Effondrement du marché, passé de 16 à 13 millions de véhicules vendus depuis 2019 avec le renchérissement des voitures soutenu par les règles européennes, offensive des constructeurs chinois, qui se sont emparés de près de 10% du marché en mars, règles aboutissant à faire subventionner Tesla et les constructeurs chinois par les constructeurs européens : l’automobile démontre toute la nocivité de l’UE.
L’UE nous affaiblit au lieu de nous renforcer
Malheureusement, cela été prévisible : la Chine n’a ouvert que très partiellement son marché, imposant des partenariats paritaires avec des entreprises chinoises aux constructeurs occidentaux pour produire et vendre localement. Et le marché intérieur a été barricadé, limitant au minimum les importations, de véhicules, puis de pièces détachées, pour assurer un transfert complet de la filière industrielle. Les ventes réalisées par les filiales de nos constructeurs ont acheté le bon vouloir de nos dirigeants politiques et économiques. Mais Pékin pensait à long terme et, une fois les transferts technologiques faits, visait un remplacement des ventes de marques occidentales par des marques locales, puis les exportations des marques chinoises, en capitalisant sur la taille de leur marché intérieur, devenu le premier du monde.
Résultat : non seulement les ventes des constructeurs occidentaux s’effondrent en Chine, mais les marques chinoises sont parties à la conquête du monde, vendant près de 150 000 véhicules en Europe en mars 2026. Les protections douanières annoncées sont totalement dérisoires, épargnant largement les constructeurs qui sont à l’offensive aujourd’hui. Le problème est que si le Japon et la Corée du Sud ont conquis un dixième de notre marché à terme, on peut craindre que la Chine ne s’arrête pas là. Si les constructeurs chinois finissent par conquérir 30% du marché, l’Europe aura abandonné la moitié de son marché aux constructeurs asiatiques, alors même que les marchés asiatiques sont très largement fermés aux véhicules construits en Europe. Un jeu de dupe, malgré quelques usines construites en Europe.
Pour couronner le tout, l’UE semble avoir oublié de protéger le marché des véhicules utilitaires puisque les constructeurs chinois peuvent exporter leur production en Europe dans droits de douanes… On imagine bien que la réciproque n’est pas vraie… Enfin, l’UE parvient à concevoir des règles qui avantagent les marques étrangères (chinoises et Tesla) avec ses crédits règlementaires que les constructeurs les plus avancés dans l’électrification peuvent vendre aux constructeurs historiques moins avancés. Les constructeurs européens ont donc versé des milliards à Tesla et à leurs concurrents chinois juste pour avoir le droit de vendre des voitures… Non contente d’ouvrir notre marché sans guère de réciproque, l’UE a créé une subvention pour Tesla et les constructeurs chinois payée par nos constructeurs…
Le plus effarant est que l’Allemagne, qui perd énormément, laisse encore largement faire l’UE, n’ayant obtenu qu’un ajustement dérisoire de l’objectif de fin des véhicules thermiques en 2035, paralysée qu’elle est par ses exportations massives en Asie. Sans réaction de Berlin, et alors que la production en France a été divisée par trois en une génération, la seule issue valable est une sortie de cette machine infernale.

Le libre échange devrait être la règle générale! Protéger artificiellement et à tout prix des entreprises peu performantes contre des entreprises plus performantes n’est pas très intelligent. Vous devriez lire Schumpeter!
RépondreSupprimerSchumpeter comme Smith et Ricardo et leur prédécesseur français physiocrate dont le nom m'échappe oublient que leurs grandes théories libérales se traduisent par des drames individuels (le drappier portugais qui perd son moyen de subsistance). Le rôle du politique comme de l'intellectuel est de regarder dans un cadre plus large que la simple économie. Ceci n'invalise nullement le fait que la concurrence soit une bonne chose mais en revanche toutes les économies industrielles de sont bâties et pratiquent encore le protectionnisme (à commencer par les États-Unis et la Chine)... Sauf l'UE. Il faut cesser cet angélisme et revenir à des cadres nationaux bien plus démocratiques.
SupprimerC'est exactement l'inverse: il faut justement sortir du focus sur les drames individuels et regarder dans un cadre plus large!
SupprimerEt vous vous n'avez toujours pas compris que Schumpeter, Ricardo, Mandeville, Smith et company sont des idéologues qui justifient un système et réciproquement (cf les "prix Nobel d'économie"). Lisez Bernard Maris.
RépondreSupprimerRéponse à destination du 20h47.
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