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samedi 11 mars 2017

Planche à billets (billet invité)

Billet invité d’André-Jacques Holbecq, auteur de « La dette publique, une affaire rentable »



A Nicolas Dupont-Aignan qui, lors d’une émission le 8 mars sur la 5 (« C’à vous ») disait grosso modo « la BCE prête à zéro pour cent aux banques, je demanderai donc à la BCE de prêter à l’État français au même taux», le journaliste Patrick Cohen a rétorqué instantanément «  planche à billets » avec une moue qui en disait long sur son jugement concernant cette proposition.

dimanche 6 mars 2016

Néolibéralisme versus État-providence (billet invité)

Billet invité d’André-Jacques Holbecq, auteur de plusieurs livres sur la monnaie et de la dette



Livre d'Édouard Cottin-Euziol, éditions Yves Michel

Étiez-vous à Limages lors de la première controverse ? Non, évidemment, c’était il y a 5 siècles.
Mais y étiez-vous dernièrement lors de la seconde controverse, celle qui vit s’affronter, dans un débat d’une semaine, deux grands économistes, l’un libéral, l’autre keynésien ?

Après les discours inauguraux du lundi, le mardi fut consacré à la détermination des salaires et à l’origine du chômage, le mercredi aux crises de surproduction et aux politiques budgétaires et fiscales, le jeudi à l’inflation et au commerce international, alors que le vendredi les conférenciers proposèrent chacun leur réponse à la question « quelles politiques économiques pour sortir de la crise ? »

samedi 2 janvier 2016

Les Suisses voteront pour retirer aux banques le pouvoir de créer la monnaie

C’est un long et passionnant papier de Romaric Godin dans la Tribune qui en rend compte : les partisans de la monnaie pleine ont remporté une victoire importante en réunissant plus de 100 000 signatures de soutien à leur initiative : une votation devrait avoir lieu sur la question en Suisse.



Un débat absolument fondamental

Curieusement, c’est un débat qui reste marginal dans la plupart des pays, malgré la grave crise financière de 2008. Heureusement, les choses semblent progresser. En Islande, un parlementaire a remis un rapport au gouvernement il y a quelques mois et maintenant, en Suisse, c’est une initiative qui a rassemblé assez de signatures pour déclencher une votation. C’est un sujet que j’avais détaillé fin 2011, dans une introduction au « 100% monnaie », puis un papier sur « la réforme du 100% monnaie ». Puis, André-Jacques Holbecq, auteur d’un livre de référence sur la dette publique, a écrit trois papiers sur le blog sur le sujet : un premier pour rapporter la tribune de Martin Wolf sur le sujet, un second sur l’avancée du débat en Suisse, puis un troisième de synthèse sur les enjeux de ce débat fondamental.

En effet, comme l’avait bien expliqué Pierre-Noël Giraud dans un livre primé, aujourd’hui, l’essentiel de la monnaie n’est pas créé par la banque centrale, mais bien par les banques privées, à des fins mercantiles, jouant un rôle majeur dans la multiplication des bulles et crises financières. Bien sûr, il y a des règles qui encadrent (un peu) cette création, mais ces règles, que les banques « aident » à concevoir, leur laissent une grande latitude d’action, qui a permis à certaines d’avoir un bilan 20 à 30 fois supérieur à leurs fonds propres en 2008. Et il ne faut pas croire que les récentes règles ont véritablement changer la donne tant les lobbys bancaires parviennent à jouer sur les modalités de ces règles. Ainsi, la reprise du contrôle de la création de la monnaie est un débat fondamental pour la démocratie.

