vendredi 26 avril 2019

Union avec les Patriotes : lettre ouverte aux militants de l’UPR

Nous n’avions pas forcément commencé d’un bon pied quand je militais ailleurs, malgré des objectifs très proches sur l’UE, l’euro ou l’OTAN. Mais le profond respect que m’inspirent les douze années de défense du Frext m’a poussé à prendre position pour vous pour les européennes. Après un premier papier appelant à l’union avec les Patriotes, je me permets une nouvelle adresse.


Se rassembler pour mieux défendre nos idées

Je ne peux pas complètement vous jeter la pierre : après tout, quand j’étais à DLR, je me suis opposé à tout rapprochement avec le FN, quittant le parti en grande partie du fait des ambiguïtés entretenues depuis trop longtemps. J’ai dénoncé le rapprochement de NDA avec Le Pen en 2017. Mais Florian Philippot, même s’il a été au FN, ce n’est pas ce parti. D’ailleurs il suffit de constater que le FN avant lui et après lui ne ressemble pas au FN quand il l’y était. On ne peut que reconnaître qu’il a porté un projet de rupture avec l’UE et un discours économique bien plus étatiste. Il incarnait une aile sociale et souverainiste. Le réduire au FN ou à l’extrême-droite est tout aussi réducteur que faux.

Bien sûr, certains d’entre vous craignent qu’il en fasse fuir certains, venus de la gauche notamment. Mais je crois que l’arithmétique permet de remettre les choses à leur juste place. En 2017, Monsieur Asselineau a réuni un peu plus de 300 000 voix. Florian Philippot était le second d’une candidate populaire, qui en a réuni plus de 7 millions au premier tour, et plus de 10 millions au second… Et lors des élections européennes de 2014, les listes de son parti en ont réuni près de 5 millions. Même si ces millions de voix ne se sont pas portées sur lui, il a porté une liste qui a rassemblé plus de 700 000 électeurs dans l’Est en 2014. Je pense qu’il peut apporter bien plus de voix qu’il n’en coûterait.

Et si on prend un peu plus de recul, si on considère que nous sommes 20% de la population à soutenir le Frexit, cela représente un potentiel électoral d’environ 10 millions d’inscrits ! En 2017, seuls 300 000 se sont portés vers l’UPR, des millions d’autres choisissant d’autres candidats : Dupont-Aignan, Mélenchon, Le Pen... Il est même probable que le FN soit le premier parti de choix des partisans du Frexit… Les 1 à 2,5% donnés aux listes des Patriotes ou de l’UPR pour les européennes ne représentent que 200 à 500 000 voix. Cela signifie que plus de 90% des partisans du Frexit prévoient de s’abstenir, ou de porter leur voix sur d’autres listes, au premier rang desquelles le RN sans doute.

Il y a fort à parier que le RN soit le 1er parti des Frexiteurs, le véhicule démocratique naturel de millions d’entre nous, par adhésion, comme par défaut. Bien sûr, il y a probablement des partisans du Frexit totalement opposés au FN. J’en suis. Mais il faut aussi noter qu’un rassemblement Philippot / Asselineau, loin de me déranger, me semble très positif. Je crois qu’un rassemblement des deux leaders du Frexit serait un geste extrêmement fort, tant d’un point de vue médiatique, que comme signe pour tous les partisans du Frexit. Ne serait-ce pas un formidable message envoyé à tous ceux qui souhaitent quitter cette UE, le geste qui permettrait de nous rassembler plus largement ?

Car le rassemblement, parce qu’il se fait sur le sujet le plus important de notre époque, est ce qui importe. Attention de ne pas tomber dans une logique groupusculaire, une suite souverainiste du duel LO / LCR. Ce n’est pas ainsi que nous servirons nos idées. Cette Union Européenne est une calamité démocratique, une calamité sociale, une calamité économique, qui fait du mal à notre pays depuis des décennies et dont nous sommes tous convaincus qu’en sortir est une priorité clé. Les attaques des uns sur les autres, dans les deux sens, ne sont-elles pas dérisoires ? Les militants de l’UPR, comme ceux des Patriotes ont montré une grande force de conviction et de militantisme.


Voilà pourquoi je prends encore une dernière fois la plume pour défendre ce rapprochement de circonstance entre deux mouvements qui se retrouvent sur l’essentiel. Le temps est compté. Il me semble que nous devons penser à nos idées, et à la France, et ce qu’il vaut mieux faire pour les défendre au mieux. Et c’est une personne comme moi, qui n’y a rien à y gagner, assez neutre, qui le dis.

80 commentaires:

  1. Rien à ajouter, j'épouse votre analyse du premier au dernier mot.

    RépondreSupprimer
  2. L'important c'est d'essayer... Et en mettant ainsi votre poids dans la balance, qui sait, vous forcerez peut-être certains à vous répondre sérieusement.

    Cependant, comme disent les Anglais, « I won't hold my breath for it ».

    RépondreSupprimer
  3. Donc en gros les souverainistes finissent par voter RN par défaut (au second tour) mais il ne fallait pas que NDA le dise et l'encourage publiquement ! J'hésite entre le ridicule et l'hypocrisie commode. Il n'y a pas eu de rapprochement FN/DLF mais un un soutien affiché à Marine Le Pen contre Macron. En ce qui concerne Les Patriotes et l'UPR, les personnalités des deux chefs sont peu compatibles ; le coté "citadelle assiégée" et "chevalier blanc" des deux organisations et de leurs militants empêchent toutes alliance. L'unique solution c'est Debout La France.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Comment peut-on faire confiance à NDA "ni système ni extrême" alors qu'il s'est allié à MLP ?

      Supprimer
    2. Je n'ai jamais aimé ce slogan, que j'ai toujours trouvé très con, que ceux qui n'ont pas la même opinion que moi me pardonnent.

      Le système, ça ne veut rien dire, c'est une expression caricaturale que moi-même je peux employer parfois, mais qui découle d'une vision complotiste du monde, d'un refus de penser la réalité dans toute sa complexité et qui permet de désigner un bouc émissaire bien commode. Extrême non plus : on est toujours l'extrémiste de quelqu'un!

      Pour en revenir au fond de votre question, je crois pour ma part qu'on peut faire confiance à Nicolas Dupont-Aignan parce que le slogan que vous lui rappelez n'était que cela. A aucun moment il n'a signifié que jamais NDA ne s'allierait à MLP. Et d'ailleurs, pendant toute la campagne présidentielle de 2017, dans deux interviews de NDA sur trois revenait une question sur son attitude quant à FN. Si vous regardez bien, jamais NDA n'a pris d'engagements fermes (ce qui d'ailleurs a justifié que les journalistes persistent à poser cette question, ou bien encore le départ de notre hôte).

      Il n'y a donc eu aucune trahison et ceux qui utilisent ce mot sont à mon sens dans la caricature pour ne pas être plus méchant.

      Supprimer
    3. Donc un néo-nazi ou un défenseur de la violence révolutionnaire des Brigades rouges n'est pas un extrémiste, puisque ce mot n'a aucun sens et qu'on est toujours l'extrémiste de quelqu'un ? Et "complotiste" par contre, c'est un concept précis, rigoureux, objectif et opératoire ? Ben voyons...

      Supprimer
    4. C'est marrant que vous me parliez de néo-nazis ou de brigades rouges alors que le sujet était l'extrémisme supposé de Marine Le Pen...

      C'est ridicule.

      Complotiste est un concept effectivement un peu flou, mais qui peut très bien se définir. Allez, je m'y essaye : il désigne une personne qui recourt de manière excessive à des explications de divers phénomènes fondées sur des complots, en franchissant les bornes du vraisemblable.

      Par exemple, une personne soutenant que l'UE se résume à une construction américaine, ou bien que Marine Le Pen est payée par les Américains pour discréditer ses analyses entre dans cette catégorie si vous voyez ce à quoi je fais allusion...

      Supprimer
    5. @Tythan

      Je me contrefiche de Marine Le Pen. Vous dites qu'"extrême n'a aucun sens". Assumez-le donc ou reconnaissez que c'est une idiotie.

      Il est en effet parfaitement possible de donner d'"extrémiste" une définition d'un niveau de précision (ou d'imprécision...) comparable à celle que vous proposez pour "complotiste". Ouvrir un dictionnaire pourrait vous aider à cet égard. Mais il suffit de décomposer les termes de votre définition du complotisme pour comprendre que la relative clarté que vous lui attribuez relève de l'illusion. Des expressions comme "de manière excessive", ou "les bornes du vraisemblable", vous trouvez ça clair, précis, univoque, relevant d'une acception universelle ? Ce qui est excessif (ou "extrême"...) pour les uns ne le sera pas pour les autres ; le vraisemblable à vos yeux passera auprès de certains pour une absurdité.

