jeudi 14 février 2019

Le Pen / Macron : l’impasse peut-elle se répéter ?



Résignation temporaire

Les chiffres sont tout bonnement stupéfiants : près de 30% des suffrages exprimés pour Macron (27% si le vote blanc était, enfin, reconnu) contre 27% des suffrages exprimés exprimés pour Marine Le Pen (24,5% des suffrages en comptant les votes blancs). Ceux qui étaient au trente-sixième dessous gagnent dans cette enquête plus de 5 points par rapport à 2017 à même type de décompte, et parviennent à en gagner plus de 3 en prenant en compte les votes blancs ! Dans le même temps, Mélenchon s’effondre, passant de 19,6% à 11/12%, mais moins que Wauquiez qui retrouve à peine 40% des votes de Fillon, à 7 ou 8%. Le PS recule encore, son premier secrétaire étant donné à 2,5 ou 3%.

En clair, Le Pen et Macron font le vide dans les sondages, passant de 45 à 57% des suffrages exprimés, et même 51,5% des suffrages avec reconnaissance du vote blanc. Tous les autres sont loin derrière alors que l’élection de 2017 avait été très serrée, avec quatre possibles finalistes. La situation est d’autant plus paradoxale que les deux larges favoris des sondages sont des rescapés. Le Pen bat des records malgré le passif de 2017 et sans avoir fait grand chose depuis, au point d’être donnée à 35% contre 45% au second tour (soit plus de 43% des suffrages exprimés). Et Macron, après avoir battu des records de défiance en fin d’année, est dans une bonne position pour un second mandat !

Mais la situation est plus complexe que cela. En effet, même s’ils sont en progrès, c’est probablement plus le fait de la faiblesse des oppositions, entre un Mélenchon qui s’est déconsidéré, un Wauquiez auquel Macron ne laisse aucun espace en poursuivant sa droitisant sur les sujets sécuritaires, et un PS proche de l’agonie. Bref, il ne faut pas sur-estimer la force des deux finalistes de 2017. D’ailleurs, un indice le montre : la part extravagante de vote blanc, 9% annoncé au premier tour, contre 1,78% en 2017, et pas moins de 19% au second tour contre déjà 8,5% en 2017. Bref, si Macron serait réélu dans ces circonstances, ce serait avec bien moins que 50% des suffrages, un choix par défaut.

En clair, il n’y a pas davantage d’adhésion aux deux finalistes d’il y a deux ans, mais bien plus une telle désillusion généralisée qu’ils coagulent l’électorat qui veut s’exprimer, Macron agrégeant le mieux les soutiens du système actuel, et Le Pen ceux qui le dénoncent, sans véritable enthousiasme, puisque près de 20% des Français déclarent qu’ils voteraient blanc, sans compter les abstentionnistes, ce qui signifie que ce remake de 2017, s’il semble s’imposer aujourd’hui, pourrait voir une majorité relative de Français préférer ne pas choisir entre le champion du système et son opposante préférée ! Au final, ce sondage, c’est un signe de plus de la grande désillusion politique des Français.


Au final, on peut trouver un motif d’espoir dans ce sondage. En effet, le succès de Macron et Le Pen est très relatif, et doit plus à l’évaporation du reste du paysage politique, mais ces bons chiffres ne sont qu’un château de cartes qui pourrait être balayé par l’envie de changement des Français. Car la principale conclusion, c’est cela : ils ne sont que des pis-aller, en attendant autre chose.

22 commentaires:

  1. Tres bien, Laurent
    Que proposez-vous?
    Marie France Garaud rapportait un propos de de Gaulle qui constatait qu'il manquait à la France "une droite qui soit nationale et une gauche qui soit populaire"
    La droite "nationale" ne peut-elle exister, alors que beaucoup de signes indiquent qu'une part importante de l'électorat la souhaite?

