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samedi 25 décembre 2021

« Le néolibéralisme est un oligarchisme » recommandé par Marianne et Sapir

Six mois après son lancement, mon premier livre, « Le néolibéralisme est un oligarchisme », commence à faire son petit bout de chemin. Je tenais à profiter des fêtes de Noël pour faire la revue de presse à date, dont j’espère bien qu’elle se complètera dans les prochains mois.

 


Dernière recension en date : une sélection de Marianne publiée il y a 15 jours, comportant également les livres de Bruno Tinel, Liêm Hoang-Ngoc. L’hebdomadaire, dont j’ai été deux fois blogueur associé souligne mon apport à la critique du néolibéralisme et juge « cet essai passionnant ». Début novembre, j’ai appris que Jacques Sapir cite mon livre, au côté de celui de Patrick Artus et Marie-Paule Virard ainsi que celui de Frédéric Farah, dans la préface du dernier ouvrage de Philippe Murer. Voilà deux reconnaissances qui me touchent particulièrement, venant de l’hebdomadaire que j’apprécie le plus en France, et de l’intellectuel de référence de la pensée souverainiste dans notre pays.

 


Ceci complète la recension de Jérôme Delacroix sur son blog, la vidéo que j’ai réalisé pour Front Populaire, et l’entretien que j’ai donné au FigaroVox. Je tiens à remercier tous ces premières expressions d’intérêt pour ce livre qui peut paraître un peu aride, mais que j’ai essayé de rendre le plus accessible possible et très largement illustré de faits et d’exemples. D’ailleurs, pour clarifier mon propos, j’ai ajusté et simplifié la couverture il y a quelques mois, le nouveau visuel présent sur le blog, même si le livre reste référencé sur son premier nom « Le néolibéralisme est un oligarchisme ». Mon propos, sur le fond et la forme, est de proposer une refonte de la critique du mal-nommé néolibéralisme, pour clarifier sa nature profonde : un oligarchisme qui déconstruit notre démocratie, et pourquoi il s’est imposé.

 

Joyeux Noël à tous !

vendredi 19 août 2016

Impôts, droit social : Uber, Airbnb et Deliveroo se moquent du monde

Uber, Airbnb et d’autres font l’admiration de certains, par leur croissance et leur modèle d’affaires, construit sur l’exploitation d’actifs des particuliers. Mais derrière l’attrape-gogo de l’économie dite collaborative, il y a des sangsues addictives élevés par les marchés, qui savent parfaitement jouer sur toutes les failles de nos réglementations pour passer outre toutes les règles de la vie en société.


Payer le moins d’impôts et donner le moins de droits sociaux

samedi 5 septembre 2015

L’idée effarante de quotas de migrants




Mais pourquoi a-t-on besoin de quotas ?

Bien sûr, tous ceux qui oseront critiquer cette idée devront sans doute subir un procès en inhumanité, pour ne pas dire autre chose. Malgré tout, quand on parvient à dépasser l’émotion, cette idée devient effarante. D’abord, quel est le besoin de ces deux chefs d’Etat de demander un quota de migrants obligatoires à l’UE ? Ne pourrait-il pas bien plus simplement dire qu’ils s’engagent à en recevoir un certain nombre, sans devoir passer par des quotas obligatoires ? N’aurait-il pas été plus simple que les chefs de l’Etat qui le souhaitent se réunissent, annoncent tous un chiffre, dont la somme totale aurait montré que l’Europe prend sa part à l’accueil des réfugiés ? Pourquoi donc les deux pays les plus importants ont besoin de passer par un quota fixé par l’UE, soit, en fait, en bonne partie par eux-mêmes ?

Bien sûr, on peut dire que c’est le moyen d’imposer à ceux qui ne le souhaitent pas d’accueillir des réfugiés, mais, dans le contexte actuel, on ne voit pas comment cela pourrait davantage les pousser à le faire. La seule chose que cela risque de produire, ce sont de nouvelles discussions sans fin et acrimonieuses, sur un sujet où cela n’est peut-être pas ce qu’il y a de mieux. Alors qu’il suffirait que les chefs d’Etat se réunissent aujourd’hui et donnent chacun un chiffre, ce qui serait un geste fort. L’idée même d’un quota obligatoire est révoltante car elle va dans le sens d’un monde dirigé par un droit qui dépasse les volontés démocratiques des peuples, comme l’avait bien analysé Jacques Sapir. Enfin, dans un espace Schengen sans frontières, n’est-il pas un peu illusoire de fixer des quotas par pays ?

