dimanche 13 mai 2018

Ce qui ne va pas avec les sanctions étasuniennes contre l’Iran

C’était une promesse de campagne de Donald Trump, qui a l’avantage de solidifier le clivage entre ses partisans et ses opposants, étant donné qu’Obama avait signé l’accord. Il ne faut sans doute pas voir plus loin les raisons pour lesquelles le locataire de la Maison Blanche a retiré son pays de l’accord. L’occasion de revenir sur bien des aspects néfastes de la diplomatie étasunienne.


Arbitraire défense de leurs propres intérêts

Il ne faut sans doute pas partir du principe qu’aucune sanction ne saurait être imposée à un Etat. Des circonstances qui le rendent nécessaires et un cadre qui les légitime peuvent, exceptionnellement, le permettre. Mais une prise de recul sur les pratiques étasuniennes amène à beaucoup de méfiance. Les sanctions contre Cuba étaient totalement injustifiées, et inhumaines par le dur poids qu’elles ont fait peser sur la population pendant des décennies. Idem sur la Russie de Poutine, dont on se demande bien pourquoi elle mériterait plus de sanctions que l’Arabie-Saoudite, en guerre au Yemen, et qui y utilise des bombres à fragmentation ou au phosphore interdites, en toute impunité.

Bref, le caractère profondément arbitraire des sanctions étasuniennes devrait inciter à la prudence. Voilà que PSA pourrait ne plus avoir le droit de vendre des voitures en Iran, après en avoir écoulé plus de 400 000 l’an dernier ! Pourtant, le constructeur français ne vend plus une voiture outre-Atlantique depuis longtemps, et ne compte plus GM parmi ses actionnaires. Pourquoi donc une entreprise française, qui n’est pas présente aux Etats-Unis devrait donc cesser ses ventes en Iran  si Washington le souhaite ? Voici un nouvel exemple du caractère extraterritorial du droit étasunien, imposé au reste du monde, sans que personne, ou presque, ne remette en cause cette pratique détestable.

Même Renault, dont le partenaire Nissan est très présent aux Etats-Unis, ne devrait pas se soucier de la décision de Trump. Après tout, si Washington veut quitter l’accord, pourquoi cela devrait-il affecter les décisions d’entreprises d’autres nationalités ? Si la France est toujours dans l’accord, alors absolument rien ne devrait changer pour PSA et Renault. Et si les Etats-Unis en venaient à sanctionner des entreprises non étasuniennes du fait de leur présence en Iran, la France devrait en rétorsion sanctionner des entreprises étasuniennes pour bien signifier à l’Oncle Sam que ce n’est pas lui qui peut dicter à l’ensemble du monde ce qu’il convient de faire ou de ne pas faire en Iran et ailleurs.



Le deux poids deux mesures entre les deux principales puissances du Moyen-Orient en dit long sur l’arbitraire des positions étasuniennes et fait douter de la légitimité de la décision de quitter l’accord sur le nucléaire de Donald Trump, mélange de posture et d’arbitraire. Et cela nous rappelle la manière détestable qu’ont les Etats-Unis de vouloir imposer leurs décisions au reste du monde.

23 commentaires:

  1. Il suffit de faire les transactions en Euro avec l'Iran, c'est tout l'intérêt de l'Euro que de pouvoir faire contrepoids au dollar. Mais ça, un souverainotroll comme Herblay est incapable de le comprendre.

    Même les chinois et les russes ont compris l'intérêt d'avoir une monnaie commune de réserve pour contrer le dollar.

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  2. "un souverainotroll comme Herblay"

    Pourquoi, il vient polluer ton blog ? Hé hé hé…

    Et même les Chinois et les Russes ont compris depuis longtemps que l'euro était un piège à con. Curieux qu'un extra-lucide de ton acabit ne l'ait pas noté.

    Quand le bouquin d'Ashoka Mody sur l'euro, Euro Tragedy, sortira cet été, on s'apercevra que certains économistes indiens n'en sont pas fous non plus.

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    1. C'est sûr que la France seule sans l'UE face aux US, ça va le faire, pauvre guignol...

