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dimanche 6 août 2023

Faut-il un passeport US pour superviser la concurrence dans l’UE ?

Papier publié en avant-première sur Front Populaire

Le mois dernier, la commission européenne n’a rien trouvé de mieux que de vouloir nommer économiste en chef de la Direction générale de la concurrence européenne une économiste états-unienne ayant travaillé pour 3 des GAFAM… Le tollé unanime suscité en France a poussé au retrait de Fiona Scott Morton. Un nouveau candidat, autrichien, a été trouvé, mais Florian Ederer vient tout juste d’obtenir la nationnalité états-unienne. Comment ne pas voir à nouveau dans l’UE une europe états-unienne ?

 


Doublement non à Florian Ederer !

 

dimanche 16 juillet 2023

Nomination de Fiona Scott Morton : l’UE, c’est bien l’europe états-unienne

Papier publié sur le FigaroVox

Mardi, la commission européenne a annoncé avoir nommé Fiona Scott Morton, une économiste états-unienne, économiste en chef de la Direction générale de la concurrence européenne. Chose rare, cette décision a soulevé une critiques unanime en France, de Jordan Bardella pour le RN, à Manon Aubry, pour LFI, en passant par Nathalie Loiseau, ou le ministre du numérique, pour la minorité présidentielle, ainsi que Yannick Jadot ou Geoffroy Didier, pour LR. Une décision aussi révoltante que révélatrice.

 


La commission au service de l’oligarchie sous influence US

 

mardi 14 novembre 2017

jeudi 2 février 2017

L’Union Européenne, toujours aussi fan des OGM


C’est un feuilleton dont je rend compte depuis au moins huit ans : toutes les tentatives d’autorisation d’OGM dans l’UE, appuyées par tous ses bureaucrates, malgré l’opposition des populations mais aussi d’une grande partie des Etats. La commission est prête à toutes les manœuvres pour permettre d’ouvrir le marché européen aux inventions de Monsanto, jusqu’à utiliser les procédures les plus byzantines et antidémocratiques, pour essayer d’interdire d’interdire les OGM. Vous trouverez à la fin de cette note un lien vers une dizaine de papiers sur le sujet, après ce nouvel épisode.

La semaine dernière, la commission essayait de prolonger l’autorisation du MON810, et d’autoriser deux nouveaux maîs de DuPont et Syngenta. Mais sur le premier, 12 Etats ont voté contre (et 10 pour), et sur le second 13 contre 8. Dans cette organisation rétive à la démocratie, bien sûr, un vote d’appel sera organisé au printemps, et la commission pourrait alors prendre la main. Bien évidemment, un autre vote n’aurait sans doute pas été organisé si les pro-OGM l’avaient emporté... Dans cette UE peu démocratique, les votes n’ont pas la même importance selon qu’ils vont ou non dans le sens voulu.

A lire :

vendredi 13 janvier 2017

Juncker : ce que le voyou Luxembourgeois dit de l’Europe


Aujourd’hui, la commission européenne affirme vouloir lutter contre la désertion fiscale des multinationales. Mais derrière les gesticulations dérisoires autour de quelques cas, pour des montants microscopiques par rapport aux sommes détournées, même si cela est légal, des caisses de la collectivité, se cache justement un des principaux promoteurs de cette désertion fiscale. Jean-Claude Juncker, président de la commission et ancien Premier ministre du Luxembourg, de 1995 à 2013, s’est opposé pendant ce mandat à tout effort pour réduire la désertion fiscale, comme le révèlent des câbles diplimatiques allemands.


Pour un parlementaire européen « il est une part du problème, et pas la solution. Il est absurde que des millions d’Européens qui ont enduré les politiques d’austérité se retrouvent maintenant avec le parrain du dumping fiscal à la tête de la Commission européenne », ce qui en dit long sur les choix de cette Europe, ou les intérêts qu’elle défend… Car, comme le dit Stiglitz, la solution est simple pour lutter contre les parasites fiscaux : la quarantaine. Bref, alors qu’il faudrait boycotter le Luxembourg et remettre en place des contrôles aux frontières, l’UE a choisi de mettre son délinquant en chef à sa tête. Message passé aux dirigeants des multinationales délinquantes, mais aussi à tous les peuples du continent…

lundi 5 septembre 2016

Tout ce qui ne va pas avec le redressement d’Apple

Cela a été une des informations principales de la semaine dernière : la commission européenne demande à Apple un redressement 13 milliards d’euros d’impôts à l’Irlande. Les passes d’armes entre l’UE et les Etats-Unis peuvent être prises comme une bonne évolution de la construction européenne. Mais en réalité, cette condamnation pose beaucoup plus de problèmes qu’elle n’en résoud.



