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dimanche 4 juin 2023

lundi 8 novembre 2021

Ne l’appelons plus jamais néolibéralisme : c’est un oligarchisme !

Le dit néolibéralisme est un ennemi complexe. Vilipendé par une grande partie de la classe politique, y compris par les partis de gouvernement pour certaines de ses dérives (inégalités, délocalisations, désertion fiscale, spéculation financière), rien ne semble pouvoir l’arrêter. En effet, par-delà les critiques, presque tous les gouvernements occidentaux poursuivent les politiques dites néolibérales en pilotage automatique. Ne faut-il pas alors se poser la question des failles de notre critique ?

 


Un nom trompeur qui biaise le débat public

 

samedi 2 octobre 2021

Pour une remise à plat du système économique actuel

Entretien publié sur le FigaroVox hier, première retombée pour mon livre

 

FIGAROVOX/ENTRETIEN - Dans un ouvrage critiquant les excès économiques des dernières décennies, l'essayiste Laurent Herblay invite les souverainistes à fonder une nouvelle critique du système néolibéral. Plutôt que d'utiliser le terme «néolibéralisme», Laurent Herblay parle d'«oligarchisme» et de «déconstruction de la démocratie»

 


FIGAROVOX : Dans votre livre « Le néolibéralisme est un oligarchisme », vous questionnez le lexique économique. Pourquoi ? Et quels sont pour vous les termes à redéfinir ?

 

mardi 15 juin 2021

Sortie de mon premier livre « Le néolibéralisme est un oligarchisme »

Aujourd’hui est le jour de sortie de mon premier livre, disponible en version numérique sur le site de Librinova, qui m’édite. Il devrait être disponible sur les autres librairies numériques sous 48 heures. La version papier devrait sortir d’ici deux à trois semaines.

 


Vous pouvez donc l’acheter pour un peu moins de 5 euros sur le site de Librinova dès à présent. Vous avez gratuitement accès à l’avant-propos et aux deux premières pages de la première partie. Ayant fini par choisir l’auto-édition, je vous remercie chaleureusement de toute aide pour accélérer sa diffusion, ce qui sera clé pour son référencement futur. Je vous tiendrai au courant de la date de sortie de la version papier.

 

Après plus de 14 ans à tenir un blog, je suis convaincu que le combat contre le système économique et politique actuel doit être repensé, tant il semble impossible aujourd’hui d’en sortir. Ce que j’ai cherché à faire c’est proposer une remise à plat de sa critique, sur le fond et sur la forme. Trop négligée, la bataille des mots sera essentielle, tant le lexique oligarchiste s’est imposé, faisant des parasites fiscaux des paradis…

 

Le terme néolibéralisme s’est imposé pour qualifier le système économique et politique en place. Pourtant, cette pensée n’est ni nouvelle, ni tellement libérale. Pire, ce terme biaise le débat public. Et s’il n’était que l’habillage positif de la doctrine du ruissellement, promue par Reagan, Thatcher, ou Macron ? Les quatre dernières décennies ont bien montré que donner aux plus riches ne rapporte rien au reste de la société.

 

En fait, le néolibéralisme n’est qu’un oligarchisme, un système qui fait des intérêts des multinationales et des 1% les plus riches la seule boussole de l’action publique. Et politiquement, c’est une déconstruction de la démocratie : une sortie de décisions politiques du champ démocratique. Elles sont alors gravées dans le marbre de traités envahissants ou confiées à des technocrates dits indépendants.

samedi 29 mai 2021

« Le néolibéralisme est un oligarchisme » bientôt disponible !


 

Le terme néolibéralisme s’est imposé pour qualifier le système économique et politique en place. Pourtant, cette pensée n’est ni nouvelle, ni tellement libérale. Pire, ce terme biaise le débat public. Et s’il n’était que l’habillage positif de la doctrine du ruissellement, promue par Reagan, Thatcher, ou Macron ? Mais quatre décennies ont montré que donner aux plus riches ne rapporte rien au reste de la société.

 

En fait, le néolibéralisme n’est qu’un oligarchisme, un système qui fait des intérêts des multinationales et des 1% les plus riches la seule boussole de l’action publique. Et politiquement, c’est une déconstruction de la démocratie : une sortie de décisions politiques du champ démocratique. Elles sont alors gravées dans le marbre de traités envahissants ou confiées à des technocrates dits indépendants.

 

Dans ce livre, je vous propose une remise à plat de la critique du système économique et politique actuel, sur le fond et sur la forme. Trop négligée, la bataille des mots sera essentielle, tant le lexique oligarchiste s’est imposé, faisant des parasites fiscaux des paradis…

mercredi 18 juillet 2018

Réflexions sur le lien idéologique entre néolibéralisme et répression routière, partie 3 (billet invité)

Par Rodolphe DUMOUCH, enseignant de biologie-géologie et géographe ruraliste.
Suite du premier et du second papier


