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samedi 6 septembre 2025

Les angles morts du procès des boomers

Sans doute longtemps retenus par la réalité électorale, les macronistes ont évité d’incriminer directement les boomers… avant que François Bayrou fasse ses sorties la semaine dernière. Ce faisant, il reprend un discours largement présent dans l’oligarchie (The Economist). Mais ce discours n’est ni juste, ni exempt d’arrières pensées, et les premières victimes pourraient en être les jeunes générations.


 

Diviser pour mieux régner

 

lundi 21 avril 2025

Bayrou sur la production : bon constat et angles morts

La semaine dernière, le Premier ministre a affirmé que « nous ne produisons pas assez ». Un constat que l’on aimerait entendre davantage, tant il est au cœur du problème économique de notre pays, dont le déficit commercial n’a cessé d’augmenter depuis 20 ans, malgré les améliorations illusoires de 2023 et 2024. Mais François Bayrou ne tire pas les conséquences de l’échec des politiques de l’offre…

 


Réalisme sur les conséquences, myopie sur les causes

 

samedi 5 avril 2025

Ce qui ne va pas avec la condamnation de Marine Le Pen

Dans deux ans, Marine Le Pen pourrait bien être empêchée d’être candidate à la présidence de la République en 2027, alors même que les sondages indiquent de plus en plus clairement sa victoire. En attente de l’appel, non suspensif, faut-il y voir une manœuvre digne d’un régime autoritaire qui élimine judiciairement ses opposants, ou une décision de justice finalement justifiée ?


 

L’état de droit, à géométrie variable, et sens unique

 

dimanche 5 janvier 2025

Le crépuscule suffisant du bloc central

Les premiers jours du gouvernement Bayrou ne risquent pas d’arranger l’image du bloc central. Rien ne semble fonctionner dans ce temps deux gouvernemental post dissolution, de la constitution de l’équipe, à la gestion des premiers dossiers, en passant par l’intervention présidentielle, le tout sur fond d’une actualité bien morne. Pourquoi changer une équipe et une méthode qui perdent ?

 


L’erreur système de la macronie

 

samedi 14 décembre 2024

L’UMPS toujours plus explicite et affaibli

Tout ça pour ça : François Bayrou à Matignon… La configuration de l’Assemblée appelait depuis juillet à une telle solution, mais Emmanuel Macron a beaucoup tergiversé, et voulait rester en position de force. Il a fini par céder à son soutien de la première heure. Mais l’intérêt des six derniers mois a été de clarifier le paysage politique en accélérant le rapprochement du bloc central, tout en en accentuant l’affaiblissement, tant ses postures ont semblé mal venues, malhonnêtes et exagérées.

 


Champ de ruine politique et crépuscule de la gauche

 

dimanche 11 février 2024

Fiasco sur toute la ligne pour le remaniement

Ce début d’année devait permettre une relance du second quinquennat de Macron, après une victoire à la Pyrrhus sur la réforme des retraites. Fin 2023, les sondages étaient calamiteux, pour les européennes comme pour le président, à la popularité proche de ses plus bas. Mais la grande offensive déclenchée par le président, entre conférence de presse et remaniement, a complètement échoué.

 


Le soufflé communicant s’est dégonflé

 

mercredi 6 novembre 2013

Bayrou-Borloo : l’alternative en carton


Hier soir, François Bayrou et Jean-Louis Borloo ont scellé leur alliance sur le plateau du journal de TF1. L’UDI et le Modem ont signé un contrat de mariage mais pas de fusion, comme au temps de l’UDF, qui rassemblait divers partis. Une union totalement dans le débat public actuel.



L’UDF 2.0, petit filet d’eau tiède

Bien sûr, il y a une opportunité tactique, du fait du profond désamour des Français, tant pour la majorité actuelle que pour l’UMP, qui ne s’est pas remise de la tragi-comédie de l’élection de son président. Mais c’est une chose de surfer sur un mécontentement, cela en est une autre de rassembler des suffrages aux élections. Car quelle politique cette « Alternative » va bien pouvoir porter ? Quelle serait la différence en matière d’Europe, de mondialisation, d’immigration, de sécurité, d’éducation entre les centristes et les politiques menées sous Nicolas Sarkozy et François Hollande ? Ce n’est pas l’indigent filet d’eau tiède qui leur sert de charte qui va nous éclairer sur la question.