      Un peu de lecture : https://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/nicolas-dupont-aignan-complotiste-197616 ; https://www.liberation.fr/direct/element/pas-de-treve-pour-les-insinuations-complotistes-de-nicolas-dupont-aignan_96503/ ; https://www.conspiracywatch.info/tag/nicolas-dupont-aignan.

      Que pensez-vous de ces usages du concept de complotisme ? Le terme aurait du sens lorsque vous l'appliquez à l'UPR, mais pas lorsque des journalistes l'utilisent pour discréditer votre leader ? On est toujours l'extrémiste de quelqu'un, dites-vous. Vous avez semble-t-il perdu de vue que l'on est aussi toujours le complotiste de ses adversaires.

      Il faudrait expliquer enfin à Nicolas Dupont-Aignan que, comme vous le prétendez, le mot "système" ne veut rien dire. Il l'ignore manifestement, au vu de la fréquence avec laquelle il l'utilise au quotidien pour désigner ce qu'il combat : https://twitter.com/dupontaignan/status/1110506935214899200 ou https://twitter.com/dupontaignan/status/1119910210959704064 ou https://twitter.com/dupontaignan/status/1113898791281864706 ou https://twitter.com/dupontaignan/status/1112047337445167105, etc.).

      J'en tire personnellement la conclusion que cela découle chez lui "d'une vision complotiste du monde, d'un refus de penser la réalité dans toute sa complexité", comme vous dites...

      Supprimer
  4. Dans l'immédiat il est intéressant de suivre l'évolution de la situation en Italie dont le gouvernement semble lui aussi être animé de l'intention de changer l'Europe de l'intérieur, au lieu d'en sortir, alors que ce pays n'arrête pas de s'enfoncer:

    http://www.ilgiornale.it/news/politica/spread-torna-fare-paura-incubo-i-conti-pubblici-1684789.html

    Saul

    RépondreSupprimer
  5. Je suis UPR et j'approuve: chacun rester chez soi; juste une alliance tactique pour tenter de decrocher la Timbaland. On a rien a perdre puisqu'on part de 0 de toute facon.

    RépondreSupprimer
  6. Bonjour,

    Je suis co-fondateur du site www.soverain.fr
    Pouvons-nous publier votre tribune sur notre site dans la catégorie "Tribunes Libres" ?

    En vous remerciant.

    RépondreSupprimer
  7. C'est à Philippot et ses militants de rejoindre l'UPR, pas l'inverse.

    Philippot n'a pas montré qu'il pouvait rassembler ni mobiliser comme Asselineau.

    Il est complètement illogique d'affirmer que le RN serait le 1er parti des Frexiteurs alors que MLP a définitivement abandonné l'idée de sortir de l'euro. Comprenez que les gens aux RN sont d'accord sur l'immigration, pas l'UE.

    Vous mentionnez que Philippot a rassemblé 700 000 voix en 2014, mais c'était pour les élections européennes qui ne donnent pas la possibilité de sortir de l'UE ni de l'euro, et surtout, il l'a fait sous la houlette du FN: un pro-FN anti-Frexit aurait donc parfaitement pu voter Philippot. On ne peut donc pas attribuer ces voix à lui seul. Et c'est sans compter son accès aux grands médias.

    Asselineau ne devrait pas être très loin d'un tel score alors qu'il est blacklisté des médias, et a montré qu'il pouvait rassembler : parmi la liste UPR aux élections européenne, on trouve des militants d'extrême-gauche, du PS, de EELV, de la droite gaulliste, du FN. Philippot peut-il en dire autant ?

    Pour finir, indépendamment de son positionnement réel ou perçu sur l'échiquier politique, LP prend des positions très à droite sur l'immigration, et faire une alliance serait contraire à la charte de l'UPR qui dispose que l'immigration est un sujet important mais secondaire, qu'il convient de remettre à plus tard.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. c'est ne pas se rejoindre c'est s'allier pour avoir des représentants du frexit au parlement europeen après chacun fait sa route .Ce n'est pas possible d'etre aussi borné

      Supprimer
    2. Ce qui serait logique, ça serait de s'unir pour que la France sorte de l'UE. Les élections européennes, c'est du court-terme.

      Pour rassembler à la fois à gauche et a droite il ne faut pas prendre position sur l'immigration, mais Philippot tient absolument à le faire. C'est vous qui êtes borné !

      Supprimer
    3. Asselineau aussi tient, ou tenait, à prendre position sur l'immigration, puisqu'il y a un an ou deux l'UPR avait lancé une commission interne sur le sujet.

      Je pense que vous ne comprenez pas comment fonctionne une alliance : il ne s'agit pas de se taire sur tous les sujets sur lesquels il y a des désaccords, mais simplement de trouver une plateforme commune en-dehors de laquelle chacun garde sa liberté.

      Donc dans une hypothétique alliance UPR-LP, LP pourrait être anti-immigration et l'UPR tenir un autre discours sur le sujet.

      Enfin, sur les élections européennes, il est évident qu'elles ne servent pas à sortir de l'UE, mais simplement à acquérir une visibilité et une stabilité financière.

      Supprimer
    4. L'UPR ne peut pas prendre position sur l'immigration, ça serait contraire à la charte. Elle prévoit des référendums sur l'énergie, la dette, et l'immigration, après de grands débats nationaux où tous les avis auront pu être exprimés. La commission à laquelle vous faites allusion devait plutôt préparer les débats.

      Une alliance se fait en étant d'accord sur l'essentiel, et l'essentiel c'est de récupérer notre souveraineté, ce qui ne peut arriver qu'en dépassant provisoirement le clivage droite-gauche contre les européistes.

      Prendre position sur l'immigration comme le fait Philippot c'est se heurter au clivage droite-gauche, donc être contre l'essentiel.

      Supprimer
    5. Quel « débat » cette commission est-elle censée préparer si l'UPR s'interdit de parler des sujets clivants ? On ne peut pas débattre si on s'interdit de parler...

      (cependant, je note qu'aux dernières nouvelles, cette commission ne semble pas avoir donné de résultats)

      Quant à un référendum sur l'immigration, je ne vois même pas quelle pourrait être la question posée (un référendum, typiquement, ça pose une question où la réponse est soit Oui soit Non : il ne s'agit pas d'élaborer une politique mais de valider une politique déjà élaborée).

      > Prendre position sur l'immigration comme le fait Philippot c'est se heurter au clivage droite-gauche, donc être contre l'essentiel.

      Pur sophisme.

      Supprimer
    6. @Antoine " il ne s'agit pas d'élaborer une politique mais de valider une politique déjà élaborée"

      On ne peut pas raisonner comme cela quand on est partisan du RIC. L'UPR a l'intention de lancer un référendum à choix multiples bien entendu, sur ce sujet comme sur deux autres : l'énergie et la dette.

      Il y aura au moins une question sur le traité de Marrakech.

      Pour le reste si l'UPR s'amuse à proposer une politique complète toute faite à prendre ou à laisser, à mélanger les migrants économiques avec les réfugiés politiques, l'immigration de travail et le regroupement familial, les familles françaises et étrangères, ou encore à faire des discriminations entre européens et non européens au moment précis où nous sortons de l'UE et de l'Euro, le peuple français pourra facilement balayer tout cela grâce au RIP ou au RIC.

      Ne vous inquiétez pas, faites confiance au peuple français, comme l'UPR. Demandez vous pourquoi l'oligarchie et les médias ont tellement peur du peuple.

      Ivan

      Supprimer
    7. Je ne vois pas ce que le RIC vient faire là-dedans. Le RIC est un référendum d'*initiative* citoyenne : son objet n'est pas de légiférer mais de soumettre un sujet à la délibération des parlementaires. Donc le RIC ne dispense pas les partis politiques d'avoir une position sur le sujet discuté.

      Surtout, je rappelle que la question de départ est la possibilité d'une *alliance électorale* (on ne parle pas d'un mariage, d'une fusion ni même d'un accord de long terme) entre les Patriotes et l'UPR...

      Le sujet « immigration » est donc ici un écran de fumée.

      Supprimer
    8. Vous êtes sûr que l'objet du RIC est juste de soumettre un sujet à la délibération des parlementaires ? Non il s'agit de le soumettre au verdict du peuple. Pareil pour le RIP proposé par l'UPR.

      Ne croyez pas qu'on va faire comme pour le référendum de 2005, qui de consultation du peuple s'est transformé en sujet de délibération pour les parlementaires, alors que ce n'est pas du tout ce qui avait été annoncé.

