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lundi 17 mars 2025

Bitcoin : l’un des nombreux pièges du trumpisme

Marine Le Pen, Nicolas Dupont-Aignan et François Asselineau ont tous les trois pris position en faveur du Bitcoin ou des crypto monnaies, au nom de la souveraineté et l’innovation, prenant la suite de Donald Trump, qui veut y consacrer une part des réserves de la Fed. Difficile de ne pas y voir une dérive de la sphère alternative qui imite un peu vite le locataire de la Maison Blanche.


 

L’ennemi de nos ennemis n’est pas forcément notre ami

 

dimanche 24 mars 2024

dimanche 31 mars 2019

Le Frexit, par amour de la France (réponse à Tythan et aux autres)

Le papier de lundi dernier a déclenché une série de réactions à laquelle je ne m’attendais pas. N’ayant pas eu le temps de répondre dans les commentaires, je préfère reprendre la plume dans un nouveau papier pour répondre aux différents points soulevés et mieux expliquer encore pourquoi j’ai pris position pour l’UPR en vue des élections européennes qui se dérouleront fin mai.


Un choix politique, devenu évident

lundi 25 mars 2019

Pour qui voter aux élections européennes ?

Dans deux mois, nous serons appelés aux urnes. Ce seront aussi les premières élections depuis les débuts du mouvement des Gilets Jaunes, dont le sens politique national ne manquera pas d’être particulièrement fort. Les résultats des grands partis seront scrutés, leur score servira de baromètre de leur santé actuelle. Que faire alors que les sondages indiquent un mano-a-mano LREM-RN ?


A élections européennes, réponse sur la question européenne

dimanche 24 juin 2018

Union des droites, impasse pour la France

C’est une idée avancée depuis quelques temps par NDA : pour barrer la route à Macron, il faudrait que les partis de droite se rassemblent, pour éviter à la France un choix entre le président actuel et Mélenchon. C’est une ligne parfois défendue par un commentateur du blog. Etant donné mon parcours politique, je souhaitais logiquement revenir sur cette proposition.


Tactique politicienne, naufrage des idées

mercredi 28 juin 2017

Rendez-vous en septembre !


Le 23 avril 2017, au premier tour de l’élection présidentielle, Nicolas Dupont-Aignan rassemblait sur son nom 1.695.000 suffrages, soit 4,7% des votants. Ce résultat, plus qu’honorable, amenait le fondateur et président de Debout la France à un niveau encore jamais atteint. C’était, enfin, la concrétisation et la consécration de la ligne obstinément et courageusement suivie par celui qui était encore notre candidat. Une ligne claire, indépendante, cohérente, et par-dessus tout une ligne droite.

vendredi 12 mai 2017

lundi 24 avril 2017

vendredi 21 avril 2017

En 2017, mon vote utile, c’est NDA

Comme en 2012, cette année aussi, j’ai décidé de voter pour Nicolas Dupont-Aignan. Il me semble aujourd’hui le meilleur président que la France pourrait se donner et tous ceux qui le pensent auraient intérêt à le dire haut et fort plutôt que de chercher à peser très aléatoirement sur la sélection du second tour.



Dépasser le vote prétendument utile

mercredi 29 mars 2017

De NDA, Lambert Wilson, du protectionnisme et du cinéma

Samedi dernier, Nicolas Dupont-Aignan était l’invité de l’émission de Laurent Ruquier. Face au candidat de Debout la France qui soulignait que les ouvriers méritaient aussi un protectionnisme, comme le milieu du cinéma, l’acteur a osé dire que le cinéma n’était pas protégé, mais qu’il bénéficiait de subventions ! Le pire est qu’il était sans doute sincère, ne voyant même pas ses contradictions.



Le protectionnisme pour soi, c’est bien, pour les autres, c’est sale…

samedi 28 juin 2014

Face aux mutations de l'UMP et à l'importance grandissante du FN, quel positionnement pour DLR ? (billet invité)

Billet invité de Cochin

Les délires néolibéraux du châtelain Fillon

L'interview accordée récemment par François Fillon au Telegraph ne fait que tristement confirmer les craintes que l'on pouvait avoir sur les évolutions de l'UMP, dont des membres de plus en plus nombreux revendiquent un néolibéralisme décomplexé. Lors du même entretien, l'ancien premier ministre affirme ainsi tout d'abord que les universités françaises sont des « foyers de marxisme » avant de regretter que « la France n'ait jamais eu de révolution thatcherienne ».


François Fillon raisonne ici, comme bon nombre de néolibéraux, avec plusieurs décennies de retard. Pour que les universités françaises soient un foyer de marxisme, il faudrait que les étudiants d'aujourd'hui lisent encore Marx ou ceux qu'il a inspirés, ce qui n'est clairement plus le cas (je me rappelle encore à ce sujet l'étonnement de mon professeur de khâgne à Louis-le-Grand quand il s'était aperçu il y a quelques années que seule une petite poignée d'élèves avaient lu de manière un tant soit peu poussée les oeuvres de Marx).

