lundi 28 juin 2021

Rien changer, parce qu’on veut tout changer

Hier, le second tour des élections régionales et départementales a consacré la fossilisation des instances locales, avec la victoire de tous les sortants au niveau régional, et un niveau d’abstention équivalent au premier tour. La plupart des analystes y voient un succès de la droite, qui rassemble 38% des voix et semble en mesure de troubler le duel Macron / Le Pen. Et si le message était plus complexe ?

 


Les nombreux messages des citoyens, électeurs ou non

 

samedi 26 juin 2021

Jacques Attali : avocat superficiel et méprisant de l’immigration

Le patronat a toujours été très accueillant à l’égard des migrants, comme Pierre Gattaz l’avait montré au pic de la crise migratoire en 2015. Avec la reprise économique, alors que les frontières sont moins ouvertes qu’avant, Jacques Attali et dix patrons ont cru bon défendre l’accueil de migrants, avec un argumentaire extraordinairement superficiel et méprisant, totalement contredit par les faits.

 


Des intérêts bien compris contredits de The Economist à Jaurès

 

samedi 19 juin 2021

Les paradoxes de la crainte de l’inflation

C’est la crainte des marchés financiers depuis le début de l’année. Le rebond de l’inflation a même provoqué une remontée sensible des taux d’emprunt d’État à 10 ans depuis les plus bas atteints en 2020. Les 5% d’inflation enregistrés aux États-Unis en mai pourraient en effet être très inquiétants. Pourtant, les marchés financiers n’ont guère réagi. Que cache ce paradoxe ?

 


Crainte court-termiste infondée et vrai enjeu à long terme

 

mardi 15 juin 2021

Sortie de mon premier livre « Le néolibéralisme est un oligarchisme »

Aujourd’hui est le jour de sortie de mon premier livre, disponible en version numérique sur le site de Librinova, qui m’édite. Il devrait être disponible sur les autres librairies numériques sous 48 heures. La version papier devrait sortir d’ici deux à trois semaines.

 


Vous pouvez donc l’acheter pour un peu moins de 5 euros sur le site de Librinova dès à présent. Vous avez gratuitement accès à l’avant-propos et aux deux premières pages de la première partie. Ayant fini par choisir l’auto-édition, je vous remercie chaleureusement de toute aide pour accélérer sa diffusion, ce qui sera clé pour son référencement futur. Je vous tiendrai au courant de la date de sortie de la version papier.

 

Après plus de 14 ans à tenir un blog, je suis convaincu que le combat contre le système économique et politique actuel doit être repensé, tant il semble impossible aujourd’hui d’en sortir. Ce que j’ai cherché à faire c’est proposer une remise à plat de sa critique, sur le fond et sur la forme. Trop négligée, la bataille des mots sera essentielle, tant le lexique oligarchiste s’est imposé, faisant des parasites fiscaux des paradis…

 

Le terme néolibéralisme s’est imposé pour qualifier le système économique et politique en place. Pourtant, cette pensée n’est ni nouvelle, ni tellement libérale. Pire, ce terme biaise le débat public. Et s’il n’était que l’habillage positif de la doctrine du ruissellement, promue par Reagan, Thatcher, ou Macron ? Les quatre dernières décennies ont bien montré que donner aux plus riches ne rapporte rien au reste de la société.

 

En fait, le néolibéralisme n’est qu’un oligarchisme, un système qui fait des intérêts des multinationales et des 1% les plus riches la seule boussole de l’action publique. Et politiquement, c’est une déconstruction de la démocratie : une sortie de décisions politiques du champ démocratique. Elles sont alors gravées dans le marbre de traités envahissants ou confiées à des technocrates dits indépendants.

Ce que révèle le débat sur l’invasion du globish

La publication par le FigaroVox de mon papier critiquant l’utilisation de plus en plus envahissante du globish dans la publicité, comme sur les documents officiels de la République, a suscité un débat sur les réseaux sociaux. Mais ce faisant, ces échanges ont également permis d’éclairer sur les motivations profondes des soutiens de l’effarante adjonction de l’anglais sur notre carte d’identité.

 


Aplatir le monde par conformisme superficiel

 

samedi 12 juin 2021

Quand Mélenchon joue au Trump islamo-gauchiste

La sortie de Jean-Luc Mélenchon dimanche parlant « d’attentats écrits à l’avance » a déclenché une nouvelle polémique qui a dominé l’actualité politique de cette semaine, générant réaction, réaction aux réactions, contre-feux et polémiques dans tous les sens. Mais qu’a-t-il pu passer par la tête du chef de la France Insoumise pour faire une telle déclaration ? Tentative d’explication.

 


Nouvelle étape dans l’autodestruction

 

mardi 8 juin 2021

La triple arnaque de l’accord sur la fiscalité des multinationales

« Accord historique », « taxation internationale du 21ème siècle » : à écouter les participants du sommet de cette fin de semaine, on pourrait croire que l’accord sur la fiscalité des multinationales marque la fin de la désertion fiscale des multinationale. Las, comme pour les parasites fiscaux, en 2009, et en 2015, cet accord ne marque qu’un progrès minimal dans le grand évitement fiscal des multinationales, et pourrait au contraire entériner et prolonger l’immense injustice fiscale du système actuel.

 



Un problème de taux, de périmètre et de transparence

 

samedi 5 juin 2021

Intervention au rassemblement de Génération Frexit du 29 mai

Mes chers compagnons,

 

En ce jour anniversaire de notre victoire au référendum sur le TCE, nous pourrions être résignés. Après tout, le traité est finalement passé. Et la sortie de l’UE ou de l’euro n’est plus à l’ordre du jour médiatique. Le combat que nous menons pourrait sembler perdu d’avance.

 


Pourtant, l’histoire nous dit tout le contraire. Souvenons-nous qu’en 2013, des sondages ne donnaient que 30% de soutien au Brexit. De même, 6 mois avant le référendum de 2005, des sondages ne donnaient que 31% au non. En dehors d’une campagne électorale, nous savons que le soutien à l’UE est largement surestimé. Le simple fait de se renseigner, et de réfléchir, fait s’effondrer le soutien à ce monstre institutionnel.

 

Mieux, pour le Frexit, nous partons de plus haut qu’il y a 16 ans ou que pour le Brexit. Début 2019, 40% des Français soutenaient une sortie de l’UE !