samedi 15 décembre 2018

Dédé, le gilet jaune (comme tant d'autres) - billet invité

Billet invité de L'Oeil de Brutus


Dédé a derrière lui toute vie de droiture. Il a durement travaillé et ne doit rien à personne. Bien qu'il ne le regrette absolument pas, un seul choix de vie lui laisse un goût d'amertume. Ce fut lorsqu'il annonça à son père qu'il ne reprendrait pas l'exploitation agricole familiale. Une vie complète asservie à la terre et aux bêtes pour gagner trois fois rien voire pour finir par se pendre au fond d'une grange, très peu pour lui. Et d'ailleurs, quand il regarde ce que sont devenus ses copains d'enfance qui ont essayé, souvent en vain, de vivre de leur ferme, il se dit qu'il a bien eu raison. Mais la dispute avec son père fut violente et cassa quelque chose pour toujours dans leur relation. Le vieux n'admettait pas que ces terres qui se transmettaient de père en fils depuis quatre générations partent à vau-l’eau. Lorsque deux ans plus tard Dédé obtint son bac C et une admission en BTS, il put lire une grande fierté dans les yeux de son père, lui qui avait arrêté l'école à 16 ans. Mais le vieux ne lui dit rien. Quelque chose était brisée.

mardi 11 décembre 2018

L’existence de l’euro, cause première des « gilets jaunes » (tribune collective)


Des annonces d’hier, aux nombreux angles-morts, l’essentiel, à savoir l’UE, a été oublié. J’en profite pour publier ce nouveau texte. Merci aux initiateurs, qui m’y ont à nouveau convié, et qui rappellent un point fondamental de cette crise : la responsabilité de l’UE et de l’euro, qui n’oeuvrent que pour une toute petite minorité, contre la grande majorité, comme le montrent à nouveau les reculs sur la taxation des GAFA ou des transactions financières, après d’autres, comme le glyphosate.


Près de vingt ans après le lancement de l’euro, le 1er janvier 1999, la situation de la monnaie unique européenne est paradoxale. D’un côté, l’échec de ce projet est patent, étant reconnu par la plupart des économistes compétents, dont de très nombreux prix Nobel. De l’autre, ce sujet est maintenant tabou en France, au point qu’aucun responsable politique n’ose plus l’aborder de front. Comment s’explique une telle situation ?

samedi 8 décembre 2018

Des démons qui ressurgiraient et de leur origine


C’est la dernière ficelle à laquelle se raccroche désespérement ce pouvoir, aussi grossière et inefficace soit-elle. Avant la tentative ridicule de Castaner d’assimiler les gilets jaunes à l’extrême-droite, Macron avait évoqué « la lèpre nationaliste » ou « les démons anciens qui ressurgissent ». Mais cette rhétorique usée jusqu’à l’os par le PS depuis des décennies, pourrait se retourner contre lui.


Exagération, intolérance et auto-critique inconsciente

mercredi 5 décembre 2018

Merci aux gilets jaunes de mettre Macron en ultra-minorité

La fin de la domination idéologique et politique de l’oligolibéralisme pourrait bien approcher avec Macron et les gilets jaunes. En faisant exploser un duopole PS-LR trop souvent d’accord, il créait une opportunité que sa présidence calamiteuse renforce encore. Et si, après la victoire volée de 2005, les évènements des dernières semaines ouvraient enfin la voie à un véritable changement ?


La pensée unique, réduite à la portion congrue

dimanche 2 décembre 2018