Les
partisans de l’UE se sont réjouis de l’arrivée de la Lettonie comme 18ème
membre de la zone euro. Mais tout ceci ressemble à une machine folle qui s’emballe
quand on sait que 60%
de la population y était opposée. Cela craque aussi en Italie, où
une majorité souhaite désormais le retour de la lire.
Le scandale letton
Certes,
en liant sa monnaie à l’euro, le gouvernement avait de facto déjà abandonné
toute souveraineté monétaire, expérimentant avant la Grèce l’horreur des
politiques d’ajustements structurelles où l’on fait baisser les salaires plutôt
que la monnaie pour regagner en compétitivité. Mais cela avait été un tout
petit peu moins violent qu’en Grèce dans la mesure où le pays avait connu une
très forte croissance dans les années précédentes. Mais l’abandon du lats et le
passage à l’euro au 1er janvier se sont faits d’une manière particulièrement
choquante d’un point de vue démocratique.
En
effet, comme
cela était rapporté en juillet 2013, le gouvernement a refusé un référendum
à son peuple sur le passage à la monnaie unique européenne ! Il est tout
de même assez culotté de la part d’un Etat d’abandonner la monnaie nationale
sans demander l’avis de sa population, qui n’était alors que 38% à le
souhaiter. Le ministre des finances espérait que ce chiffre progresserait d’ici
la fin de l’année. Mais les nouveaux sondages montrent l’exact inverse puisque seulement
20% des lettons se réjouissent de ce choix aujourd’hui et 60% ne s’en
réjouissent. L’UE et la démocratie, cela fait 2.
En Italie, le divorce avec l’idée européenne progresse
