samedi 31 octobre 2026

Glucksman, Attal, Philippe, Retaileau, Lisnard : 5 nuances de macronisme

L’an prochain, le bloc central, ce pseudo cercle de la raison qui nous mène dans l’impasse actuelle, devrait compter deux à trois candidats pour tenter de ratisser aussi large que les 34% de 2022, et arrêter l’effondrement en marche depuis 2007. De manière intéressante, tous cherchent à s’éloigner du président sortant, mais chacun d’eux est, en réalité, bien plus proche de lui qu’ils ne veulent bien l’admettre.


 

Proximité sur le fond, et souvent sur la forme

 

Pour deux d’entre eux, la proximité est difficile à nier : ils ont été ses Premier ministres. Édouard Philippe, aussi critique soit-il aujourd’hui, appelant même à la démission de celui qui l’a sorti de l’ombre, n’est qu’une infime déviation de forme et de parcours. Son arrogance plus bonhomme et son caractère moins jupitérien en font un Macron moins arrogant. Mais sur le fond, les Français ne sont pas dupes, au point que, s’il reste, pour le moment, le meilleur espoir du bloc central pour 2027, il ne franchit plus la barre du premier tour dans les sondages et sa fadeur ne le sauve même plus au second tour face à Marine Le Pen, posant des questions sur son potentiel. Il faut dire que sur le fond, il est clair qu’il propose une continuité de la politique menée depuis 2017. Il ne peut pas s’extraire du fiasco économique, sécuritaire et éducatif de la majorité sortante, même s’il n’est plus directement aux commandes depuis 6 ans.

 

Gabriel Attal n’est qu’une version encore plus arrogante de Macron, une forme d’exploit quasiment artistique au regard du lourd passif du président sortant dans ce domaine. Mais l’agitation toute sarkozyste de sa campagne ne prend pas : les Français ont un minimum de bon sens. Incapable de faire jeu égal avec son très terne prédécesseur, il est dépassé par Raphaël Glucksmann et commence même par l’être par le candidat de la droite … Il pourrait finir la campagne définitivement grillé tant il s’est montré détestable. Il est intéressant de constater que le PS s’est choisi pour candidat un homme venu de la droite la plus libérale, ancien soutien de Sarkozy, sans doute un signe du stade terminal de décomposition de ce parti qui a tant trahi notre pays et ses électeurs depuis 1983. Incapable de se réinventer, il mérite de disparaître.

 

Gluckmann, comme Macron en 2017, est le chouchou des médias mainstream, tant il est à leur centre de gravité idéologique. Il incarne parfaitement ce centre-gauche inoffensif économiquement, qui se contente de suivre les idées de l’oligarchie, tout en étalant une bonne conscience sociétale et internationale qui a conduit à notre naufrage scolaire et aux interventions militaires étatsuniennes. Bien sûr, il pourra compter sur la promotion du pseudo-service public, qui lui sert les plats au lieu de le questionner, mais son incarnation physiquement pure de ce qu’était le macronisme de 2017, à peine plus à gauche, et son décalage avec les préoccupations des Français devraient lui coûter cher en campagne. Il ne semble s’animer que pour les sujets internationaux et se contente de postures sur la politique intérieure.

 

Bien sûr, qualifier Retaileau et Lisnard de macronistes pourra surprendre. Mais après tout, le premier a été son ministre de l’intérieur, et s’il n’est pas resté très longtemps, beaucoup l’en rapproche. Le simple fait de ne rester que quelques mois, sans véritablement réaliser grand-chose, mais en se contentant de prendre des postures prétendument gagnantes électoralement est profondément macroniste. Retaileau a largement fait comme Attal rue de Grenelle, seulement sur un agenda plus droitier. Mais les sondages actuels ne semblent pas indiquer que sa ligne soit particulièrement pertinente. Incarner l’aile droite de la macronie, qui s’en détache, est un peu court. Les électeurs ne semblent pas comprendre l’intérêt de sa candidature, dont la performance à ce stade est bien inférieure à celle de Valérie Pécresse…

 

D’ailleurs, on peut penser qu’il finira par se retirer pour David Lisnard, qui bénéficie de son opposition plus claire et marquée au macronisme. LR, comme le PS, pourrait bien se détourner de son leader et s’offrir à un aventurier sur sa droite. Il faut lui reconnaître une vraie dynamique, logique tant il assume le positionnement le plus explicitement oligarchiste, ce qui lui vaut un traitement bienveillant d’une grande partie des médias. Superficiellement, il tente de s’imposer comme un anti-Macron, mais sur le fond, il fait ce que Sarkozy avait réussi en 2007 : incarner une forme de rupture alors qu’il est beaucoup plus dans la continuité qu’on ne le pense. D’ailleurs, pour avoir souligné son macronisme, un sympathisant m’a contredit, poliment et avec des arguments, ce qui mérite d’être souligné tant ce n’est pas la règle.

