      Dans tous les cas, à supposer que les élites en France aient une préférence naturelle pour une autorité de type monarchique, le sort des deux régimes antérieurs à la Ve République n'invite pas à supposer qu'une réforme institutionnelle suffirait à résoudre le problème ainsi posé. Il faudrait une révolution culturelle. C'est exactement le diagnostic posé par Mendès dans les années 60. On a vu l'impuissance et l'isolement à laquelle cette analyse l'a condamné.

      Laurent Mauduit nous dit que la crise actuelle vient de la prétention à réformer le pays tambour battant, ce qui serait difficile dans un régime démocratique. Il y voit une tare typique du fonctionnement monarchique de la Ve République. Sauf que le fondateur de cette même République a quitté volontairement le pouvoir à la suite d'un référendum qu'il avait organisé et dont le résultat ne le satisfaisait pas, bien qu'il n'y fût nullement contraint par la Constitution. Le souci de l'avis des citoyens y a suffit. Si d'autres n'ont pas manifesté par la suite le même respect de la volonté populaire, c'est donc qu'ils n'ont pas été assez gaulliens...

      YPB

      Supprimer
    8. Au petit frustré de 11:26

      Je me contrefiche bien évidemment de vos injures. Bien sûr, s'il s'agit d'un cas de coprolalie, vous avez droit à toute mon indulgence. Mais essuyez tout de même cette bave à la commissure de vos lèvres. Cela fait négligé.

      YPB

      Supprimer
    9. Les seul échec de la 4ème, c'est la décolonisation, est on encore en période de décolonisation en France aujourd'hui ? Non, vous êtes donc à côté de la plaque, et la décolonisation menée par de Gaulle a été assez lamentable, harkis et camerounais massacrés...

      L'économie française sous la 4ème était en plein redressement, avec la 5ème maintenant, c'est la débacle, des syndicats impuissants et snobés par Macron qui use et abuse de la 5ème avec ses ordonnances et autres pouvoirs exorbitants.

      Vos analyses de sénile anachronique ne valent pas un clou !

      Supprimer
    10. "Sauf que le fondateur de cette même République a quitté volontairement le pouvoir à la suite d'un référendum qu'il avait organisé et dont le résultat ne le satisfaisait pas, bien qu'il n'y fût nullement contraint par la Constitution."

      Donc, peu importe la constitution du moment que l'on s'appuie sur la bonne volonté du roitelet républicain.

      Vous êtes encore englué dans l'espoir infantile de l'homme providentiel et paternaliste, un peu comme les monarchistes qui ne peuvent qu'avoir le bon roi puisque de droit divin. Vous êtes pathétique de niaiserie et de naïveté.

      Je vous signale qu'une constitution et les lois sont pour limiter le pouvoir d'un élu qui n'est pas obligatoirement toujours bien inspiré. Si les successeurs de de Gaulle ont usé des pouvoirs octroyés par la 5ème, c'est bien que cette 5ème est foireuse.

      Supprimer
    11. Si la IIIe République et la IVe république ont fini comme elle ont fini, c'est bien qu'elles étaient perverties dans leurs principes, bla bla bla... Je me contente là d'appliquer à ces deux régimes le raisonnement indigent que vous plaquez sur la Ve République.

      On peut réformer tant qu'on veut les institutions. Si les hommes n'y mettent pas du leur, cela n'y changera rien, car ils trouveront toujours le moyen de pervertir les institutions, tant qu'ils auront la possibilité de se dérober à leurs responsabilités devant le peuple. C'est ce qu'on fait les successeurs du général de Gaulle (il suffit de noter leur rapport au référendum) et c'est en fait exactement la conclusion que l'on peut tirer des observations de Mendès France et de Mauduit que vous citez.

      L'oligarchie française ayant structurellement un faible pour des institutions de type néomonarchique (si l'on suit bien sûr Mauduit, ce dont on peut parfaitement se dispenser), modifier les textes ne saurait suffire, car la classe politique saura toujours les détourner dans le sens qui lui convient et se dérober à ses responsabilités. Il faudrait donc une révolution sociale et culturelle qui déposséderait l'oligarchie de son pouvoir. Ou même l'éliminerait physiquement...

