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mercredi 25 décembre 2013

53 livres pour mieux comprendre la crise


Depuis cinq ans, j’ai publié de nombreux résumés de livres d’économie. Pour faciliter la recherche de ces notes, voici des liens vers l’ensemble de ces papiers :




Les progressistes

Frédéric Lordon
-        « Jusqu’à quand » : partie 1 et partie 2
-        « La crise de trop » : partie 1 et partie 2
Jacques Sapir
-        « Le nouveau 21ème siècle » : partie 1 et partie 2
-        « La démondialisation » : partie 1 et partie 2
-        « Faut-il sortir de l’euro ? » : partie 1 et partie 2
-        « Comment sommes-nous dépossédés de la démocratie ? » : partie 1, partie 2 et partie 3
Jacques Généreux
-        « La dissociété » : partie 1, partie 2 et partie 3
-        « La grande régression » : partie 1 et partie 2
Jean-Claude Michéa
-        « L’empire du moindre mal » : ici
-        « Les mystères de la gauche » : partie 1 et partie 2
Emmanuel Todd :
-        « Après la démocratie » : partie 1 et partie 2
-        « Le mystère français » (avec Hervé Le Bras) : partie 1, partie 2 et partie 3
Paul Jorion :
-        « L’implosion » : ici
-        « La crise » : ici
-        « Le capitalisme à l’agonie » : partie 1, partie 2 et partie 3
Olivier Berruyer, « Les faits sont têtus » : partie 1, partie 2 et partie 3
F. Dedieu, B Masse-Stamberger & A de Tricornot, « Inévitable protectionnisme » : partie 1 et partie 2
Régis Debray, « L’éloge des frontières » : ici
C.Landais, T.Piketty et E.Saez, « Pour une révolution fiscale » : partie 1 et partie 2
Jean-Pierre Chevènement, « Sortir la France de l’impasse » : ici

Les libéraux humanistes

Maurice Allais, « La mondialisation, la destruction des emplois et de la croissance », partie 1, partie 2 et partie 3
Jean-Luc Gréau :
-        « La trahison des économistes » : ici
-        « L’avenir du capitalisme » : partie 1 et partie 2
-        « La grande récession » : partie 1, partie 2 et partie 3
Pierre-Noël Giraud, « Le commerce des promesses » : partie 1 et partie 2
Patrick Artus, « Globalisation, le pire est à venir » : ici
Gérard Lafay, « 12 clés pour sortir de la crise » : partie 1 et partie 2
A-J. Holbecq et P. Derudder
-        « La dette publique, une affaire rentable » : partie 1 et partie 2
-        « Manifeste pour que l’argent serve au lieu d’asservir » : ici
Jean-Claude Werrebrouck, « Banques centrales : indépendance ou soumission » : partie 1 et partie 2
Morad el Hattab et I. Silverschmidt, « La vérité sur la crise » : partie 1, partie 2, partie 3 et partie 4
Morad el Hattab et P.Jumel, « Kriz. D’une crise à l’autre » : ici
Christian Saint Etienne, « La fin de l’euro » : partie 1 et partie 2
Jean-Jacques Rosa, « L’euro, comment s’en débarrasser » : ici
Alain Cotta, « Sortir de l’euro ou mourir à petit feu » : ici
François Lenglet :
-        « Qui va payer la crise ? » : partie 1, partie 2 et partie 3
-        « La fin de la mondialisation » : partie 1 et partie 2
Nicolas Dupont-Aignan :
-        « L’arnaque du siècle » : ici
-        « Les voleurs de la République » : ici

Un autre regard

Christophe Deloire et Christophe Dubois, « Circus Politicus », partie 1 et partie 2
Philippe Coussedière, « L’éloge du populisme », partie 1 et partie 2
Eric Juillot, « La déconstruction européenne », partie 1 et partie 2
Eric Hazan, « LQR, la propagande au quotidien », ici

Depuis l’étranger

Paul Krugman :
-        « L’Amérique que nous voulons » : partie 1 et partie 2
-        « Pourquoi les crises reviennent toujours » : partie 1 et partie 2
-        « Pour en finir dès maintenant avec la crise » : partie 1, partie 2, partie 3 et partie 4
Joseph Stiglitz :
-        « La Grande désillusion » : partie 1, partie 2 et partie 3
-        « Le triomphe de la cupidité » : partie 1, partie 2 et partie 3
-        « Le rapport Stiglitz » : partie 1, partie 2, partie 3 et partie 4
-        « Le prix des inégalités » : partie 1, partie 2, partie 3 et partie 4
Robert Reich, « Supercapitalisme » : partie 1 et partie 2
James Kenneth Galbraith, « La crise économique de 1929 » : partie 1, et partie 2
Muhammad Yunus, prix Nobel de la paix, « Vers un nouveau capitalisme » : partie 1 et partie 2

lundi 1 juillet 2013

Quand les multinationales mettent les Etats en concurrence


Compétitivité, compétitivité, compétitivité : les hommes politiques et la plupart des médias n’ont plus que ce mot à la bouche, oubliant que le salaire minimum est de 1,77 euro par jour en Inde… Dans cette globalisation inhumaine, tout semble permis pour les multinationales.