      D'accord avec vous sur le fait que le sujet « immigration » est un écran de fumée, c'était d'ailleurs aussi le sens de mon précédent commentaire, mais ce n'est pas moi qui l'ai abordé en premier dans ce fil.

      Ivan

      Supprimer
    9. Je ne vois pas ce que le RIC peut soumettre au verdict du peuple. Une loi déjà rédigée par qui ? Soit elle est rédigée par le Parlement, et on retourne au point de départ (la loi est rédigée par les parlementaires, non par le peuple), soit elle est rédigée par un corps législatif non élu, et c'est une régression démocratique...

      > Ne croyez pas qu'on va faire comme pour le référendum de 2005

      C'est qui « on » dans votre phrase ?

      Supprimer
    10. "Une loi déjà rédigée par qui ?"

      Par n'importe qui. Si le quorum de signatures est atteint, le texte est soumis à l'ensemble des électeurs. C'est le principe du RIC et du RIP.

      "C'est qui « on » dans votre phrase ?"

      Pour le RIC c'est les gilets jaunes, pour le RIP c'est l'UPR. mais il n'y a pas de grosse différence entre les deux.

      Ivan

      Supprimer
    11. Donc vous proposez de remplacer l'Assemblée Nationale (qui est démocratiquement élue) par « n'importe qui » pour la rédaction et la proposition des lois.

      Finalement, votre commentaire montre que le RIC est bien souvent un miroir aux alouettes, une proposition démagogique faite par des gens qui ne sont pas capables de proposer un horizon politique convaincant, et qui par paresse ou par lâcheté prétendent qu'il suffit de donner le pouvoir législatif aux citoyens.

      Supprimer
    12. RIC ou RIP peu importe, c'est ce que les Suisses appellent une votation.

      Allez donc leur dire qu'ils ne sont qu'une bande de paresseux et de lâches parce qu'ils ont donné le pouvoir législatif aux citoyens.

      Et quand l'initiative ne convainc pas, elle ne recueille pas la majorité des suffrages, et elle est rejetée (ce n'est pas une question d'horizon politique en général)

      Ivan

      Supprimer
  8. Je ne pense pas que cette alliance aura lieu. L'UPR cherche à tout prix à éviter l'étiquette d'extrême droite. Dernier exemple : Asselineau attaque Loiseau en diffamation pour l'avoir qualifier d’extrême droite dans un tweet. C'est bien beau de dire que Philippot n'est pas "vraiment" d'extrême droite. Mais dans les faits, si cette alliance de circonstance a lieu, Asselineau devra désormais passer 100% de son temps d'interview à se défendre d'être d’extrême droite. A mon avis mauvais calcul pour l'UPR et pour le frexit.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. 100% de son temps, faut pas exagérer non plus.

      Cela a déjà été dit, mais le fait est que depuis ses origines François Asselineau doit se défendre de cette accusation. Lors de son premier passage media marquant, en 2014 à ONPC, il avait été contraint d'en parler pendant plusieurs minutes (non sans avoir lui-même mis le sujet sur la table de manière très maladroite).

      Je veux bien croire que si Philippot vous avait rejoint, ces accusations auraient non pas redoublées mais auraient été peut-être renforcées, mais reconnaissez que cela ne change pas grand chose.

      Supprimer
  9. Il est trop tard pour discuter d'une alliance .
    Le dépôt des listes pour les élections européenne est fixé du 26 au 3 mai .

    L'upr est actuellement en campagne ,l'upr a budgété la campagne .
    L'upr a déjà dépensé pour des affiches, les salles ect
    L'upr n'a pas les moyens financier pour perdre de l'argent
    et partir sur une autre liste avec de nouvelle dépense.

    Je ne crois pas que les patriotes aient assez d'argent pour combler la perte d'argent que l'upr aurait s'il y avait une liste patriotes ,upr.

    L'upr a déjà plus de 12 meeting avec la présentation des
    candidats sur sa liste .

    PAUL



    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Toutes ces raisons ont pesé dans la décision à mon avis. Les militants UPR n'ont pas apprécié, quels que soient leurs sentiments personnels envers Philippot.

      Si on ajoute que lors des dernières législatives partielles il s'est montré à la fois incapable de présenter un candidat et d'appeler à voter pour celui de l'UPR...

      https://youtu.be/5IHzV9Uxa7k

      Ivan

      Supprimer
    2. ... tout en ayant raconté chez Bourdin qu'il était le seul candidat du Frexit.

      Et au moment où il comprend qu'il n'y arrivera pas pour les européennes non plus puisque l'UPR, qui y arrivera, est déjà en pleine campagne, il s'affole et propose une liste commune.

      Cela ne peut pas marcher avec l'UPR qui repose intégralement sur ses militants.

      Ivan

      Supprimer
  10. "Attention de ne pas tomber dans une logique groupusculaire, une suite souverainiste du duel LO / LCR".

    Ta parole est d'or, mais j'ai envie de te répondre qu'il te faudrait élargir tes vues : parce que les deux partis UPR/LP résultent déjà d'une logique groupusculaire, puisqu'aussi bien l'un que l'autre auraient dû rejoindre la principale force souverainiste non-extrémiste, qui est, n'en déplaise à certains, Debout la France.

    En 2009, j'étais plus jeune, mais avec le recul je pense que la division Libertas/DLF a été absolument suicidaire, et j'en viens à condamner, malgré toutes les limites de Philippe de Villiers (incertitude sur son financement, atlantisme de Libertas, incertitude sur son rapport à Sarkozy), l'attitude d'alors de Nicolas Dupont-Aignan.

    RépondreSupprimer
  11. Que de gens font de la politique pour se faire plaisir ! Croire que 1 + 2 sera le signe d'un avenir glorieux, c'est triste à pleurer. Déjà 22 + 5 +2 +1 ... Ce n'est pas gagné et pourtant un 'programme commun' avec comme + petit dénominateur une europe des nations dans un temps défini ou alors on sort de l'U.E. . En 81 le pc s'est entendu avec Mitterrand et l'union de la gauche a gagné...
    Quand je lis les commentaires sectaires de ce blog je suis bien obligé de constater que ce n'est pas demain que les patriotes pourront gouverner et surtout que la France retrouvera son indépendance !
    Lenormand

    RépondreSupprimer
  12. Faire fuire les gauchistes est loin d’être un défaut et sera même utile pour construire sur du concret !! Espérer gouverner avec eux rend caduc toute union du peuple Français.
    Les Patriotes ont beaucoup de défauts , ils veulent la fin du Sénat , la proportionnel intégrale , une augmentation du SMIC qui sera tout de suite bouffé par l'inflation mais il ont accès aux médias... Il ne faut pas faire la fine bouche, surtout quand on a rien à manger.

    RépondreSupprimer
  13. @ JPM & Antoine

    Merci

    @ Gérard

    Je ne fais que reconnaître que le FN capte probablement une part importante des votes souverainistes, ce qui me semble une évidence. Après, libre à NDA de s’allier à MLP. Libre à moi de penser que c’est une mauvaise idée. DLF, avec son virage souverainiste allégé et sa droitisation, n’est plus, pour moi, la solution.

    @ Tythan

    Il est juste de dire qu’il ne fermait pas la porte. C’est d’ailleurs ce qui m’a fait partir, entre autres… Pas faux sur 2009

    @ Saul

    C’est juste

    @ Gilles

    Merci

    @ Anonyme 12h10

    OK pour publier l’article, en mettant bien sûr un lien vers l’article originel

    Salutations républicaines

    @ Anonyme 12h27

    « Philippot n’a pas montré qu’il pouvait rassembler ni mobiliser comme Asselineau » : c’est fort tout de même. Asselineau a réuni un peu plus de 300 000 électeurs aux présidentielles de 2017 quand Philippot en a réuni plus de 700 000 sur sa seule région aux européennes de 2014, avec une faible participation. Lui, l’architecte de la dédiabolisation du FN, par son discours sociale et plus radical sur l’UE, qui l’a fait passé de 6% et 1,1 million de voix en 2009 à près de 25% et 4,7 millions de voix en 2014, ou qui l’a fait passé de 10% et 3,8 millions de voix en 2007 à 18% et 6,4 millions en 2012. S’il y a bien une personne qui a montré sa capacité à élargir l’audience d’un parti existant, c’est lui, non ? Si on ne peut pas lui attribuer la seule responsabilité de cette évolution, il en a été l’architecte en chef.

    Tant que l’on pèse 1% des voix, les média n’accordent guère plus du temps de parole.