 

Mais ses arguments, loin d’infirmer sa proximité avec Macron, la soulignaient… S’il a un discours tranchant sur les retraites (annonçant 40% de capitalisation à terme), son programme ressemble beaucoup à celui d’Edouard Philippe : même recul de l’âge de départ à 65 ans, même penchant pour la capitalisation. Il n’est qu’un macroniste de droite. Sa volonté, grand classique d’élu local, de « décider au plus près des habitants », était exactement celle de Macron pour sortir de la crise des gilets jaunes… Et sur la souveraineté, son discours est aussi superficiel que celui du président : il n’y a aucune remise en cause sérieuse des politiques actuelles. D’ailleurs, un des ses premiers soutiens, le maire de Mandelieu-la-Napoule, se glorifiait d’acheter des Tesla pour sa police municipale… Et plus globalement, son équation budgétaire me semble pas plus solide que celle de Macron. Comment, avec 150 milliards de déficit, proposer de baisser de 50 milliards les impôts, préserver les dépenses des ministres régaliens et fortement réduire le déficit ?

 

En réalité, nous avons encore aujourd’hui cinq nuances de macronisme qui veulent s’inviter à la présidentielle. Certes, 2 ou 3 au moins ne seront pas là à la fin, mais le bloc central pourrait sortir un joker de sa manche si les sondages persistent à indiquer un second tour Mélenchon / Le Pen. Tout le problème est que les Français veulent légitimement tourner la page de cet UMPS qui échoue depuis trop longtemps…

13 commentaires:

  1. herblay
    je ne sais pas si M. Lisnard est proche du macronisme, mais il me semble le seul qui évoque les pistes qui s'imposent à la France pour inverser le chemin qui la conduit à la pauvreté et à l'anarchie.
    La première est la réduction de la dette, dans une perspective lointaine de son annulation totale. Cette dette qui a été gonflé progressivement par les différents gouvernements socialistes, ou cryptosocialistes, et qui paralyse la souveraineté française au même titre et bien plus que l'appartenance à l'Europe.
    Une dette doit être remboursée, elle est donc indissociable d'une entreprise lucrative, qui permettra de la rembourser. Mais l'état n' a pas de but lucratif, il ne fait qu'assurer ses tâches régaliennes grâce aux prélèvements obligatoires. Il s'en suit que le bilan de l'état ne devrait jamais être en déficit.
    La situation de la France à cet égard est tellement catastrophique qu'il faudra plusieurs décennies de coupes budgétaires pour l'améliorer. Et on ne peut commencer à couper que par les trois postes de dépense les plus significatifs: dans l'ordre: éducation et recherche, militaire, écologie.
    Le deuxième grand chantier oblige à faire machine arrière sur le système de retraite mis en place dans les décennies passées. La retraite par répartition à 100%, unique au monde, n'est qu'un géant système de Ponzi, où les nouveaux cotisants font les rendements servis aux précédents cotisants. C'est le seul système qui permet de payer des rentes sans faire l'effort d'investir. Mais comme tous les systèmes de Ponzi, il repose sur un flux non décroissant de nouveaux investisseurs. A la moindre décrue, le système s'écroule. Aujourd'hui les seniors vivent de plus en plus longtemps, ce qui est une bonne nouvelle pour nous tous. Les jeunes souffrent du chômage lié à l'essor de a technologie, de la concurrence internationale, et des mauvaises politiques économiques, et leurs salaires stagnent. Le système de Ponzi de la répartition collapse et il est urgent de le remplacer rapidement et intégralement par un système par capitalisation, comme dans tous les autres pays. Il est urgent de s 'activer car la transition ne pourra être que graduelle.
    Finalement, le troisième grand chantier est celui de la sécurité et de la justice. La France est devenue le premier pays d'Europe par nombre d'homicides par habitant. Les agressions, cambriolages, vandalismes sont tellement communs, qu'ils échappent parfois même à la moindre sanction. Et tous les weekends nous tremblons face aux émeutes, et autres violences. La situation de la France est devenue un argument de campagne électorale aux Etats Unis, où l'on demande si aux citoyens s'ils veulent se retrouver dans la même situation qu'en France. Et nous en France, voulons nous nous retrouver dans la même situation que la Colombie, le Mexique ou le Brésil, avant de réagir ?

