Les
premières estimations des résultats de l’élection présidentielle viennent de
tomber. L’échec de Nicolas Sarkozy le 6 mai est inscrit dans les résultats
d’aujourd’hui, qui ont permis aux Français d’envoyer un grand nombre de
messages, d’autant plus clairs que la participation est forte.
Un
divorce et une victoire par défaut
Le fait
marquant de ce premier tour, c’est le résultat de Nicolas Sarkozy. Jamais
un président sortant n’avait été devancé dès le premier tour. Même Valéry
Giscard d’Estaing pouvait garder un certain espoir au lendemain du premier tour
de l’élection de 1981. Mais là, tout indique que le président sortant sera
sorti dans quinze jours. Avec un style et un bilan calamiteux sur l’emploi, le
pouvoir d’achat, la sécurité et l’éducation, finalement, tout ceci est
parfaitement logique.
1/3 des
Français en colère
L’autre
phénomène de cette campagne est la progression du Front de Gauche, donné autour
de 5% en début de campagne, et qui a plus que doublé son score dans la
campagne, même s’il ne devance pas le FN. Cet avènement d’un pôle fort à la
gauche de la gauche est un résultat important. Mais ce score ne sera sans doute
pas suffisant pour influencer François Hollande et il s’agira sans doute
principalement d’une réserve de voix pour le second tour.
Malheureusement,
le Front de Gauche n’a pas réussi à dégonfler la bulle Front National. Marine
Le Pen réussit plutôt un bon score, autour de 20%, mais il faut noter que ce
score est l’équivalent du score cumulé de son père et Bruno Mégret en 2002. Et
pourtant, le contexte était éminemment plus favorable en 2012, avec la crise
économique qui dure depuis près de quatre ans. Le plafond de verre est toujours
aussi solide pour Marine Le Pen que pour son père.
Un espoir
gaulliste se lève