    Enfin, les deux partis peuvent s’allier le temps d’une élection sans être d’accord sur tout, mais en étant d’accord sur l’essentiel

    @ Anonyme 14h27

    Etre qualifié d’extrême-droite par LREM et la grande majorité des journalistes n’est probablement pas infamant pour un partisan du Frexit… Nous avons l’habitude

    @ Paul

    C’est juste, mais il est encore temps

    @ Lenormand

    Cela sera instructif…

    RépondreSupprimer
  14. Le 29 avril 2007, il restait deux candidats qualifiés pour le second tour de l'élection présidentielle : Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy. Un grand meeting rassemble la droite au palais omnisports de Bercy pour écouter le discours de Sarkozy, grand favori selon tous les sondages.

    Dans la salle de Bercy, ce soir-là, il y avait Raphaël Glucksmann ! Il était à l'époque un soutien de Sarkozy, contre Ségolène Royal !

    Raphaël Glucksmann, c'est la grande bourgeoisie de droite.

    Lisez cet article :

    Raphaël Glucksmann a-t-il "soutenu Nicolas Sarkozy en 2007", comme l'affirme Alexis Corbière ?

    Alexis Corbière, député de la France Insoumise, affirme que "monsieur Glucksmann était pour Sarkozy !" lors de la présidentielle de 2007. L'essayiste assure qu'il n'en est rien. Il a néanmoins été proche de l'ancien président.

    Ils “s’appréciaient” et “s’entretenaient régulièrement” 

    Impossible de retrouver une prise de position publique et claire de Raphaël Glucksmann en faveur de Nicolas Sarkozy en 2007. 

    Néanmoins, contacté par France Inter, l'entourage de l'époque de Nicolas Sarkozy, affirme que Raphaël Glucksmann et l'ancien président “s'appréciaient”.

    “Ils s’entretenaient régulièrement et Raphaël Glucksmann le conseillait sur la Géorgie. On les voit même ensemble sur des photos en 2008”. 

    Du reste, l'essayiste, aux cotés de son père, était présent au meeting que Nicolas Sarkozy a donné à Bercy, le 29 avril 2007, dans la dernière ligne droite de la campagne présidentielle, indique le site de l’éditeur Denoël au sujet du livre Mai 68 expliqué à Nicolas Sarkozy, co-écrit par Raphaël et André Glucksmann. 

    https://www.franceinter.fr/politique/raphael-glucksmann-a-t-il-soutenu-nicolas-sarkozy-en-2007-comme-l-affirme-alexis-corbiere

    RépondreSupprimer
  15. Le problème de Philippot n'est pas tant d'où il vient mais plutôt ces méthodes.
    Il y a des anciens du FN à l'UPR, ça n'a jamais posé problème, même aux sympathisant venant de la gauche, tant que tout le monde respecte la charte. L'exemple récent étant Quentin Bourgeois.
    Philippot avait parfaitement connaissance de l'UPR avant créer son mouvement. Il pensait embarquer dans sa scission avec le FN une partie importante des militants. Ça n'a pas fonctionné, maintenant il mendie des alliances partout. Voyant le désastre arriver il a même tenté de faire partie de la liste DLF, NDA ayant refuser.

    On a aussi appris récemment qu'il était sans doute mêlé d'assez prêt aux affaires des assistants parlementaires du FN. Le Frexit est une idée encore trop fragile pour se laisser prendre dans ce genre de feuilleton.

    Il y a quelque semaines Les Patriotes ont démontré qu'ils n'étaient pas digne de confiance : Alors qu'ils avaient publié un communiqué appelant à une levée de bouclier contre l'adoption de l'article 13 de la directive européenne sur les droits d'auteur au PE, aucun des 2 députés LP n'a voté contre : Florian Philippot s'étant abstenu et Mireille d'Ornano ayant voté POUR. Bien évidement, ils ne s'en sont pas vantés sur les réseaux sociaux...

    Il reste aussi à éclaircir la provenance des financements de LP. Ce serait tout même assez curieux qu'ils aient réussi à obtenir des fonds pour la très couteuse campagne des européennes alors qu'ils ont très peu de militants et que les prêts bancaires ne sont accordés que sous des conditions bien particulières notamment via les intentions de vote dans les sondages, conditions que Les Patriotes ne le remplissent pas.

    Enfin les récents leaks des discussions d'un internaute avec Alain Avello, membre de l’organe exécutif des Patriotes montrent que LP lui même cherche a grignoté l'UPR.

    Bref pas certain que de telles méthodes aide le Frexit.

    RépondreSupprimer
  16. Je me permets la réflexion suivante.

    J'ai l'impression que les divers courants patriotes ouvertement anti-UE sont en train de rejouer l'échec des séguinistes et des chevènementistes à s'entendre jadis.
    Je comprends qu'outre les éventuelles bisbilles personnelles, Asselineau se méfie de Philippot parce qu'il ne veut pas que les médias sautent sur l'occasion pour dire "voyez, il est bien d'extrême-droite puisqu'il s'est allié avec un ancien cadre du FN".
    Mais à ce rythme, les macronistes et leurs successeurs auront vendu toute la France aux enchères (routes, rails, ports, aéroports...etc) avant que l'un ou l'autre n'arrive à faire plus de 2 ou 3%.

    Je suis sûr que je ne parle pas que pour moi, mais je serai très intéressé par un débat entre les divers mouvements souverainistes :
    - UPR / Asselineau
    - Patriotes / Philippot
    - République souveraine / Kuzmanovic
    - PARDEM / Nikonoff

    Il y en a peut-être d'autres.
    Il faudrait juste trouver un modérateur non encarté pour animer le débat.
    Et pour la logistique, l'UPR a un petit studio de télévision dans lequel ils ont déjà accueilli des gilets jaunes.
    Ça pourrait très bien faire l'affaire.

    Au terme du débat, l'idée serait d'essayer de déterminer les conditions qui rendraient possibles des alliances tactiques, ne fussent-elles que ponctuelles.

    @ Laurent Herblay : si vous n'êtes pas tenté pour vous lancer dans une telle galère, peut-être connaissez-vous des volontaires ?
    Je lance l'idée dans l'espoir que cette bouteille à la mer finisse par arriver quelque part un jour !

    RépondreSupprimer
  17. Cet appel n'aura pas de suite.
    Philippot n,est pas fiable et il est aujourd'hui au pied du mur : sa base militante est quasiment inexistante, il a un problème de financement, et il risque fort de prendre une déculottée aux européennes et pour éviter ça, il cherche à tout prix une alliance.

    Mais si vous relayez cet appel, ça implique que vous n'avez pas encore compris qui était réellement Philippot. C'est un arriviste, un opportuniste qui s'efforce de profiter du travail des autres, ce qu'il a déjà fait largement dans son mouvement en piquant l'essentiel des analyses de l'UPR qu'il a quand même teinté d'un racisme assez malvenu.
    Vous n'avez pas non plus compris la politique de l'UPR en matière d'alliance. Or depuis longtemps déjà, monsieur Asselineau a mis des conditions impératives aux possibilités d'alliances, conditions qui ne sont pas négociables.
    Dans l'esprit de Philippot, une alliance signifierait qu'il aurait une place en position éligible dans la liste, ce que jamais nous ne lui accorderons. On a pas construit ce mouvement pour qu'un profiteur comme Philippot vienne récupérer les lauriers pour son usage personnel.

    RépondreSupprimer
  18. @ Anonyme 12h56

    Que de boue jetée anonymement, avec des éléments dont il est difficile de connaître la véracité… Des pratiques guère reluisantes. Aide-t-on le Frexit quand on réduit une idée probablement portée par au moins 20% des Français à 1% le jour du vote ?

    @ Tom

    Ce serait intéressant. L’UNC a organisé le 16 avril un débat auquel, malheureusement, je n’ai pas pu assister, mais qui réunissait Philippot, Kuzmanovic, Cheminade et Julien Aubert entre autres. Cette structure de dialogue existe donc déjà

    @ CItoyensDebout

    Pas fiable ? Je me demande bien pourquoi vous dites cela. Une alliance semble naturelle pour peser, passer le cap des 3%, peser davantage dans les débats, voir pouvoir obtenir des élus. Dire qu’il a piqué les analyses de l’UPR est TOTALEMENT RIDICULE. Arrêtez de penser qu’Asselineau a tout créé. J’ai voté en 1992 : Chevènement, Séguin et bien d’autres avaient déjà beaucoup dit sur l’UE. Philippot s’est construit intellectuellement avant l’apparition d’Asselineau et je peux en témoigner puisque nous étions blogueurs associés à Marianne il y a 10 ans, et travaillait déjà sur le fond avant.