Légitimation de la désertion fiscale, effacement des Etats

lundi 4 juillet 2016

mardi 12 janvier 2016

Les agriculteurs entre l’enclume des marchés et le marteau européen

Parfois, la conjonction de deux faits est extraordinairement révélatrice. Quand on apprend en même temps que les prix des produits agricoles se sont effondrés en 2015 et que la Commission Européenne lance une enquête sur les accords pour enrayer cette chute en France, la réalité devient criante.



L’abandon des agriculteurs

Le sort des agriculteurs est un des scandales de notre époque. Depuis que nos gouvernements les ont abandonnés aux aléas brutaux des marchés en mettant fin aux prix de soutien, les agriculteurs vivent avec le couteau des marchés sous le cou : tous les engagements qu’ils prennent, souvent sous la contrainte de normes changeantes que font souvent peser sur eux les changements législatifs, peuvent être balayés par les oscillations folles des marchés. Voilà le destin que nos sociétés donnent aujourd’hui à ceux qui nous nourrissent, rendant bien légitimes les manifestations de l’été dernier. On ne compte malheureusement plus les cas où les prix des marchés passent sous les prix de revient. Pire, les agriculteurs ne savent pas toujours ce qu’ils tireront des produits qu’ils vendent sur les marchés…

Devant cet état d’urgence (les prix ont baissé pour la quatrième année consécutive, 19% en moyenne sur la seule année 2015, 15% pour les céréales, le lait et la viande) le gouvernement avait dégainé des mesures un peu dérisoires, des aides, qui peuvent être ensuite attaquées par cette Europe barbare, qui peut imposer le remboursement plus tard. Après des mois de protestations, le gouvernement avait organisé des tables rondes pour pousser les différents acteurs à remettre en place de facto une sorte de prix minimum à 340 euros la tonne de lait et 1,4 euro le kilo de porc. Mais « la commission enquête sur des comportements anticoncurrentiels allégués dans le secteur du lait en France », ainsi que sur la viande, en infraction avec les traités européens. Les amendes pourraient être salées.

Une Europe sans cœur et détestable

vendredi 4 décembre 2015

L’indécente recette fiscale de McDo

La Commission Européenne vient d’annoncer avoir lancé une enquête approfondie sur les pratiques fiscales de McDonald’s, qui domicile ses profits au Luxembourg pour ne pas payer d’impôts dans les autres pays. Voici un vrai sujet, extrêmement révélateur sur cette Europe, et pas positivement.



Quand les multinationales volent les citoyens

Les chiffres communiqués par une coalition de syndicats donnent sont effarants : « entre 2009 et 2013, la structure luxembourgeoise (de McDonald’s, qui emploie 13 personnes, a enregistré un chiffre d’affaires cumulé de 3,7 milliards d’euros, sur lequel elle s’est contentée de payer 16 millions d’euros d’impôts ». Ils estiment que la multinationale étasunienne aurait ainsi économisé environ 1 milliards d’euros d’impôts. Le mécanisme est simple : toutes les filiales européennes paient des redevances à l’entité luxembourgeoise (pour l’exploitation de la marque notamment), ce qui diminue d’autant les profits locaux (et les impôts à payer dans les pays où McDonald’s fait son chiffre d’affaire), tout en gonflant les profits de cette filiale, qui, ne paie que très peu d’impôts au Luxembourg (0,4% du CA).

McDonald’s n’est pas la seule multinationale à avoir recours à ce genre de mécanismes, communs pour des multinationales qui subissent aussi la pression de leurs actionnaires pour minimiser les taxes qu’elles paient, de manière à pouvoir récupérer toujours plus d’argent (par le versement de dividendes, la hausse des cours consécutives à la hausse des profits, ou aux programmes de rachats d’action). Le Luxembourg s’est trouvé sous les feux de l’actualité récemment avec le scandale LuxLeaks, qui a révélé l’ampleur des manipulations. Quelques pays se sont fait une spécialité du dumping fiscal pour attirer les profits des multinationales, dans une désertion fiscale qui trouve sa dernière forme dans les phénomènes dit d’inversion où des entreprises fusionnent pour se domicilier dans un parasite fiscal.

Quand l’Europe se moque du monde

jeudi 24 septembre 2015

Migrants : le problème, c’est l’Europe




Des méchants et des gentils

Depuis quelques semaines, nous avons droit à une critique de tous les Etats européens : la France, pour son inaction, l’Allemagne, pour son revirement spectaculaire, après avoir été portée au pinacle, les peuples, en général, pour leur égoïsme et leur manque d’ouverture, la Hongrie en particulier, parce qu’elle a le culot de mettre des barbelés à ses frontières, qui sont aussi celles de l’espace Schengen, et plus généralement, les pays d’Europe de l’Est qui refusaient les quotas obligatoires d’accueil de migrants. Le Monde fait d’Orban un « mauvais génie » et voit dans la Hongrie un « verrou de l’Europe ». La Grèce est critiquée pour ne pas tenir ses frontières, ou son mauvais accueil, après avoir vu ses budgets coupés à la hache par l’UE ! Enfin, la Commission a épinglé 19 pays pour non-respect du droit d’asile.

