Affichage des articles dont le libellé est Israël. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Israël. Afficher tous les articles

dimanche 29 mars 2026

Cuba, Liban : le déshonneur de l’Occident

Bien sûr, ce n’est pas nouveau. Le traitement de la Palestine par Israël et les aventures occidentales en Irak, Afghanistan ou Libye ont depuis déjà plus de 20 ans discrédité une grande partie des pays occidentaux. Nos leçons de démocratie et d’humanisme n’ont d’égales que les libertés prises avec ces leçons… Mais ce qui se passe depuis quelques temps au Liban et à Cuba exacerbe plus encore ce grand écart et finit par donner une image désastreuse de l’Occident, à de rares exceptions.


 

Le traitement révoltant de deux peuples

 

dimanche 8 mars 2026

Iran : la nouvelle faute et les crimes de Trump et Netanhayou

Il y a huit jours, le monde s’est réveillé avec le début d’une nouvelle guerre, contre l’Iran. Comme souvent, beaucoup ont appuyé l’élimination des tyrans, oubliant les innombrables précédents des dernières décennies, qui devraient inciter à plus de prudence. Comment négliger les crimes de guerre de ces deux dirigeants au lourd passif, et dont les motivations semblent très questionnables ?

 


Aussi contre-productif que révoltant

 

samedi 27 septembre 2025

Reconnaissance de la Palestine : trop tard, trop peu

Lundi, Emmanuel Macron a reconnu la Palestine à l’Assemblée Générale des Nations Unies. Un geste qui aurait pu être fort s’il avait été fait avant, mais aujourd’hui, 158 pays sur 193 la reconnaissent, signe que la France a sans doute trop tardé pour le faire. Pire encore, cette reconnaissance, si son symbole est important, risque de ne rien changer au triste sort du peuple palestinien, martyrisé par Israël.


 

L’heure n’est plus au symbolique, depuis longtemps

 

samedi 21 juin 2025

Iran : la nouvelle faute d’Israël et de l’Occident

Non content d’occuper illégalement une grande partie de la Palestine, d’affamer sa population, et de tuer directement des milliers de civils, Israël a décidé d’intervenir en Iran il y a quelques jours, en dehors de tout cadre international. La réaction des pays occidentaux à ce nouvel acte bélliqueux démontre à nouveau à quel point ils pratiquent un double standard dans les relations internationales.


 

Loi du plus fort, arbitraire et cynisme intéressé

 

lundi 7 octobre 2024

Israël un an après : les limites de la loi du plus fort

Il y a un an, Israël subissait la plus violente attaque terroriste de l’histoire moderne, dans des circonstances particulièrement barbares. Depuis, la démonstration de force offensive et défensive d’Israël a été impressionnante. Mais, comme le redoutait François Ruffin il y a un an, sa brutalité porte en elle les mêmes limites que celles de l’action des États-Unis après les attentats de 2001.

 


Joue-la comme l’Oncle Sam…

 

mardi 17 novembre 2015

Interdicton de boycott et liberté d’expression



Condamnée pour une opinion


C’est une circulaire envoyée par le ministère de la justice début 2010, visant spécifiquement les « appels au boycott de produits israéliens » et appelant à une « réponse ferme » qui semble en être à l’origine. L’avocat des manifestants veut porter l’affaire devant la Cour Européenne des droits de l’homme. Cette décision est très critiquée. Notre particularité, c’est que « beaucoup de pays n’ont pas de lois aussi poussées en matière de lutte contre les discriminations ». Un magistrat de la défense se demande si « les droits de producteurs étrangers doivent-ils prédominer sur une liberté politique ? Où est la limite ? ». Même si sur le fond, je reste opposé au fait que l’Europe puisse avoir un mot à dire sur toute décision de justice de notre pays, malgré tout, pour une fois, je dois reconnaître que ce ne serait pas injuste.

La totalitarisation du débat public

mercredi 1 octobre 2014

Israël poursuit la scandaleuse colonisation de la Palestine





Une guerre qui ne dit pas son nom

C’est sans doute doute un des plus gros scandales des relations internationales des dernières décennies : l’annexation lente et sournoise d’une partie des territoires palestiniens occupés par l’érection de « colonies » ce qui correspond à une forme de vol de terres, qu’Israël se permet car il est plus fort que les Palestiniens et leurs alliés. Quelques jours à peine après la fin des opérations à Gaza, Benyamin Netanyahou a décidé d’un nouveau vol de terres palestiniennes pour créer une nouvelle ville, Givaot, qui va doubler la population de colons dans un bloc qui entoure la ville de Bethléem.