Bref, François Fillon se contente ici de reprendre de vieux poncifs qui ne renvoient plus à aucune réalité – et l'on pourrait d'ailleurs le regretter car le marxisme, au-delà de tous les problèmes qu'il pose, avait au moins le mérite d'offrir à certains un cadre de pensée cohérent et rigoureux qui leur permettait de mener une réflexion qui ne soit pas simplement superficielle sur l'état de notre société.

L'ancien premier ministre a en réalité très probablement vu dans la dénonciation des « foyers de marxisme » une façon de s'attirer sans trop d'efforts les sympathies de la frange la plus à droite de l'électorat de l'UMP. Échouant depuis deux ans à obtenir la direction de son parti en se livrant à une véritable réflexion sur les causes de la crise française, le voilà bien décidé à s'en emparer en conquérant la notoriété de l'infamie.

dimanche 22 juin 2014

Pour rejeter l'Europe néolibérale, les souverainistes de tous les partis devront s'unir (billet invité)


Billet invité de Cochin

Près d'un mois après les élections européennes, il est possible de dresser un premier bilan de leur incidence sur la vie politique française. Comme beaucoup l'ont noté, le vote des Français montre une défiance croissante de ceux-ci à l'égard à la fois des deux grands partis traditionnels, qui obtiennent à eux deux à peine un tiers des suffrages exprimés, et des deux formations les plus favorables à l'Union européenne (les Verts et les centristes), qui ne recueillent que 20 % des voix. D'aucuns ont donc pu voir dans ces élections une victoire des eurosceptiques de tous bords (Front de gauche, Debout la République et Front national), laissant espérer à terme une rupture avec les politiques mortifères menées depuis au moins trente ans par les élites politiques de notre pays.

L'impasse Front national

dimanche 15 juin 2014

Pourquoi je quitte le bureau national de DLR


Ce n’est pas sans une grande tristesse, mais malgré tout sans véritable hésitation, que j’ai décidé de prendre du recul vis-à-vis de mon engagement militant. Même si Debout la République reste ma famille politique de cœur, un certain nombre de choses font que j’ai décidé d’en quitter le Bureau National suite au Conseil National de ce samedi. Mes modèles politiques sont des personnes qui ont su dire « non » quand il le jugeait nécessaire, et c’est également mon cas aujourd’hui.



L’éternelle question du Front National

Pourtant, je persiste à penser que ce parti que j’ai rejoint en 2007, et dont j’ai porté les couleurs en 2009, 2010 et 2012, reste ma vraie famille politique. J’y ai rencontre énormément de personnes que j’apprécie beaucoup et que j’aime retrouver dans nos différentes réunions. Et je sais déjà que leur compagnie va me manquer, même si je garderai contact avec eux. La décision que j’ai prise ne l’a pas été à la légère. A dire vrai, la première fois que je me suis posé cette question remonte à mars 2012, et à la réponse que Nicolas Dupont-Aignan avait faite sur le site de Marianne à la polémique sur l’interview du Figaro qui lui faisait dire qu’il prendrait Marine Le Pen comme premier ministre. Le fait d’y mettre la candidate du FN sur le même plan que Chevènement ou Montebourg représentait une position que je ne pouvais pas défendre et qui heurtait suffisamment mes convictions pour que je me pose la question de quitter la campagne pour marquer mon désaccord avec des propos qui rejaillissaient sur nous tous. Quelle surprise aussi de ne pas répondre à Marine Le Pen, qui avait pourtant dit sur Canal Plus qu’il était son 8ème porte-parole !

Finalement, pour ne pas prendre le risque de porter tort à l’engagement de tant de personnes que j’appréciais, dont le candidat, je m’étais fait une raison, en me contentant de publier un papier dénonçant « La triple impasse Le Pen » quelques jours plus tard, sans jamais exprimer publiquement de réserves sur cette malheureuse tribune. En revanche, l’épisode du « dialogue » avec le FN m’avait déjà poussé, en septembre 2012, à quitter le poste de porte-parole du mouvement en publiant un papier pour l’annoncer. Néanmoins, cette démission était accompagnée d’un appel à ceux qui étaient choqués par ces propos à rester dans le mouvement, je réitérais mes éloges à la personne de Nicolas Dupont-Aignan, je refusais une interview de l’AFP pour ne pas entretenir davantage le bruit médiatique et acceptais quelque semaine plus tard, lors d’un Conseil National, d’être interrogé à deux par l’AFP avec NDA pour démontrer l’unité du mouvement et couper court à certains bruits. En outre, cette première rupture avait lieu, à dessein, à un moment sans conséquence pour le mouvement, loin de toute élection.

Mais les doutes ont persisté pour des raisons que je vais expliquer de manière transparente. Ils ont grandi depuis la rentrée 2013. La préparation des élections européennes, où le parti jouait sa vie, et que le bon score de 3,8% lui a permis de plus que garder, m’a décidé de ne pas faire état de mes doutes, étant donné le travail colossal de tous mes compagnons politiques. Dénoncer publiquement tel propos sur le FN ou le soutien à Robert Ménard aurait pu faire du mal au mouvement. Faire parti des dirigeants d’un parti, c’est faire parti du même bateau, qu’il faut protéger. J’ai donc préféré rester solidaire, à défaut d’être enthousiaste, refusant par exemple une interview de Canal Plus sur la question du FN pour la venue de NDA. Maintenant que la phase des européennes est passée, et que le parti a des perspectives solides jusqu’en 2017, cette démission ne sera qu’une anecdote, destinée à faire réfléchir, mais sans mauvaise conséquence possible pour ce qui reste ma famille politique, même si je préfère m’en éloigner aujourd’hui.

