Vincent
Peillon a le don pour lancer des débats médiatiques depuis son accession à la
rue de Grenelle. Fin de la semaine de quatre jours, morale à l’école et même dépénalisation
du cannabis. Le problème est qu’il semble plus doué pour faire du bruit que
pour produire du fond.
Docteur
Vincent et Mister Peillon
Mais qui est
Vincent Peillon ? J’avoue avoir du mal à suivre le parcours de cet
intellectuel du PS. Du fait de son opposition au Traité Constitutionnel
Européen et d’un discours parfois républicain, j’ai longtemps pensé qu’il
faisait partie des rares personnes à sauver au PS. Mais fin 2009, il
avait violemment critiqué Ségolène Royal puis en janvier 2010, il
s’était décommandé de manière intempestive d’un débat sur France 2 avant de
lancer des affirmations très contestables sur l’école.
Malgré tout,
dans le casting de l’équipe gouvernementale, il pouvait apparaître comme le
tenant d’une ligne plus républicaine, si nécessaire à l’éducation nationale.
Ses premières déclarations, suggérant une augmentation du nombre de jours
d’école, la fin de la semaine de quatre jours et la mise en place d’une morale
laïque, tranchaient avec le discours pédagogiste. Malheureusement, les
annonces faites la semaine dernière par François Hollande ont beaucoup déçu.
La
semaine dernière, sur RTL, s’il a défendu, avec
quelques simplifications, la hausse des moyens dans le primaire, le
reste était décevant. Il souhaite remettre en cause le tabou du
baccalauréat, pourtant
seule garantie de diplôme équivalent pour tous. Difficile de ne pas voir
les résidus de la pensée pédagogiste au gouvernement, également hostile aux
notes et aux redoublements. D’ailleurs, les critiques ont fusées, dans
le Nouvel Obs, le
Point et sur
RTL avec Jean-Paul Brighelli.
Une bien
mauvaise polémique