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    2. Parce que l'UE fait peur à tout le monde, n'est-ce pas Dutroll ? Et puis l'UE a tellement l'habitude de s'opposer aux Américains et de leur mettre des bâtons dans les roues… Quand l'UE menace, les Américains s'écrasent, c'est bien connu. On les terrifie. Suffit de voir comme on s'oppose à eux commercialement et politiquement. Comme on prend systématiquement et avec une réussite éclatante le contrepied de leur politique internationale, fiers et libres européens que nous sommes ! Les autres nations font dans le suivisme servile face aux Amerlocks, mais pas la fière UE qui tient bon ! C'est pour ça que Monnet et Schuman voulaient faire l'Europe : s'opposer aux Américains (qu'ils détestaient de toutes les fibres de leur être, c'est bien connu) encore et toujours, avec une énergie farouche.

      C'est bien ce que fait l'Europe depuis le début de la construction européenne, n'est-ce pas ? Contredire les Américains, résister à leurs pressions et faire contrepoids à leur puissance. Comme par exemple durant… Euh, ou bien lors de… Enfin, je veux dire qu'il y a tout de même cet épisode où les Européens, tous unis, euh… Ce moment important qui… Tu vois de quoi je parle, quoi ?

      Bon, j'avoue que je n'arrive pas à me souvenir d'exemples où l'Europe se serait franchement et avec succès durablement opposée aux Américains, où sa politique internationale n'aurait pas été, par-delà des divergences cosmétiques et jamais durables, in fine dominée par un atlantisme de fond, où la position européenne sur un sujet d'importance aurait contraint les États-Unis à réviser signicativement la leur. Mais je compte sur toi pour nous éclairer.

      Vas-y Dutroll, j'attends. Comme tu es manifestement aussi doué en histoire et géopolitique que tu es pertinent en économie, je ne risque pas de m'ennuyer. Mais tu as eu tout de même raison de changer de sujet : avec l'euro-qui-va-nous-sauver-de-l'hégémonie-du-dollar-et-que-c'est-trop-cool, tu as dû sentir que c'était mal parti…

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    3. " C'est pour ça que Monnet et Schuman voulaient faire l'Europe : s'opposer aux Américains (qu'ils détestaient de toutes les fibres de leur être, c'est bien connu) encore et toujours, avec une énergie farouche. "

      Le con complotiste, grand classique des souverainistes type UPR, de grand connards !

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    4. "Con", "connard", dans la même courte phrase… Un peu répétitif peut-être, non ? Tu as fait preuve de plus d'imagination dans le passé, tout de même. Un coup de fatigue ? Ou la manière dont certains t'ont mouché ici te dissuade d'être prolixe ?

      Moi aussi je m'amuse parfois des petites manies des gens de l'UPR. Mais pas besoin d'être complotiste pour constater, comme le font même ses hagiographes, les liens très étroits de Monnet avec les Américains, comme le caractère délibérément atlantiste de l'Europe dont il a poussé la naissance avec Schuman et d'autres qui partageaient les mêmes vues. Et "atlantiste" ne veut pas dire dans mon esprit "vendue à vil prix aux États-Unis", mais simplement "bien décidée à ne jamais s'opposer aux Américains au point de fragiliser le lien privilégié créé au lendemain de la guerre". Or, résister, éventuellement jusqu'à ce point, c'est justement ce qu'une puissance indépendante devrait être capable de faire, ne serait-ce que ponctuellement. Bien sûr, l'Europe manifeste parfois des velléités de contredire les Américains. Mais jamais au point où la conduirait une véritable politique d'indépendance.

      La question posée par Alain Kéhervé est légitime : comment diable un "européen" qui n'aurait songé qu'à défendre les intérêts de l'Europe aurait-il bien pu être aussi puissamment soutenu par les États-Unis (www.gaullistelibre.com/2018/05/ce-qui-ne-va-pas-avec-les-sanctions.html) ? À moins de supposer, comme le faisait d'ailleurs Monnet, que les intérêts de l'Europe sont absolument indissociables de ceux des États-Unis… De Gaulle et les gaullistes ne lui ont jamais reproché, ainsi qu'aux autres européistes atlantistes, de ne pas être préoccupés des intérêts de l'Europe, mais de ne pas être à même de concevoir que ces mêmes intérêts puissent éventuellement diverger de ceux des États-Unis.