Les raisons du divorce

mardi 29 avril 2014

Ne faut-il pas protéger Alstom de GE, mais aussi de Siemens ?


Alors que la menace d’un rachat d’Alstom par GE se précise puisque le patron de l’entreprise a rencontré le président hier, le gouvernement semble vouloir faire de Siemens le chevalier blanc. Mais, il n’y a pas qu’un choix entre ces deux maux pour cette belle entreprise, contrairement à ce que beaucoup indiquent.


De la peste et du choléra

La perspective du rachat de 70% d’Alstom par General Electric, le colosse étasunien (au CA de plus de 100 milliards) n’est guère réjouissante. Cela reviendrait à entériner la vente par appartement d’un des fleurons de notre industrie. Jean-Pierre Chevènement a écrit à Manuel Valls pour s’y opposer, pointant notamment les conséquences désastreuses du rachat des turbines à gaz du groupe par le même GE en 1999. Nicolas Dupont-Aignan affirme que « l’objectif de GE est de reprendre les brevets et ensuite de les rapatrier aux Etats-Unis ». Un scénario que l’on ne peut pas exclure, surtout quand on se rappelle les précédents de Péchniney et Arcelor, comme le note Bruno Dive dans Sud-Ouest.

Du coup, Siemens peut apparaître comme une meilleure solution, pour bâtir un Airbus, de l’énergie et des transports. Mais cette vision des choses est totalement naïve. D’abord, ce ne serait pas un mariage d’égaux. De plus, comme le souligne le patron d’Alstom, toute fusion risquerait rapidement d’avoir de grosses conséquences sur les emplois du fait de la proximité des activités des deux groupes. Pire, la proposition de Siemens de céder ses actifs dans les transports à Alstom est un jeu de dupes, comme le révèle son rapport annuel, page 188 : c’est la branche la plus mal en point du groupe, qui a perdu 448 millions d’euros en 2013 pour un chiffre de 6,3 milliards ! Bref, il n’y aurait qu’un gagnant dans un tel montage, Siemens, qui serait plus gros et aurait fourgué sa branche la moins performante !

Une troisième voie, nationale

mercredi 23 avril 2014

Manuel Valls, Laval des temps modernes


La semaine dernière, le premier ministre a présenté le détail des 50 milliards d’économies d’ici à 2017, allant défendre le tout sur France 2. Une persistance effarante dans une politique qui ne marche pas depuis plus de 3 ans, un biais néolibéral marqué et un oubli incroyable des leçons du passé.


Une austérité démentielle et suicidaire

Comme ceux qui ont mené dans le passé une politique d’austérité, Manuel Valls a récusé ce mot, parlant d’effort et s’appuyant sur le maintien de créations de postes dans la fonction publique. Mais cette langue de bois était totalement contredite par l’intervention de François Lenglet qui rappelait juste avant que si on additionne les mesures des deux premières années du mandat de François Hollande et de la fin du mandat de Nicolas Sarkozy (60 milliards de hausses d’impôt), alors jamais la France n’avait connu un tel plan sous la Cinquième République. Si nous n’atteignons pas les extrêmes de certains pays, Manuel Valls va bien mener néanmoins une politique d’austérité extrêmement sévère.

Nicolas Dupont-Aignan a bien raison de prédire un « désastre social et économique ». Car il est bien évident que la baisse de 50 milliards de la demande publique va, comme partout ailleurs, peser sur la consommation et donc la croissance. Si certaines économies ne sont sans doute pas injustifiées, la baisse uniforme du pouvoir d’achat des retraités et des fonctionnaires ne peut rien apporter de bon. Il faut rappeler ici que ce sont ces politiques d’austérité qui ont plongé le continent européen dans une seconde récession en 2012-2013, qui a provoqué une nouvelle hausse du chômage. La majorité mène ici une politique comparable à celle de Laval en 1935, malgré de nombreux avertissements.

Les dangers de la politique de l’offre

jeudi 3 avril 2014

Lutte contre la fraude fiscale : une manière simple de combattre toutes les délinquances (billet invité)




Alors que depuis des années se multiplient les dispositifs, policiers ou judiciaires, les plus complexes pour lutter contre la délinquance, on en oublie bien souvent que le mieux est l’ennemi du bien. Il y aurait pourtant des mesures des plus simples à prendre pour lutter contre la délinquance tant en col bleu qu’en col blanc. L’immense majorité des actes de délinquance, en effet, ne tourne qu’autour d’un seul objet : faire de l’argent. C’est donc par le portefeuille qu’il faut, entre autres, l’attaquer. Et ce sur ce point quelques mesures simples mériteraient d’être prises :

1/ Interdire tout paiement en liquide supérieur à 100 euros