Affichage des articles dont le libellé est Bitcoin. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Bitcoin. Afficher tous les articles

dimanche 4 mai 2025

Tesla, Bitcoin : anatomie d’une bulle spéculative

Mes papiers sur Tesla, puis le Bitcoin du début d’année m’ont permis une plongée rapide dans la bulle spéculative qui entoure ces deux valeurs. Une véritable expérience sociologique, révélant des comptes de réseaux sociaux dédiés à leur promotion, l’illustration moderne des esprits animaux dont parlait Keynes et de la douce folie qui peut prendre marchés financiers et investisseurs

 


Quand une foi remplace toute raison

 

lundi 17 mars 2025

Bitcoin : l’un des nombreux pièges du trumpisme

Marine Le Pen, Nicolas Dupont-Aignan et François Asselineau ont tous les trois pris position en faveur du Bitcoin ou des crypto monnaies, au nom de la souveraineté et l’innovation, prenant la suite de Donald Trump, qui veut y consacrer une part des réserves de la Fed. Difficile de ne pas y voir une dérive de la sphère alternative qui imite un peu vite le locataire de la Maison Blanche.


 

L’ennemi de nos ennemis n’est pas forcément notre ami

 

samedi 6 mars 2021

Bitcoin, GameStop, Tesla : la bourse toujours plus casino

L’année écoulée a été totalement effarante sur les marchés financiers. Après un gros coup de froid lorsque la pandémie s’est répandue sur le monde, les marchés ont vivement rebondi, revenant à leurs plus hauts, et les battant largement dans certains cas. Mais les hausses de Tesla et du Bitcoin, ou l’incroyable bataille boursière sur GameStop donnent tous les jours davantage l’impression que les marchés financiers ne sont qu’un casino arbitraire, où, si les gains sont forts à date, le risque grandit…

 


Une bulle qui ne cesse de gonfler

 

lundi 25 janvier 2021

Du sens de l’envolée des marchés financiers

La crise économique des années 2020 est très particulière. Nous assistons probablement au découplage le plus frappant entre l’économie réelle et l’économie financière. Bien sûr, ce découplage n’est pas nouveau. Mais jamais un tel grand écart n’était apparu sur un laps de temps aussi court, avec la récession la plus sévère depuis des décennies, et des marchés financiers qui battent des records


Crise ultra-inégalitaire et bulle financière

 

lundi 24 juin 2019

Libra de Facebook : ce retour au féodalisme qu’il faut refuser


L’annonce, qui se profilait depuis quelques temps, par Facebook, du lancement d’une crypto-monnaie, le Libra, avec le soutien de 27 autres entreprises privées a été accueillie par la plupart des média par une neutralité bienveillante assez effarante. Pourtant, ils devraient au moins poser la simple question de la légitimité pour une entreprise privée de créer une monnaie…


Retour vers le passé

jeudi 16 mai 2019

Du bitcoin dans l’assurance-vie : dernière folie macronienne

La loi Pacte, c’est notamment la loi qui prévoit la privatisation d’Aéroports de Paris. Mais d’autres recoins peu connus de cette loi revèlent des décisions absolument abracadabrantesques, pourtant largement oubliées par les commentateurs de la vie politique. L’une des plus incroyable est probablement l’autorisation d’inclure des crypto-monnaies dans l’assurance-vie !


Contre-temps et idéologie délétère

samedi 10 février 2018

Le nouveau krach financier : maintenant ou demain ?

C’est une véritable semaine noire pour les marchés financiers. Le Dow Jones a battu son record de perte en nombre de points sur un jour et perdu 10% en deux semaines. Faut-il voir dans ces mouvements le début d’un nouveau krach, comparable à celui de 2001 ou 2008, ou seulement une répétition à taille réduite de celui qui finira par venir, plus tard en revanche ?


