Les bases du commerce internationales
Pourtant, face
à l'épreuve des faits, cette argumentation ne semble pas être démontrée. Une
firme transnationale (FTN) - qui a donc vocation à commercialiser ses produits
dans le monde entier - s'arrête rarement à des barrières protectionnistes. Les
entreprises voient essentiellement le potentiel qu'offre un nouveau marché, et
les profits qu'elles pourront en tirer. Elles cherchent donc à contourner les
mesures protectionnistes, en investissant localement : soit par le biais de
fusion-acquisition, de création d'unités de production, ou encore de
partenariat. Les FTN peuvent ainsi contourner les barrières commerciales en
s'implantant directement dans le pays, et ont tout intérêt à y rester, si elle
souhaite pouvoir continuer de profiter du potentiel du marché.
C'est l'ouverture anarchique des
frontières économiques qui les pousse à la délocalisation, et à pratiquer des
prises de participation agressive. Les objectifs étant diverse, que ce soit :
les transferts technologiques, une meilleure connaissance du marché, profiter
d'un réseau de distributions (très courant dans le secteur automobile, et
probablement la
stratégie de Dongfeng avec PSA), ou encore purement et simplement éliminer
un concurrent. Pas besoin de chercher loin pour trouver des exemples. Souvenons-nous
du drame de Florange, racheté par Mittal. Ainsi, le géant Indien s’est
retrouvé libre de se débarrasser d’un concurrent européen, et d’importer en
France sa production Indienne et d’autre pays aux normes salariales et sociales
avantageuses. Le système capitaliste n’a que faire des préceptes libéraux – qui
prônent un système concurrentiel – mais au contraire utilise le libre-échange,
pour produire à bas coût, en
mettant en concurrence les États. La
hausse des salaires en Chine, pousse certaines industries à se délocaliser,
comme l'entreprise Adidas, qui désormais s'installe au Laos.
Ouvrons nos yeux, plutôt que nos frontières