Les centristes ont voté tous les traités européens, accepté la camisole budgétaire, soutiennent le traité transatlantique, l’indépendance des banques centrales et la privatisation de la création de la monnaie, le libre-échange dérégulée, la course à la compétitivité. Pire, en 2012, alors que le candidat PS voulait équilibrer le budget en 2017, que le président sortant annonçait 2016, François Bayrou annonçait 2015. Aurait-il alors pratiqué une politique d’austérité sauvage pour y arriver, coupant plus encore les dépenses et augmentant plus encore les impôts qu’aujourd’hui ?

Quel espace politique ?

lundi 18 juin 2012

Le Parti Socialiste gagne la majorité



Hier, nous clôturions le cycle électoral de l’année 2012 avec le second tour des élections législatives. Un vote qui n’a pas suscité un grand enthousiasme des Français avec une abstention record. Logiquement, le Parti Socialiste l’emporte et parvient à obtenir la majorité absolue seul.

Les législatives confirment les présidentielles

De manière curieuse, à chaque élection législative qui suit une élection présidentielle, certains se demandent si les Français ne vont pas voter différemment pour l’Assemblée Nationale. C’était le grand fantasme de 1981, également évoqué en 1988 et en 2002. Comme toujours, les Français ont choisi de confirmer leur vote précédent en donnant une majorité nette au Parti Socialiste. Mieux, les 25 ministres engagés dans le combat électoral l’ont emporté.

Du coup, nous n’aurons pas de démission du gouvernement pour suivre la curieuse règle que Jean-Marc Ayrault a adoptée à la suite de 2007. En effet, il est tout de même surprenant de confier le sort d’un ministre à peine nommé (et qui n’a pas pu vraiment  agir) aux électeurs d’une seule circonscription. Ségolène Royal a été largement battue à La Rochelle  et elle a ajouté à la défaite l’inélégance en intervenant avant 20H et le ridicule d’un tri entre voix de gauche et de droite.

Cette clarté est finalement logique et souhaitable. Le PS a donc les pleins pouvoirs pour cinq ans, l’Assemblée Nationale, le Sénat, les collectivités locales. Il sera donc comptable de son résultat dans cinq ans. Même s’il est probable que la nouvelle majorité évoque le mauvais héritage de l’équipe précédente avec le rapport à venir de la Cour des Comptes ou la crise européenne, François Hollande a maintenant cinq ans pour démontrer qu’il a des solutions pour notre pays.

Le cimetierre des éléphants

jeudi 14 juin 2012

2012, ou la victoire, temporaire, du bipartisme


Dimanche, la France devrait élire une Assemblée où seulement deux partis devraient très largement dominer l’hémicycle, comme jamais auparavant. Si le mode de scrutin porte une part de responsabilité, le cycle politique dans lequel nous nous trouvons est également en cause.

Quand l’UMP et le PS écrasent tout

Au second tour, les différentes projections n’accordent que moins de 10% sièges aux partis autres que le Parti Socialiste et l’UMP. Et encore, la plupart de ces circonscriptions devraient être gagnées par des partis qui ont un accord formel avec le PS, qui leur a réservé des sièges et leur a donné le précieux label majorité présidentielle tout en refusant d’investire un candidat socialiste : c’est ce qui va permettre aux écologistes, au PRG et au MRC d’avoir des élus le 17 juin.

Hormis ces trois partis, le Front de Gauche est le seul mouvement qui aura un nombre significatif d’élus. Et encore, il devrait perdre quelques sièges. Le Modem risque d’être totalement annihilé, à commencer par son chef. Le Front National pourrait avoir un ou deux élus, mais ce n’est pas encore fait. Seul Debout la République semble avoir l’assurance de retrouver son président à l’Assemblée Nationale, étant donné que Nicolas Dupont-Aignan a réuni 43% des suffrages dimanche.