Aux Etats-Unis, la guerre des aides

Le néolibéralisme, ce n’est pas seulement une grande course au moins-disant fiscal, social, salarial et environnemental. Cela peut être également une grande course aux subventions pour les implantations d’entreprises, comme le montre les Etats-Unis depuis quelques décennies, ainsi que le rapporte The Economist. En effet, outre-Atlantique, les multinationales ont compris depuis longtemps tout l’intérêt qu’il y a à mettre en concurrence les Etats pour choisir leurs implantations.

Le phénomène n’est pas nouveau. Dans les années 1980 et 1990, les Etats s’étaient fait une concurrence féroce pour attirer les usines des constructeurs japonais ou allemands, valorisant non seulement un contexte réglementaire favorable aux entreprises d’un point de vue social, mais n’hésitant pas également à ouvrir leur carnet de chèques… C’est ainsi que Nissan a obtenu une subvention de 244 millions de dollars pour son usine du Tennessee ! Volkswagen, également dans le Tennessee, Mercedes, en Alabama, ou BMW en Caroline du Sud ont largement profité de ces largesses.

Pire, ces subventions à l’installation (crédits ou exemptions d’impôts, comme aides directes) sont de plus en plus courantes. Les grandes entreprises parviennent même à les obtenir pour maintenir un site : Sears a ainsi obtenu 275 millions de dollars de l’Illinois en 2012 et Prudential Insurance 250 millions du New Jersey en 2011. Certes, il y a souvent des conditions mais elles sont limitées dans le temps, et dès que cela est possible, les multinationales reprennent les négociations.

Une logique infernale

jeudi 7 mars 2013

Finance : les frontières, nos armes pour réguler la finance


Avec la dérisoire réforme bancaire du gouvernement, dont le patron de la Société Générale a admis qu’elle ne toucherait que moins d’1% de ses activités, le débat fait rage sur la nécessité d’aller beaucoup plus loin, mais une question se pose : comment faire en sorte de pouvoir le faire ?

Tous d’accord pour dire que cela ne va pas assez loin



Quand 4 chroniqueurs d’Atlantico sont d’accord avec Frédéric Lordon pour dire que, grosso modo, rien n’a été fait pour tirer les leçons de la crise financière de 2008, il y a de quoi être inquiet. Alors que Karine Berger se prend pour Roosevelt, la quasi unanimité des économistes, de droite comme de gauche, critiquent la modestie du projet gouvernemental et démontrent que nos gouvernements, en France comme ailleurs, ne se sont pas emparés du problème de la régulation de la finance.

Dans un papier enlevé, comme toujours, Frédéric Lordon dénonce « la régulation bancaire au pistolet à bouchon » de François Hollande, dans un écho à la critique de Paul Krugman du plan de croissance européen, qu’il avait qualifié alors de « pistolet à eau contre un rhinocéros qui charge ». Emmanuel Lévy, dans Marianne, rappelle qu’aujourd’hui, les grandes banques ne paient que 8% d’impôt, selon le Conseil des Prélèvements Obligatoires, démentant la propagande du secteur.

Atlantico a également publié de nombreux papiers dénonçant la non régulation du secteur financier. Simone Wapler souligne qu’« en France, les banques n’ont pas encore été confrontées à l’éclatement de la bulle immobilière ». Dans un entretien croisé intéressant, trois experts, Thierry Bonneau, Paul Jorion et Pascal Ordonneau se demandent si « l’industrie de la finance est devenue totalement incontrôlable », démontrant à nouveau la modestie des mesures prises ici et ailleurs.

L’oubli des frontières, notre arme atomique

mercredi 2 janvier 2013

Pourquoi remettre de l’ordre dans la finance (2/2)



L’irresponsabilité des banques

Le problème du système actuel, par delà la génération d’une inégalité trop forte car socialement critiquabe et économiquement inefficace, et son instabilité chronique (une analyse déjà formalisée par les économistes keynésiens, mais aussi le Général de Gaulle, qui dénonçait « les rudes secousses et la somme énorme d’injustices » qui résultent du « laisser-faire et du laisser-passer »), c’est son irresponsabilité, qui va à rebours du libéralisme originel. C’est ce qu’on voit bien avec les banques que les Etats ne peuvent pas laisser faire faillite, aboutissant à une « privatisation des profits et une collectivisation des pertes » selon la bible des élites mondialisées et néolibérales, The Economist.

Trop de laisser-faire a abouti à une déresponsabilisation choquante. Est-il normal que les banques qui accordent des prêts à des emprunteurs puissent ensuite revendre leur créance ? La question mérite d’être posée car ce simple fait est au cœur de la crise des subprimes. Quand une banque ne porte plus la créance qu’elle a accordée, elle n’a plus intérêt à se soucier de la qualité de l’emprunteur. S’il ne rembourse pas, c’est l’affaire soit de l’assureur (via des CDS) ou de l’institution qui a acheté sa créance (dans un CDO, un MBS…). Pire, la vente de ces créances permet d’en engager encore plus, augmentant encore le risque pour le système globalement, mais de manière très opaque.