Humanisme et démocratie

jeudi 27 août 2015

Macron, Minc et la Chine : le naufrage de la pensée

L’effondrement de la bulle spéculative Chinoise fait la une de l’actualité et pousse tous les commentateurs à se prononcer sur les soubresauts de l’économie de l’Empire du Milieu. De quoi y déceler les charlatans qui racontent n’importe quoi, comme Emmanuel Macron ou Alain Minc.



Des classes moyennes et des krachs

Le ministre de l’économie (sic) a cru bon soutenir que les principales victimes du krach sont « les Chinois de la classe moyenne, ceux qui, pas forcément les mieux informés, ont investi au plus haut et en s’endettant ». Quel concentré de bêtise en une phrase ! Passons sur le mépris de celui pour qui les classes moyennes sont forcément moins bien informées que les classes dirigeantes… Ensuite, il est tout de même assez peu probable que les classes moyennes d’un pays émergent s’endettent pour boursicoter. The Economist avait relativisé l’importance de la bourse pour les ménages en soulignant que seulement 6% de la population y joue et qu’elle ne pèse que 15% des actifs des ménages. Dans la réalité, l’immense majorité des Chinois qui placent en bourse font sans doute partie des 10% les plus aisés.

Puis, comme l’a noté Paul Conge dans Marianne, Alain Minc a osé nous gratifier d’un commentaire digne d’un premier avril : « Les crises boursières, on en sort toujours plutôt en bon état » ! On imagine que cette phrase serait juste s’il disait, « je » au lieu de « on », mais il est tout de même stupéfiant qu’il ose dire cela après l’épisode de 2008, où il avait extraordinairement sous-estimé la situation. Il est tout aussi effarant qu’il dise que « cela n’a rien à voir avec 2008 », alors que la bulle spéculative, avec l’envolée de l’endettement privé ou le développement de la finance de l’ombre ressemble fort aux moteurs du krach de 2008. Mais il faut reconnaître que l’on peut relativiser l’importance ou les conséquences de ce krach. En revanche, le passé impose d’être prudent et relativise tout pronostic définitif.

Des faits et des commentaires


samedi 22 août 2015

De la croissance et Hollande, du réalisme et du dogmatisme




En aucun cas un blanc-seing à Hollande

D’abord, je veux remercier Marianne et le FigaroVox de publier un papier qui n’allait pas dans le sens initial de leur analyse, signe d’une ouverture d’esprit pas toujours partagée dans les médias. Certains ont parlé d’une bienveillance à l’égard du pouvoir et beaucoup d’autres en sont restés au seul chiffre global du 0% de croissance au second trimestre pour rejeter l’analyse que j’avais faite. Avant tout, je tiens à préciser que je n’ai aucune indulgence pour François Hollande, mon blog démontrant que je suis en opposition complète avec les politiques menées depuis son arrivée au pouvoir. Je peux même rappeler que, malgré un très fort rejet de Nicolas Sarkozy, j’ai préféré voter blanc en mai 2012 (contrairement à 2007), signe du peu d’estime que j’ai toujours porté au locataire actuel de l’Elysée.

Mais je ne conçois pas l’opposition à François Hollande d’une manière dogmatique, même si je me suis opposé à quasiment toutes les politiques menées depuis trois ans. Car être en opposition ne signifie pas non plus qu’il faille s’opposer pour s’opposer ou interpréter de manière malhonnête ou malhabile les chiffres de l’actualité. Après une croissance de 0,4% l’an dernier, Hollande compte sur une accélération progressive, à 1 ou 1,2% cette année, puis 1,5% l’an prochain, une dynamique (même si elle est limitée et illusoire) qui pourrait permettre une stabilisation du chômage (voir une légère baisse, entre contrats aidés et statistiques ajustées). La question qui se pose, c’est de savoir si les résultats du second trimestre confortent ou non le plan de l’exécutif et c’est la question que j’ai traitée.