Un tel résultat peut paraître surprenant tant les Français ont été déçus des précédents gouvernements UMP et PS. Néanmoins, après 10 ans d’opposition, les socialistes se sont refaits une forme de virginité politique qui peut expliquer que l’espoir de changement repose sur leurs épaules. Et cela s’explique aussi parce que le Modem a complètement échoué à se différencier solidement et que les autres grandes alternatives restent confinées aux marges de la vie politique.

Quelle alternative pour demain ?

lundi 23 avril 2012

Ceinture rose ou ceinture bleue ?


C’est donc le choix que nous aurons à faire (ou pas, d’ailleurs) le 6 mai pour le second tour de l’élection présidentielle. Quel sera le président qui aura la charge de mettre en place la rigueur exigée par les traités européens pour essayer de faire fonctionner la zone euro ?

Une finale malheureusement attendue

Bien sûr, il est rageant de constater que notre pays aura encore le choix entre les deux partis qui dominent notre vie politique depuis 30 ans. Mais cela n’est pas totalement illogique pour deux raisons. Tout d’abord, même si beaucoup de Français souffrent, nous n’en sommes pas encore arrivés à la situation espagnole. Il faut vraiment que la crise soit extrêmement grave pour qu’un peuple décide de se détourner des grands partis traditionnels, comme en Grèce aujourd’hui.

En outre, les choix alternatifs n’étaient pas à la hauteur. Le Modem peine d’autant plus à expliquer sa différence qu’elle est ténue, si ce n’est une volonté assez terrifiante d’austérité budgétaire (que François Bayrou présentait pourtant comme peu douloureuse). Nicolas Sarkozy a aussi pillé une partie de ses idées avec les débauchages, tout le monde parle du besoin d’acheter français. Et le reste de sa ligne politique est beaucoup trop proche de celle du PS et de l’UMP.

Le Front de Gauche réalise un bon résultat, que des sondages surévalués font oublier, mais son programme est pour le moment trop radical pour rassembler. Enfin, si le FN réalise un bon score, il ne faut pas oublier que cela reste inférieur au cumul des scores Le Pen – Mégret de 2002, dans un contexte pourtant bien plus favorable. L’impression de réussite de Marine Le Pen tient davantage au facteur sondages. Le plafond de verre n’a absolument pas été franchi.

Finalement, parce que les trois principaux outsiders n’ont pas suffisamment fait envie aux Français, nos concitoyens ont propulsé au second tour les deux vieux chevaux fatigués que sont le PS et l’UMP. Et les cinq plus petits candidats ont été affaiblis par le vote utile, en faveur des cinq plus gros. Et le rejet de Sarkozy a favorisé la mobilisation de la gauche pour sortir le sortant quand la peur du parti socialiste a réussi à mobiliser la droite autour d’un président, malgré tout.

François Sarkozy ou Nicolas Hollande ?

dimanche 22 avril 2012

Un divorce, de la résignation, de la colère et un espoir

Les premières estimations des résultats de l’élection présidentielle viennent de tomber. L’échec de Nicolas Sarkozy le 6 mai est inscrit dans les résultats d’aujourd’hui, qui ont permis aux Français d’envoyer un grand nombre de messages, d’autant plus clairs que la participation est forte.

Un divorce et une victoire par défaut

Le fait marquant de ce premier tour, c’est le résultat de Nicolas Sarkozy. Jamais un président sortant n’avait été devancé dès le premier tour. Même Valéry Giscard d’Estaing pouvait garder un certain espoir au lendemain du premier tour de l’élection de 1981. Mais là, tout indique que le président sortant sera sorti dans quinze jours. Avec un style et un bilan calamiteux sur l’emploi, le pouvoir d’achat, la sécurité et l’éducation, finalement, tout ceci est parfaitement logique.