      Enfin, la propre vie de Monnet, son culte du secret, le silence public qu'il a religieusement observé tout en agissant constamment dans l'ombre, satisfait d'être essentiellement un homme d'influence, ce dont ses Mémoires ne font aucunement mystère, ont plus contribué à alimenter les thèses complotistes que la malveillance de ses ennemis.

      Avoue donc que ça t'agace. Tu aimerais bien que derrière tes contradicteurs, il n'y ait ni réflexion, ni culture, ni savoir-faire. Juste des médiocres, mieux encore des abrutis que tu pourrais mépriser. Ce serait tellement rassurant pour toi ! Mais que penser d'un homme qui a besoin de traiter quasiment à chaque post ceux qui démolissent ses arguments de "ducon Lajoie", "connard de mes deux illettré", petite ordure nullarde", "saloperie puante", "plouc bouseux", ou "résidu de fausse couche" issu d'une "famille de connards", en vue de se persuader de sa propre valeur ? Et si on ne te répond pas, afin de ne pas alimenter ton trollage, tu en conclus bien sûr que tu l'as emporté dans le débat… Tu es le type qui a cru très fort de signaler à celui qu'il voulait écraser de son mépris qu'ils finirait "dévoré par les vers de terre"… qui sont malheureusement pour toi végétariens ! Tu étales des fantasmes haineux d'une morbidité délirante, mais tu trouves le moyen de l'exprimer sous la forme la plus involontairement comique, la plus grotesque qu'on puisse concevoir… On ne se remet pas de ce genre de ridicule.

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    5. @ Anonyme 10h34

      En franc, mark, yen…, cela marche aussi. Et on voit que 20 ans après l’arrivée de l’euro, la monnaie unique ne permet même pas cela… Bref, les inconvénients, sans le moindre avantage.

      J’aimerais bien avoir une preuve concrète de ce que l’UE nous a permis de faire par rapport aux USA. Attention, Airbus est une mauvaise réponse puisque cela se passe en dehors de l’UE… Et en faisant de l’OTAN la référence de notre défense, l’UE nous lie aux Etats-Unis au contraire.

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    6. "En franc, mark, yen…, cela marche aussi."

      Vous vous moquez du monde ! Entre une monnaie qui représente plusieurs centaines de millions de personnes et une autre qui représente représente quelques millions de personnes, y a pas photo.

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    7. Le franc suisse est une monnaie-refuge. Pas la roupie indienne. Pourtant, si l'on compare les populations, y a pas photo comme vous dites. Les questions monétaires vous échappent, c'est clair.

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  3. "Ce qui ne va pas avec les sanctions américaines contre l'Iran".
    Ben si, pour eux ça va très bien merci. Ils jouent leur partition, leurs intérêts, sans complexe, à la Donald quoi.

    Cette décision de remettre en cause unilatéralement l'accord avec l'Iran met encore plus les pays de l'UE dans la mouise, d'un point de vue stratégique et d'un point de vue économique. Notamment la France et son Mac de service, qui n'en est qu'au début du processus de soumission et de ridiculisation.

    "Cela est d’autant plus choquant que les positions étasuniennes sont bouffies de conflits d’intérêt ou d’arbitraire."
    Comme les décisions de tout pays.
    Pour les USA, c'est d'autant plus visible qu'ils sont encore les plus puissants (financièrement et militairement du moins).
    Chaque pays est censé jouer pour ses intérêts, et utilise toujours l'arbitraire, la mauvaise foi, les rapports de force.
    C'est vrai que les pays de l'UE et notamment la France ont oublié cela depuis bien longtemps, à force de se soumettre, de s'aplatir et de faire des simagrées lamentables à la Macron.
    On est tombé bien bas et ça n'est pas fini.
    Après Sarko et Hollande, le Mac repousse les limites du ridicule et de la servilité.

    ***Jacko***

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  4. Rien ne va dans ces sanctions à l'égard de l'Iran ! Ou plutôt en se retirant de l'accord sur le nucléaire iranien les US de Donald Trump s'en prennent à l'un des alliés de Bachar el Assad pour l'affaiblir, lui faire renoncer à son aide au régime syrien et tenter de faire oublier l'échec étatsunien dans son projet de changer le régime en Syrie.
    Toutes les entreprises françaises travaillant en Iran n'auront pas le choix que de s'en retirer. A moins que pour résister à la pression US la France de concert avec notamment la Chine, la Russie et bien d'autres ne décident de dédollariser leurs échanges commerciaux internationaux. Soit par l'emploi du Yuan ou de toute autre monnaie dans tout échange bilatéral. Faire en sorte qu'aucune entreprise ne travaille aux US ou en zone dollar. Mission impossible ! Vaste programme comme disait le Général. Impossible à réaliser tant que nous aurons des nains ou des caniches soumis aux puissants pour nous diriger.