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  2. Je ne partage pas l’idée selon laquelle le problème viendrait de l'incompétence des formations politiques actuelles et de leurs chefs, incompétence qui expliquerait la défiance généralisée des électeurs. Cette défiance est je pense le symptôme d’un autre problème, qui vient des français, et qui se résume à un constat très simple : tout le monde donne des leçons, et personne n’accepte d’en recevoir. Résultat : divisions, vote par défaut. Les français ont les représentant qu’ils méritent, et ça va durer très longtemps.

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  3. Moi je me demande si nous n'assistons pas une guerre larvée entre celles et ceux qui ont voté pour celui qui a été légitimement élu (le vote blanc n'étant pas compté et s'il était apparemment à part un score faible cela ne changerait pas grand chose)et celles et ceux qui votent l 'extrême-droite (et ce depuis un certain temps et en pleine adhésion aux idées et non plus par dépit ou contestation). La France se divise gentiment mais elle se divise. En plusieurs morceaux..la crise des gilets jaunes le montre ! Entre les partisans/sympathisants des GJ qui se disent symboliser et représenter le peuple, les foulards rouges dont pas mal sont partisans/sympathisants du mouvement Macron, les autres qui ne se reconnaissent pas en Macron et qui refusent d'être représentés par les GJ, celles et ceux qui entendent parfaitement les PREMIERES revendications des GJ mais en aucun cas ne soutiennent les débordements, celles et ceux qui n'ont pas voté Macron mais ont préféré voté blanc pour ne pas voter Le Pen qui dans le même temps bien qu'issu.e.s socialement du même monde des GJ voire d'extraction sociale encore plus basse rejettent les GJ (car ces derniers n'avaient qu'à bosser à l'école ou se bouger le derche dans l'entreprise pour se former dixit mon cousin qui est sur cette ligne)etc...etc...
    Bon appétit
    L'Anonyme du Jour

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  4. Tout simplement il y a majorité de gens qui se satisfont de la situation actuelle. Ils se foutent pas mal des difficultés des autres au point qu'ils tolèrent à peine les distributions de miettes aux sans dents pour éviter leur révolte. Le français est égoïste de nature. Malgré cela cette situation ne pourra pas s'éterniser et, le moment venu, ce ne sera pas joli joli.

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  5. Nous sommes à 3 ans de l'élection présidentielle. Souvenez-vous qu'en 2014, Hollande était encore à 20% d'intentions de vote et Sarkozy devait être élu en 2017 selon les sondages.

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    1. Et pourtant les enquêtes montraient que la majorité des Français ne voulait pas d'une finale avec ces deux candidats (les mêmes qu'en 2012). C'est la même chose aujourd'hui: les sondages donnent Macron et Le Pen en tête mais personne ne le souhaite.

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  6. Je pense que les médias souhaitent un second tour Macron/Le Pen et qu'ils sont prêts à lyncher médiatiquement n'importe quel autre candidat susceptible de remettre en cause ce duo. La faiblesse des oppositions à Macron s'explique aussi par ce parti pris médiatique.

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  7. Je resterais toujours très prudent s'agissant de sondages qui testent une question complètement virtuelle, qui ne se posera en réalité, et forcément dans des conditions très différentes, dans plus de trois ans.

    Comme je pense la plupart des habitués de ce blogue, je suis bien évidemment consterné de la résilience de la médiocre Marine Le Pen et de son parti. Maintenant, comme disait l'autre, il faut faire de la politique à partir des réalités : le RN est, il existe et ne disparaîtra pas, quelques soient ses (innombrables) défauts.

    Dans ces conditions, je ne vois pas d'autre alternative politique, pour tenter de prendre le pouvoir, que d'accepter l'union des droites : que le RN et les LR s'unissent, si possible sous le patronage de Debout la France qui pourrait faire le trait d'union entre les deux. Le mieux et le plus vendeur serait que le candidat de cette union des droites soit celui des Républicains, parti qui, quoi qu'on en dise, reste crédible et rassurant pour la population française puisqu'il a gouverné. Son leader, Laurent Wauquiez, bien que souffrant d'une assez grande impopularité et d'une réputation d'opportuniste pas forcément infondée, est malgré tout sans doute l'un des cerveaux les plus brillants que la France ait jamais connu. On s'extasie des performances de Macron, mais Laurent Wauquiez est meilleur!