En outre, Nicolas Sarkozy y a ajouté une campagne hallucinante où il n’a pas hésité à promettre des choses qu’il avait déjà promises et qu’ils n’avaient pas tenues. Du coup, François Hollande n’a pas eu grand chose à faire pour tirer les marrons du feu. Et d’ailleurs, il n’a pas fait grand chose, préférant capitaliser sur le rejet de son adversaire. Et le candidat de l’UMP a été sauvé par le vide du candidat socialiste qui a permis une certaine mobilisation de la droite au premier tour.

1/3 des Français en colère

L’autre phénomène de cette campagne est la progression du Front de Gauche, donné autour de 5% en début de campagne, et qui a plus que doublé son score dans la campagne, même s’il ne devance pas le FN. Cet avènement d’un pôle fort à la gauche de la gauche est un résultat important. Mais ce score ne sera sans doute pas suffisant pour influencer François Hollande et il s’agira sans doute principalement d’une réserve de voix pour le second tour.

Malheureusement, le Front de Gauche n’a pas réussi à dégonfler la bulle Front National. Marine Le Pen réussit plutôt un bon score, autour de 20%, mais il faut noter que ce score est l’équivalent du score cumulé de son père et Bruno Mégret en 2002. Et pourtant, le contexte était éminemment plus favorable en 2012, avec la crise économique qui dure depuis près de quatre ans. Le plafond de verre est toujours aussi solide pour Marine Le Pen que pour son père.

Un espoir gaulliste se lève


vendredi 9 mars 2012

François Bayrou, le flou du centre


Hier soir, c’était le tour du président du Modem de faire Des Paroles et Des Actes. Celui qui joue sans doute son va tout en 2012 (un troisième échec mettrait sans doute fin à sa carrière nationale) a démontré une grande assurance, à défaut d’une grande précision.

Un homme qui croit en son destin

François Bayrou a une grande force : son assurance à toute épreuve. Quand un journaliste lui pose une question et qu’il met extrêmement longtemps pour y répondre (comme il l’a fait sur l’immigration par exemple), le président du Modem n’a que faire des relances qu’on lui fait pour répondre rapidement, il continue son raisonnement, imperturbablement, sans se laisser démonter. Il oppose un barrage de mots compact et solide à tout questionnement.

Le président du Modem a carrément affirmé qu’il serait au second tour, balayant d’un revers de mains la possibilité qu’il n’y soit pas. Il a refusé de confirmer le fait qu’il prendrait partie s’il ne parvenait pas à y accéder, avec une mauvaise foi toute mitterrandienne. Comme lors des précédents débats, personne n’a parlé du MES, du TSCG ou des 1000 milliards prêtés par la BCE aux banques, indiquant clairement que le candidat du centre est proche du PS et de l’UMP.

Quand c’est flou, il y a un loup

François Bayrou s’est fait une marque de fabrique de la lutte contre les déficits et la dette. Assez naturellement, François Lenglet a cherché à avoir plus de détails sur le programme très rigoureux du patron du Modem, qui prévoit d’équilibrer son budget dès 2015 et qui annonce 50 milliards de hausse d’impôts et 50 milliards d’économie. S’il est transparent sur les hausses d’impôt (avec le détail de réduction des niches fiscales), sur les dépenses, cela est beaucoup moins vrai.

En effet, il a promis 50 milliards d’économie, tout en ne pas baissant pas les salaires des fonctionnaires et en supprimant moins de postes que Sarkozy ! Comment cela pourrait-il être possible ? Il n’a également rien dit sur les retraites, qui représentent plus de 200 milliards et la réforme des urgences est un peu légère pour permettre de stabiliser en valeur les dépenses de santé. Enfin, il a réussi à promouvoir le « fabriqué en France » sans évoquer une seule fois le protectionnisme.

La rigueur européiste au carré

lundi 5 mars 2012

Des temps de parole peu équitables

Depuis le début de l’année, nous vivons sous le régime de l’équité des temps de parole, avant que l’égalité ne devienne la norme, à partir de la publication des candidats officiels par le Conseil Constitutionnel. Un examen des temps de parole révèle à nouveau que l’équité est très relative.

