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jeudi 12 octobre 2017

Indépendance de la Catalogne : un produit de l’UE

Bien sûr, l’Union Européenne n’explique pas tout. L’identité catalane existe depuis des siècles et la volonté d’indépendance de l’Espagne n’est pas nouvelle. Mais, quand on prend un peu de recul, difficile de ne pas voir le rôle considérable joué par l’UE dans la promotion de cette idée d’indépendance, comme le montrent les sondages sur la volonté d’indépendance de la communauté.


Etat-nation amoindri et crise économique

vendredi 12 septembre 2014

L’Ecosse face aux esprits animaux du régionalisme


La semaine prochaine, les Ecossais vont voter dans un référendum qui pourrait décider de leur sécession du Royaume-Uni. Devant des sondages très sérrés, les principaux dirigeants politiques se sont unis pour tenter d’éviter un tel désastre, dont il est difficile de ne pas voir le lien avec le néolibéralisme.



Un produit du néolibéralisme ?

Bien sûr, certains rétorqueront sans doute que je cède à la facilité en accusant le néolibéralisme d’être à l’origine des velléités d’indépendance de l’Ecosse. Et pourtant, à ceux-ci, je conseillerai la lecture du livre remarquable de Jacques Généreux, « La disociété », qui analyse sur toutes les dimensions (économique, politique, mais aussi sociétal), comment le néolibéralisme affecte nos sociétés, en poussant les hommes à ne plus que se regarder à travers l’être soi et non l’être avec. Car la tonalité de la campagne à Edinbourg comme à Londres l’illustre terriblement. La politique n’est plus ici un débat sur un destin collectif mais réduite à des récriminations financières des uns contre les autres.

Les partisans de l’indépendance veulent garder pour eux la manne pétrolière de la Mer du Nord, argument pourtant très court-termiste. Les opposants soulignent que l’Etat dépense beaucoup en Ecosse, qu’une partie de la dette sera transférée, qu’ils ne pourront pas forcément utiliser la livre sterling, et que cela pourrait pénaliser les ventes de whisky. Bref, au lieu de parler de destin commun, de communauté culturelle et d’identité, de projets à construire ensemble, le débat tourne à une négociation de marchands de tapis. Les chefs des trois principaux partis, dans un dernier effort désespéré, qui ressemble à un coup de poker, se sont mis d’accord pour proposer un nouveau projet qui renforcerait plus encore l’autonomie de l’Ecosse, pour proposer, selon eux « le meilleur des deux mondes ».

Un aboutissement égoïste et communautaire

mercredi 28 novembre 2012

La Catalogne menace l’unité espagnole


Dimanche, la Catalogne votait pour élire une nouvelle assemblée régionale. Si, au global, les séparatistes ont obtenu un bon score, en revanche, le parti du président Artur Mas a perdu 20% de ses sièges. Si la cause séparatiste semble devoir continuer à avancer, son chemin ne sera pas simple.

La tentation séparatiste

Les tensions entre Madrid et Barcelone ne cessent de s’accumuler depuis deux ans. La communauté autonome de Catalogne a déjà obtenu beaucoup. Elle jouit d’une grande autonomie, elle a imposé le catalan comme la seule langue officielle, à rebours et en réaction à la politique autoritairement centralisatrice de Franco. On peut se demander aujourd’hui si le point de non retour n’a pas été atteint avec la manifestation de soutien à l’indépendance du 11 septembre.

L’objet du conflit est la volonté d’Artur Mas d’organiser un référendum sur l’indépendance de la Catalogne et de lever les impôts et de minimiser les transferts financiers de sa communauté vers les régions moins riches d’Espagne. Ce conflit a sans doute été accéléré par la crise économique qui a plongé les finances espagnoles mais aussi régionales dans le rouge, imposant à la Catalogne une mise sous tutelle d’autant plus humiliante que la région paie plus qu’elle ne reçoit.

Résultat, CU, au pouvoir depuis longtemps, surfe sur la volonté de séparation d’une partie de la population et veut organiser un référendum lors de la législature à venir. Madrid estime qu’une telle consultation n’est pas constitutionnelle et que seul le Cortes à Madrid peut en décider. Mais Barcelone peut aussi jouer sur les mots pour essayer de rester de rester dans le cadre légal. Le bon score global des partis séparatistes semble ouvrir la voie à une prochaine consultation.

Fédéralisme ou séparation ?