Nous étions
un certain nombre à le dire depuis des années, mais
les récentes prévisions de la BCE, pour laquelle la croissance devrait
atteindre 1,5% en 2015 et près de 2% en 2016, démontrent de facto que l’euro
cher et l’austérité
étaient bien les causes de la dépression européenne.
Euro
moins cher, allègement de l’austérité
Il faut
rappeler ici que, a priori paradoxalement, la
zone euro est entrée en récession deux trimestres avant les Etats-Unis en 2008.
Il faut dire que l’euro touchait alors des sommets, à 1,6 dollars au plus haut.
Cela avait pesé sur les économies européennes. Les
économistes estiment généralement qu’à parité de pouvoir d’achat, l’euro
devrait coter entre 1 et 1,15 dollars. Etant donné le décalage dans le
cycle économique mais aussi celui dans les politiques monétaires, l’euro
devrait rester bon marché. Jusqu’à
mi-2014, il cotait pourtant entre 1,25 et 1,4 dollars et on peut se dire que
cela a joué un rôle dans l’atonie des économies européennes. La récente
baisse apporte un bol d’air frais.
Le deuxième
bol d’air frais pour les économies européennes, c’est incontestablement le
desserrement des politiques d’austérité. Même s’il reste une pression des
instances européennes sur les budgets nationaux, illustrée par les échanges avec
la Grèce ou même
la France, le ryhtme de baisse des déficits et l’ampleur des mesures
budgétaires est bien plus raisonnable qu’en 2011 ou 2012. Initialement, le
déficit de la France devait passer de 5,2 à 3% de 2011 à 2013. Finalement, nous
aurons quatre ans de plus pour le faire, ce qui signifie une austérité atténuée.
En outre, beaucoup de pays européens sont déjà sous les 3%. Bref, le vent
mauvais de l’austérité ne souffle plus aussi fort qu’avant.
Aucune
leçon n’a été tirée