    La faiblesse politique de Wauquiez est d'ailleurs notre meilleur atout, puisqu'il serait dans ce cas contraint de céder sur beaucoup, de faire une place à la fois aux analyses et aux hommes souverainistes, qui pourraient, espérons-le, le contrôler étroitement.

    Bien sûr que je rêve : j'en suis bien conscient. Mais dites-moi, vous tous qui êtes plus intelligents que moi, voyez-vous une solution plus crédible que celle-là?

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    1. LR est un parti pro-européen, comme le PS. Vous souvenez-vous de ce qui s'est passé à l'époque du programme commun de la gauche ? Le PCF était plus puissant électoralement que le PS mais il était moins crédible et moins rassurant. Résultat : c'est le PS qui a profité de cette alliance et le PCF a décliné.

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    2. Je pense justement que le programme commun est un bon exemple, même si je suis loin d'être un spécialiste : de 1981 à 1983, il a été appliqué avec vigueur, donnant les résultats catastrophiques annoncés par la droite.

      Ce n'est donc pas parce que le PS était pro-européen que c'est lui qui a profité de l'alliance, mais bien parce qu'il était le parti le moins fou des deux économiquement.

      Pour préciser donc, je ne souhaite d'alliance avec LR que sur la base du programme Wauquiez et de son livre "l'Europe, il faut tout changer" (que je n'ai pas lu, mais qui de ce que je comprends présente un programme souverainiste acceptable).

      Après, si jamais, après deux années d'application, le programme souverainiste échoue, eh bien je le regretterai bien sûr, mais j'en tirerais mon parti et acterais que je m'étais trompé, tout comme un socialiste sincère en 1983 ne pouvait que constater que le programme qu'il avait promu était une folie.

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    3. Deux remarques.

      La remarque de Moi (10:57) me semble en premier lieu tout à fait pertinente.

      Pour Wauquiez, il communie dans le lieu commun économique consistent à sacrifier la dépense publique au Moloch de l'illusion austéritaire. Son mot d'ordre ? Retrouver de la compétitivité. Avec une monnaie surévaluée pour la France, mais fortement sous-évaluée pour l'Allemagne, cela impliquerait une cure d'austérité draconienne. Envisager un « big bang fiscal » lui est effectivement facile, puisque les groupes sociaux dont il défend les intérêts n'auront pas à en payer le prix.

      Dans un pays où l'on vous jette la Corée du Nord ou le Venezuela à la figure aussitôt que vous osez murmurer « Keynes... », Wauquiez a probablement de l'avenir. Mais si c'est ce que vous appelez intelligence, je m'inquiète de ce que vous pouvez considérer comme stupide... J'ai aussi motif de sourire des convictions de quelqu'un qui approuve le programme de Wauquiez sur la base d'un livre qu'il n'a pas lu et encore moins décortiqué sérieusement.

      « que le RN et les LR s'unissent, si possible sous le patronage de Debout la France qui pourrait faire le trait d'union entre les deux », dites-vous.

      Wauquiez a déjà répondu il y a un mois :

      « tant que je m'occuperai de notre famille politique, il n'y aura pas d'alliance avec Marine Le Pen. Leur horizon est la sortie de l'Europe et l'abandon de l'euro. Ce serait le chaos économique. » (https://www.lesechos.fr/politique-societe/politique/0600484011990-laurent-wauquiez-il-faut-un-big-bang-fiscal-2234985.php).

      Il ne vous reste plus qu'à espérer que le RN se convertisse à l'européisme. Ou que Wauquiez se dédie.

