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dimanche 25 septembre 2011
Joseph Stiglitz critique les excès du néolibéralisme
Joseph Stiglitz, prix Nobel d’économie, ancien conseiller de Clinton, a démissionné en 1999 de son poste d’économiste en chef de la Banque Mondiale pour entamer une croisade contre le « consensus de Washington ». « La grande désillusion », parue en 2002, est un de ses ouvrages majeurs.
Là encore, le point intéressant avec Joseph Stiglitz est que son analyse n’est pas inspirée par une opposition au capitalisme, bien au contraire. S’il soutient qu’ « aujourd’hui, la mondialisation, ça ne marche pas. Ça ne marche pas pour l’environnement. Ça ne marche pas pour la stabilité de l’économie mondiale », il affirme également que « en soi, la mondialisation n’est ni bonne, ni mauvaise. Elle a le pouvoir de faire énormément de bien. (…) ». Et s’il affirme que « pour bien des gens, elle s’apparente plutôt à un désastre absolu », il souligne également « que la mondialisation peut être une force bénéfique : celle des idées démocratiques (…). La mondialisation a aidé des centaines de millions de personnes à améliorer leur niveau de vie au-delà de ce qu’eux-mêmes auraient cru imaginables ».
Robert Reich fustige les excès du capitalisme (1/2)
Robert Reich a été le secrétaire d’Etat à l’emploi de Bill Clinton et est aujourd’hui professeur à Berkley. Il livre un constat sévère sur l’évolution du capitalisme dans son livre « Supercapitalisme ».
Si son analyse est uniquement centrée sur les Etats-Unis, elle est intéressante à plusieurs titres. Tout d’abord, on peut considérer que les Etats-Unis devancent l’Europe dans l’évolution économique. Ensuite, son analyse économique se double d’une analyse politique et d’une capacité à formuler des propositions pour corriger les excès actuels. De manière assez surprenante, ses analyses rejoignent finalement celles d’économistes de la vieille Europe, comme Gréau ou Généreux, même si les solutions qu’il préconise divergent du fait des différences de nos deux continents. Enfin, on peut louer son souci de vulgarisation qui fait que son livre se lit presque comme un roman.
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