Un résultat qui conforte bien Hollande

jeudi 6 août 2015

Le blog gaulliste libre 11ème du classement Teads : merci à tous !

Il y a déjà quatre mois, je vous remerciais déjà pour l’intérêt que vous portez au blog, qui l’avait propulsé au 17ème rang des blog politiques recensés par Teads. La météo du blog est resté au beau fixe, avec un mois de juillet exceptionnel (hausse de plus de 25% des pages lues, dont le nombre a triplé depuis décembre 2014 !), et un nouveau record avec la 11ème place au classement des blogs politiques de Teads, deux rangs derrière Alain Juppé, mais devant Claude Bartolone ou François Fillon. Il faut noter également la progression de l’Arène Nue, de Coralie Delaume, 16ème, qui atteint aussi son meilleur classement.



Il faut bien reconnaître que ses statistiques représentent un véritable encouragement pour écrire tous les jours ou presque, comme je le fais depuis 8 ans et demi. Je tiens donc à vous remercier, tous les lecteurs, tous les commentateurs, tous ceux qui relaient mes écrits ainsi que ceux des invités. Je tiens également à remercier les contributeurs du blog, qui ne sont pas pour rien dans ce succès, L’œil de Brutus et Marc Rameaux, les plus fréquents, ce dernier ayant écrit une bien belle série de papiers, qui se termine aujourd’hui, étudiant les théories du complot d’une manière apaisée et approfondie. Ce faisant, il dit et explique largement ce que je ressens, sans avoir su aussi bien le dire. Enfin, un grand merci à Marianne et Gérald pour les nombreuses reprises, qui ne sont pas pour rien dans ce classement et cette audience, ainsi qu’à Alexandre et au FigaroVox.

samedi 16 mai 2015

La défense indécente de la réforme du collège

La réforme du collège portée par Najat Vallaud-Belkacem a déclenché une vive polémique. La majorité a déclenché une contre-offensive dont les principales lignes de défense ne sont pas la défense des mesures mais bien plus une caricature outrageuse de ceux qui osent s’y opposer.



Insultes et caricatures

Le débat sur la réforme du collège prend une mauvaise tournure, avec l’alliance de la droite, plus par réflexe d’opposition que par réflexion puisqu’elle prolonge ses propres réformes, ainsi que le note Natacha Polony, et d’une partie de la gauche, avec la pétition lancée par Marianne notamment (que j’ai signée et que je vous invite à signer également). De nombreux intellectuels sont montés au créneau pour en dénoncer les dangers ainsi que l’argumentation effarante de la ministre, qui y voyait un moyen pour lutter contre l’ennui des élèves à l’école. Pour sauver cette réforme, la majorité n’a plus recourt désormaisqu’à l’anathème et la caricature, se contentant d’essayer de disqualifier les opposants.

Trois lignes de front ont été ouvertes, aussi ridicules l’une que l’autre. D’abord, on instille le soupçon que les opposants seraient racistes et viseraient la ministre pour cette raison. Argument effarant pour la quasi totalité des opposants, de Marianne à Jean-Pierre Chevènement en passant par Natacha Polony. Puis, la ministre a osé qualifier les opposants de « pseudo-intellectuels ». Argument aussi effarant quand on parle de Marcel Gauchet, Jean-Paul Brighelli ou Alain Finkelkraut. Enfin quelques membres de Terra Nova et des amis ont écrit dans le Monde pour dire « Halte à l’élitisme conservateur » et ainsi sous-entendre que tout opposant refuserait de vouloir traiter l’échec scolaire par refus arriéré du progrès.

Un problème de fond et de forme

mardi 28 avril 2015

Ce qui cloche dans le débat sur les migrants

Depuis le drame de la semaine passée, on débat de ce qu’il faudrait faire en réaction aux centaines de migrants africains morts dans la Méditerranée. Mais dans le flot des réactions, les contradictions et les analyses à courte vue ou totalement contre-productives se multiplient.