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    1. "US de Donald Trump s'en prennent à l'un des alliés de Bachar el Assad pour l'affaiblir"

      Qu'Assad aille crever en enfer serait une excellente chose.

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    2. "Qu'Assad aille crever en enfer serait une excellente chose".

      Oui, c'est clair. À part que si le résultat des efforts dans ce sens est de pousser les Iraniens à se doter de l'arme nucléaire pour être intouchables face aux pressions américaines, on aura gagné quoi en définitive ? Faire n'importe quoi soi-disant en vue de défendre le "monde libre" ou de chasser d'affreux dictateurs, c'est la spécialité des Américains. Réussite intégrale au Vietnam, comme chacun le sait. Des millions de victimes (tué, blessés, déplacés), des destructions colossales, un discrédit durable jeté sur les États-Unis et leur politique de force, pour que l'intégralité du pays devienne finalement communiste après le départ sans gloire des "vaillants défenseurs du monde libre". Rebelote en Irak, par pure sottise, pour effacer le syndrome vietnamien et faire la nique à l'Iran par une démonstration de force brute. Des centaines de milliers de morts, un pays détruit et traumatisé, en guerre civile chronique entre factions rivales, foyer privilégié pour le développement du cancer jihadiste dans la région. Mais non, se disent tous les BHL d'Europe et d'ailleurs, c'était trop cool l'Irak, recommençons en Libye ! On va chasser le méchant dictateur et tout ira bien. Une fois cela fait, pourquoi ne pas éliminer la brute syrienne ? Nos interventions précédentes ont si bien réussi…

      Il suffit de voir qui, Aux États-Unis, est le plus obsédé d'affronter l'Iran, pour comprendre ce que vaut cette politique : une bande de galonnés psychorigides en quête de cibles pas trop difficiles, de tortionnaires nostalgiques de l'aventure irakienne et de cinglés néo-conservateurs obsédés par l'humiliation vietnamienne ou la gifles reçue lors de la révolution iranienne, des gens auprès desquels Benjamin Netanyahou passerait pour un agitateur gauchiste. En Grande-Bretagne, Tony Blair pousse depuis des années à intervenir en Syrie. Belle référence : honnêteté, moralité, sincérité, lucidité…

      La vision du monde dont cette politique est porteuse n'a pas abouti qu'à un fiasco géopolitique et à la diffusion du cancer jihadiste, mais aussi aux scandales d'Abou Ghraib ou de Guantanamo. Grande victoire effectivement pour les Droits de l'Homme et le progrès de la civilisation !

      Mais cette fois, ce sera différent, nous promet-on. Les efforts pour faire sauter le dictateur syrien n'aboutiront pas à un chaos et au discrédit du camp occidental. Ils ne pousseront pas les Iraniens à durcir encore plus leur position. Non, rassurons-nous, ils permettront de créer l'ordre et la paix dans la région, dans le cadre de paisibles démocraties prospères, où tout ne sera que luxe, calme et volupté. Trump sera l'homme de la situation.

      J'y crois très fort.

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    3. "chasser d'affreux dictateurs, c'est la spécialité des Américains"

      Ouais, en 14-18 et 39-45, les français étaient bien contents que les US rappliquent...

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    4. Les Américains ne se sont jamais battus pour nos beaux yeux, mais pour leur propre intérêt. Intervention américaine en 1914 ? Non, en 1917. Leur entrée en guerre en 1941 n'était pas davantage motivée par le souci prioritaire de nous aider. Les considérer comme des alliés est une chose. Croire que nos intérêts coïncideront toujours en est une autre.

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  5. La France est championne du monde !

    Championne du monde … de quoi ?

    En France, les entreprises du CAC 40 reversent 67,4 % de leurs bénéfices aux actionnaires !

    67,4 % pour les actionnaires !

