mardi 22 juillet 2014

Israël, Palestine, France : le cercle vicieux de l’extrémisme


Tout semble avoir repris par l’assassinat de trois jeunes colons israéliens, montrant que tous les problèmes sont intriqués et qu’il ne saurait y avoir un seul responsable. Depuis Gaza, les bombardements contre Israël ont repris. L’Etat hébreu, qui poursuit une scandaleuse politique de colonisation, a répliqué par une vaste offensive. Et des manifestations de soutien à la Palestine en France ont dégénéré.



L’offensive des extrémistes

Les extrémistes sont partout. En Palestine, quand ils tuent trois colons ou qu’ils bombardent les territoires israéliens. En Israël, quand l’Etat colonise le territoire palestinien, le maintient dans un état  de dépendance intolérable et profite de sa plus grande force pour écraser toute rébellion palestinienne. En France, quand des fanatiques s’en prennent à des synagogues. Et ces extrémismes se nourrissent les uns les autres. Les actes terroristes contre les juifs renforcent l’intransigeance d’un Israël toujours aussi « sûr de lui et dominateur », rétif à toute modération et exploitant sa plus grande force pour imposer sa volonté, en oubliant qu’il ne sera pas toujours le plus fort. Le comportement d’Israël nourrit le terrorisme et les dérives des manifestations en France. Et ces dernières expliquent en partie le discours déséquilibré du gouvernement, comme le disent Nicolas Dupont-Aignan ou Marie-Françoise Bechtel.

Mais dire que les comportements extrémistes des uns nourrissent les comportements extrémistes des autres ne revient en aucun cas à les justifier. Je les condamne tous autant. Mais je pense qu’il est essentiel de noter à quels points ils sont tous liés les uns aux autres. C’est parce qu’Israël est adepte de la loi du plus fort, au mépris de l’intégrité et de l’honneur des palestiniens, que l’hydre antisémite retrouve une jeunesse sous de nouveaux visages, que ce soient Alain Soral, Dieudonné, les casseurs des derniers jours ou ceux qui osent comparer Israël à Hitler… Et c’est parce qu’Israël est victime d’actes terroristes ignobles que les partisans d’une voie sans issue peuvent aujourd’hui l’emporter à Tel Aviv, menant la pays et la région dans un engrenage sanguinaire, inhumain et sans fin.

Condamner tout extrémisme

En novembre 1967, le Général de Gaulle disait : « On sait que la voix de la France n'a pas été entendue, Israël ayant attaqué... Maintenant il organise, sur les territoires qu'il a pris l'occupation qui ne peut aller sans oppression, répression, expulsion et qu'il manifeste contre lui la résistance qu'à son tour il qualifie de terrorisme. Il est bien évident que le conflit n'est que suspendu, et qu'il ne peut pas avoir de solution, sauf par la voie internationale. Un règlement doit avoir pour base, l'évacuation des territoires qui ont été pris par la force, la fin de toute belligérance, et la reconnaissance de chacun des Etats en cause par tous les autres. Après quoi... il serait probablement possible d'arrêter le tracé précis des frontières, les conditions de la vie et de la sécurité des deux côtés, le sort des réfugiés et des minorités ».

La France a un rôle à jouer, dans ce conflit, à condition d’avoir une position équilibrée, qui condamne tous les extrémismes, fussent-ils israéliens ou palestiniens. Marie-Françoise Bechtel a sans doute eu raison de dénoncer l’interdiction des manifestations car cela fait partie d’une exigence démocratique et évite de placer notre pays dans un camp. On peut même y voir une part de responsabilité dans les débordements qui ont suivi, même si cela ne les justifie en aucun cas. Nicolas Dupont-Aignan a raison de dénoncer l’invasion de la bande de Gaza, souligner la disproportion des forces en présence, appeler au retrait et au démantèlement des colonies selon les résolutions internationales et regretter que notre pays ne joue pas un rôle plus important dans la résolution de ce conflit qui n’a que trop duré.

Israël ne construira aucune paix durable et n’assurera pas la sécurité de ses enfants en traitant la Palestine comme elle la traite depuis trop longtemps. Mais les opposants à la politique actuelle d’Israël à l’égard des palestiniens ne font sans doute que l’aggraver quand ils tuent, ou, qu’en France, ils s’en prennent aux synagogues ou aux juifs. La haine ne nourrit que la haine. Puissions-nous raison retrouver.

66 commentaires:

  1. Gilbert Perrin
    À l’instant ·

    HOLLANDE, VALLS.... HALTE à la DIVISION !!!!

    NON seulement vous avez développé d'une manière outrancière le communautarisme, la division dans ce pays mais, par ailleurs vous prenez fait et cause en vous ingérant dans les pays étrangers.(exemple le conflit israelo-palestinien et d'autres !!!!)
    Non seulement vous vous dites ferme dans la lutte contre l'antisémitisme mais, vous le faites d'une manière partiale et, intéressée, à SENS UNIQUE ....
    Vous avez pris parti pour ISRAEL .... individuellement, c'est votre droit, mais, engager la FRANCE dans vos décisions partisanes, vous n'y avez pas le droit !!!! Vous continuez à diviser ce pays ?
    Vous en supporterez les conséquences CAR, la FRANCE est UNE !!!!! et,saura se REVOLTER !!!