Le conservatisme néolibéral : faire une société plus propre à défaut d’une plus juste
Ce conservatisme éclate en pleine lumière quand, dans certaines villes de gauche, s’applique avec le moins de discernement les règlements municipaux, avec un côté «faire la discipline dans la rue », qui caractérise habituellement l'idéal médiocre de la droite bête à la Robert Ménard. Ainsi, à Charleville-Mézières, l’ancienne mairie de gauche a été renversée par les électeurs notamment à cause du caractère infernal que prenait la circulation, avec le stationnement payant qui remontait les rues chaque année comme la gangrène remonte une jambe. Il y avait aussi les verbalisations faites à la sortie des écoles, au moment où les parents venaient rechercher leurs enfants Le nouveau maire, Boris Ravignon (LR), a assoupli largement les conditions de stationnements. Cette dégénérescence de la gauche vers le formalisme, l’obsession règlementaire et disciplinaire – à laquelle on pourrait ajouter de nombreux autres exemples – procède d’une perte profonde de ses idéaux. Ayant renoncé à faire une société plus juste, elle désire désormais en faire une plus propre. Une société sans crottes de chiens, sans linge aux fenêtres, sans fumée dans les bars, sans gros mots sur Internet et où les bagnoles sont bien garées au carré : autant d’idéaux enthousiasmants, progressistes et capables de mobiliser massivement la jeunesse…

dimanche 15 juillet 2018

Réflexions sur le lien idéologique entre néolibéralisme et répression routière, partie 2 (billet invité)

Par Rodolphe DUMOUCH, enseignant de biologie-géologie et géographe ruraliste.
Suite du papier de jeudi
Faire croire que l’État s’occupe de la population
La première hypothèse est assez facile à envisager : faire de l’inflation règlementaire sur les routes, c’est une diversion pour faire croire que l’État s’occupe de la population pendant qu'on libéralise à tour de bras et qu'on sabre les aides sociales aux citoyens. Entre 1992 et 2018, le code de la route a triplé de volume, alors même que partout on nous vante l’« État minimal ».

jeudi 12 juillet 2018

Réflexions sur le lien idéologique entre néolibéralisme et répression routière, partie 1 (billet invité)

Par Rodolphe DUMOUCH, enseignant de biologie-géologie et géographe ruraliste.

Le 80 Km/h, l’arbre qui cache la forêt
Le 1er juillet 2018 est la date du passage au 80 Km/h sur les routes de la France périphérique, évènement, en matière de transports, qui fait le plus parler de lui mais qui n’est pas le seul à mériter attention, loin de là… Il faut dire qu’ils nous y préparent depuis plusieurs années. Ils sont revenus régulièrement à la charge dans les médias. Cette nouvelle lubie a commencé à être exposée en 2014, avec des rééditions successives tous les trois ou quatre mois dans les principaux titres de presse et sur nos écrans.  C’est toujours mauvais signe, quand une obsession technocratique de cette nature réapparaît régulièrement. C’est qu’elle est déjà décidée…

dimanche 1 mai 2016

Kaze no Shō - Le livre du vent, ou l’esprit de sacrifice (billet invité)


Quel est le concept le plus scandaleux ? Le parfait contre-courant du discours « moderne », vous reléguant au sein des plus réactionnaires, dérangeant le confort douillet du camp du bien, choquant au point d’être incompréhensible pour l’ « homonculus economicus » (le véritable nom que celui-ci mérite).
 
Les discours de haine ou ceux se voulant « anti-système » n’ont absolument rien de subversif : ils sont d’excellents idiots utiles et ne font que renforcer par contraste la vulgate post-moderne dans ses convictions, dans sa suffisance tranquille de détenir la vérité absolue. Ces discours font d’ailleurs partie intégrante du post-modernisme. Ils suivent son paradigme commun de vouloir faire parler de soi à tout prix, de « créer le buzz », de s’adonner au goût du spectaculaire, des pensées faciles et rapides.

jeudi 24 mars 2016

Cash Investigation : le plaidoyer de France 2 pour les frontières

Mardi soir, la très recommandable émission d'Elise Lucet, Cash Investigation, était consacrée aux salariées à prix cassé. Même si on pouvait noter quelques lacunes (la concentration sur les fraudeurs, oubliant trop souvent la concurrence déloyale des travailleurs détachés légaux), il est heureux qu'une émission de grande écoute sensibilise l'opinion aux dérives de notre monde sans frontières. Et ce faisant, l'émission était aussi un véritable plaidoyer pour les frontières.



Le laisser-passer, plus dangereux que les fraudeurs

mercredi 23 mars 2016

Le patriotisme est un humanisme (billet invité)

Billet invité de Marc Rameaux, auteur de « L’homme moderne »


Patriote. Combien de fois le mot ne fut-il pas maudit dans les dernières décennies, stigmatisé, rabroué, accusé de tous les maux, considéré comme cause de toutes les violences, en regard d’un monde idéal et moderne qui s’en serait débarrassé.

La place que le monde post-moderne lui a assignée était d’être ad vitam aeternam le troisième pilier de la devise de Vichy. La cocarde ne pouvait plus être l’insigne des hommes épris de liberté, en lutte contre l’injustice et l’arbitraire, mais au mieux la marque de nostalgies surannées et douteuses, au pire le fait de fascistes et d’esprits étroits.

jeudi 17 mars 2016

L’embrouille du débat sur la loi travail




Postures politiques et faux débat démocratique

La loi El Khomri, le désespoir et la colère (billet invité)

Billet invité de l’œil de Brutus.