      YPB

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    4. @Tythan
      Je ne pense pas que le programme de 1981 était une folie, mais ce n'est pas le sujet.
      La différence entre 1981 et aujourd'hui c'est qu'un gouvernement quel qu'il soit ne pourrait plus appliquer une politique économique et sociale en rupture avec la politique européenne. On vient encore de le constater avec l'Italie. La seule alternative à la capitulation, c'est le Frexit. Donc votre Wauquiez s'il est élu ne fera rien du tout, il fera comme tous ses prédécesseurs qui ont promis de changer l'Europe, Macron étant le dernier en date, et qui y ont renoncé.

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    5. Le RN est converti à l'européisme depuis son baptême, T. Mariani attendait seulement que les dernières petites ambigüités soient levées avant de rallier leur liste pour les européennes.

      Ivan

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  8. Merci pour votre commentaire cher YPB.

    J'ai cependant une remarque préliminaire à vou faire. Je comprends très bien qu'il soit amusant de vous moquer de mon aveu de ne pas avoir lu le livre de Laurent Wauquiez. A vrai dire je n'aurais pas dû le faire parce que mon propos n'est pas vraiment lié au contenu de ce livre, qui ne m'intéresse qu'en ce qu'il démontre que Laurent Wauquiez a été capable d'adopter une posture souverainiste.

    Si vous l'avez lu, je suis prêt à parier que vous admettriez que cette lecture n'est pas bien passionnante. En revanche, je ne vous permets pas de vous moquer de la sincérité de mes convictions.

    J'ai donc dû me faire mal comprendre : pour moi, le fait que Laurent Wauquiez soit un opportuniste sans foi ni loi est acquis. Ce qui m'intéresse chez Laurent Wauquiez, c'est justement cela : je le crois suffisamment cupide pour être prêt à s'allier avec Nicolas Dupont-Aignan et surtout avec l'antéchrist Marine Le Pen, pour peu que le pouvoir soit au bout. Et même si ce serait trop long pour faire une analyse détaillée, mais je crois que c'est possible électoralement.

    Votre laïus sur le Keynésianisme est amusant, mais vous savez très bien qu'il ne correspond pas à la réalité : dans un pays qui bat des records absolus en terme de poids de l'Etat et de redistribution sociale dans l'économie (des économies de marché s'entend), vous aurez du mal à faire croire à la persécution de vos idées économiques.

    A mon tour de sourire de votre naïveté lorsque vous considérez que Laurent Wauquiez ne serait pas capable, parce qu'il aurait prononcé la parole que vous citez, de s'allier avec Marine Le Pen si cette alliance était la seule pouvant lui permettre d'accéder au pouvoir.

    Tythan

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    1. LR est un parti pro-européen et Wauquiez n'est pas du tout un souverainiste. Je n'ai pas lu non plus son livre mais le titre ("l'Europe, il faut tout changer" ) est démagogique. Car Wauquiez sait très bien qu'il ne peut rien changer du tout. Les traités ne se changent qu'à l'unanimité.

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    2. @Tythan et @Moi

      Le RN ex-FN a désormais donné tous les gages réclamés par les européistes fanatiques comme T. Mariani, qui vient de les rejoindre parce que c'était son seul point de divergence avec eux, ils ne doivent même plus faire semblant d'être souverainistes.

      Idéologiquement la voie est donc libre pour l'union des droites entre LR, RN et DLF. En pratique ce sera une affaire de personnes.

      Si on veut sortie de l'Euro et de l'UE il ne faut surtout pas voter pour ces gens là qui ne feront jamais rien qui puissent contrarier l'oligarchie euro-atlantiste au pouvoir.

      Ivan

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    3. Tythan, il peut sans aucun doute m'arriver d'être naïf, mais ce n'était pas le cas ici. De fait, vous confirmez l'un des termes de l'alternative que j'ai posée : dans l'hypothèse que vous évoquez, il faudra bien que Wauquiez se dédie, ce qui n'est pas un problème assurément pour les politiciens de son acabit. Mais cela pourrait présenter une difficulté pour ceux qui apprécient la cohérence et auraient éventuellement envisagé de voter pour lui. Wauquiez a proclamé trop souvent, dans des termes extrêmement fermes, qu'il ne s'allierait jamais avec MLP, pour qu'un reniement puisse être sans conséquence sur sa crédibilité.

