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samedi 6 mars 2021

Bitcoin, GameStop, Tesla : la bourse toujours plus casino

L’année écoulée a été totalement effarante sur les marchés financiers. Après un gros coup de froid lorsque la pandémie s’est répandue sur le monde, les marchés ont vivement rebondi, revenant à leurs plus hauts, et les battant largement dans certains cas. Mais les hausses de Tesla et du Bitcoin, ou l’incroyable bataille boursière sur GameStop donnent tous les jours davantage l’impression que les marchés financiers ne sont qu’un casino arbitraire, où, si les gains sont forts à date, le risque grandit…

 


Une bulle qui ne cesse de gonfler

 

lundi 21 septembre 2020

Cette bulle financière qui finira par exploser

Bien sûr, alors que nous traversons cette année une crise sanitaire et une crise économique comme nous n’en avions pas vécues depuis des décennies, un tel pronostic peut sembler déprimant. Malheureusement, tous les signes d’une bulle complètement folle sont réunis, entre planches à billets mal dirigées, spéculation boursière extravagante, illustrée par Tesla, et vague de fusions-acquisitions…

 


Le retour du grand casino financier

 

dimanche 5 mai 2019

La faillite de Tesla et Uber : déclencheur du futur krach boursier ?

La bulle autour des licornes rappelle étrangement celle de 2001, sans que beaucoup d’analystes semblent faire le lien. Pourtant, un tel scénario serait assez classique, et on peut souligner le caractère inquiétant du niveau record atteint par le Nasdaq alors que deux stars de la nouvelle économie, Tesla et Uber, viennent de faire des pertes colossales au premier trimestre 2019…


L’incapacité à dégager le moindre profit

mercredi 28 février 2018

Comme un goût d’avant un krach financier…

Outre l’improbable défense du plan de relance à destination des plus riches de Donald Trump, la lecture du The Economist daté du 10 février, après le grand coup de chaud des marchés du début du mois, donne aussi le vertige sur notre situation économique. Parfois, on se demande s’il ne s’agit pas d’une description des errements qui auraient déjà mené à un nouveau krach financier.


L’improbable synthèse de 2001 et 2008 ?

samedi 10 février 2018

Le nouveau krach financier : maintenant ou demain ?

C’est une véritable semaine noire pour les marchés financiers. Le Dow Jones a battu son record de perte en nombre de points sur un jour et perdu 10% en deux semaines. Faut-il voir dans ces mouvements le début d’un nouveau krach, comparable à celui de 2001 ou 2008, ou seulement une répétition à taille réduite de celui qui finira par venir, plus tard en revanche ?


Du sens des mouvements des marchés

lundi 7 mars 2016

jeudi 27 août 2015

Macron, Minc et la Chine : le naufrage de la pensée

L’effondrement de la bulle spéculative Chinoise fait la une de l’actualité et pousse tous les commentateurs à se prononcer sur les soubresauts de l’économie de l’Empire du Milieu. De quoi y déceler les charlatans qui racontent n’importe quoi, comme Emmanuel Macron ou Alain Minc.



Des classes moyennes et des krachs

Le ministre de l’économie (sic) a cru bon soutenir que les principales victimes du krach sont « les Chinois de la classe moyenne, ceux qui, pas forcément les mieux informés, ont investi au plus haut et en s’endettant ». Quel concentré de bêtise en une phrase ! Passons sur le mépris de celui pour qui les classes moyennes sont forcément moins bien informées que les classes dirigeantes… Ensuite, il est tout de même assez peu probable que les classes moyennes d’un pays émergent s’endettent pour boursicoter. The Economist avait relativisé l’importance de la bourse pour les ménages en soulignant que seulement 6% de la population y joue et qu’elle ne pèse que 15% des actifs des ménages. Dans la réalité, l’immense majorité des Chinois qui placent en bourse font sans doute partie des 10% les plus aisés.

Puis, comme l’a noté Paul Conge dans Marianne, Alain Minc a osé nous gratifier d’un commentaire digne d’un premier avril : « Les crises boursières, on en sort toujours plutôt en bon état » ! On imagine que cette phrase serait juste s’il disait, « je » au lieu de « on », mais il est tout de même stupéfiant qu’il ose dire cela après l’épisode de 2008, où il avait extraordinairement sous-estimé la situation. Il est tout aussi effarant qu’il dise que « cela n’a rien à voir avec 2008 », alors que la bulle spéculative, avec l’envolée de l’endettement privé ou le développement de la finance de l’ombre ressemble fort aux moteurs du krach de 2008. Mais il faut reconnaître que l’on peut relativiser l’importance ou les conséquences de ce krach. En revanche, le passé impose d’être prudent et relativise tout pronostic définitif.