L’UE veut se présenter comme le gentil qui souhaite accueillir les réfugiés martyrisés par les jihadistes en Syrie, dont l’Europe aurait besoin du fait de sa démographie. Mais ceci n’est qu’une propagande destinée à habiller une quête de pouvoir. L’UE est la source de nos problèmes. D’abord, il est fou d’avoir une politique migratoire unique pour des pays aux situations démographiques et économiques aussi différentes. Ensuite, il faudrait admettre que la majorité ne sont pas des réfugiés, mais bien des migrants économiques, comme le montrent les statistiques de Frontex. Ensuite, il est bien évident que l’espace Schengen, en supprimant les frontières intérieures, créé une pression disproportionnée sur des pays qui ont du mal à la gérer (Grèce, Hongrie) et créé un formidable appel d’air avec la position de Berlin.

La solution, ce sont les Etats

jeudi 10 septembre 2015

Les quotas de migrants : une affaire de pouvoir, pas d’aide

On peut penser que la photo du petit Syrien mort a provoqué une prise de conscience bienvenue du besoin d’aider les réfugiés Syriens. Mais on peut aussi y voir le cynisme d’une organisation européenne davantage préoccupée en réalité par le fait de gagner du pouvoir plutôt qu’aider son prochain.



Le refus des vraies solutions

Après tout, il aurait été bien plus simple que les ministres européens réunis la semaine dernière donnent chacun un chiffre du nombre de réfugiés qu’ils pouvaient accueillir, que la somme soit faite et qu’ainsi, les pays européens puissent annoncer qu’ils assureront l’accueil des réfugiés qui en ont le plus besoin. Il n’y aurait pas eu besoin de ces débats byzantins dont est coutume cette folle organisation européenne. Il aurait été possible de faire rapide et efficace. Mais, non, plutôt que de simplement résoudre le problèmes, les institutions européennes semblent sauter sur l’occasion et surfer sur l’émotion afin de grignoter un nouveau pouvoir aux Etats membres, en leur imposant des quotas d’accueil de migrants annuels par pays, qu’ils devront respecter, sous peine d’une amende en cas de non respect !

Comment ne pas voir le profond cynisme de la manœuvre de Juncker ? A supposer qu’il soit motivé par les réfugiés, il valait mieux privilégier une solution facile à mettre en place. Sans abandon de la souveraineté, les Etats accueilleraient sans doute davantage de réfugiés. Là, ils doivent abandonner une fois pour toute la capacité de choisir, ou non, d’accueillir des migrants, pour un montant variable (en quelques jours, le quota global a pris 33%...) et une répartition faite par les cerveaux malades de cette commission qui avait conçu les trajectoires de retour de la Grèce à l’équilibre en 2010 et 2012, immédiatement infirmées par la réalité. Il n’y a nul besoin ici d’abandonner à jamais sa souveraineté pour coordonner l’aide aux Syriens. Mais l’UE sait que les crises sont toujours le moyen de pousser ses pions.

Un bureaucratisme totalitaire

mardi 16 juin 2015

La Grèce et la zone euro entre bluff et chantage




Qui a le plus peur de l’autre ?

La situation actuelle est extrêmement complexe. Pour pouvoir faire céder l’autre partie, il faut apparaître plus résolu, et même prêt à assumer une rupture. Mais personne ne sait si l’Union Européenne est véritablement prête à laisser Athènes sortir de la zone euro et faire défaut plutôt que céder à ses demandes : après tout, la sortie pourrait enclencher le processus de démantèlement de cette construction européenne. Mais de l’autre côté, Tsipras est-il véritablement prêt à quitter la zone euro plutôt que de céder aux diktats de la troïka ? Du coup, difficile de savoir si les fuites concernant une préparation d’un défaut grec représentent une véritable préparation ou une posture destinée à faire peur à Athènes.

Le ministre grec des Finances, Yanis Varoufakis, a affirmé que l’UE bluffe en affirmant « ne pas croire que les partenaires européens de la Grèce laisseront son pays sortir de la zone euro ». Et si les dirigeants européens ne étaient pas prêts à laisser tomber une carte de leur château ? Il a affirmé qu’il ne « pense pas qu’il y ait un seul responsable européen sensé qui souhaite prendre ce risque » et a dit espérer que l’UE et le FMI bluffaient dans les négociations. Mais, les discussions démarrées samedi dernier n’ont pas abouti puisque les négociateurs des deux parties se sont séparés dimanche. Elles doivent reprendre jeudi, lors de la réunion des ministres des Finances de la zone euro.

Le chantage de la zone euro