      L'homme nouveau des fascistes et nazis, la révolution culturelle chinoise, les méthodes des Khmers rouges, c'est votre truc ? Il faut le croire, compte-tenu de la haine rageuse que vous inspire toute forme de contradiction. Avec des démocrates en carton de votre acabit, on finit toujours sur ce genre de catastrophe sous prétexte de créer une véritable démocratie. Et vous avez la niaiserie de me donner des leçons de réalisme ?

      Il y avait bien une voie possible pour dépasser certaines limites des institutions de la Ve République, redonner de l'importance aux corps intermédiaires et établir une démocratie sociale par le biais de la participation. Mais elle a été repoussée avec l'appui de l'oligarchie en 1969... Bien évidemment, contester la volonté du peuple n'a pas tenté un instant le général de Gaulle. Ce n'est pas la fidélité au gaullisme qui a affaibli la France, mais l'abandon des principes de bon sens qu'il avait posé.

      Merci de tous vos compliments. Vous avez dû déjà comprendre qu'en retour je vous considère comme le prototype du troll haineux aux aptitudes intellectuelles limitées.

      YPB

      Supprimer
    12. Correction : « principes de bon sens qu'il avait posés », aurais-je dû écrire.

      YPB

      Supprimer
  9. Je ne soutiens pas les gilets jaunes car je ne crois pas en leur "pacifisme".

    Macron est cramé. C'est fini. Comme dis plus haut, il n'a plus aucun levier.

    Alors donnons aux gilets jaunes ce qu'il méritent : la dissolution de l'assemblee nationale. Inutile d'attendre trois ans. Voyons tout de suite ce que cette France périphérique est capable de créer.

    RépondreSupprimer
  10. Le 10 août 1792, le peuple en colère prend d'assaut le palais royal : c'est la prise des Tuileries, c'est la chute de la monarchie.

    Le 10 août 1792 va recommencer.

    Le 10 août 1792 est en train de se préparer, en ce moment même.

    L'Histoire est un éternel recommencement.

    Vive la France !

    https://www.youtube.com/watch?v=3FgUOVde-qs

    RépondreSupprimer
  11. "Je pense que son centre de gravité n’est pas dans le ras-le-bol fiscal, mais bien plus dans la dénonciation d’une fiscalité à deux vitesses, entre privilégiés pour lesquels la pression va toujours plus bas et une grande majorité qui perd des services publics essentiels tout en payant plus…"

    Pas d'accord. Le problème de base, c'est les fins de mois. La dénonciation de l'injustice sociale, elle vient après, quand il faut chercher un coupable. Le coupable, ce ne peut être que l'arabe ou le riche.

    Macron n'a fait aucun geste pour les arabes. Ironie du sort, ils peuvent l'en remercier car pour une fois ils passent à travers les goutes du mécontentement populaire.

    Par contre oui, il en a fait pour les riches. Donc les coupables, c'est eux.

    Vous ne calmerez personne en affichant des mesures de justice sociale. Vous les calmerez en leur donnant de l'argent et des services publics. Le reste c'est de la théorie. Ils s'en taperaient s'ils n'étaient pas dans la nécessité.

    RépondreSupprimer
  12. Une déclaration historique du ministre de l'Agriculture Didier Guillaume à propos du peuple français :

    « Une partie du peuple est en train de se soulever. »


    "Gilets jaunes" : "Une partie du peuple est en train de se soulever."


    https://www.midilibre.fr/2018/12/06/gilets-jaunes-une-partie-du-peuple-est-en-train-de-se-soulever,5002826.php

    RépondreSupprimer
  13. L'héroisation des gilets jaunes est insupportable. Si vraiment ils étaient pacifistes, ils se désolidariseraient beaucoup plus clairement que cela des violences. Ils prendraient leurs responsabilités. Ils aideraient les forces de l’ordre à les aider, en déclarant leurs manifestations, en respectant les consignes des préfectures et les itinéraires sécurisables.

    On est en train de rendre sympa un mouvement profondément anti-démocratique, qui menace de mort ceux qui proposent de discuter. On se complait à attiser un feu, bien content qu’il brule la maison de Macron. Mais ce feu ne s’arrêtera pas au seuil de la Macronie. Personne ne sait jusqu’où il ira, et personne ne sera capable de le maîtriser.