      Pour ce qui est de vos convictions, je n'ai pas du tout voulu mettre en cause la sincérité de vos idées, mais la solidité de ce sur quoi vous prétendiez les fonder. Vous présumez que le livre de Wauquiez est bon, parce que vous pensez en toute sincérité que son auteur est crédible. On peut aussi préférer asseoir ses conviction sur un examen plus sérieux, parce que la sincérité d'un malentendu ne change rien au fait qu'il est un malentendu.

      Ce que vous dites sur le keynésianisme illustre simplement que ce n'est pas votre tasse de thé, ce qui est parfaitement votre droit. Mais si vous imaginez que le taux de prélèvement obligatoire en France suffit à qualifier les politiques économiques qu'on y pratique de keynésiennes, vous devriez sans doute revoir votre définition à cet égard. Vous ne trouvez mon « laïus » amusant que parce que vous avez oublié que nous vivons dans un pays où un président socialiste avait déclaré, précisant ainsi sa stratégie face à la crise, que la demande créait sa propre offre. C'est-à-dire une version vulgarisée d'une version vulgarisée de la loi de Say. Et c'est encore trop à gauche pour la droite française... Je vous souhaite bon courage après ça pour essayer de démontrer la toute-puissance des idées keynésiennes en France.

      Le fond du problème est que je suis gaulliste à la mode de Louis Vallon et que vous l'êtes à la mode de Pompidou. Je le prends mieux que Vallon, qui désignait un peu outrancièrement Pompidou comme « l'anti-de Gaulle ». Mais il y a tout de même incompatibilité.

      YPB

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  9. L’Europe est soudain le maillon faible de l’économie mondiale.

    Le problème ne vient plus de la Grèce et de Chypre, mais de la France, de l’Allemagne et de l’Italie.

    La production industrielle dans les 19 pays de la zone euro a connu son ralentissement le plus rapide depuis la crise financière. La croissance économique ne dépassera guère 1 % cette année, maintenant que le moteur économique allemand est également en train de caler. L’Europe et son économie sont déjà en difficulté.

    Ce ne sont pas les économies émergentes, mais l’Occident qui est soudainement le plus gros obstacle à la croissance économique mondiale. 

    Plusieurs analystes estiment que la situation se détériore rapidement en Europe.

    « Si la France cesse de consommer et que l’Allemagne cesse de produire, vous avez un gros problème dans la zone euro », a déclaré Ludovic Subran, économiste en chef adjoint d’Allianz, dans une interview donnée à l’agence de presse Bloomberg. 

    Ce ne sont plus des pays comme la Grèce et Chypre qui suscitent l’inquiétude, mais la France – où les « Gilets jaunes » pèsent sur l’économie – et l’Allemagne. A eux deux, ces pays représentent environ la moitié de l’économie de la zone euro. 

    Ensuite, il y a l’Italie, qui continue d’inquiéter les marchés financiers en raison des doutes grandissants quant à sa gestion budgétaire. Le pays a récemment été officiellement déclaré une fois de plus en récession.

    Selon Willem Buiter, conseiller économique chez Citigroup, la reprise conjoncturelle en Europe subit de sérieuses pressions. Il est particulièrement préoccupé par la santé des banques européennes.

    Enfin, il y a l’incertitude entourant le Brexit et les prochaines élections européennes. Les eurosceptiques pourraient remporter jusqu’à un tiers des sièges. Ils essaieront de saboter l’ordre du jour de l’UE de l’intérieur, ce qui rend déjà de nombreuses entreprises nerveuses.

    La production industrielle européenne a diminué de 0,9 % en décembre, soit le double de ce que les analystes avaient estimé. C’est la plus forte baisse depuis 2009.

    https://fr.express.live/europe-ralentissement-croissance-monde/

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  10. Je suis tout autant sidéré de voir le detestable Macron à ce niveau que d'y voir la traitresse Le Pen.