Du sens des mouvements des marchés

mercredi 4 mars 2015

La chienlit Bitcoin bouge encore




De nouveaux cadavres dans le placard

Il faut reconnaître que The Economist, même s’il soutient mordicus Bitcoin, n’omet pas d’en souligner les nombreux vices, belle conception du débat d’idées, même si le journal des élites globalisées est d’un dogmatisme assez effarant. Après avoir déjà consacré plusieurs papiers sur le sujet, et notamment la folle bulle de sa valeur, dans un papier de janvier, il souligne la montée des ransons numériques, où des brigands de l’ère moderne prennent contrôle de l’ordinateur d’un individu ou d’une société et exigent une rançon pour relâcher les données. Il souligne que « l’émergence du bitcoin, une crypto-monnaie digitale qui peut être utilisée de manière anonyme, en est une grande raison ».

Dans un autre papier du même numéro, il souligne qu’« en 2014, il a pedu plus de la moitié de sa valeur par rapport au dollar, faisant même pire que le rouble russe et l’hryvnia ukrainienne ». Dans un toirisème papier, qui chante les louanges de « la magie de miner », The Economist soutient qu’ils « ont trois qualités utiles pour une monnaie : ils sont difficiles à gagner, limités en quantité et faciles à vérifier ». Sauf qu’il rapporte aussi la disparition de 19 000 Bitcoins (environ 6 millions de dollars) sur la plateforme d’échange Bitstamp… Puis, il note qu’en outre, cette pseudo-monnaie n’est pas très environnementale, en ce qu’elle nécessite beaucoup d’énergie pour mettre en œuvre les transactions.

L’anarchie monétaire

mercredi 21 janvier 2015

Inégalités, finance folle : comme un parfum d’avant la crise de 2008





Le retour de la finance folle

Bien sûr, les banquiers diront qu’ils subissent un alourdissement terrible de la réglementation et qu’ils ne sont plus aussi rentables qu’avant la crise de ce fait. Et il y a une part de vérité dans cette vision des choses. Néanmoins, quand on constate que Goldman Sachs réalise un profit de 8,5 milliards de dollars pour un chiffre d’affaire de 34,5 milliards, soit une marge colossale de 25%, on se dit que ce secteur d’activité bénéficie quand même d’une situation anormale… D’ailleurs, Thomson Reuters a rapporté une croissance des commissions de conseil en fusions-acquisitions de 6,8% en 2014, à 90 milliards de dollars : le secteur se rapproche de la barre des 100 milliards, passée en 2007.


Champagne en haut, misère en bas

samedi 9 août 2014

Bitcoin : l’effarante complaisance de nos dirigeants


Malgré les nombreux scandales, Bitcoin poursuit son chemin, notamment en France, où, coup sur coup, le ministre Michel Sapin dit que « réguler n’est pas museler » suite à un rapport du ministère et où un rapport du Sénat PS-UMP prend plutôt position en faveur de bitcoin et des monnaies virtuelles.


Unanimisme administration-PS-UMP

Comme le rapporte le Monde, Michel Sapin considère que, si « les monnaies virtuelles sont une réalité qu'il ne faut pas grossir (...), elles témoignent d'une capacité d'innovation qu'il faut promouvoir » et « le système doit être régulé par la puissance publique ». Le rapport du ministère alerte néanmoins sur les utilisations frauduleuses, favorisées par l’anonymat, qu’il faudrait donc pouvoir lever, et souligne aussi la nécessité de mieux protéger les utilisateurs. Le directeur de Tracfin précisait en effet que « les utilisateurs ne profitent d'aucune garantie d'un tiers ou de l'Etat lorsque, par exemple, une plate-forme étrangère comme MtGox met la clé sous la porte ». Bref, les dangers sont pointés mais pas traités.

Le ministre s’est presque fait le promoteur des monnaies virtuelles en disant dans le Monde : « elles ont d'abord un intérêt pratique car elles offrent des possibilités de transactions à coût plus faible que les services de paiement classiques. Elles offrent également une alternative aux consommateurs, une autre philosophie de l'échange, moins institutionnel. C'est un modèle que je respecte, et qui repose sur une capacité d'innovation qu'il faut promouvoir. Pour ce faire, le système doit être régulé, au bon sens du terme, sans jugement de valeur. Réguler n'est pas museler ».