Déplorer les effets dont on chérit les causes

D’abord, comment ne pas voir que ces morts sont aussi le produit de la société construite depuis des décennies, où le laisser-faire et le laisser-passer favorisent justement l’immigration illégale en réduisant les contrôles aux frontières, quasiment effacées en Europe. Et si de nombreux Africains sont prêts à payer des fortunes pour traverser la Méditerranée, c’est du fait de l’écart de développement entre les deux rives, mais aussi à cause du modèle économique que nous y avons promu, plus instable, et donc plus dur pour des peuples dont une partie peut finir par préférer tenter une aventure chère et risquée, se couper de leurs racines et leurs familles, la marque d’une forme de désespoir.

Et il est tout de même effarant que Le Monde, Libération ou Daniel Cohn-Bendit évoquent comme solution l’ouverture plus grande des frontières, qui ne ferait qu’augmenter le nombre de bateaux sur la Méditerranée. Comment croire qu’une telle mesure pourrait réduire le nombre de victimes, à moins de ne mettre aucune limite à l’immigration venue d’Afrique, ce qui est inenvisageable ? L’UE, comme souvent, s’est contentée de promettre davantage de moyens pour patrouiller mais il est frappant de ne voir aucune mesure annoncée pour aider le développement de l’Afrique ou pour réduire l’intérêt des migrants de franchir la Méditerranée, ce qui représentent tout de même les deux enjeux majeurs ici.

L’immigré illégal, ce héros

jeudi 23 avril 2015

Drame des migrants : l’effarante réaction de Cohn-Bendit, le Monde et Libération

La mort en mer de centaines de migrants africains qui cherchaient à rejoindre l’Europe a logiquement suscité une énorme émotion. Aujourd’hui, se tient un conseil européen sur le sujet. Mais l’angélisme des réponses apportées par Daniel Cohn-Bendit, le Monde et Libération est une impasse.



L’illusion des frontières ouvertes et des emplois vacants

Pour Daniel Cohn Bendit, la solution à ce drame est simple : il faut davantage ouvrir les frontières. D’ailleurs, les pays européens auraient des besoins de main d’œuvre (pas moins de 7 millions de personnes en Allemagne à long terme). Libération et Le Monde ont dégoté des chercheurs qui soutiennent qu’une plus grande ouverture des frontières n’augmenterait pas le nombre de migrants puisque, de toutes les façons, ceux qui viennent sont prêts à risquer leur vie, ce qui ne semble pas vraiment avoir convaincu les lecteurs étant donnés les commentaires. Puis, parce que c’est une contre-vérité trop souvent répandue, comme L’œil de Brutus l’avait démontré sur le blog, il convient d’abord de faire un sort à l’idée selon laquelle il y aurait beaucoup d’emplois non pourvus en France.

D’abord, Alternatives Economiques montre que, nous avons un des plus faibles taux d’emplois non pourvus en Europe : 0,6% contre 1,6% dans l’UE. En outre, il ne faut pas oublier que toute offre d’emploi intégrée, alors que ne devraient être prises en compte que celles qui n’est pas possible de satisfaire au bout d’un certain temps, sans parler du fait que peuvent être prises en compte des offres de 2 heures de ménage par semaine… Bref, à quelques rares exceptions près (médecins, bouchers), nous ne manquons pas de travailleurs, comme le suggèrent les chiffres du chômage. Bien au contraire, cette situation plaide pour réduire au minimum l’immigration et ne pas déséquilibrer plus encore le marché du travail, au bénéfice des entreprises, comme le souligne Jack Dion dans Marianne.

L’humanisme, c’est de fermer les frontières

jeudi 9 avril 2015

Merci à tous !

Il y a plus de 8 ans, quand j’ai commencé à déposer mes réflexions sur la toile, je n’aurais sans doute jamais imaginé continuer à le faire presque tous les jours si longtemps après. Et si je le fais, c’est aussi parce que vous êtes assez nombreux à me lire, ce qui représente un vrai encouragement.