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    1. @ Anonyme

      Mais c’est la réduction de la dette qui nous appauvrirait plus encore. Sans nier qu’il faut davantage maitriser son évolution, et tendre à en réduire le poids dans le PIB, ce n’est pas un simple remboursement. Les déficits commencent à devenir trop élevés, mais plutôt par manque de richesse créé (du fait d’une trop grande liberté de circulation des biens et des capitaux, qui produit des déficits commerciaux et une désertion comptable et fiscale, ainsi qu’une baisse extravagante de la fiscalité des profits des entreprises et des hauts revenus du capital, qui ont baissé de 50% depuis 45 ans).

      Si nous réduisions nos dépenses publiques de 20% dans les 5 prochaines années, cela produirait mécaniquement une baisse d’environ 10% du PIB (sans même prendre en compte le multiplicateur budgétaire, en réalité, l’impact serait plus fort). Les revenus fiscaux baisseraient fortement. Ce faisant, le poids de la dette augmenterait mécaniquement dans un premier temps…

      Sur les retraites, ce que vous dites ne sont que des slogans, sans la moindre démonstration. Pour avoir étudié les rapports du COR et les hypothèses sous-jaçentes, il n’y a pas de fort déséquilibre de notre système, même à horizon 2070. Le déséquilibre projeté actuellement est le produit de deux hypothèses très discutables : une chute des recettes de plus d’un point du PIB et des hypothèses de hausse de l’espérance de vie irréalistes, qui ne prennent pas bien en compte l’inflexion des quinze dernières années. Quand on prend les scénarios plus réalistes produits par le COR, il n’y a pas de déséquilibre majeur.
      http://www.gaullistelibre.com/2025/06/crise-budgetaires-35-les-partis-pris.html

      D’accord en revanche sur la montée révoltante de l’insécurité (j’en parle régulièrement et relaie les analyses de Marc Vanguard).

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    2. On ne devient pas plus pauvre en remboursant ses dettes. Si vous n'avez pas compris cela, je me pose des questions....

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    3. Réduire la dépense publique pour réduire les déficits (et donc rembourser la dette) fait baisser le PIB : ce n’est pas moi qui le dit dans mon coin. C’est ce que reconnaissait le chef économiste du FMI, pour qui une baisse du déficit de 1 point du PIB provoque une réduction du PIB de 0,9 à 1,7%...
      http://www.gaullistelibre.com/2012/11/quand-le-fmi-critique-les-politiques.html

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  2. HERBLAY
    "mais plutôt par manque de richesse créé"
    Il ne faut pas s'illusionner. Le PIB français (sur lequel se nourrit la fiscalité) ne peut plus s'accroître de façon significative. La France a joui depuis un demi siècle d'une période exceptionnelle et unique, dans laquelle la grande majorité de la planète était coupée du progrès technologique. Non seulement nous pouvions leur vendre nos voitures, nos avions, et tout autre produit technologique, mais nous ne subissions pas leur concurrence. Cette période est à jamais révolue. Le PIB n'augmentera plus en termes réels, uniquement par le biais de l'inflation des prix.
    On peut penser d'augmenter les taux de prélèvements obligatoire, mais mis à part qu'ils sont déjà les plus hauts du monde, cela ne ferait que appauvrir encore plus les français, déjà en mauvaise posture. Les pauvres n'ont plus rien à donner, les riches savent comment éviter un impôt excessif, il ne reste donc plus que la classe moyenne à tondre et à transformer petit à petit en classe pauvre.
    Donc, si vous ne pouvez augmenter ni PIB ni taux de prélèvements, il ne reste que la réduction de la dépense, certes douloureuse pour le gaulliste que vous êtes, à cause du redimensionnement de la puissance étatique, mais souhaitable le plus tôt possible si nous voulons éviter qu'elle soit imposée, à la grecque, par la troïka.