    Il ne suffit pas de dire qu’on est contre la violence. Qui ne le ferait pas ?! Il faut le prouver par des actes. Tout le monde a parfaitement compris que les violences étaient indissociables des manifestations. Ceux qui disent « Non à la violence. Oui aux manifestations » le savent très bien.

    Macron a cédé. Le quinquénat a pris un tournant. Le programme sur lequel il a été élu ne pourra plus être appliqué. La rue a gagné. Le troisième tour social que certains prédisaient a bien eu lieu. Ils avaient raison, bravo. Bon courage maintenant pour recoller les morceaux et rallier les mécontents à leur cause, je suis curieux de voir comment ils vont faire.

    Mais le mouvement doit s’apaiser. Il faudra trouver d’autres arguments que « c’est trop tard » pour m’en convaincre. C’est quand il y aura des morts et que l’état d’urgence sera décrété qu’il sera trop tard.

    Cessez de soutenir ce mouvement dans cette forme.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. "Macron a cédé. Le quinquennat a pris un tournant. Le programme sur lequel il a été élu ne pourra plus être appliqué. La rue a gagné. Le troisième tour social que certains prédisaient a bien eu lieu. Ils avaient raison, bravo. "

      Pas si sûr. Le quinquennat n'est pas fini. Ne sous-estimez pas Macron. Il a de la ressource, il est capable de rebondir. Pour peu que la baraqua revienne avec une conjoncture favorable, il peut se réconcilier avec tout le monde juste avant les présidentielles. Sauf avec les souverainistes qui espère pouvoir récupérer ce mouvement (alors qu'on a entendu les gilets jaunes parler de tout dans leurs revendications sauf de Frexit).

      Supprimer
    2. "Pour peu que la baraqua revienne avec une conjoncture favorable, il peut se réconcilier avec tout le monde juste avant les présidentielles".

      Bullshit.

      Supprimer
    3. Ne vous en faites pas Macron n'avait aucune intention d'appliquer son programme. D'ailleurs au début il ne cachait pas qu'il aurait préféré ne pas avoir besoin d'en rédiger un pour se faire élire.

      Seules les promesses de cadeaux aux riches sont tenues. L'autre moitié de son programme, selon laquelle l'argent pour les cadeaux aux riches tomberait du ciel et qu'il n'irait pas le chercher dans la poche des pauvres, il n'a jamais eu la moindre intention de l'honorer.

      C'est pourquoi les retraités sont furieux contre lui et participent massivement au mouvement des gilets jaunes.

      Quant aux manifestations pacifiques déclarées en préfecture, dûment autorisées et déroulées en parfaite coordination avec les forces de l'ordre, c'est comme la participation aux débats électoraux avant les scrutins, cela ne marche qu'en démocratie, pas en dictature.

      Souvenez vous du référendum sur le traité constitutionnel européen. Les dictatures ne parlent que le langage de la violence.

      Je suis le premier à le regretter mais je dois regarder la réalité en face. Quelque milliers de casseurs violents ont réussi là où des millions de citoyens pacifiques (dont j'étais) ont manifesté pendant des mois en pure perte contre Sarkozy qui s'était fait élire en promettant, à plusieurs reprise à la TV, de ne pas toucher à la retraite à 60 ans.

      Dans ces conditions je ne me vois pas donner des leçons de morale aux casseurs violents. En deux samedis ils ont plus fait pour imposer le respect de la volonté du peuple que moi avec mes bulletins de vote et mon obstination à battre le pavé pacifiquement pendant des mois.

      Ivan

      Supprimer
    4. @ Ivan : belle rhétorique. On aurait presque envie de vous écouter s'il n'y avait plus loin votre commentaire complaisant à l'égard de lycéens maitrisés par les forces de l'ordre.

      Supprimer
    5. "@ Ivan : belle rhétorique. On aurait presque envie de vous écouter s'il n'y avait plus loin votre commentaire complaisant à l'égard de lycéens maitrisés par les forces de l'ordre."

      Heu .. pardonnez-moi Ivan je me suis emporté. Je ne peux retirer mon commentaire stérile, je vous remercie de ne pas en tenir compte. Sur le fond j'entends ce que vous dites, je ne suis pas d'accord avec certains points, j'espère trouver le temps de développer à tête reposée.