C’est sans doute en partie pour cette raison que les banques ont pu faire grandir leur bilan de manière totalement inconsidérée. Il faut songer que le bilan de BNP Paribas a triplé en seulement six ans (passant de 700 à 2000 milliards d’euros de 2002 à 2008), sans que l’on puisse comprendre ce qui pourrait justifier que cette banque ait pu tellement augmenter ses engagements. Pire, il ne faut pas oublier que certaines banques, comme Citigroup, avaient des engagements hors bilan dépassant la moitié de leur bilan, en dehors de toute réglementation.

Bref, comme avant 1929, les banques ont utilisé l’effet de levier pour faire de l’argent, chose qui leur est rendu possible par le fait qu’elles créent de la monnaie à volonté (sous réserve de respect des normes prudentielles, qui peuvent être relâchées, par la titrisation, l’assurance). Il faut dire que c’est tentant : si, avec 10 de capital, on place 50 à 3%, on gagne 1,5, soit 15% du capital. Si on place 100, alors, on double le rendement. Tout le problème est que l’établissement en question est plus sensible à un retournement du marché. Mais puisque les Etats volent au secours des banques en difficulté, pourquoi se restreindre dans la course à la rentabilité qui agite les établissements bancaires.

Main invisible ou main folle et aveugle ?

dimanche 7 octobre 2012

41 livres pour mieux comprendre la crise


Depuis quatre ans, j’ai publié de nombreux résumés de livres d’économie. Pour faciliter la recherche de ces notes, voici des liens vers l’ensemble de ces papiers :


Les progressistes

Frédéric Lordon
-        « Jusqu’à quand » : partie 1 et partie 2
-        « La crise de trop » : partie 1 et partie 2
Jacques Sapir
-        « Le nouveau 21ème siècle » : partie 1 et partie 2
-        « La démondialisation » : partie 1 et partie 2
-        « Faut-il sortir de l’euro ? » : partie 1 et partie 2
Jacques Généreux
-        « La dissociété » : partie 1, partie 2 et partie 3
-        « La grande régression » : partie 1 et partie 2
Jean-Claude Michéa, « L’empire du moindre mal » : ici
Emmanuel Todd, « Après la démocratie » : partie 1 et partie 2
Paul Jorion :
-        « L’implosion » : ici
-        « La crise » : ici
-        « Le capitalisme à l’agonie » : partie 1, partie 2 et partie 3
Régis Debray, « L’éloge des frontières » : ici
C.Landais, T.Piketty et E.Saez, « Pour une révolution fiscale » : partie 1 et partie 2
Jean-Pierre Chevènement, « Sortir la France de l’impasse » : ici

Les libéraux humanistes

Maurice Allais, « La mondialisation, la destruction des emplois et de la croissance », partie 1, partie 2 et partie 3
Jean-Luc Gréau :
-        « La trahison des économistes » : ici
-        « L’avenir du capitalisme » : partie 1 et partie 2
Pierre-Noël Giraud, « Le commerce des promesses » : partie 1 et partie 2
Patrick Artus, « Globalisation, le pire est à venir » : ici
Gérard Lafay, « 12 clés pour sortir de la crise » : partie 1 et partie 2
A-J. Holbecq et P. Derudder, « La dette publique, une affaire rentable » : partie 1 et partie 2
Morad el Hattab et I. Silverschmidt, « La vérité sur la crise » : partie 1, partie 2, partie 3 et partie 4
Morad el Hattab et P.Jumel, « Kriz. D’une crise à l’autre » : ici
Christian Saint Etienne, « La fin de l’euro » : partie 1 et partie 2
Jean-Jacques Rosa, « L’euro, comment s’en débarrasser » : ici
Alain Cotta, « Sortir de l’euro ou mourir à petit feu » : ici

Un autre regard

Christophe Deloire et Christophe Dubois, « Circus Politicus », partie 1 et partie 2
Philippe Coussedière, « L’éloge du populisme », partie 1 et partie 2
Eric Juillot, « La déconstruction européenne », partie 1 et partie 2
Eric Hazan, « LQR, la propagande au quotidien », ici

Depuis l’étranger

Paul Krugman :
-        « L’Amérique que nous voulons » : partie 1 et partie 2
-        « Pourquoi les crises reviennent toujours » : partie 1 et partie 2
-        « Pour en finir dès maintenant avec la crise » : partie 1, partie 2, partie 3 et partie 4
Joseph Stiglitz :
-        « La Grande désillusion » : partie 1, partie 2 et partie 3
-        « Le triomphe de la cupidité » : partie 1, partie 2 et partie 3
-        « Le rapport Stiglitz » : partie 1, partie 2, partie 3 et partie 4
« Le prix des inégalités » : partie 1, partie 2, partie 3 et partie 4
Robert Reich, « Supercapitalisme » : partie 1 et partie 2
James Kenneth Galbraith, « La crise économique de 1929 » : partie 1, et partie 2
Muhammad Yunus, prix Nobel de la paix, « Vers un nouveau capitalisme » : partie 1 et partie 2