Un débat qui reste encore difficile

jeudi 23 avril 2015

Les banquiers vous diront qu'ils ne créent pas d’argent ... pourquoi ? (billet invité)

Billet invité d’André Jacques Holbecq, auteur de « La dette publique, une affaire rentable » et du « Manifeste pour que l’argent serve au lieu d’asservir », avec Philippe Derudder


Plutôt que de répéter la démonstration qu’on trouve habituellement dans tous les livres d’économie, à savoir l’explication par étape en considérant d’abord que tout le système n’existe qu’au sein d’une seule banque, puis en introduisant deux banques avec des parts de marché différentes, puis pour finir en introduisant une banque centrale dans la démonstration, (banque centrale qui seule peut satisfaire à la demande de monnaie centrale, la plus connue étant la monnaie dite « fiduciaire »), essayons de nous mettre à la place du « petit » banquier, simple directeur d’agence.

dimanche 19 avril 2015

Réserves fractionnaires et monnaie pleine : un rappel (billet invité)

Billet invité d’André Jacques Holbecq, auteur de « La dette publique, une affaire rentable » et du « Manifeste pour que l’argent serve au lieu d’asservir », avec Philippe Derudder


D’après l’enseignement universitaire [1] on note deux étapes. Vers 1655, à Londres et Amsterdam, les orfèvres qui avaient l’habitude d’attester les dépôts d’or des nobles et des riches marchands dans leurs coffres par des certificats de dépôts nominatifs, commencent à émettre ces certificats en valeurs rondes et « au porteur » en les rendant anonymes. Ces certificats purent donc servir de moyens de paiement en passant de main en main.

Mais très vite, vers 1670, les orfèvres s’aperçurent que les détenteurs de ces certificats, accordant une grande confiance aux orfèvres, ne demandent qu’assez rarement la transformation de leurs certificats en or. Les orfèvres commencent à émettre à des emprunteurs, contre intérêts, plus de certificats qu’ils ne détiennent d’or. Ces certificats tout à fait identiques, servent donc à payer les dettes, et deviennent de la « monnaie » crée sans contrepartie véritable. Les orfèvres deviennent des banquiers au sens moderne du terme, prêtant ce qu’ils ne disposent pas : ils « créent » littéralement la monnaie en « monétisant » des reconnaissances de dette ou des hypothèques. Leurs réserves (l’or dans leur coffre) sont fractionnaires par rapport au montant des certificats émis. C’est de là que vient le terme « réserves fractionnaires »

vendredi 2 janvier 2015

100% monnaie (SMART) vs Monnaie Pleine (billet invité)


Billet invité d’André-Jacques Holbecq, qui vient de sortir la nouvelle édition de son livre « La dette publique : une affaire rentable »



Depuis longtemps j’ai défendu, dans la ligne d’Irving Fisher [1], de Maurice Allais [2] et de Christian Gomez [3] la proposition « 100% monnaie » que, pour des motifs communicationnels, j’ai préféré appeler « SMART » ( Système Monétaire À Réserves Totales) [4]

De quoi s’agit-il ? Simplement de scinder les banques en 2 ou 3 entités
-       les banques de dépôts (que Gomez appelle «  Compagnies de Sureté Monétaire »), ne seraient autorisées qu’à gérer les dépôts monétaires « liquides »[5] de leurs clients, en garantissant ceux-ci par des réserves obligatoires en garanties éligibles (donc de la « monnaie centrale ») déposées à la Banque Centrale
-       les banques de prêts qui ne seraient plus que des intermédiaires entre les épargnants et les emprunteurs, ayant l’interdiction de prêter les épargnes à des termes plus longs [6]
-       Éventuellement, les banques d’investissement.

jeudi 25 décembre 2014

La grande arnaque de la dette publique : ce graphique qui dit tout (billet invité)


Billet invité de l’œil de Brutus.



Ce graphique (élaboré par André-Jacques Holbecq) s’en passerait presque de commentaires.