Un état des lieux préoccupant

Le CSA a publié sur son site les temps de parole au 24 février. A la télévision, Sarkozy est bien servi puisqu’il a eu 30% de temps de parole sur TF1 et France Télévisions, plus que Hollande et trois fois plus que Le Pen. Mélenchon a presque eu autant de temps de parole que son adversaire préférée. Joly est très bien traitée, avec plus de 6% du temps de parole. Canal Plus sous pondère les gros candidats au profit des petits. M6 présente des temps de parole très originaux.

A la radio, Nicolas Sarkozy dispose de 37 à 38% du temps de parole sur France Info, Europe 1 et RTL et un peu plus de 30% sur France Inter et RMC. François Hollande tourne entre 25 et 30% sur les cinq stations. Marine Le Pen est entre 9 et 10% sur le service public et à peine plus de 5% sur Europe 1, RMC et RTL (plus de six fois moins que le président sortant !). François Bayrou, Jean-Luc Mélenchon et Eva Joly tournent également entre 5 et 10% sur les cinq stations.

Une dizaine de candidats, qui bénéficient d’un vrai statut national (NDA, Villepin, Arthaud, Poutou, Lepage, Morin, Boutin, et dans une moindre mesure, Nihous, Chevènement et Cheminade) ont réussi à grappiller quelques minutes de temps de parole. Assez logiquement, les autres petits candidats sans grande légitimité démocratique nationale, n’ont qu’une couverture nulle ou totalement négligeable. Il serait totalement impossible de débattre à quarante candidats !

Un problème de règles et d’application


vendredi 27 janvier 2012

Hollande, Bayrou : des alternatives en carton

Hier, François Hollande a enchaîné présentation de son programme et émission sur France 2. S’il a coupé l’herbe sous le pied de ceux qui lui reprochaient sa mollesse et son manque de propositions, il en ressortait en revanche que l’alternance proposée était très limitée, comme pour François Bayrou.

Hollande, le Don Quichotte de la finance

Le candidat du Parti Socialiste a bien relancé sa campagne. Son discours a plu à gauche,la présentation de mesures concrètes a donné plus de substance à son discours, coupant l’herbe sous le pied de l’UMP qui dénonçait l’absence de programme et sa combativité face à Alain Juppé relativise sa mollesse. Néanmoins, comme l’a noté François Morvan, pour lui « ce qui doit être changé, ce n’est pas le rapport (…) aux marchés, mais le rapport (…) avec nos dirigeants ».

mardi 24 janvier 2012

NDA sera la surprise de 2012


Dimanche a eu lieu le meeting de lancement de campagne de Nicolas Dupont-Aignan dans un théâtre du gymnase plein à craquer. Un moment de partage avec les compagnons anciens et nouveaux qui augure bien pour cette campagne présidentielle.

Une campagne longue et ouverte

Bien sûr, les sondages continuent à nous donner entre 0,5 et 1,5%. Mais ce n’est pas grave. En effet, nous ne disposons pas encore de l’exposition médiatique suffisante pour émerger. On ne peut que constater qu’ UMP, PS, FN, Modem, Front de Gauche, Verts et Villepin bénéficient d’une couverture médiatique incomparablement supérieure, qui explique en grande partie le différentiel dans les intentions de vote telles qu’elles sont mesurées aujourd’hui.

mardi 17 janvier 2012

AAA ou le triple échec de Nicolas Sarkozy


Vendredi soir, Standard & Poor’s a annoncé la dégradation de la note de la France et d’autres pays européens. Par delà ce jugement à contretemps et le placement réussi de 8,59 milliards d’euros de bons du trésor, il signe un triple échec pour l’action du gouvernement et du président.

Un échec de communication

Comme le rapporte Le Parisien, le président avait pourtant fait de la conservation du précieux sésame des agences de notation un élément clé de son bilan, allant même jusqu’à dire « si on perd le AAA, on est mort ». Comme souvent, Nicolas Sarkozy a trop parlé, sans se soucier des conséquences à long terme. Bien sûr, le gouvernement et ses soutiens, comme Alain Minc, ont beau jeu de parler d’injustice en soulignant que l’objectif de déficit pour 2011 est plus qu’atteint.