Le passage à un pseudonyme courant juin dernier, a fait baisser le nombre de pages lues de plus de 40% en six mois. Mais depuis décembre, les statistiques ne cessent de grimper, au point qu’en mars, le record qui datait de mai 2014 a été battu de près de 25%, plus qu’un doublement en seulement quatre mois. Et cela se retrouve dans le classement des blogs politiques de Teads, où le blog gaulliste libre est remonté dans les vingt premiers blogs politiques, en 17ème position.

Je tiens donc à vous remercier pour votre lecture, vos commentaires et la publicité que vous assurez au blog (le compte Twitter a dépassé le cap des 2600 abonnés). Je tiens également à remercier les contributeurs du blog, qui ont aussi contribué à ce succès. Je n’oublie pas le projet de blog collectif, que j’espère pouvoir contribuer à lancer prochainement. Et enfin, merci à Marianne et Gérald pour leur confiance, qui n’est pas neutre dans l’augmentation du trafic des deux derniers mois. 

lundi 16 mars 2015

Pierre Moscovici, l’homme qui fait détester la politique

Bien sûr, il n’est pas le seul, et il y en a d’autres dont on pourrait dire la même chose, notamment celui qui a précédé François Hollande, ce conférencier de luxe, en affaires avec Bernard Tapie. Mais Pierre Moscovici est a minima un prétendant sérieux au titre du pire homme politique.



Faites ce que je dis, pas ce que je fais

Il ne fallait sans doute pas s’attendre à autre chose d’un « übersexuel » qui trouvait le moyen de dénoncer la peoplisation de la vie politique tout en parlant de sa vie privée dans Gala. Déjà, il était assez stupéfiant, pour ne pas dire davantage que celui qui, comme ministre de l’économie, a soutenu pendant un an que la France atteindrait 3% du PIB de déficit en 2013, puis annoncé que cela serait atteint en 2015, avant que cela ne soit à nouveau repoussé de deux ans, soit nommé au poste du commissaire européen justement en charge du contrôle des engagements budgétaires des pays ! Un exemple du caractère arbitraire et sans scrupule de cette construction, dont les règles s’appliquent à géométrie variable. 

Quelques mois après sa nomination, voici un des pires contrevenants des règles budgétaires européennes qui se retrouve en position d’abitre des ministres des finances européens. Pas illogiquement par rapport aux règles de Bruxelles, voici celui qui était encore ministre à Bercy il y a un an, dire que « l’effort de la France n’est pas suffisant ». Soit il n’a aucun amour propre, ce que l’interview à Gala infirme totalement, soit il est d’un cynisme tout mitterrandien, capable de dire une chose et de faire le contraire. Pour Marianne, « certains jours, il est bien difficile de distringuer les pastiches signés du ‘Gorafi’ et les vraies informations ». Moscovici, c’est un peu le cancre de la classe qui prend la place du professeur.

Le prototype de la gangrène UMP-PS

mardi 10 février 2015

Nicolas Sarkozy, conférencier indécent et inéligible




Prends l’oseille et tire-toi !

L’ancien président de la République est absolument incroyable. On raconte qu’il disait qu’après avoir été président de la République, « il ferait de l’argent ». Et de facto, il le fait, au prix moyen de cent mille dollars par conférence, que ce soit pour Goldman Sachs, ou le fond souverain d’une pétromonarchie. L’argent n’a pas d’odeur pour certains. Nicolas Sarkozy n’a donc pas vu de conflit d’agenda entre cette conférence et l’élection législative partielle du Doubs où l’UMP était à la lutte avec le PS pour affronter le FN au second tour. Il n’a même pas semblé juger bon d’anticiper l’éventuelle décision épineuse qui pouvait se profiler en cherchant à aligner le parti dont il est pourtant en charge.

Résultat, une séquence désolante qui donnerait presque l’impression que François Hollande est un bon gestionnaire. Un parti qui se déchire et la présentation d’une motion de synthèse à la mode Hollande qui appellait à s’abstenir, voter blanc ou PS, et qui se fait battre de justesse, laissant néanmoins le temps à la cacophonie de s’installer, au point que le doute semble s’installer au sein de l’UMP sur les capacités de l’ancien président à simplement gérer un parti. Dire qu’il disait revenir en politique par devoir ! Ce devoir semble peser moins lourd que les pétrodollars pour celui qui ne semble même pas comprendre les devoirs élémentaires d’un président de parti, oublilés à Abou Dhabi.