Des batailles et de la guerre

mardi 22 juillet 2014

Israël, Palestine, France : le cercle vicieux de l’extrémisme


Tout semble avoir repris par l’assassinat de trois jeunes colons israéliens, montrant que tous les problèmes sont intriqués et qu’il ne saurait y avoir un seul responsable. Depuis Gaza, les bombardements contre Israël ont repris. L’Etat hébreu, qui poursuit une scandaleuse politique de colonisation, a répliqué par une vaste offensive. Et des manifestations de soutien à la Palestine en France ont dégénéré.



L’offensive des extrémistes

Les extrémistes sont partout. En Palestine, quand ils tuent trois colons ou qu’ils bombardent les territoires israéliens. En Israël, quand l’Etat colonise le territoire palestinien, le maintient dans un état  de dépendance intolérable et profite de sa plus grande force pour écraser toute rébellion palestinienne. En France, quand des fanatiques s’en prennent à des synagogues. Et ces extrémismes se nourrissent les uns les autres. Les actes terroristes contre les juifs renforcent l’intransigeance d’un Israël toujours aussi « sûr de lui et dominateur », rétif à toute modération et exploitant sa plus grande force pour imposer sa volonté, en oubliant qu’il ne sera pas toujours le plus fort. Le comportement d’Israël nourrit le terrorisme et les dérives des manifestations en France. Et ces dernières expliquent en partie le discours déséquilibré du gouvernement, comme le disent Nicolas Dupont-Aignan ou Marie-Françoise Bechtel.

Mais dire que les comportements extrémistes des uns nourrissent les comportements extrémistes des autres ne revient en aucun cas à les justifier. Je les condamne tous autant. Mais je pense qu’il est essentiel de noter à quels points ils sont tous liés les uns aux autres. C’est parce qu’Israël est adepte de la loi du plus fort, au mépris de l’intégrité et de l’honneur des palestiniens, que l’hydre antisémite retrouve une jeunesse sous de nouveaux visages, que ce soient Alain Soral, Dieudonné, les casseurs des derniers jours ou ceux qui osent comparer Israël à Hitler… Et c’est parce qu’Israël est victime d’actes terroristes ignobles que les partisans d’une voie sans issue peuvent aujourd’hui l’emporter à Tel Aviv, menant la pays et la région dans un engrenage sanguinaire, inhumain et sans fin.

Condamner tout extrémisme

dimanche 4 mai 2014

De l’Ukraine et de la Palestine


Jour après jour, la situation se dégrade en Ukraine. L’Est rentre lentement mais sûrement dans une guerre civile, comme le rapporte Jacques Sapir. Certains médias présentent le camp russe comme les méchants face à de gentils urkainiens pro-européens, au mépris de la réalité, mais aussi de toute objectivité.

Deux poids, deux mesures

Imaginons un instant qu’après une brève guerre, la Russie occupe l’intégralité de l’Ukraine, qu’elle la tienne sous sa coupe financière au point de pouvoir l’asphyxier du jour au lendemain, qu’elle construise un grand mur pour se protéger, avec une découpe qui ne suit pas toujours les frontières mais s’enfonce parfois aussi dans le territoire ukrainien, qu’elle développe des colonies de russes dans tout le territoire, dans des zones qui échappent complètement à l’administration ukrainienne, et protégées par des murs, et qu’au final, l’Etat ukrainien n’ait qu’un contrôle limité sur une minorité de son territoire, le reste étant directement administré par la Russie, depuis Moscou, avec une solide présence armée. Le tout étant aggravé par de nombreux morts de part et d’autre, poussant la Russie à des interventions armées.


La responsabilité de l’Europe et des Etats-Unis

mardi 19 mars 2013

La scandaleuse occupation de la Palestine


The Economist consacre cette semaine un dossier très intéressant sur le processus de paix au Moyen-Orient. L’occasion d’évoquer les pistes possibles pour régler le conflit israélo-palestinien mais aussi évoquer la scandaleuse tutelle et occupation de la Cisjordanie.