Chaque jour, nous croisons tous des personnes qui font un métier que l’on pourrait qualifier, pour le moins, de peu passionnant. Laveurs de vitre, plongeurs, éboueurs, femmes de ménages, ouvriers à la chaîne, etc. : tous se lèvent chaque matin, souvent à heures indues, pour effectuer des métiers difficiles et peu rémunérés. Pourtant, ils nous sont indispensables. Sans eux, notre vie serait un cauchemar.

dimanche 6 mars 2016

Néolibéralisme versus État-providence (billet invité)

Billet invité d’André-Jacques Holbecq, auteur de plusieurs livres sur la monnaie et de la dette



Livre d'Édouard Cottin-Euziol, éditions Yves Michel

Étiez-vous à Limages lors de la première controverse ? Non, évidemment, c’était il y a 5 siècles.
Mais y étiez-vous dernièrement lors de la seconde controverse, celle qui vit s’affronter, dans un débat d’une semaine, deux grands économistes, l’un libéral, l’autre keynésien ?

Après les discours inauguraux du lundi, le mardi fut consacré à la détermination des salaires et à l’origine du chômage, le mercredi aux crises de surproduction et aux politiques budgétaires et fiscales, le jeudi à l’inflation et au commerce international, alors que le vendredi les conférenciers proposèrent chacun leur réponse à la question « quelles politiques économiques pour sortir de la crise ? »

samedi 5 mars 2016

Dérives alternatives (1/2) : la crise économique du Vénézuela

La faillite du néolibéralisme, éclatante avec les crises de 2001 et 2008, et toutes les failles de notre modèle économique, n’a, pour l’instant, pas encore produit un véritable changement de direction politique, si ce n’est dans quelques pays d’Amérique latine. Et si un manque de distance avec les failles des politiques des pays dirigés par des alternatifs freinait le véritable changement que nous attendons ? En ne faisant pas toujours assez le tri entre le bon grain et l’ivraie, sans pour autant tomber dans les caricatures véhiculées par les tenants de la pensée dominante, le premier ne peut-il pas en être souillé politiquement ?



Premier exemple, le Vénézuela : même si on approuve certains aspects du chavisme, il faut reconnaître la grave crise économique que traverse le pays depuis quelques mois. L’effondrement du prix du pétrole a frappé une économie qui en était très dépendante, et qui camouflait les failles du régime.

Victime du marché et de mauvais choix

Libéralisme économique et chômage (réponse à Charles Wyplosz) (billet invité)


Billet invité de l’œil de Brutus


« Tu as vu un okoumé à distance, va jusqu'au pied pour l'examiner ».
Proverbe gabonais

Les lieux communs de la pensée libérale ont, décidément  la vie dure. Dans une récente tribune du Figarovox, Charles Wiplosz vantait les vertus du libéralisme économique pour lutter contre le chômage[i], préconisant, disait-il antérieurement, une solution que nul n’avait essayé (du moins en France) : accroître la flexibilité du marché du travail[ii]. Diantre ! Trente ans que l’on en parle, on l’aurait donc rien fait (ou si peu) ? On lui rappellera, dans un premier temps, quelques exemples (parmi d’autres) de mesures prises ces dernières années pour, déjà, accroître la flexibilité du marché du travail :
-        - En 1983, la « gauche » initiait son « tournant de la rigueur » en supprimant l’indexation automatique des salaires sur l’inflation (merci Jacques Delors …)[iii].
-        - En 1986, dès son arrivée au pouvoir, la droite supprima l’autorisation administrative de licenciement pour motif économique.
-        - la loi du 14 juin 2013 a encore accru la souplesse de l’exécution des licenciements[iv].
-        - Et enfin, cerise sur le gâteau, la toute récente loi Macron qui, entre autres, assouplit les conditions de travail de nuit et du dimanche, diminue drastiquement les attributions des pouvoirs prudhommaux et de l’inspection du travail[v], la loi El Khomri se préparant à en remettre une couche, et non des moindres.

mercredi 24 février 2016

Le PS vire à droite, les démocrates à gauche

Il y a encore quelques années, il était entendu que la vie politique étasunienne était bien plus à droite que la nôtre. On pouvait penser que les démocrates étaient peu éloignés de notre droite. Mais la percée de Bernie Sanders et la politique menée par le P’S’ remettent en cause les préjugés.



Le grand chassé-croisé idéologique

vendredi 5 février 2016

Trois oppositions factices (billet invité)

Billet invité de Marc Rameaux, qui vient de publier « Portrait de l’homme moderne »


Tout débutant en philosophie sait qu’un véritable questionnement commence par une aporie, une impasse qui apparaît comme insoluble, entre deux termes contradictoires. Le jeune disciple apprend par la suite qu’un véritable concept - de ceux qui donnent à la pensée sa valeur - ne peut pour cette raison être jamais nommé : un concept est la tension qui réside entre deux thématiques contradictoires, il n’est jamais l’une seule de ces thématiques.