Si l’Etat empruntait auprès de sa Banque Centrale, notre endettement public serait simplement de l’ordre de 30% par rapport au PIB. Où est passée la différence ? Ce sont tout simplement de l’ordre de 1400 milliards d’euros d’intérêts versés aux banques (qui elles empruntent à taux quasi nul à la banque centrale européenne) et aux rentiers (pas les petits, bien sûr). Le système actuel de la dette publique est donc un terrible artifice anti-redistributif qui conduit le citoyen, essentiellement classes populaires et moyennes étant donné la structure actuelle de notre fiscalité[i], à subventionner le monde de la finance !

jeudi 26 juin 2014

Remettre la monnaie au service de l’intérêt général et non de la bourse


Récemment, plusieurs bourses mondiales (New York et Francfort) ont battu des records historiques, une nouvelle illustration de l’indécence d’une époque aussi inégale… Mais cela a également le mérite de montrer l’influence des politiques monétaires et de ceux à qui elles bénéficient.

 

Politique monétaire : la grande expérimentation

Depuis 2008, les politiques monétaires menées ont complètement divergé, entre une zone euro qui persiste dans un monétarisme suicidaire, à peine tempéré par les récentes annonces et les pratiques moins conventionnelles des autres pays. La Fed a fait passer son bilan de 900 à 4000 milliards de dollars, dont plus de la moitié est composé de bons du trésor. Ainsi, la banque centrale étasunienne a permis à l’Etat de fortement baisser le coût de sa dette. Mais en rachetant pour plus de 1500 milliards d’obligation, elle a également soutenu l’ensemble de l’économie, diminuant le coût des emprunts pour les entreprises et poussant également à la hausse le cours des actions en créant de la monnaie, qui finit par augmenter la demande d’actifs, et donc in fine leur prix.

Depuis l’arrivée au pouvoir de Shinzo Abe, le Japon est entré dans une expérimentation audacieuse puisque la banque centrale a acheté pour 50 000 milliards de yen (350 milliards d’euros) de dette publique en un an, l’équivalent de plus de 8% du PIB du Japon (qui dépasse 4 000 milliards d’euros). Du coup, elle détient aujourd’hui 20% de la dette publique du pays, pour un montant équivalent à 40% du PIB du Japon, environ 200 000 milliards de yen, 1450 milliards d’euros. L’idée est de sortir le pays de la déflation. Le Premier Ministre veut donc faire progresser les salaires sans se préoccuper de la fameuse compétitivité puisque le cours du yen a fortement baissé, renchérissant les importations. Les résultats sont positifs puisque la croissance et les prix remontent. Le pays du soleil levant semble avoir trouvé le moyen d’utiliser la monnaie pour le bien commun.

Reprendre le contrôle de la monnaie


mardi 13 mai 2014

L'avancée du 100% monnaie (billet invité)





Martin Wolf, éditorialiste du Financial Time, dans un article du 24 avril 2014 intitulé " Strip private banks of their power to create money " (que vous pouvez retrouver sur ce lien) pense que la prochaine crise verra la mise en place d'un système monétaire à réserves totales (100% money) : "This will not happen now. But remember the possibility. When the next crisis comes – and it surely will – we need to be ready" ("ceci ne va pas advenir aujourd'hui. Mais souvenez-vous de cette possibilité. Quand la prochaine crise arrivera - et ça aura lieu - nous avons besoins d'être prêts")

Il faut dire que depuis quelques années cette proposition imaginée par Irving Fisher en 1936 lequel tirait les conclusions de l’ensemble des débats entre l’École de la circulation et l’École de la banque (Currency school et Banking school) revient dans la réflexion des économistes et sans doute bientôt dans le public: nous ne pouvons que nous en réjouir.

En France Maurice Allais reprends la proposition de Fisher en l'améliorant (dans "la crise mondiale d’aujourd’hui") . Christian Gomez l'un de ses anciens élève devenu "grand banquier" écrit un article fondamental sur ce sujet ("Une "vieille" idée peut-elle sauver l’économie mondiale?" Un réexamen de la proposition d’une réforme radicale du système bancaire: L’imposition d’un coefficient de réserves de 100% ") . Gabriel Galand (de "Chômage et monnaie") présente lors du colloque monnaie des économistes atterrés en mars 2012 "Une monnaie à garantie totale, une vieille idée qui fait son chemin" . Votre serviteur pour sa part tente une vulgarisation de ces propositions en lui attribuant un nom plus accrocheur: le SMART (Système Monétaire A Réserve Pleines)