    Record du monde !

    https://www.minutenews.fr/?p=342216

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  6. Ce qui ne va pas avec le vote herblayiste de 2017 :

    http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2018/05/09/31003-20180509ARTFIG00172-que-veut-vraiment-faire-le-gouvernement-avec-la-sncf.php

    Occupez vous donc de corriger vos propres erreurs, au lieu de prétendre pointer celles des autres, tel le polisson.

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  7. @ BA

    Information intéressante

    @ Anonyme

    Quelle erreur ?

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    1. "les entreprises du CAC 40 reversent 67,4 % de leurs bénéfices aux actionnaires"

      C'est aussi la faute de l'UE ? Et ça va changer en sortant de l'Euro ?

      Le patronat français du CAC40 est une mafia nauséabonde bien dans la tradition française.

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  8. Si I’accord avec l’Iran avait réellement conduit ce dernier à se tourner à se tourner vers la paix, afin de privilégier son développement économique, cet accord aurait été un bon accord mais ce n’est malheureusement pas le cas.
    En effet le Mossad est parvenu à dérober aux Iraniens 100000 pages de documents qui montrent clairement que l’Iran se consacre à la mise en place d’ogives nucléaires (voir https://fr.timesofisrael.com/loperation-siderante-du-mossad-eclipse-le-contenu-du-renseignement-derobe/).
    De plus l’accord Iran se concentre sur le nucléaire mais n’interdit pas le développement de missiles. Comme le rapporte le Parisien (voir http://www.leparisien.fr/international/nucleaire-iranien-ces-missiles-qui-fachent-09-05-2018-7706256.php), l’Iran a continué des missiles Balistiques avec des portées pouvant aller jusqu’à 2000 km.
    De plus, comme l’indique le journal Libération, le déblocage financier de l’Iran par Obama permis par l’accord sur le nucléaire Iranien a permis à l’Iran d’augmenter le financement de l’organisation terroriste le Hezbollah.
    J’ajoute que l’Arabie Saoudite, sans avoir attaqué ni le Yemen ni l’Iran a reçu des missiles provenant de groupe Houthis, alliés de l’Iran.
    Il faut se souvenir d’Hilter et des accords de Munich de 1938, qui ont permis ce dernier de se renforcer et faire des dégâts considérables. N’oublions pas les leçons de l’histoire.

    EB.

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    1. @EB.

      Vous ne lisez même pas correctement l'article du Times of Israel que vous citez. Il se réfère à la pseudo-révélation d'une documentation dont il signale qu'une partie avait déjà été présentée dès 2011 par l'IAEA, soit quatre ans avant l'accord de Vienne de 2015. Il s'agit donc simplement d'archives conservées par les Iraniens (dans un entrepôt délabré, selon l'aveu même du Premier ministre israélien) et non de documents nouveaux relatifs à la poursuite de recherches interdites par l'accord. Et vous ignorez tout autant les conclusions de cet article, qui pose la question de savoir si l'on peut légitimement considérer le fait d'avoir conservé une documentation scientifique antérieure à l'accord comme une violation de l'accord. Tout ce que prouvent ces documents, c'est que les Iraniens ont menti dans le passé, avant l'accord de Vienne, sur leur intention de disposer de l'arme nucléaire et la réalité de leurs recherches dans ce sens. Pas qu'ils ont transgressé l'accord conclu en 2015 en poursuivant secrètement leurs travaux.

      « J’ajoute que l’Arabie Saoudite, sans avoir attaqué ni le Yemen ni l’Iran a reçu des missiles provenant de groupe Houthis, alliés de l’Iran ».

      Soit vous vous moquez impudemment du monde, soit vous n'y connaissez rien, ou un mélange des deux. L'Arabie saoudite wahhabite, ce merveilleux allié de l'Occident qui nous a produit Ben Laden, est en guerre actuellement au Yémen, dans le cadre d'une intervention contre l'insurrection des rebelles Houthis, dont la revendication principale consiste à réclamer, dans le cadre du Yémen réunifié, le rétablissement de l'autonomie de l'imamat zaïdite. Effectivement, l'Iran soutient les Houthis, dans le cadre de sa lutte indirecte contre l'Arabie saoudite. Cela ne fait en rien des Saoudiens de malheureuses victimes d'attaques non provoquées.