Quand Israël charcute la Palestine



La carte publiée par The Economist est absolument stupéfiante et permet de se rendre compte à quel point l’état israélien opprime les territoires palestiniens. Même s’il s’agit d’un dossier que je suis fréquemment et sur lequel j’écris depuis longtemps, l’ampleur de l’occupation et du mitage du territoire cisjordanien dépasse encore ce que j’imaginais. Il suffit de voir la carte pour constater que « l’autorité » palestinienne n’exerce son autorité que sur une petite partie de la Cisjordanie (en marron).

En effet, sur les parties en beige, Israël assure le contrôle de la sécurité. Et les parties en vert clair sont totalement sous contrôle israélien, tandis que les zones en bleu correspondent aux colonies. Enfin, Tel Aviv a construit un mur de séparation qui ne s’embarasse pas vraiment des frontières de 1967. Tout ceci pose de nombreux problèmes. Tout d’abord, avec un territoire aussi morcelé et occupé, les autorités locales n’ont d’autorité que le nom, ce qui les affaiblit considérablement.

Ensuite, cela complique sévèrement les négociations pour aboutir à la constitution de deux Etats. D’ors et déjà, lors du processus d’Oslo, avaient été évoqués des échanges de territoire pour pouvoir intégrer une partie des colonies au sein d’Israël. Mais plus la colonisation continue, plus cela devient difficile et plus les tensions augmentent. En outre, certains Israéliens ne veulent pas abandonner le contrôle de la frontière de l’est. Cela amène certains à prôner une solution à un Etat.

Israël, la nouvelle Afrique du Sud ?

vendredi 30 novembre 2012

L’ONU accueille enfin l’Etat Palestinien


Hier, la Palestine a obtenu une plus grande reconnaissance internationale avec le vote positif de l’ONU pour en faire un état non membre permanent (et plus seulement une « entité observatrice »), malgré l’opposition des Etats-Unis, d’Israël et de l’Allemagne. Une avancée loin de résoudre tous les problèmes.



L’obstruction d’Israël

L’attitude des Etats-Unis et d’Israël peut paraitre ridicule. Dans les faits, la Palestine est un Etat, qui a forcément vocation à être reconnu. Mais voilà, l’accès à ce statut pose problème à Washington et Tel Aviv car cela pourrait être le prélude à une accession de la Palestine à la Cour Pénale Internationale, où elle pourrait poursuivre Israël pour l’occupation de son territoire, même si Mahmoud Abbas a, pour l’instant, assuré que ce n’était pas l’objectif du vote d’hier.

Son offensive diplomatique avait surpris tout le monde l’an dernier quand il avait annoncé son intention de changer de statut à l’ONU et qu’il avait obtenu une reconnaissance de la part de l’UNESCO. Il faut dire que comme les négociations piétinent depuis si longtemps avec Israël, il est bien légitime qu’il décide de passer par une autre voie pour faire progresser la reconnaissance de la Palestine. C’est ce qui a été obtenu avec une très large majorité hier et qu’une presse israélienne a soutenu.

Cette reconnaissance intervient après un nouvel épisode sanglant à Gaza où 140 palestiniens et 5 israéliens ont perdu la vie, comme le rapporte The Economist. Cette séquence a de nouveau montré la disproportion qu’il y a entre les actions des deux camps et que la brève guerre menée par Israël fin 2008 n’a absolument rien résolu dans la durée puisque les tirs de roquettes ont fortement repris cette année. Bref, nous restons dans une logique de guerre où Israël profite de sa force.



Que pouvons-nous faire ?

jeudi 10 novembre 2011

La Palestine avance, Israël recule

Le 31 octobre 2011 restera une date à marquer d’une pierre blanche avec l’admission comme membre à part entière de la Palestine par l’UNESCO par le vote de 107 membres, l’abstention de 52 et l’opposition de seulement 14. Même si l’entrée aux Nations Unies reste bloquée, il s’agit d’une belle victoire.

Une reconnaissance légitime

Il est aujourd’hui grand temps d’accorder à la Palestine son statut d’Etat, même si Israël la prive d’autonomie d’innombrables manières. Parce qu’Israël est un Etat reconnu, il est totalement normal que la Palestine accède au même statut. En outre, les Palestiniens ont déjà été extrêmement patients, C’est pourquoi Mahmoud Abbas a décidé de passer à la vitesse supérieure cette année en demandant sa reconnaissance par l’ONU à la fin de l’été à la surprise générale.