En 2012 toujours, deux économistes du FMI, Jaromir Benes and Michael Kumho, publient en anglais une étude extrêmement détaillée et approfondie " The Chicago Plan Revisited " que résume Gaël Giraud dans la "Revue Banque" sous le titre "Rendre le monopole de la création monétaire aux banques centrales ?", et dans lequel il explique  que cette étude "montre [...] que le 100% money remplirait très probablement ses promesses s'il était mis en œuvre : réduction de l'amplitude du cycle du crédit, disparition du risque de bank run, réduction des dettes publique et privée".

Réserver à la collectivité les gains de la création monétaire

jeudi 27 mars 2014

A quand un vrai débat sur la monnaie ?



Je vous signale la parution d’une vidéo très intéressante sur la monnaie par Gabriel Rabhi, à laquelle André-Jacques Holbecq a collaboré. Je partage l’essentiel de ce qui est dit (à quelques raccourcis près). Les deux hommes continuent de porter un débat essentiel mais malheureusement trop souvent oublié dans nos démocraties, et qui finira un jour par s’imposer.

Pour aller plus loin sur le sujet :
-        papiers sur la réforme du système financier : pourquoi ½, pourquoi 2/2, principes, proposition

lundi 6 janvier 2014

Italie, Lettonie : ces peuples qui rejettent l’euro


Les partisans de l’UE se sont réjouis de l’arrivée de la Lettonie comme 18ème membre de la zone euro. Mais tout ceci ressemble à une machine folle qui s’emballe quand on sait que 60% de la population y était opposée. Cela craque aussi en Italie, où une majorité souhaite désormais le retour de la lire.


Le scandale letton

Certes, en liant sa monnaie à l’euro, le gouvernement avait de facto déjà abandonné toute souveraineté monétaire, expérimentant avant la Grèce l’horreur des politiques d’ajustements structurelles où l’on fait baisser les salaires plutôt que la monnaie pour regagner en compétitivité. Mais cela avait été un tout petit peu moins violent qu’en Grèce dans la mesure où le pays avait connu une très forte croissance dans les années précédentes. Mais l’abandon du lats et le passage à l’euro au 1er janvier se sont faits d’une manière particulièrement choquante d’un point de vue démocratique.

En effet, comme cela était rapporté en juillet 2013, le gouvernement a refusé un référendum à son peuple sur le passage à la monnaie unique européenne ! Il est tout de même assez culotté de la part d’un Etat d’abandonner la monnaie nationale sans demander l’avis de sa population, qui n’était alors que 38% à le souhaiter. Le ministre des finances espérait que ce chiffre progresserait d’ici la fin de l’année. Mais les nouveaux sondages montrent l’exact inverse puisque seulement 20% des lettons se réjouissent de ce choix aujourd’hui et 60% ne s’en réjouissent. L’UE et la démocratie, cela fait 2.

En Italie, le divorce avec l’idée européenne progresse

mercredi 25 décembre 2013

53 livres pour mieux comprendre la crise


Depuis cinq ans, j’ai publié de nombreux résumés de livres d’économie. Pour faciliter la recherche de ces notes, voici des liens vers l’ensemble de ces papiers :