Des faits et des commentaires


mercredi 26 août 2015

Chine : violente correction ou début d’un krach mondial ?




L’économie mondiale retient son souffle

Dans quelques années, l’économie chinoise sera la première économie du monde. Comme les oscillations de l’économie étasunienne se ressentaient sur la planète entière, celles de l’Empire du milieu commencent également à concerner le monde entier. D’ailleurs, il y a plus de deux ans, j’avais écrit que « la prochaine grande crise financière mondiale se joue peut-être en Chine », en rapportant le développement inquiétant des pratiques spéculatives. Aujourd’hui, avec le ralentissement économique du pays, la chute de la bourse de plus de 40% en quelques semaines et la dévaluation, on pourrait imaginer voir se réaliser cette prévision inquiétante. D’ailleurs, le poids de la Chine se lit dans le cours des matières premières, et notamment la très forte baisse du prix du pétrole ou des autres métaux.


Le retournement du marché chinois apparaît également dans les comptes de nombreuses multi-nationales qui y réalisent une part importante de leur chiffre d’affaires et leurs profits. La chute des exportations semble indiquer une transition économique, avec la hausse des salaires, qui rend le pays moins compétitif que l’Inde ou l’Afrique (d’où la décision de H&M d’y délocaliser une part de sa production). Cela explique sans doute en partie le choix de dévaluer le yuan, même s’il faut mettre en perspective le caractère limité de la dévaluation (bien moins importante que la baisse de l’euro) et le fait qu’elle est vient aussi du lien avec le dollar, qui s’est beaucoup apprécié. Bref, entre dégonflement de la bulle spéculative et potentiellement la fin d’une phase de développement du pays, tout semble réuni pour une crise.

Les autres conséquences du ralentissement

mercredi 5 août 2015

Chute de la bourse chinoise : krach ou simple correction ?

Les variations de la bourse de Shanghai occupent l’actualité économique depuis mi-juin. Avec une baisse de 30% en moins d’un mois, cela ressemble à un krach, qui pourrait même peser sur l’économie mondiale. Mais une prise de recul amène à relativiser ces hoquets venus d’Asie.



Exubérance irrationnelle venue de l’Est

Les hoquets de la bourse de Shanghai sont impressionnants. Cette chute de 30% en un mois ressemble aux krachs de 1929 ou 2008. Pas moins de 3500 milliards de dollars se sont évaporés. Mais il faut néanmoins la mettre en perspective avec la progression des mois précédents. En effet, malgré cette correction, sur un an, l’indice de la bourse de Shanghai est quand même en progression de plus de 70%, puisqu’il était à peine au-delà de 2000 points l’été dernier, avant de dépasser le cap des 5000 points ce printemps, soit 150% de  hausse en moins d’un an, avant d’osciller entre 3373 et 4317 points en un mois, chaque hoquet provoquant une nouvelle vague d’angoisses dans bien des médias.

Le fait que le marché soit encore 70% plus élevé qu’il y a un an relativise la chute des dernières semaines, une prise de bénéfice, une correction après une forte progression. La violence de la correction n’est que le produit de la violence de la hausse passée. A l’exubérance irrationnelle de la hausse réplique l’exubérance irrationnelle de la baisse. Tant que la chute reste à ce niveau, il y a peu de danger pour l’économie chinoise, et encore moins mondiale. En outre, The Economist rappelle aussi que la valeur des actions échangeables ne représente qu’un tiers du PIB Chinois, contre plus de 100% dans la plupart des pays, et que les actions représentent seulement 15% du patrimoine des ménages.