Oui oui au pays de la fausse monnaie

vendredi 18 avril 2014

Bitcoin chez Monoprix : de la fausse monnaie qu’il faut interdire !


Il y a quelques jours, François Lenglet, pourtant généralement bien inspiré, a consacré son billet au fait que Monoprix devrait prochainement accepter les bitcoins pour payer ses courses. Nullement choqué par ce qui n’est que de la fausse monnaie, il y voyait une annonce de notre avenir. Grosse erreur.


En réalité, un retour en arrière

Il y a quelque chose de fascinant avec bitcoin. Peut-être parce que certains y voient une innovation symbole de la modernité et de notre avenir, ils n’arrivent pas à voir la réalité de ce qu’est ce phénomène de foire dont on parle tant. D’où le fait qu’une partie d’entre eux arrivent même à imaginer que notre avenir sera rempli de différentes monnaies, souvent émises par des entreprises technologiques étasuniennes, comme Google ou Facebook. Avec des citoyens qui ont une opinion souvent très mauvaise de leurs gouvernements et de l’Etat, cette idée peut apparaître comme une évolution moderne et logique de nos sociétés, une nouvelle possibilité offerte par la technologie, qui pourrait même faciliter notre vie.

Mais cette interprétation de l’histoire repose sur une méconnaissance de l’histoire monétaire, rappelée par The Economist dans un papier sur sur les conséquences des crises financières. En effet, les grands pays n’ont pas toujours fonctionné avec une monnaie centrale (fût-elle partagée avec d’autres pays). Par exemple, les Etats-Unis ont expérimenté, à partir du début du 19ème siècle, une période d’anarchie monétaire où chaque banque pouvait émettre son propre dollar, le système dit de « la banque libre ». Mais la grande instabilité de ce système et les nombreuses crises financières qui l’accompagnèrent, poussa les banques à mettre en place en 1913 la troisième banque centrale des Etats-Unis, la Fed, garantissant une seule monnaie, le dollar, et qui joue toujours un rôle comparable aujourd’hui.

Les gouvernements doivent interdire son usage

jeudi 5 décembre 2013

Bitcoin : à vendre, et surtout à interdire !


En début d’année, les Bitcoin valaient moins de 15 dollars. Aujourd’hui, le cap des 1000 dollars a été franchi ! Mais le plus incroyable, quand on prend un peu de recul, c’est que les gouvernements laissent faire ce qui est de facto de la fausse monnaie, et pire, parfois, l’autorisent, comme en Allemagne.



Un produit de l’anarchie économique

Certes, le processus de création des Bitcoins est extrêmement sophistiqué, comme le rapporte ce papier qu’Olaf m’avait indiqué lors de mon précédent article sur le sujet. Il ne repose, semble-t-il, que sur des particuliers et présenterait un haut niveau de sécurité. Néanmoins, la sécurité du système a été mise en défaut, comme le rapporte The Economist, pourtant soutien du système. Un million de dollars ont été récemment volés de BIPS, une plateforme d’échange européenne et GBL, une plateforme d’échange asiatique a disparu avec 4,1 millions de dollars. Ensuite, comme The Economist le notait également il y a six mois, l’anonymat du système attire logiquement l’argent sale.



Après un premier krach au printemps, qui avait vu la valeur du Bitcoin divisée par trois en quelques jours, la marche en avant des cours a repris en début d’été, amenant la valeur du Bitcoin à plus de 1000 dollars, contre un peu plus de 200 lors du pic printanier et 15 en début d’année. Sa valeur a été multipliée par 60 en moins d’un an, amenant même The Economist à recommander de vendre ! Il semblerait que ce soit la demande chinoise qui ait porté le prix à ses plus hauts, révélant le statut hybride, entre (fausse) monnaie et actif ultra-spéculatif. Car le Bitcoin est un peu les deux à la fois. C’est une sorte d’actif virtuel échangeable et discret, à l’usage limité mais sans les garanties d’usage d’une monnaie.

En réalité, de la fausse monnaie