    "Si nous réduisions nos dépenses publiques de 20% dans les 5 prochaines années, cela produirait mécaniquement une baisse d’environ 10% du PIB (sans même prendre en compte le multiplicateur budgétaire, en réalité, l’impact serait plus fort). Les revenus fiscaux baisseraient fortement. "
    Laissons tomber, si vous voulez bien, le mythe du multiplicateur de Keynes, qui n'a jamais été observé de façon documenté dans aucune économie mondiale. En effet une baisse de 20% de la dépense étatique introduirait probablement une baisse de 10% du PIB, et dans l'hypothèse d'un 30% de PIB prélevé par l'état, une baisse de 3% des recettes fiscales, si bien que le déficit baisserait tout de même de 20%-3%=17% C'est peu, mais c'est un pas dans la bonne direction. A ce rythme il faudra un demi siècle pour annuler le déficit, et alors nous pourrons commencer à rembourser la dette, ce qui prendra sans doute beaucoup plus de temps. C'est en songeant au fait indiscutable que plusieurs générations devront subir une baisse prolongée et continue des dépenses étatiques, qu'on prend la mesure de la catastrophe où a été plongé la France par une seule génération ou deux de gouvernements socialistes ou cryptosocialistes.

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  3. @ Anonyme

    C’est charmant votre vision du monde : plus de croissance pour la France. Comme toujours, vos raisonnements manquent singulièrement de références ou d’exemples permettant de les étayer. Dans la réalité, des pays plus riches que nous parviennent à faire progresser leur richesse (Japon, pas du Nord de l’Europe…). Le PIB de la France peut gagner mécaniquement et assez rapidement entre 100 et 150 milliards en équilibrant nos échanges et mettant fin à la désertion fiscale et comptable.

    « Laissons tomber le multiplicateur… ». Pour quelle raison ? Désolé, mais la puissance de vos raisonnements, qui ne reposent presque jamais sur la moindre source sérieuse (j’imagine que vous pensez que votre seule pensée suffit…), ne me permet pas de vous accorder le moindre crédit. Dans la réalité, comme dit plus haut, même le FMI a reconnu en 2012 que le multiplicateur budgétaire était compris entre 0,9 et 1,7, à savoir qu’un recul du déficit de 1 point du PIB provoque une baisse du PIB de 0,9 à 1,7%. Et d’autres économistes sérieux (pas vous), l’affirment également, comme le pointait The Economist. Autant dire, même les oligarchistes les plus extrémistes (FMI et The Economist) reconnaissent le phénomène: http://www.gaullistelibre.com/2012/11/quand-le-fmi-critique-les-politiques.html

    Il y a beaucoup d’autres chemins pour revenir à une situation plus saine : équilibrage de notre commerce extérieur, fin de la désertion fiscale et comptable, quelques hausses d’impôts ciblés, et quelques économies (sortie de l’UE, suppression des régions et des agglo / intercommunalités, suppression des comités inutiles où la macronie aime bien placer ses anciens ministres). Ce faisant, il y a en fait les moyens de financer davantage les services publics qui en ont besoin.

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    1. Le bon chemin serait evidemment que les francais cessent enfin de vivre tres loin au dessus de leurs moyens et tres loin au dessus de ce qu’ils meritent!

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  4. herblay
    "parviennent à faire progresser leur richesse (Japon, pas du Nord de l’Europe…)"
    Boh! le Japon a fait 0.1% en 2024, Suède et Finlande sont en récession à cause de la chute de leur commerce avec la Russie, seule la Norvège s'en sort grâce à ses hydrocarbures (que la France n'a pas!)

    "d’autres économistes sérieux (pas vous), l’affirment également,"
    Comment serais-je ravi de connaître les noms de ne serait-ce que d'un seul économiste qui a le courage d'étayer les preuves chiffrées des effets du multiplicateur, cet article de le foi keynésienne!

    "équilibrage de notre commerce extérieur"
    vous faites un amalgame incongru. Le déficit étatique signifie que le gouvernement dépensent davantage que ls recettes fiscales. Le déficit du commerce extérieur signifie que nous importons plus de biens que nous exportons. Quelle relation entre les deux ?

