Un
mélange des genres malheureux
Bien sûr, il
est impossible d’avoir des certitudes sur ces affaires. Même si l’ancien
numéro 10 de l’équipe de France, actuel patron de l’UEFA et candidat à la
présidence de la FIFA certifie que cette somme n’est que la rémunération d’un
travail réalisé de 1999 à 2002 pour mieux synchroniser les calendriers des
compétitions de football sur la planète, deux
points posent question. D’abord, la somme : un million huit cent mille
euros pour une mission de trois ans, cela représente quand même cinquante mille
euros par mois, sans que l’on sache s’il s’agissait ou non d’une mission à
temps plein ou partiel. C’est tout de même une rémunération colossale. Ensuite,
il est quand même étonnant que Michel Platini ait attendu 9 longues années pour
toucher la réumération de son travail, fini en 2002, payé en 2011 !
Ensuite, se
pose la question de l’intégration de Michel Platini dans le système Blatter, comme
l’avait étudié en détail Régis Soubrouillard dans Marianne. Il faut noter ici qu’il a soutenu la très
controversée candidature du Qatar à l’organisation de la coupe du monde de
football en 2022, une aberration climatique, qui pousse certains à envisager
son report plus tard dans l’année, et le théâtre d’une construction de stades à
l’utilité discutable à long terme, dans des conditions se rapprochant de l’édification
des pyramides … Pire, comme
le rapporte Régis Soubrouillard, comment ne pas penser à une forme de
mélange des genres assez malsain en sachant que son fils travaille directement
pour le Qatar, alors qu’il aurait appuyé la candidature du pays dans la campagne
pour la coupe du Monde 2022 ?
Autant
symptôme que mauvais exemple