Disqualification au cube

dimanche 25 janvier 2015

En Grèce, Syriza n’est-il pas bien moins extrémiste que le gouvernement ?


Aujourd’hui, les Grecs vont se prononcer lors d’une élection qui pourrait permettre l’accession au pouvoir de Syriza, qui avait perdu de peu en 2012. En France, le parti est qualifié au mieux de gauche radicale, au pire d’extrême-gauche. Mais n’est-il pas bien plus raisonnable que la coalition au pouvoir ?



L’extrémisme antisocial du gouvernement

Comme le note bien Jack Dion dans Marianne, où il dénonce « la fatwa du Monde contre Syriza », il est effarant de constater comment ce parti est traité dans la plupart des média français. Dans les faits, Alexis Tsipras ne fait que proposer la 3ème restructuration de la dette grecque depuis 2010, alors que la quasi totalité des économistes sont d’accord pour dire que dans le contexte actuel, la dette grecque n’est pas soutenable. Ceci démontre la faillite de la politique actuelle. Au final, ce sont ceux qui dénonçaient la folie de ces politiques qui ont malheureusement eu raison. La politique qui est déraisonnable, c’est justement celle qui a été menée par les dirigeants grecs depuis 2010.

Le PASOK et Nouvelle Démocratie ont mené une politique qui n’avait qu’un seul objectif : honorer la dette de la Grèce dans le cadre monétariste et semi-fédéral européen. Et ils n’ont pas fait les choses à moitié : baisse du SMIC de 22%, coupes monstrueuses dans le budget et les programmes sociaux. Tout ceci a envoyé un quart de la population au chômage, multiplié les suicides et provoqué une dégradation de la situation sanitaire dont Médecins du Monde s’inquiètait récemment ! L’extrémisme n’est-il pas du côté des gouvernements qui ont pris ces mesures et de ceux qui les ont demandé, dans l’absolu, et d’autant plus que tout ceci n’est même pas parvenu à atteindre leur objectif premier ?

Syriza, c’est la raison démocratique ?

samedi 17 janvier 2015

Après #JeSuisCharlie


Une semaine après des rassemblements historiques par leur taille et après avoir respecté un temps de rassemblement pour honorer les victimes de cette barbarie, il est important de se réfléchir pour tirer les leçons de ce terrible drame. Voici une première contribution.



Une multitude de questions

Les drames des derniers jours, même sans oublier la responsabilité individuelle des assassins, amènent à se poser des questions sur ce qui, dans notre société, a pu les permettre. La première question qui se pose est naturellement celle de notre sécurité. Peut-on y voir une conséquence de la réduction des moyens des dernières années ? L’ouverture des frontières dans le cadre de Schengen ne le facilite-t-elle pas aussi ? On peut également se demander s’il ne faut pas davantage surveiller ce qui se passe sur Internet ainsi que les personnes qui vont faire le jihad à l’étranger ou en France, sans tomber pour autant dans les excès des Etats-Unis de l’administration Bush avec le Patriot Act. Et cela amène aussi à se poser la question des interventions inappropriées de la France à l’étranger.

L’autre question que pose bien Perico Légasse dans Marianne, c’est celle de la laïcité. On ne peut pas ignorer que les meurtres commis l’ont été au nom de l’Islam, même s’il s’agit d’une vision extrémiste et marginale. Quand Daniel Cohn-Bendit, en appelle à aller plus loin dans le communautarisme, qui grignote la loi de 1905, il faut au contraire remettre à leur place ces religions qui sont des prétextes à la guerre civile. On peut également se poser la question du rôle de l’école, comme Jean-Paul Brighelli dans Figarovox, entre laxisme grandissant et oubli de la mission de transmission de notre culture. On ne peut pas oublier non plus la responsabilité de politiques économiques qui laissent un quart de la jeunesse au chômage, dans une situation propice aux dérives les plus extrémistes.

Le piège de l’union nationale