Quel avenir pour la Chine et le monde ?

samedi 30 mai 2015

Cette bulle financière qui s’est remise à gonfler

Cela était sans doute inévitable étant données les politiques monétaires menées par les banques centrales. Mais cela est rendu possible par le manque de réforme du système financier depuis la crise de 2008 et les nouvelles innovations. Et nous n’en sommes sans doute qu’au début…



Premiers signes de bulles


Les niveaux atteints par les bourses sont déjà une bonne indication. Toutes les grandes bourses du monde ont doublé par rapport au point bas atteint début 2009, certaines, comme New York, ayant déjà battu leur record historique. Mieux, si on regarde le niveau des cours par rapport aux bénéfices des entreprises, nous ne sommes que dans la moyenne historique, la globalisation ayant donné aux multinationales de nombreux moyens de faire toujours plus de profits, au point de même inquiéter The Economist ! Il y a donc de la marge et on peut raisonnablement croire que les bourses vont continuer de monter pour quelques temps encore. Le prix de l’immobilier est reparti à la hausse dans les pays où les prix avaient fortement baissé, avec la chute des taux, qui réduit le coût complet pour ceux qui empruntent.



Mais de nombreux signes devraient nous inquiéter, au-delà du niveau du bilan des banques centrales, ou même de la dette des Etats. Les récents records enregistrés sur le marché des œuvres d’art ou le regain des opérations de fusions et acquisitions sont des signes classiques de bulles. Et même si les records du passé sont battus ou en passe de l’être, la question est de savoir jusqu’où cela pourrait aller et comment pourrait se passer l’ajustement ? Un autre indicateur inquiétant est l’envolée de l’endettement global de la Chine par rapport à son PIB, d’autant plus que la richesse nationale du pays a beaucoup augmenté depuis: de 150% du PIB en 2008, il est passé à plus de 270% aujourd’hui selon une estimation de McKinsey. Et les innovations financières du prochain krach semblent déjà là.

A quand le prochain krach ?

dimanche 29 mars 2015

Krach d’avion et folie médiatique

Depuis mardi, le krach de l’avion de la Germanwings, qui a fait cent cinquante victimes, fait la une des média qui nous abreuvent chaque jour de découvertes plus ou moins importantes. Cette frénésie médiatique n’est-elle pas totalement exagérée, même si le drame est absolument atroce.



Les Experts Germanwings

Il est sans doute naturel que l’atrocité, peu commune, du décès simultané de cent cinquante personnes attire une telle attention médiatique. Dans nos pays, un tel drame est heureusement extrêmement rare. En outre, le fait que cela ne soit probablement pas un accident mais, semble-t-il, le choix délibéré, et donc, de facto, le meurtre de cent cinquante innocents par ce copilote qui se serait enfermé dans la cabine, puis aurait alors envoyé l’avion dans la montagne, a de quoi susciter l’intérêt et des questions, et donc remplir des pages et des pages d’articles ou des de longues minutes de reportages ou de commentaires. C’est un acte dont on se souviendra probablement pendant longtemps.

Cependant, on peut quand même se demander si la couverture de tous les instants par les média, avec le compte-rendu de la moindre découverte, intéressante ou non, par n’importe quel média, laisse un drôle de sentiment. En fait, on a l’impression d’assister à une série télévisée policière que l’on ne pourrait pas éteindre et qui se poursuit en parallèle sur tous les sites et dans tous les journaux. Tout le monde répète les mêmes informations, qui semblent nous parvenir sans le moindre filtre. C’est ainsi qu’hier, c’est l’interview de l’ancienne copine du copilote qui a fait la une, avec la nouvelle qu’il aurait dissimulé un arrêt maladie qui couvrait le désormais funeste mardi 24 mars.

Ni distance, ni recul

vendredi 25 juillet 2014

Résultats des banques, rachats d’entreprise, hausse de la bourse : alerte à la bulle !


Début 2009, j’avais pronostiqué une nouvelle crise financière, que j’anticipais pour fin 2016 – début 2017. Malheureusement, il semblerait que tous les symptômes d’une nouvelle bulle continuent à s’additionner, comme le démontrent les dernières annonces de la bourse…



Envolée des profits des banques US

Les résultats du second trimestre des banques étasuniennes ont été excellents, contrastant étonnamment avec les déceptions des derniers chiffres du PIB. Le blog Investigationfinancière a compilé les résultats des principales banques et les chiffres sont effarants, même en se contentant d’examiner les résultats nets, et non opérationnels, qui, eux, excluent les éléments exceptionnels, comme les différentes amendes infligées par la justice. Goldman Sachs affiche 4 milliards de dollars de résultat net pour le premier semestre, sur 18,4 milliards de PNB (Produit Net Bancaire, l’équivalent du chiffre d’affaire pour les banques), soit 21,7% de résultat net sur chiffre d’affaire, un niveau de rentabilité qui en dit long sur la situation économique réelle des banques, d’autant plus qu’elles versent des salaires énormes.