    "fin de la désertion fiscale et comptable"
    Il est vraiment curieux comme tous les fraudeurs fiscales du monde se sont donné rendez vous sur le sol français, vu qu'ailleurs le déficit étatique ne connaît pas les niveaux extrêmes de la France

    "quelques hausses d’impôts ciblés"
    Bah voyons, quelle originalité! C'est depuis Louis XIV si ce n'est pas Philippe le Bel qu'on croît résoudre tout problème économique avec ce remède miracle. Dommage que parfois cela fonctionne moyennement, comme en 1789.
    Je ne dis pas que nous y sommes, mais avec environ 10000 interpellations en octobre 2026 contre 5000 en mai 68 cela n'a pas l'air de s'arranger, qu'en dites vous ?

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    1. HERBLAY
      Et quand on parle de retraite, nul besoin d'étudier de longs rapports orientés.
      Le montant brut médian des retraites en France est aujourd'hui de l'ordre de 1500€
      Dans la répartition, il doit être financé par les cotisations payé par les actifs
      En 1950, quand d'autres "Mozart de la finance" nous ont pondu le système par répartition, la France vantait 4 actifs par retraité. Donc une cotisation de 400€ suffisait.
      Aujourd'hui nous sommes autour de 1.5 actif pour retraité. Pour avoir un système à l'équilibre il faut donc une cotisation de 1500/1.5 = 1000€ par mois, soit la moitié environ du salaire médian français, qui est de 2100€
      Mais personne ne paie la moitié de son salaire en cotisation retraite, donc le système est en perdition

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  5. @ Anonyme

    1- Avec une population en baisse depuis longtemps, la croissance du PIB/habitant du Japon est en réalité bonne depuis un quart de siècle par rapport aux USA ou à bien d’autres pays occidentaux. Et sur le long terme, les pays nordiques ont une bonne performance
    2- L’économiste en chef du FMI et un prof de Berkley (cf article précédément indiqué), cela pèse, beaucoup plus lourd que vos commentaires
    3- Si nous équilibrions notre commerce extérieur, notre PIB serait plus élevé de 3% environ, et avec cela, nos recettes fiscales seraient plus importantes et notre déficit plus bas…
    4- La désertion fiscale et comptable n’est en aucun cas un sport français. C’est avant tout un sport de riches et de multinationales…
    5- Hausse de la taxation des revenus du capital, taxation sur les transactions financières, hausse de l’IS à étudier (mais dans un contexte revu)
    6- En effet, l’insécurité est un vrai problème, qui n’a jamais été traité, que ce soit par Sarkozy, Valls ou Darmanin…
    7- Je vous renvoie au rapport du COR, plutôt qu’aux arrondis un peu rapides et excessifs (et jamais sourcés…)

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  6. HERBLAY
    le problème avec vous est que vous refusez d'avancer des arguments concrets, et compréhensibles, en vous réfugiant toujours sur le principe d'autorité de personnages ou institutions fortement orientés et partisans de l'école économique keynésienne (pour le multiplicateur) ou de l'infâme système par répartition (pour les retraites).
    Mais sur le fond, vous êtes foncièrement incapable d'expliquer comment 1.5 actifs peuvent cotiser pour payer la pension d'un retraité, ou quel pays aurait jamais bénéficié d'une croissance du PIB multiple de la dépense étatique. Regardez la France: selon INSEE et Eurostat, tous les ans l'état français dépense 57% du PIB . Même un multiplicateur de 1 (qui n'en est pas un) accroîtrait notre PIB de 57%, par an, au lieu de 0.1% ll y a tout de même un problème, non ?

    "La désertion fiscale et comptable n’est en aucun cas un sport français"
    Et alors pourquoi seulement en France elle produirait un fort déficit étatique ?