    Opportuniste ? Quand il va au FN, le FN ne va pas fort, et cela le grille politiquement.

    Libre à vous de ne pas voir que l’addition des Patriotes et de l’UPR vous profiterait largement : votre campagne serait remboursée, Asselineau pourrait y gagner son premier mandat national. Si, seuls, vous faites 1 à 1,5%, vous resterez dans les marges, peu visibles, pas totalement à tort (l’exposition est en partie fonction des suffrages), probablement sans grand avenir. Ensemble, vous passeriez les 3% au moins et FA gagnerait une plus grande audience, une dynamique pourrait se créer…

    RépondreSupprimer
  19. @ Laurent Herblay

    Ce sont au contraire des points sur lesquels on peut facilement trouver des éléments :

    -Concernant la tentative de rapprochement avec la liste DLF l'information vient de NDA lui-même, voir le dernier paragraphe de cet article
    https://www.liberation.fr/france/2019/03/03/des-patriotes-pas-tres-en-forme_1712799

    -Concernant l'affaire des assistants parlementaires du FN, même si aucune procédure n'est engagée à son encontre cet article résume bien (malgré le fait que ce soit Libé') le marasme dans lequel il semble s'être empêtré.
    https://oeilsurlefront.liberation.fr/les-intox/2019/03/03/soupcons-d-emplois-fictifs-du-fn-le-pipeau-de-philippot_1712798

    -Pour l'article 13, le communiquer officiel du parti appelant à voter contre est accessible ici :
    https://www.les-patriotes.fr/directive-des-droits-dauteur-les-deputes-europeens-peuvent-encore-bloquer-les-articles-11-et-13/
    Et les résultats sont visibles ici : https://i.redd.it/guez75pvdno21.jpg

    -Pour le financement j'en avais discuté avec un membre des patriotes qui m'avait assuré que les fonds pour la campagne venaient en grande partie des ventes du livre "FREXIT" de Philippot. Sauf qu'au vu des chiffres publiés en Janvier il en aurait vendu moins de 3000 : https://www.capital.fr/economie-politique/anne-hidalgo-nicolas-hulot-leur-gros-flop-en-librairie-1322066
    Ce qui pose tout de même question sur le simple fait qu'ils aient réellement les capacités de se présenter en définitive.

    Maintenant, il est clair qu'à court terme une alliance semble être ce qu'il y a de mieux à faire. Cependant je me pose vraiment la question des conséquences à long terme... l'un finira surement pas noyauter l'autre. Si LP gagne à ce petit jeu du cannibalisme, le Frexit sera renvoyé dans les limbes de l'extreme droite pour le grand public, alors que l'UPR travail justement à rendre l'idée plus universelle. Et je pense personnellement qu'il n'y a qu'une coalition des clivages qui puisse mener le combat jusqu'au bout.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. @ Romain et à Laurent

      Sur DLF, bien entendu cette information a été démentie par NDA, qui ne raconte pas les choses en public. Les premiers à avoir sorti l'info sont le magazine L'incorrect https://twitter.com/MagLincorrect/status/1095699746965147653 (en réponse il y a un tweet du journaliste C Sapin qui relate le démenti).

      Après, s'il y a un démenti, cela ne veut pas dire que l'info est complètement fausse pour autant. En gros, ce qui se dit, c'est qu'effectivement Philippot l'a contacté mais il voulait vraiment négocier sur le fond (après, je ne sais pas quoi). NDA n'a quant à lui pas donné suite et je lui donne raison : au bout d'un moment, alors que Philippot crache continuelle contre lui*, il a raison de le faire.

      L'ex est récent et date d'après le refus sec de NDA, mais il est facile de le deviner parmi les sources du magazine Valeurs, qui a commis un article odieux sur NDA cette semaine à son égard.

      Supprimer
  20. Bien sûr que l'union des "Frexiter" serait éminemment souhaitable mais elle est hautement improbable. On ne fait pas l'union avec des sectaires paranoïaques. Chacun fera son 1% des suffrages dans son coin et y verra une grande victoire.

    RépondreSupprimer
  21. @ Romain

    Merci pour ces précisions.

    Sur DLF, c’est donc sourcé, mais cela reste un peu léger. Difficile d’être sûr à 100%, même si, sur le principe, on peut comprendre qu’une liste commune est aussi dans son intérêt et que devant un refus, il aurait pu en envisager un autre

    Sur le financement de la campagne, il est clair que cela doit être difficile et que les militants et candidats sont probablement appelés à l’aide, mais cela est logique pour toute petite formation. Une alliance entre deux entités qui restent indépendantes ne provoquerait pas forcément un noyautage, mais pourrait juste renforcer les deux partis, qui obtiendraient financement public, et éventuellement des élus. Cela serait sans doute gagnant-gagnant.

    L’étiquette d’extrême-droite, je ne suis pas sûr qu’elle pose tant problème que cela, en dehors d’un public eurobéat et libéral (de gauche ou de droite), qui, de toutes les façons, ne votera jamais pour eux. Cela n’a pas empêché le FN de monter jusqu’à 25% il y a 5 ans…

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Concernant l'info de tractations entre FP et NDA, voilà sa première version (datant du 13 février contre le 3 mars pour libé). L'Addendum du site apporte à relativiser …

      https://lincorrect.org/info-florian-philippot-nda/

      (ah ces fameux upéristes qui cherche le moindre poux ...)

      Jérôme

      Supprimer
    2. Qu'il y ait des discussions entre FP et NDA, cela me paraît rassurant, en fait. Cela montre que Philippot n'est pas sectaire et est toujours intéressé par des alliances ou d'éventuels rapprochements avec d'autres partis souverainistes.

      C'est sûr qu'on ne risquerait pas de lire ce genre d'article à propos d'Asselineau. On imagine plutôt un titre du genre « Asselineau change de resto après avoir remarqué Philippot mangeant à une table proche de la sienne ».

      Supprimer
    3. @ Jérôme

      Ce n’est pas moi qui vais critiquer les dialogues, moi qui en appelle un de mes vœux

      Supprimer
    4. Ah pardon, je n'avais pas vu. Comme relaté, de ce que je sais, l'épisode relaté par Lincorrect (il faut savoir aussi que la rédaction est tenue par des militants/cadres du FN ou, alternative, des fans de Marion... Donc les mecs ne peuvent pas piffrer Philippot et publient n'imp' juste pour le plaisir de le défoncer) a un fond de vérité. Mais NDA n'a absolument pas donné suite, parce que c'est trop tard en fait. Je crois savoir qu'au moment où il a quitté le FN, NDA lui a fait des propositions très précises et lui prédisant le triste destin qui d'ouvre à lui. Florian Philippot était, paraît-il, pas dans son état normal, choqué par ce qui lui arrivait. Il s'est illusionné sur son importance, et a foncé dans le mur d'où il va se fracasser sous peu.

      Supprimer
    5. Merci Tythan pour toutes ces précisions intéressantes. Antoine et Laurent, je suis bien d'accord avec vous. Des discussions sont toujours bien plus profitables (que des insultes notamment).
      Jérôme

      Supprimer
  22. Loiseau vient de mettre Asselineau dans le grand sac de l'extrême-droite. Comme quoi, ne pas s'allier avec Philippot ne protège de rien en la matière...

    (Asselineau a répondu en attaquant Loiseau pour diffamation, démarche absurde à mon avis : extrême-droite est un terme assez subjectif...)

    RépondreSupprimer
  23. Ca n'est pas absurde du tout. Le ministère de l'Intérieur utilise des nuances politiques pour cataloguer les partis et a classé l'UPR en Diver(DVI) et non pas Divers droite(DVD) ni Divers gauche(DVG), il est totalement inadmissible pour Loiseau de classer l'UPR à l'extrême-droite (EXD).

    Cela vise à salir l'idée du Frexit, et si une alliane avec LP avait été acceptée, il aurait été beaucoup plus difficile de répliquer.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Relisez un peu la polémique : Loiseau répondait à une révélation selon laquelle elle-même aurait fait partie de l'extrême-droite dans sa jeunesse. Cela n'avait rien à voir avec le Frexit. D'ailleurs elle a cité des gens qui sont pour le Frexit (Philippot, Asselineau) et des gens qui ne le sont pas (Dupont-Aignan, le RN).

      Quant au ministère de l'intérieur, ses classifications sont, bien évidemment, discutables. Chacun a le droit de penser et même d'affirmer qu'Asselineau est d'extrême-droite, d'extrême-gauche, ou que sais-je encore. On ne fait pas un procès à chaque fois que quelqu'un a une théorie idiote ou erronée...