      Bonne journée

      Supprimer
    6. Le rapport de force est-il nécessaire ? Oui. Cela doit-il passer par des blocages et pas seulement par des manifestations balisées ? Oui, surement. Donc il faut continuer à soutenir les manifestations dans notre contexte actuel ? non, je ne pense pas. Car un élément parasite est apparu : l’ultraviolence. Certes, elle a accéléré la décision du gouvernement de céder. Mais les gilets jaunes y seraient arrivés sans cela, car ils sont déterminés et qu’ils ont l’opinion publique pour eux.

      Le quinquennat n'étant pas fini, il est trop tôt pour dire si le programme a été respecté ou pas.

      Le viol du referendum sur le traité de Lisbonne est surement un des éléments qui explique toute cette colère accumulée.

      Bonne journée

      Supprimer
  14. "L'héroisation des gilets jaunes est insupportable."

    L'héroisation de Macron comme gourou infaillible et miraculeux par des partisans lobotomisés et une presse aux ordres l'était aussi. Le mal vient de là.

    YPB

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Non, ça c'est un des évènements déclencheurs. Le mal il vient d'ailleurs.

      Supprimer
  15. Herblay,

    Je vois dans votre fil twitter que vous vous inquiétez des réclamations allemandes sur le siège au conseil de sécurité.

    Deux questions à ce sujet :

    1) s'il venait à Macron la fantaisie de répondre positivement, en lien par exemple avec ses déclarations sur "l'armée européenne", qui l'en empêcherait ?

    2) dans cette hypothèse (espérons le peu probable), conviendriez-vous enfin qu'il aurait été plus prudent d'aller voter pour son adversaire, au 2e tour de 2017 ?

    Salutations herblayplicaines.

    RépondreSupprimer
  16. @ Jacques

    Je trouve que ce mouvement cristallise beaucoup de bonnes idées, sur l’injustice sociale et fiscale, mais aussi sur la nation

    @ Anonyme 21h44

    Pas de pouvoir monétaire, beaucoup de contraintes budgétaires et législatives…


    @ Anonyme 8h48

    Chaque gouvernement de la Cinquième aurait détruit ce que le précédent a fait ? Sur l’UE, sur l’économie, même sur l’école, je vois au contraire beaucoup de continuité depuis des décennies

    @ YPB

    Merci. Je peux supprimer le commentaire insultant

    @ Tous

    C’est parce que la Cinquième République donne de nombreux pouvoirs au président qu’elle permet un vrai changement

    @ Anonyme 19h03

    Difficile de faire une quelconque confiance à MLP sur cette question aussi… Elle ne me semble pas incapable d’un tel choix

    RépondreSupprimer
  17. Pourquoi taxer les ménages modestes et les classes moyennes ?

    Voilà un élément de réponse et c'est un journal mainstream qui l'écrit :"selon les estimations des économistes, la bascule en 2019 du CICE en réduction de cotisations patronales pourrait accroître le déficit public de 0,8 point de PIB. La dépense publique pourrait s'accroître de 20 milliards d'euros, passant de 22 à 42 milliards d'euros avant de retomber à 24 milliards d'euros en 2020."

    Hé oui ! pour continuer à faire des cadeaux à certains, il faut prendre l'argent à d'autres en leur disant que les sacrifices consentis aujourd'hui leur profiteront demain. Malheureusement pour les bonimenteurs en tout genre et spécialistes des éléments de langage, plus personne n'est dupe. Le vent est en train de tourner ...

    RépondreSupprimer
  18. Macron est perdu, aujourd'hui il n'est plus possible de censurer ce genre d'images en comptant sur la complaisance d'Arlette Chabot comme Sarkozy lors des émeutes de novembre 2005, car maintenant il y a des smartphones partout.

    https://francais.rt.com/france/56357-images-arrestation-dizaines-lyceens-mantes

    Ivan

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. L'image est forte, mais attention à prendre en compte le contexte : http://www.mantes-actu.net/violences-au-lycee-rostand-des-bonbonnes-de-gaz-decouvertes/ ou encore http://www.leparisien.fr/yvelines-78/violences-urbaines-a-mantes-la-jolie-des-bouteilles-de-gaz-decouvertes-pres-du-lycee-05-12-2018-7961307.php

      YPB

      Supprimer
  19. Chapeau et respect aux forces de l'ordre. Quel courage, quelle maitrise. Merci pour ces images. Après celles de la place de l'Etoile et du Lycée brulé de Blagnac ça fait vraiment du bien.