JP Morgan affiche la bagatelle de 11,3 milliards de dollars de résultats nets pour le premier semestre, sur 49,2 milliards de PNB, soit 23% de résultats nets sur PNB. Morgan Stanley a annoncé 3,6 milliards de profits pour 17,5 milliards de PNB, soit 20,6% de résultats nets sur PNB. Il est tout de même très révélateur de constater l’homogénéité de résultats nets aussi énormes, compris entre 20 et 23% du PNB, ce qui révèle à la fois que leur activité est extraordinairement rentable, et finalement très peu concurrentielle sur les prix. Bien sûr, Citigroup a annoncé des résultats moins forts au second trimestre, mais cela vient principalement d’éléments exceptionnels. Ceci amène logiquement à se poser des questions sur notre modèle économique, qui créé une situation de rente phénoménale pour ces banques.

D’autres facteurs de surchauffe

mercredi 25 septembre 2013

Et si un grand krach avait bien lieu en 2017 ?


Même si elle est illusoire, il semble bien que la reprise arrivera en 2014. En revanche, on peut toujours s’interroger sur le scénario à plus long terme. Au final, le scénario que j’avais esquissé en janvier 2009 me semble assez juste, à savoir une nouvelle bulle puis un nouveau krach.



Perspectives à cinq ans

Bien sûr, faire de la prévision à si long terme est un exercice périlleux, qui expose forcément aux critiques et aux railleries justifiées. Néanmoins, c’est un exercice utile qui amène à réfléchir aux dynamiques profondes qui animent notre économie. Et si l’étape du relèvement du plafond de la dette aux Etats-Unis se passe bien, la croissance aux Etats-Unis devrait accélérer sous la conjugaison du soutien de la Banque Centrale, d’une politique budgétaire moins restrictive (fin de l’effet du sequester), de la forte hausse des prix de l’immobilier et forte hausse de la production d’hydrocarbures.

Couplée avec la reprise japonaise (plus forte que prévue au second trimestre) et l’amélioration de la situation en Chine, les trois premiers moteurs de la planète devraient aller dans le même sens l’an prochain. En outre, avec des profits des entreprises au plus haut et des politiques monétaires encore accommodantes, voici un cocktail idéal pour gonfler encore les bulles financières, pas vraiment soldées dans les pays dits développés et qui se développent en Chine. Nous pourrions alors assister à une répétition de la phase pré-2008 et très logiquement aboutir à un nouveau krach vers 2016-2018, puisque tous les instruments financiers de la crise à venir existent déjà (dark pools, ETS, trading à haute fréquence…etc).

Un scénario prévisible

Finalement, je suis assez surpris par la proximité d’un tel scénario avec mes textes de janvier 2009 (alors que nous n’étions pas encore sortis de la crise d’ailleurs). Bien sûr, une partie importante de mes prévisions n’ont pas été vérifiées (réélection de Brown, élection de Bayrou en France – même si j’avais vu juste sur la défaite de Nicolas Sarkozy et son remplacement par une fausse alternative- inversion des résultats pour Barack Obama entre succès et échec en 2010 et 2012). De même, je n’avais pas anticipé la crise de la zone euro (même si je faisais démarrer la nouvelle crise fin 2016 par un défaut de l’Italie suite à une envolée des taux longs et de l’écart avec les taux allemands).

En revanche, le scénario économique était assez juste, avec un point bas atteint à la fin de l’hiver 2009 (y compris dans les niveaux atteints par la bourse) et j’anticipais une victoire de la lecture néolibérale de la crise contre les néo-keynésiens. Je faisais de 2011 à 2013 « des années de croissance très faible avec un pouvoir d’achat en berne et un chômage résiduel important ». Et même si je me suis trompé sur l’évolution des taux d’intérêt, je voyais en 2014 et 2015 « une accélération de la croissance » du fait de « l’essor des importations chinoises ». Tout ceci menait à une bulle qui culminait à l’automne 2016, avec un CAC 40 à 10 000 points et un Dow Jones à 25 000 points, avant un nouveau krach.