      En fait, qu'Asselineau décide d'attaquer en justice pour cela montre qu'il a une conception assez particulière du débat public. Lui devrait avoir le droit de traiter les autres de « plagiaire », d'« escroc » et que sais-je encore, mais il devrait être interdit de critiquer Sa Majesté.

      Supprimer
    2. Suivez donc votre propre conseil :

      https://www.bfmtv.com/politique/inscription-sur-une-liste-d-extreme-droite-nathalie-loiseau-contre-attaque-1678801.html

      "Nathalie Loiseau conclut ses explications sur Facebook en rappelant qu'elle aurait "l'embarras du choix" si elle avait "des envies d'extrême droite", entre "Bardella, Philippot, Dupont-Aignan, Asselineau et une partie de ceux qui suivent Bellamy".

      C'est dirigé contre les alter-européistes de droite comme le FN, a fortiori les Frexiteurs de l'UPR.

      Vous avez le droit de raconter n'importe quoi ; si vos propos sont diffamatoires, vous avez aussi le droit de vous manger un procès en diffamation.

      C'est un fait que les analyses d'Asselineau ont été plagiées, rappelez-vous le FN et NDA qui reprenaient l'image du syndicat de co-propriété pour l'UE...

      Supprimer
    3. Votre explication est absurde. Loiseau est accusée d'avoir été d'extrême-droite, elle répond que si elle était vraiment d'ED elle serait candidate d'un autre parti. C'est simple et clair et il n'y a pas besoin d'introduire d'hypothèse cachée.

      Vous savez, le plagiat est un délit, donc si Asselineau pense vraiment avoir été plagié, il n'a qu'à porter plainte (puisqu'il n'hésite pas à porter plainte pour diffamation).

      Quant à imaginer que le terme « extrême-droite » soit diffamatoire, la justice a déjà estimé que le terme « fasciste » ne l'était pas (dans un procès opposant Le Pen à Mélenchon, cf. https://www.liberation.fr/direct/element/fasciste-marine-le-pen-definitivement-deboutee-contre-jean-luc-melenchon_58821/). Donc à mon avis Asselineau a peu de chances de gagner, et c'est tant mieux pour la liberté d'expression.

      Supprimer
    4. Vous n'avez pas l'air de comprendre ce qu'insinue Loiseau.

      Pendant des décennies les européistes ont sali toute critique de l'UE en l'associant à l'ED : le FN serait contre l'UE, le FN est un parti d'ED, donc si vous êtes contre l'UE, vous êtes d'ED.

      Même procédé ici : dans sa logique, si Loiseau était d'ED, elle serait candidate d'un parti d'ED (comme l'UPR dans son exemple), l'UPR est pour le Frexit, donc si on est pour le Frexit, on est d'ED.

      Quant au plagiat, c'est plus intelligent de ne pas porter plainte. Ces politicards diffusent les analyses d'Asselineau même s'ils ne reprennent pas ses conclusions, les gens voient qu'ils ne sont qu'une pâle copie d'Asselineau et préfèrent l'original.

      Supprimer
    5. > l'UPR est pour le Frexit, donc si on est pour le Frexit, on est d'ED

      Donc cela n'a aucun rapport avec le fait de venir du FN. C'est bien ce que je disais au-dessus : que l'UPR s'allie ou pas avec Philippot, il fera face à ce genre d'amalgames.

      > Ces politicards diffusent les analyses d'Asselineau même s'ils ne reprennent pas ses conclusions, les gens voient qu'ils ne sont qu'une pâle copie d'Asselineau et préfèrent l'original.

      Ah oui, ça se voit bien sur les scores électoraux de l'UPR, ça. Après dix ans à être soi-disant « plagié », il est toujours à 1%.

      Si Asselineau ne porte pas plainte pour plagiat, alors qu'il n'hésite pas à porter plainte pour diffamation, c'est surtout qu'il sait très bien que sa plainte serait tournée en ridicule tellement elle est absurde (soit qu'il s'en soit rendu compte par lui-même, soit qu'un juriste de ses amis ait réussi à le lui faire comprendre).

      S'il continue à accuser Philippot et d'autres de plagiat (ou à le traiter d'escroc ou de je ne sais quoi encore), c'est surtout parce qu'il ne peut pas s'empêcher de raconter à ses adhérents qu'il n'y a rien en-dehors de l'UPR que des opportunistes et des gens qui veulent sa peau. C'est le côté secte paranoïaque.

      Supprimer
    6. L'alliance est rejetée parce que Philippot tient absolument à cliver sur l'immigration plutôt que sur l'UE, pas parce qu'il vient du FN. Suivant votre logique, l'UPR aurait dû refuser Quentin Boulanger...

      Si l'UPR prenait position sur l'immigration, elle ne pourrait combattre ces amalgames.

      Quant aux scores, vous oubliez que vos sectes ne sont pas blacklistées par les grands médias, contrairement à l'UPR. Mais les défections et l'explosion du nombre d'adhérents à l'UPR montrent que les choses changent.

      Supprimer
    7. Je ne sais pas qui est Quentin Boulanger. Mais je vous rappelle qu'on parle ici d'une *alliance* entre deux partis qui resteraient indépendants (l'UPR et les Patriotes), pas d'un *ralliement* d'un individu qui est en plus un illustre inconnu.

      Bref, encore un argument fallacieux...

      Supprimer
    8. @ Antoine et anonyme

      L’étiquette d’extrême-droite a tellement été manipulée de manière ridicule (on peut se poser la question de sa pertinence pour qualifier Vox probablement) qu’elle n’est plus infamante pour beaucoup. Après tout, 10 millions de Français ont voté pour une candidate dite d’extrême-droite en 2017, des millions d’autres (comme moi), ont préféré voter blanc plutôt que de trancher entre « l’extrême-droite » et Macron, donc il faut relativiser, surtout quand on part d’un capital électoral en centaines de milliers… Il y a bien 15 millions de Français qui n’en ont rien à faire, au moins

      Si cela peut en heurter quelques uns, je pense que la très grande majorité des Frexiteurs ne s’en soucient guère car nous savons que cette étiquette risque de nous être apposés abusivement.

      @ Antoine

      Merci pour les rappels

      Supprimer
    9. @ Antoine

      Cela ne peut se faire que si Philippot abandonne ses positions d'ED. Le fait qu'il vienne du FN n'est pas un problème, car l'UPR a accepté de s'associer à Quentin Bourgeois (pas Boulanger) qui est un ancien du FN.
      @ Laurent Herblay
      Le fait que 15M de Français aient voté FN en 2017 ne veut absolument pas dire qu'ils n'ont rien à faire de l'étiquette ou qu'ils ne considèrent pas que c'est un parti d'ED.
      Ca pouvait être aussi un vote contestataire sachant parfaitement que le FN n'arriverait de toute manière pas au pouvoir. Ceux qui ont voté blanc ou qui se sont abstenus pouvaient aussi considérer que le FN et LREM, c'était la peste et le choléra, ou encore que les deux partis étaient d'ED.

      Au-délà de l'étiquette, vous devriez vous soucier des Français de gauche qui seraient prêts à voter pour le Frexit mais qui refuseront de le faire s'il s'agit de donner leur voix à un candidat qui est d'ED ou qui s'associe à un autre qui est d'ED.

      Même logique dans l'autre sens, des Français d'ED ne voteront jamais pour un parti d'EG prônant le Frexit. Le Frexit ne peut gagner que si chacun met de côté provisoirement ses positions les plus extrêmes.




      Supprimer
    10. > Cela ne peut se faire que si Philippot abandonne ses positions d'ED.

      Lesquelles ? Si vous parlez d'immigration, alors je ne vois pas pourquoi les propositions de FP sont d'ED : être pour une limitation stricte de l'immigration est en fait assez classique à droite, et même parfois à gauche. Le PCF n'a pas toujours été pour l'ouverture des frontières à tous les vents, et je renvoie aussi au discours de Kuzmanovic sur le sujet (cf. son nouveau mouvement République Souveraine : https://www.republique-souveraine.fr/refaire-republique/ ).

      > [...] Français de gauche qui seraient prêts à voter pour le Frexit mais qui refuseront de le faire s'il s'agit de donner leur voix à un candidat qui est d'ED [...]

      Correction : un candidat qui *pour vous* est d'ED.