    "Hausse de la taxation des revenus du capital, taxation sur les transactions financières, hausse de l’IS à étudier "
    Vous parlez comme un propriétaire immobilier qui veut faire payer les investisseurs qui font travailler leur capital dans la production de bien et services, au lieu de thésauriser dans la pierre et spéculer sur la hausse d'un immobilier en quantité limitée face à la demande croissante des immigrés.
    C'est exactement ce type de politique fiscale (le scandale de la Taxe Foncière quasi nulle à Paris, de l'exonération fiscale sur plus-values immobilière de long terme, ou sur les revenus de location touristique de courte durée ...) qui a dérouté les capitaux privés de l'investissement dans l'économie réelle à la surenchère sur la pierre (ancienne).
    Les chiffres parlent toutes seules: 18 ans de salaire médian pour acheter un logement médian à Paris, contre 15 à Londres, 13 à Amsterdam, 12 à Lisbonne, 11 à Rome, 10 à Berlin, Madrid et capitales de l'Est, et 9 à Vienne et Bruxelles.
    Autant de fonds soustraits à la consommation, donc à l'activité économique et à l'occupation, autant de frais en plus pour les locaux commerciaux et industriels. Autant de taxe de succession en plus à régler, surtout avec les délirants et confiscatoires barèmes français, qui appauvrissent la classe moyenne. Continuons comme cela, quand la consommation sera réduite à la simple survie, la création d'entreprises impossible sans financement publique, et le revenu médian français sera dépassé par les italien, slovènes et espagnols (qui ne sont pas si loin), nos "Mozart de la finance" de gauche et de droite auront peut être l'humilité de copier les recettes qui ont mieux marcher dans d'autres pays.

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  7. @ Troll anonyme

    « Vous refusez d’avancer des arguments concrets et compréhensibles, en vous réfugiant toujours sur le principe d’autorité de personnages ou institutions orientés et partisans de l’école économique kéynésienne ». Que de choses à dire sur une telle partie de la phrase :
    - Je laisse les lecteurs (patients) juges de qui de nous deux n’avance pas d’argument concret et compréhensible
    - « Partisans de l’école économique kéynesienne » : The Economist et le FMI ne me semblent pas de cette antienne. Comme souvent, vos arguments sont un gloubiboulga assez informe et détaché de la réalité

    La désertion fiscale et comptable est forte dans beaucoup de pays : je vous renvoie au remarquable livre de Gabriel Zucman sur le sujet. Et le fort déficit n’est pas le seul apanage de notre pays

    Les revenus du capital étaient taxés comme les revenus du travail. Macron a limité l’IR à un peu plus de 10%, même pour les milliardaires qui se versent des millions en dividendes. Ce n’est pas juste. L’IS était à 50% dans beaucoup de pays dans les années 1970. La très forte baisse n’enrichit que les plus riches

    La taxe sur les transactions financières, à un niveau raisonnable, peut rapporter pas mal d’argent, sans peser lourd sur chaque transaction, tout en pénalisant la spéculation. C’est une bonne idée. Elle doit être développée.

    Sur la retraite, non sourcés, je ne crois pas vos chiffres. J’étudie les rapports du COR pour comprendre les leviers de financement de notre système de retraite. J’ai fait un long papier (indiqué en lien plus haut) synthétisant ce que j’en ai appris. Les déséquilibres prévus sont relativement limités. Mieux, ils sont le produit d’hypothèses très contestables sur les ressources de financement et la démographie. Le COR nous donne en outre des scénarii alternatifs, qui me semblent plus probables, plus équilibrés. Plutôt que 2 chiffres lancés à la va-vite, je veux bien débattre avec des analyses un peu sérieuses et sourcées.

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  8. HERBLAY
    "Sur la retraite, non sourcés, je ne crois pas vos chiffres."

    Rapport annuel juin 2026 du COR, page 72-73:
    1,8 actif cotisant par retraité en 2025
    1,6 actif cotisant par retraité en 2035.
    maintenant expliquez moi, si vous en êtes capable, comment les cotisations d'1,6 actif peuvent payer la pension d'un retraité.
    le système par répartition est déjà mort et si nous ne commençons pas à préparer de façon rapide et énergique un nouveau système par capitalisation, le déficit étatique ne sera plus de 5% mais de 15%

    "La désertion fiscale et comptable est forte dans beaucoup de pays"
    j'en suis autant convaincu que vous, et cela détruit votre argument que c'est l'une des causes du déficit français, car elle devrait avoir les même effets dans beaucoup d'autres pays, qui ne sont pas déficitaires ou bien moins que la France

    "Macron a limité l’IR à un peu plus de 10%"
    j'ai du relire plusieurs fois, et me frotter les yeux. Le taux d'imposition à l'IR en France grimpe à 45% déjà au dessus de 182k€ de revenu, ce qui est dépassé par un grand nombre de professions libérales, médecins d'hôpital public et privé, haut fonctionnaires, élus, professions du sport et du spectacles, cadres dirigeants, commerçants etc

    Et aucune réponse sur la mauvaise politique que depuis des décennies favorise indûment les propriétaires et spéculateurs immobiliers...

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