Même si mes anticipations d’inflation et de taux d’intérêt étaient excessives (du fait du pic d’inflation de 2008), en revanche, les phases décrites me semblent encore pertinentes plus de quatre ans et demi après. Une bulle et un nouveau krach me semblent le scénario le plus probable pour l’avenir.

mardi 1 janvier 2013

Pourquoi remettre de l’ordre dans la finance (1/2)


Courant 2010, j’avais fait une série de papier sur la réforme de la finance, qui avait aboutit à 18 propositions concrètes, issues pour une grande partie de mes lectures. J’ai pensé utile de résumer à nouveau ma pensée sur le sujet pour synthétiser la critique de la situation actuelle avant d’attaquer les principes de la réforme, puis les propositions que l’on peut faire et enfin les moyens de les mettre en place.

Anarchie et casino

C’est bien la libéralisation des marchés financiers mises en place à partir des années 1980 qui est la responsable des crises. Alors que les réglementations issues de la Grande Dépression avait produit une grande stabilité des marchés financiers pendant des décennies, depuis 1987, les crises se succèdent à un rythme qui rappelle celui d’avant 1929. On peut citer le krach d’octobre 1987, la crise des caisses d’épargne étasuniennes, la crise du SME de 1992-1993, l’effondrement du marché immobilier en France dans les années 1990, les différentes crises des pays émergents (Amérique du Sud, Asie du Sud-Est, Russie). Puis a succédé un nouveau krach boursier en 2001 suite à la bulle Internet / télécommunications. Enfin, le summum a été atteint en 2008 avec une crise financière digne de celle de 1929 et un effondrement du marché immobilier étasunien et de quelques pays européens.

Ce qui est assez stupéfiant c’est que les Etats se concentrent à ce point sur le traitement des conséquences de ces crises financières et insuffisamment sur les causes, comme le rappelle cruellement le plan d’union bancaire européenne signé en décembre 2012. Les Etats (et les banques centrales) agissent pour sauver le système et semblent oublier qu’il faut également le changer. Si quelques pays ont fait des efforts pour mettre en place des réglementations nationales plus contraignantes, le travail de réforme a été largement confié aux mêmes banquiers qui avaient failli, à travers les règles Bâle 3.

Tout le problème est que l’instabilité des marchés financières a un impact de plus en plus grand sur l’économie productive. En effet, en 1987, le krach boursier avait été, dans un premier temps, aussi violent que celui de 1929 ou, celui, à venir de 2008. Cependant, cela n’avait pas empêché les économies développées de connaître une forte croissance l’année suivante et celle d’après. Celui de 2001, en revanche, a fait sensiblement baisser la croissance mondiale et celui de 2008 a provoqué un cataclysme économique jamais vu depuis 80 ans. Tout ceci est extrêmement inquiétant car on peut se demander quelles seront les conséquences du prochain krach financier…

Il faut rappeler ici que la crise économique est bien une conséquence de la crise financière, qui a ensuite provoqué une crise des dettes souveraines, et uniquement pour les pays qui ont renoncé à la monétisation de leur dette publique par leur banque centrale. A l’origine : une bulle immobilière aux Etats-Unis nourrie par les pratiques prédatrices des banques auprès de ménages qui n’avaient pas les moyens d’acheter leur logement. La courroie de transmission aux autres banques a été la titrisation et la mauvaise habitude du système bancaire de se financer à court terme, ce qui provoque une asphyxie immédiate en cas de crise de liquidités. Le gel des marchés financiers a alors provoqué une contraction violente de l’activité, et, in fine, une crise des finances publiques pour certains Etats.

Aléa moral et inégalités

dimanche 25 septembre 2011

1929 = 2001 + 2008 : l’équation de Galbraith ?


« La crise économique de 1929 » est assez incroyable à lire tant l’histoire ressemble à celle de la dernière décennie. En fait, elle semble conjuguer les caractéristiques de la bulle Internet et des subprimes.


Le rôle des inégalités


Galbraith donne cinq explications à la crise de 1929. Tout d’abord, il y voit une conséquence des inégalités dans la répartition des revenus. Ensuite, il incrimine la structure des entreprises, et notamment le levier utilisé par les sociétés financières. Puis, il met en cause le rôle des banques, la balance commerciale américaine et enfin les erreurs des économistes de l’époque.