      Supprimer
    11. @ Anonyme

      A minima, l’étiquette ne leur importe guère. Bien sûr, il faudra savoir rassembler, mais Philippot me semble une figure capable de le faire : c’est lui qui a permis au FN de largement élargir son électorat et sa position, à l’aile gauche et sociale du FN me semble intéressante

      @ Antoine

      Bien d’accord

      Supprimer
  24. Les souverainistes ne comprennent strictement rien à l'économie et à son histoire, des cons complets DLF, RN ou UPR, une bande de crétins bas de plafond :

    "On a d’autres pays qui ont gardé leur propre monnaie dans l’UE. Mais si on analyse leur politique monétaire (Danemark, Suède et autres, et même la Suisse et d’autres qui ne font pas partie de l’UE), on se rend compte que c‘est totalement fictif, parce que ces monnaies sont arrimées à l’euro comme des sangsues et varient (quand ce n’est pas avec des parités fixes) autour de cours pivots qui excèdent très rarement 3 %... Belle « indépendance » en effet..

    http://solutions-politiques.over-blog.com/article-changer-par-la-loi-et-pour-une-vraie-revolution-fiscale-sans-sortir-de-l-europe-123587102.html

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Sauf que le franc aurait besoin de varier de 10%. #génie

      Supprimer
    2. Sauf que le problème n'est pas l'Euro, le franc n'a jamais résolu aucun problème de la France dont le chômage est fort depuis le premier choc pétrolier dans les années 70. Votre monétarisme de merde correspond à celui qui n'a qu'un marteau et tout problème comme un clou.

      Ce sont des crétins comme Sapir, NDA, Herblay, Asselineau qui vous ont enfoncé ce fétichisme monétaire totalement débile.

      http://solutions-politiques.over-blog.com/article-l-irresistible-progression-des-souverainistes-et-des-nationalistes-l-horreur-absolue-qui-est-re-116442221.html

      Supprimer
    3. Et l'Euro, il a résolu les problèmes de la France ? Il était pourtant censé apporter plus de croissance, plus d'emploi, etc.

      Vous devriez éviter éviter de vous ridiculiser en donnant des leçons d'économie, vu l'incompétence que vous affichez avec une impudeur lassante à chacune de vos interventions. Rien que l'usage que vous faites du terme « monétarisme » est un contresens absolu. Le monétarisme est la doctrine économique consistant à préconiser une politique monétaire stricte dans le but de limiter la quantité de monnaie en circulation. Ce mot n'a jamais eu, dans la théorie économique, d'autre sens. Un économiste comme Sapir, bien plus proche de la tradition keynésienne, est à l'exact opposé de ces conceptions (un post-keynésien comme Kaldor parlait du « fléau du monétarisme »). Monétaristes, les critiques de l'euro ? Quel est le seul mandat de la BCE ? La stabilité des prix. Maintenir un objectif d'inflation de 2 % ou un peu moins. C'est cela qui mérite d'être qualifié de monétarisme. Le monétarisme, avec quelques inflexions depuis 2008, a été la base originelle de la politique monétaire de la BCE : https://www.cairn.info/revue-savoir-agir-2008-2-page-107.htm ; http://www.europarl.europa.eu/RegData/etudes/BRIE/2015/565876/EPRS_BRI%282015%29565876_EN.pdf.

      Vous ne savez tout simplement pas de quoi vous parlez. Pas étonnant que vous vous précipitiez sur n'importe quelle thèse qui semble confirmer vos idées, même sans rien y comprendre (le blog solutions-politiques, dont l'auteur peste naïvement contre l'appellation « prix Nobel d'économie », sous prétexte qu'Alfred Nobel n'en serait pas le père, preuve manifeste qu'il ignore que le prix d'économie de la Banque de Suède en l'honneur d'Alfred Nobel est attribué selon les mêmes procédures et décerné suivant le même rituel, et par les mêmes institutions que les autres prix...). Citer comme exemple de stabilité monétaire la Suède, qui a dévalué sa monnaie de 25 % dans les années 90 pour retrouver de la compétitivité est tout de même assez drôle.

      YPB

      Supprimer

    4. @ Troll de 16h24

      La situation économique des pays européens était bien plus équilibrée avant l’euro, qui fait diverger les pays européens en imposant une politique unique à des pays différents. Après, il est bien évident que ce n’est pas le seul problème : je ne dénonce pas que l’euro depuis plus de 12 ans, mais aussi les mauvais accords de libre-échange, l’absence de protectionnisme, les inégalités, la désertion fiscale…

      Supprimer
  25. La secte UPR n'a même pas daigné répondre à Philippot, ce parti est une catastrophe pour le Frexit.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Perdre 6 ans au FN en faisant croire aux Français qu'il était prêt à sortir de l'UE, c'est Philippot la catastrophe.

      Supprimer
    2. @ Anonyme

      Philippot a aussi fait d’un parti pour la sortie de l’euro le premier parti de France il y a 5 ans

      Supprimer
    3. Le FN n'a jamais proposé de sortir de l'euro.

      Supprimer
    4. @Anonyme 08:18

      Si. À moins de supposer un désaccord de fond entre MLP et son parti aux deux dernières présidentielles.

      - Pour 2017 :

      https://www.europe1.fr/politique/marine-le-pen-en-france-il-y-a-une-vision-religieuse-de-leuro-3196238 ou https://www.lepoint.fr/economie/la-sortie-de-l-euro-de-marine-le-pen-en-questions-01-05-2017-2123895_28.php.

      - En 2012 ("Mon projet, pour la France et les Français", publié le 14 janvier 2012) :

      "Dix années après son instauration dans la vie quotidienne des Français, l'Euro, comme monnaie unique, se révèle être un échec total malgré l'aveuglement des tenants de l'Europe de Bruxelles et de Francfort qui refusent d'admettre l'évidence. En effet, l'Euro va disparaître car le coût de son maintien devient tous les jours plus insupportable pour les nations pour lesquelles il est totalement inadapté. L'euro est depuis son origine une aberration économique dénoncée par de nombreux économistes. Les rafistolages et plans de renflouement successifs pour sauver l'euro ne permettront pas de résoudre la crise. C'est donc un plan de déconstruction ordonnée de l'euro qu'il faut maintenant initier. [...] Bien préparée, concertée avec les autres nations européennes, la fin ordonnée de l'euro est la condition de la renaissance économique de la France. Rester dans l'euro, c'est se condamner à « mourir à petit feu », selon l'expression de l'économiste Alain Cotta. Afin d'accompagner la sortie de l'euro, un ministère chargé des Souverainetés devra prendre en charge techniquement et juridiquement la renégociation des Traités et la restauration de notre souveraineté nationale dans l'ensemble des domaines où elle a disparu, notamment monétaire." (http://discours.vie-publique.fr/notices/123000632.html).

      Sortie concertée, négociée donc, mais sortie tout de même. Ce n'est plus d'actualité apparemment.

      YPB

      Supprimer
    5. Vous oubliez tous les passages radios et télévisés des lieutenants qui proposaient des choses contradictoires (ex : "non, on ne veut pas sortir de l'euro, il ne faut pas faire n'importe quoi"). En rencontrant un Français qui aurait aimé voter FN mais qui hésiterait à cause de la sortir de l'euro, les militants FN pouvaient (même de bonne foi !) sortir les bons passages pour rassurer l'interlocuteur. On a eu droit a la même tactique chez Mélenchon et son plan A, son plan B...

      La réalité est que le FN a dit tout et son contraire sur l'euro, vous avez retenu ce qui vous intéressait.

      La sortie de l'euro est juridiquement indissociable de la sortie de l'UE qui se fait par l'application de l'article 50 du TUE. L'article est mentionné de manière trompeuse dans le programme de 2012, pour une "renégociation des traités", alors qu'il n'est utilisable que pour sortir. Pas de mention dans l'article 50 dans le programme de 2017.

      Dans les professions de foi de 2012 et de 2017, pas de mention de sortie de l'euro, ni de sortie de l'UE, ni de l'article 50. Un "petit" oubli sûrement pour une question aussi capitale...

      Dans le programme de 2012, il est question d'une dissolution concertée de la zone euro, pas d'une sortie unilatérale. Quel aurait été le plan dans le cas d'un refus ? Mystère...

      Dans le programme de 2017, la sortie de l'euro non plus n'est pas prévue puisqu'elle dépenderait d'un référendum précédé de négociations.





      Supprimer
    6. J'ai retenu des déclarations parfaitement officielles et sourcées. Votre raisonnement ne tient pas la route : il arrive que le FN n'en parle pas, ou pas trop clairement, donc les textes interminables où la sortie est longuement détaillée ne comptent pas... Le passage relatif à la sortie de l'euro dans le texte de 2012 que j'ai cité compte 943 mots. Il s'agit d'un peu plus tout de même que d'une simple allusion.