    RépondreSupprimer
  20. Cette crise doit s'exprimer politiquement par l'imposition dans l'espace public d'un débat sur la sortie de l'UE et de l'Euro. Ce débat fait bien plus peur au pouvoir que des manifestations.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oui sur le débat imposé, à condition qu'il porte sur les revendications du peuple : le pouvoir d'achat et les services publics.

      Supprimer
  21. Pour comprendre le discours des gilets jaunes, par-delà le filtre journalistique, voir cette étude, publiée le 26 novembre, du Laboratoire d'Études et de Recherches Appliquées en Sciences Sociales de l'Université de Toulouse : https://fr.scribd.com/document/394250648/Rapport-Gilets-Jaunes#from_embed. Cet travail contredit les analyses qui auraient prétendu limiter le mouvement à sa simple dimension de protestation fiscale.

    YPB

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Bonjour YPB,

      Déjà merci pour votre réponse sur mes anciens commentaires (mon aventure ou mésaventure sur des blocages). Je suis pas mal malpoli, je ne vous ai pas remercié tout de suite. Donc je le fais. Faute à moitié et je ne sais plus la fin !
      Merci aussi pour le lien sur l'étude des universitaires. J'ai lu. Super intéressant et sincèrement résultats pas très étonnants. Je crois que vous m'aviez dit qu'il ne s'agit pas d'excuser mais d'expliquer. L'étude le démontre bien.
      Je reste quand même 50/50 car je crois vraiment à la sincérité de pas mal d'anonymes (et en plus personnellement l'ISF, les relations avec l'UE et l'Allemagne, la disqualification des services publics pour mieux les fermer, une politique migratoire complètement dans le n'importe quoi (et pourtant ma femme y est passée par cette politique), l'écologie punitive etc...etc...je digère vraiment de plus en plus mal je pense que l'injustice fiscale et le démontage du modèle français c'est le pire pour moi). Mais...depuis mon aventure ou mésaventure (voyez j'ai un peu de mal à choisir) je me suis un peu plus préoccupé du mouvement GJ. J'étais à Paris samedi dernier. Les casseurs pro' dans toute leur splendeur !Mais Il n'y avait pas qu'eux. Hélas...Et les propos, les attitudes voire les actions de ces Monsieur et Madame tout le monde même si l'on cherche à expliquer, à étudier ils ne sont pas excusables. D'autres ont exprimé sur ce blog un certain malaise voire un énervement prononcé contre le GJ pour des paroles et comportements pas du tout isolés et qui ne servent à rien. Et qui en plus, reflètent un certain mépris pour les GJ. Dans mon entourage famille, amis, professionnel, associatif tout le monde est comme moi : DIVISE ! Oui les revendications sont claires, nettes, précises et justifiées. Et en plus, cela ne date pas de E.Macron (2005 et le piétinement du référendum a laissé des traces TRES profondes par chez moi ou les politiques prises ou envisagées par A. Hidalgo à Paris quand vous devez y aller très régulièrement en voiture pour des déplacements pro' c'est très violemment vécu etc...etc...). Mais mon entourage est issu des couches populaires, de la France rurale, périphérique, de l'immigration. On a tous taffé comme des dingues pour s'instruire seuls, s'élever seuls...Pas d'aides, pas de prestations sociales, pas de main tendue etc...etc...et la 1ère chose que l'on se dit: les GJ stop aux propos violents, gras, homophobes, xénophobes, aux propositions délirantes, aux appels ambigus etc...soyez fermes, soyez déterminés mais pas d'affichages très préjudiciables. Car quand vous avez des pères ou mères de famille, des papys, des maies, des chômeurs etc...qui passent sur les blocages, qui regardent la TV (je sais ce n'est pas une référence mais bon...) qui se font bousculer, insulter ou afficher, les commerçants (pas les grands magasins) qui voient leur boutique démontées parce qu'ils ne veulent pas participer Vraiment pas bon pour l'image. Ce sont des personnes comme vous qui pourraient finir par se lasser voire pire.
      Bon WE
      Au plaisir de vous lire
      PS: si vous avez encore des liens internet comme celui de la fac' de Toulouse, je suis preneur
      JChristophe

      Supprimer