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  11. En voilà une belle brochette d'Europhobes fanatisés, mais aux USA c'est pas plus folichon :

    "U.S. factory output drops, autos fall the most since recession"

    https://www.reuters.com/article/us-usa-economy-output-idUSKCN1Q41SK?utm_campaign=trueAnthem%3A+Trending+Content&utm_content=5c671b994b738500018df0d8&utm_medium=trueAnthem&utm_source=facebook&fbclid=IwAR04smV9PPR4-iMe_ueYO3vD4aK1HFB9O6IHLqlzOQcMYz40AquQMPIrm3U

    Et des mecs qui trouvent Wauquiez intelligent alors que c'est une raclure immonde...

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  12. @ Cliquet

    Ce que je propose. Pour l’instant, je ne sais pas bien, mais l’UNC continue un parcours intéressant, de dialogue entre souverainiste républicain de tous les bords, avec ouverture.

    @ Anonyme 11h14

    Pas d’accord du tout. Tout de même, Le Pen, Wauquiez, Le Pen, Mélenchon et Faure démontrent tous de grosses incompétences, pour ne prendre que les 5 premiers de 2017…

    @ L’anonyme du jour

    En effet, assez d’accord sur cette idée de guerre larvée, que Macron manie pour achever d’aspirer l’électorat de LR derrière lui, en tout cas la partie la plus aisée. Mais ce qui est intéressant, c’est que Macron est en large minorité sur la question des gilets jaunes, sa chance étant que, pour l’instant, l’opposition est divisée de manière irréductible. Mais cela pourrait changer. Il y a 5 ans, les Français ne connaissaient pas son nom.

    @ Anonyme 17h18

    Pas du tout d’accord. Je pense qu’il y a une large majorité favorable à un projet plus redistributif. C’est pour cela qu’il y a toujours eu une large majorité de soutien aux GJ.

    @ Moi

    Bien vu

    @ Tythan

    Tu as bien raison d’être prudent sur des sondages, qui, à ce stade, sont extrêmement virtuels et ne préjugent pas du tout ce qui se passera dans 3 ans.

    Comme tu t’en doutes, pas d’accord sur ton analyse. Par delà le caractère hautement hypothétique d’une telle alliance, je ne souhaite pas pour la France une alternance LR-DLF-RN, dont le centre de gravité risquerait d’être plus oligo-libéral encore, avec coupes à la hache dans des dépenses publiques utiles, baisses d’impôts à contre-temps, et sans véritable remise en cause de la marche de l’UE. Wauquiez, aussi brillant élève a-t-il été, ne me semble guère recommandable. Comme beaucoup de politiques, il confond postures grossières et communication, qui ne doit être qu’une pédagogie d’un fond solide.

    Je ne crois guère que LR pourrait avoir un programme souverainiste acceptable alors que même DLF et le RN ne l’ont plus. Entre 1981 et l’après-1983, pas sûr que le second soit le meilleur…

    Pas si sûr que Wauquiez soit capable de s’allier avec Le Pen. Il me semble que cela est totalement hors de propos, surtout aujourd’hui alors que RN a dépassé LR. Cela reviendrait à devenir le supplétif des Le Pen. Autant dire peu probable. Et de toutes les façons, pour quoi faire ? Aujourd’hui, je suis assez convaincu que ce ne serait pas pour faire de bonnes choses dans la plupart des domaines.

    Après, sur la solution à date, difficile. L’initiative de l’UNC reste la chose la plus intéressante aujourd’hui, même si elle reste discrète.

    @ Ivan

    D’accord

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  13. "Pas du tout d’accord. Je pense qu’il y a une large majorité favorable à un projet plus redistributif. C’est pour cela qu’il y a toujours eu une large majorité de soutien aux GJ."

    Il n'existe pas de projet plus redistributif, parce que la large majorité de soutien aux GJ est incapable de converger sur quoi que ce soit.

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