Les progressistes

Frédéric Lordon
-        « Jusqu’à quand » : partie 1 et partie 2
-        « La crise de trop » : partie 1 et partie 2
Jacques Sapir
-        « Le nouveau 21ème siècle » : partie 1 et partie 2
-        « La démondialisation » : partie 1 et partie 2
-        « Faut-il sortir de l’euro ? » : partie 1 et partie 2
-        « Comment sommes-nous dépossédés de la démocratie ? » : partie 1, partie 2 et partie 3
Jacques Généreux
-        « La dissociété » : partie 1, partie 2 et partie 3
-        « La grande régression » : partie 1 et partie 2
Jean-Claude Michéa
-        « L’empire du moindre mal » : ici
-        « Les mystères de la gauche » : partie 1 et partie 2
Emmanuel Todd :
-        « Après la démocratie » : partie 1 et partie 2
-        « Le mystère français » (avec Hervé Le Bras) : partie 1, partie 2 et partie 3
Paul Jorion :
-        « L’implosion » : ici
-        « La crise » : ici
-        « Le capitalisme à l’agonie » : partie 1, partie 2 et partie 3
Olivier Berruyer, « Les faits sont têtus » : partie 1, partie 2 et partie 3
F. Dedieu, B Masse-Stamberger & A de Tricornot, « Inévitable protectionnisme » : partie 1 et partie 2
Régis Debray, « L’éloge des frontières » : ici
C.Landais, T.Piketty et E.Saez, « Pour une révolution fiscale » : partie 1 et partie 2
Jean-Pierre Chevènement, « Sortir la France de l’impasse » : ici

Les libéraux humanistes

Maurice Allais, « La mondialisation, la destruction des emplois et de la croissance », partie 1, partie 2 et partie 3
Jean-Luc Gréau :
-        « La trahison des économistes » : ici
-        « L’avenir du capitalisme » : partie 1 et partie 2
-        « La grande récession » : partie 1, partie 2 et partie 3
Pierre-Noël Giraud, « Le commerce des promesses » : partie 1 et partie 2
Patrick Artus, « Globalisation, le pire est à venir » : ici
Gérard Lafay, « 12 clés pour sortir de la crise » : partie 1 et partie 2
A-J. Holbecq et P. Derudder
-        « La dette publique, une affaire rentable » : partie 1 et partie 2
-        « Manifeste pour que l’argent serve au lieu d’asservir » : ici
Jean-Claude Werrebrouck, « Banques centrales : indépendance ou soumission » : partie 1 et partie 2
Morad el Hattab et I. Silverschmidt, « La vérité sur la crise » : partie 1, partie 2, partie 3 et partie 4
Morad el Hattab et P.Jumel, « Kriz. D’une crise à l’autre » : ici
Christian Saint Etienne, « La fin de l’euro » : partie 1 et partie 2
Jean-Jacques Rosa, « L’euro, comment s’en débarrasser » : ici
Alain Cotta, « Sortir de l’euro ou mourir à petit feu » : ici
François Lenglet :
-        « Qui va payer la crise ? » : partie 1, partie 2 et partie 3
-        « La fin de la mondialisation » : partie 1 et partie 2
Nicolas Dupont-Aignan :
-        « L’arnaque du siècle » : ici
-        « Les voleurs de la République » : ici

Un autre regard

Christophe Deloire et Christophe Dubois, « Circus Politicus », partie 1 et partie 2
Philippe Coussedière, « L’éloge du populisme », partie 1 et partie 2
Eric Juillot, « La déconstruction européenne », partie 1 et partie 2
Eric Hazan, « LQR, la propagande au quotidien », ici

Depuis l’étranger

Paul Krugman :
-        « L’Amérique que nous voulons » : partie 1 et partie 2
-        « Pourquoi les crises reviennent toujours » : partie 1 et partie 2
-        « Pour en finir dès maintenant avec la crise » : partie 1, partie 2, partie 3 et partie 4
Joseph Stiglitz :
-        « La Grande désillusion » : partie 1, partie 2 et partie 3
-        « Le triomphe de la cupidité » : partie 1, partie 2 et partie 3
-        « Le rapport Stiglitz » : partie 1, partie 2, partie 3 et partie 4
-        « Le prix des inégalités » : partie 1, partie 2, partie 3 et partie 4
Robert Reich, « Supercapitalisme » : partie 1 et partie 2
James Kenneth Galbraith, « La crise économique de 1929 » : partie 1, et partie 2
Muhammad Yunus, prix Nobel de la paix, « Vers un nouveau capitalisme » : partie 1 et partie 2