      Que la position du FN ait été depuis des années très changeante sur les questions économiques, je ne vous ai pas attendu pour le faire savoir. Cela fait des années que je le signale sur ce blog (par exemple, dans plusieurs messages ici : http://www.gaullistelibre.com/2012/10/quand-la-monnaie-est-au-service-des.html). Cela ne change rien au fait que le FN a pris régulièrement et précisément position pour la sortie de l'euro, entre 2012 et 2017, et l'a même présentée comme indispensable. Le fait qu'il ait manqué sur ce point de conviction et de cohérence est une autre question.

      Le passage du programme de 2012 relatif à la renégociations des traités dans le cadre de l'article 50 est mal rédigé. Mais il vise bien à évoquer une sortie de l'ordre juridique de l'UE par l'article 50, suivi d'une renégociation en vue d'établir de nouvelles coopérations dans le cadre d'une « association libre d'États européens partageant la même vision et les mêmes intérêts ». L'idée manifestement sous-jacente est en fait que l'UE pas plus que l'euro ne survivront longtemps à une sortie de la France et de quelques autres pays entraînés dans son sillage. Le plan du FN est à l'évidence très vague, mais je n'ai jamais prétendu le contraire. Il n'en demeure pas moins qu'en conclure que le FN n'a jamais proposé de sortir de l'euro est parfaitement abusif.

      Laissez-moi deviner : vous pensez que l'UPR a inventé l'idée de la sortie de l'euro et de l'UE ? Quiconque l'évoque doit préalablement se présenter devant Asselineau en chemise et la corde au cou pour obtenir son agrément ?

      YPB

      Supprimer
  26. Si les sources et plus d'exemples vous intéressent, vous visionnerez la conférence d'Asselineau "Les partis politiques respectent-ils l'intelligence des Français" au sujet du FN.

    Je ne demande pas au FN de parler tout le temps de la sortie de l'UE et de l'euro, je demande à ce qu'il en parle au minimum dans les documents importants comme la profession de foi et le programme, de manière claire, et que le message soit partout le même. Ce que le FN ne fait pas comme je l'ai démontré.

    Le manque de "conviction et de cohérence" et le tout dernier abandon de l'idée de sortir de l'euro aurait du vous faire comprendre qu'il s'agit en fait de pur opportunisme.


    Le paragraphe au sujet de l'article 50 dans le programme du FN de 2012 n'est pas mal rédigé, au contraire, là encore vous ne retenez ce qui vous intéresse. Pourquoi renégocier les traités si on en sort ? Pourquoi utiliser l'expression "cette Union européenne" (ce qui laisse penser qu'une autre et possible) si on pense qu'elle n'est pas réformable et qu'il faut en sortir ?

    Remarquez que le FN n'a aucun mal à écrire qu'il faut "sortir de Schengen", mais quand il s'agit d'écrire "sortir de l'UE", d'un coup ça représente un effort herculéen. Parce que les gens aux FN sont d'accord sur l'immigration, pas l'UE.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. « Si les sources et plus d'exemples vous intéressent, vous visionnerez la conférence d'Asselineau »...

      Je ne m'étais pas trompé... Hors d'Asselineau point de salut ! :)

      Votre lecture des passages que j'ai cités est complètement biaisée. Opposer Article 50 et négociations est remarquablement absurde, puisque l'article 50 sert justement à ouvrir des négociations de sortie.

      « Le 29 mars 2017, le Royaume-Uni a notifié au Conseil européen son intention de quitter l’Union européenne, conformément à l’article 50 du traité sur l’Union européenne. Le 29 avril 2017, le Conseil européen, composé des chefs d’État et de gouvernement des pays de l’UE, a adopté des orientations qui définissent le cadre des négociations et établissent les positions et les principes généraux de l’UE.» (https://ec.europa.eu/commission/brexit-negotiations_fr).

      Si l'on ne veut rien négocier, il faut faire comme le préconise Laurent depuis des années : une sortie unilatérale et immédiate. On peut toujours négocier ENSUITE des arrangements avec les pays désireux de coopérer avec nous dans un cadre qui ne sera plus l'UE. Une fois annoncée la sortie de la France, qui ne saurait s'imaginer que dans un contexte de crise radicale, que restera-t-il d'ailleurs de l'UE ?

      En 2014, Laurent reprochait déjà à l'UPR cette contradiction : on veut absolument sortir, ne rien avoir à concéder à l'UE, récupérer intégralement sa souveraineté non négociable, mais on engage tout de même un processus de longue haleine impliquant que l'on discute pied à pied avec les institutions européennes. On s'accroche au légalisme de l'article 50, tout en prétendant imposer à ceux avec lesquels on doit discuter des décisions unilatérales équivalant à une déclaration de guerre (mettre les institutions européennes en faillite...). Voir ainsi les tweets échangés avec @UPR_Yvelines : https://twitter.com/Gaullistelibre/status/428179128202706945.

      YPB

      Supprimer
    2. Votre lecture est incorrecte, voici le passage sur l'article 50 dans le programme de 2012 :

      "Dans le cadre de l'article 50 du Traité de l'Union Européenne, il convient d'initier une renégociation des traités afin de rompre avec la construction européenne dogmatique en total échec. "

      Il ne s'agit pas de négocier les relations post-sortie, mais de RE-négocier. Est-ce que vous RE-négociez le contrat avec votre employeur quand vous quitez votre boulout ? Non, les mots ont un sens. Le FN aurait pu employer "dénoncer" et "sortir" plutôt que "rompre" qui lui est beaucoup plus flou, mais il n'a pas fait ce choix, et ce n'est pas un hasard ou une maladresse ou une inconsistance.

      Laurent, Marc Antoine et vous avez tort, la sortie par l'article 50 n'est pas une histoire de longue haleine, ça prend 2 ans maxmimum. Les Britanniques ne sont toujours pas sortis pour plusieurs raisons, l'une d'entre elles est que certains parlementaires aimeraient éviter un "hard brexit" pour rester dans le marché commun et/ou une union douanière etc.

      Comme les Frexiteurs veulent un "hard Frexit", la France n'aura pas ce problème, et ne cherchera pas à imposer quoi que ce soit à l'UE.

      Tout ce que propose l'UPR dépend de nous, pas de notre relation avec l'UE. Nous ne voulons boire dans notre verre et dormir dans notre lit. L'UE ne pourra rien nous opposer puisqu'elle a déjà accepté le principe que la sortie se fait de cette façon.

      Supprimer
  27. @ Anonyme 8h18

    De 2010 à 2017, le FN a proposé la sortie de l’euro. En 2010, il y a même eu un bref renvoi vers un papier de mon blog pour trouver des arguments… Il y avait une minorité qui s’y opposait (MMLP il me semble), mais c’était une minorité, et le programme y faisait référence. Après, en effet, le FN n’a jamais officiellement plaidé pour une sortie de l’UE

    Après, je suis bien d’accord sur l’inconstance et l’inconsistance du FN, maintes fois dénoncées ici

    @ YPB

    Merci pour tout

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. C'est finalement la première fois que vous prenez parti depuis votre défection de DLR...
      Merci pour ce billet.

      Supprimer
  28. Asselineau fait semblant de croire à la possibilité d'une sortie "sereine" de l'UE via l'article 50 par un processus tranquille qui ne nous fâcherait avec personne, mais c'est une vue de l'esprit ! Et l'article 50 constitue un piège dans lequel il ne faut surtout pas tomber. Comme le préconise Laurent H., il faut d'abord sortir unilatéralement de l'UE et ensuite entamer des négociations, sachant qu'un Frexit (contrairement au Brexit) signifiera la fin de l'UE à très court terme.

    RépondreSupprimer
  29. "Après, je suis bien d’accord sur l’inconstance et l’inconsistance du FN, maintes fois dénoncées ici"

    Oui et non. La ligne du FN est assez claire, c'est subvertir l'UE de l'intérieur par l'alliance des forces nationales-populistes hostiles à l'immigration. C'est un genre d'alter-européisme assez différent de celui prôné par la gauche radicale mais probablement tout aussi illusoire.

    RépondreSupprimer
  30. Croire en un rapprochement entre les 2 partis c'est très mal connaître Asselineau .. L'avez-vous entendu hier sur France inter injurier Philippot ? Comme si il n'y avait pas d'autres sujets plus importants.
    DLF a perdu 18 mois en se positionnant comme un parti de droite pour draguer l'électorat LR... Toutefois pour les patriotes réfractaires à la famille Lepen quel autre choix 'sérieux' ? Quel rassemblement possible ?
    Lenormand

    RépondreSupprimer