      En gros, si j'en crois votre conclusion, ne pas faire le jeu d'Israel et de l'Arabie saoudite dans la région serait l'équivalent de céder face à Hitler en 1938. Sauf qu'Israel et l'Arabie saoudite ne sont pas des alliés dévoués à nos intérêts, mais des pays qui poursuivent leur propre agenda géostratégique. Ce sont par ailleurs deux superpuissances militaires régionales, dont l'une dispose déjà de l'arme nucléaire. Je serais curieux de savoir quelle est la petite Tchécoslovaquie que nous serions censés défendre dans la région pour l'empêcher de succomber aux manœuvres de son puissant voisin ?

      YPB

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    2. @YPB

      Là où je dois reconnaître que vous avez raison et je dois avouer que j’ai parcouru un peu vite le document sur le nucléaire Iranien, c’est le fait que l’Iran stocke ces documents ne prouve pas qu’elle est en train de fabriquer des armes nucléaires. Sur ce point vous avez eu raison de me corriger.

      Toutefois, tout comme vous, je peux être pressé, me tromper et mal interpréter un document et cela ne justifie en aucun cas l'adoption d'un ton agressif, voir insultant à mon égard.

      De plus, les documents dérobés prouvent, contrairement à ce qu’elle prétendait (et l’article parle bien de mensonges Iraniens), que l’Iran s’est bien consacré à la fabrication de têtes nucléaires dans le cadre du projet Amad. On peut légitimer suspecter l’Iran de stocker secrètement du matériel provenant du projet Amad et s'en servir au moment de son choix et développer des armes nucléaires (voir http://www.lepoint.fr/monde/netanyahu-israel-a-des-preuves-concluantes-d-un-programme-nucleaire-iranien-secret-30-04-2018-2214858_24.php).

      J'ajoute que l’accord sur le nucléaire Iranien concerne le nucléaire Iranien et n’empêche l’Iran de développer des missiles à longue portée et cette dernière ne se prive pas de le faire. Peut-être le fait-elle juste pour le plaisir intellectuel de fabriquer des missiles !
      Plus sérieusement c’est en partie pourquoi cet accord sur le nucléaire Iranien n’est pas satisfaisant et le trouve que Donald Trump a eu raison de le dénoncer.

      Je n’ignore pas que l’Arabie Saoudite a produit des Ben Laden et a financé le développement de l’Islam radical à travers le monde. Toutefois l’Arabie Saoudite n’est plus en position de force, comme en 1973 où elle pouvait faire chanter les pays occidentaux et elle a à sa tête M. Ben Salmane, qui est en train de faire le ménage dans le pays. Il autorise notamment les femmes à conduire et dit qu’Israël a le droit à un territoire. Il va construire la première synagogue et pourrait bien construire demain des églises dans le pays.
      Le danger n°1 ce n’est plus l’Arabie Saoudite et les pays Sunnite qui sont pour la plupart sont à terre mais l’Iran, qui a étendu son influence en Syrie et au Liban.

      EB.

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    3. EB, votre intervention ne comptait pas une erreur, mais deux. Vous tentez de présenter votre interprétation fautive de l'article du Times of Israel comme relevant de l'accident, mais vous faites silence sur la deuxième fausse information que vous relayez au sujet du conflit yéménite (l'innocente Arabie saoudite attaquée sans provocation par les méchants Houthis). Je ne crois pas effectivement à votre bonne foi.

      Vos deux interventions se calquent sur la position de la droite israélienne quant aux relations avec l'Iran. C'est votre droit. Mais c'est aussi le mien de ne pas prendre des vessies pour des lanternes, de ne pas confondre l'intérêt de mon pays avec celui d'Israel, de tenir compte aussi de l'opinion d'intellectuels israéliens qui n'approuvent pas la fuite en avant sécuritaire de leur pays, comme de ne pas être convaincu du tout du rôle que vous semblez attribuer au nouveau maître de l'Arabie.

      L'Iran a étendu son influence en Syrie et au Liban ? Certes, mais cela n'aurait pas été possible sans les multiples interventions israéliennes qui ont conduit le Liban et la Syrie là où ils en sont. Et c'est Israel, non l'Iran, qui a introduit l'arme nucléaire dans la région, il y a plus de quarante ans de cela.

      YPB

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