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  2. Gilbert Perrin
    À l’instant ·

    Peuple de FRANCE, citoyens .....
    Soyez responsables :

    La REFORME TERRITORIALE, c'est NOTRE AFFAIRE.

    Elle doit se faire AVEC le peuple, POUR le PEUPLE, PAR le PEUPLE...

    Nous ne voulons que l'intérêt du peuple français, la convivialité et NON le communautarisme, la justice et l'égalité et, NON la division...

    Comme MOI, dites le, sans parti pas, sans défense d'avantages et de privilèges, de l'OLLIGARCHIE.

    TOUS EGAUX devant la LOI, la JUSTICE, l'EGALITE, toute l'égalité, rien que l'égalité.

    Nous voulons être des associés ACTIFS .....

    CON VI VIA LI TE .....

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  3. Je suis d'accord avec l'orientation générale de l'article, mais je crains que les violences antisémites de ces derniers jours relèvent plus d'une problématique franco-française que de la guerre à Gaza. Il est vrai que le sionisme, en opposant les "Juifs" comme peuple aux autres populations, agit comme tous les communautarisme : il nourrit le communautarisme symétrique qui traduit l'opposition à la politique sioniste en principes antisémites. Au Moyen-Orient il est bien trop tard pour arrêter ce processus mortifère et la seule solution est en effet la coexistence de deux Etats sécurisés.

    En France, il en va autrement : les responsables des violences ne sont pas Palestiniens et développent l'antisémitisme sous tous les prétextes ; pour eux Gaza n'est qu'une occasion. Le succès des 'quenelles" contre les synagogues, la diffusion des fantasmes sur "les Juifs qui dominent le Monde", le racisme quotidien des Cités à l'encontre des "Juifs" (mais aussi des "Français") témoigne de la consolidation d'une sous-culture lumpenprolétaire, expression de l'exclusion sociale et traduite en termes ethniques par de petits entrepreneurs communautaristes. Cette tragique radicalisation entre en résonance avec le vieux fond de l'antisémitisme occidental et représente la possible prémisse d'une extrême-droite radicale dont les "Juifs" redeviendraient le bouc-émissaire unificateur.
    Tout ceci n'est pour le moment que l'oeuvre de minorités radicales - soraliens ou intégristes, et la grande majorité des manifestants pour Gaza, ou des populations d'origine nord-africaine, n'adhère pas à cette perspective politique. Il s'agit donc de s'appuyer sur la majorité des couches populaires, français de souche ou d'adoption, qui est disponible pour un projet d'intégration républicaine - mais qui pourrait basculer dans l'horreur si la société française ne leur offre que le déni de ses valeurs historiques, le sous-emploi et la discrimination.

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    1. Mais eux aussi font partie de la société française. Cette idée qu'il faut que la France offre si non ils vont faire un malheur est absolument inquiétante.

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    2. "eux aussi font partie de la société française" C'est ce que je ne cesse de répéter !

      "Cette idée qu'il faut que la France offre si non ils vont faire un malheur est absolument inquiétante."
      J'écrivais : "Il s'agit donc de s'appuyer sur la majorité des couches populaires". M'auriez-vous mal lu ?

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    3. C'est possible que je vous ais mal lu.

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    4. « Il s'agit donc de s'appuyer sur la majorité des couches populaires ». Oui, mais il reste à préciser les moyens d’y parvenir. Cela commence par des dirigeants français, qui sauraient mettre la situation en perspective dans leurs discours en rappelant inlassablement les conditions nécessaires, voire obligatoires (décisions des institutions internationales) à réunir pour revenir à la paix. Or, ils font toujours le choix, ce qui a le don d’irriter, de lancer des anathèmes contre un camp, toujours le même, ou de prendre la défense d’une communauté, toujours la même. Pour le reste, il s’agit de mener des politiques économique, sociale, culturelle, qui créent des solidarités et développent le sentiment et même la fierté d’être citoyen de notre pays, la France. Et nous sommes très loin du compte.

      Demos

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    5. Entièrement d'accord avec J.Halpern.

      Les dérapages qui se sont produits à Barbès et Sarcelles sont avant tout liés à la désintégration des banlieues. Quelle perspective leur offrons-nous?

      Parce que hausser le ton et réclamer la fermeté envers les délinquants, ce n'est rien d'autre qu'une bravade si celà ne s'accompagne pas de la volonté réelle de régler la fracture sociale. Les haussements d'épaulettes, c'était la spécialité de notre ex-président bling-bling.

      De l'intransigeance envers les actes de violence, bien sûr, mais la justice ne sera reconnue comme telle que s'il y a un volontarisme politique de mixité sociale et d'égalité des chances.

      Il faudrait commencer par OBLIGER toutes les communes à respecter le quota de logements sociaux et disséminer le logement social via une clause pour les constructions collectives neuves.

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    6. "Il faudrait commencer par OBLIGER toutes les communes à respecter le quota de logements sociaux et disséminer le logement social via une clause pour les constructions collectives neuves."

      Youpi comme ça on transformera nice et cannes avec 25% de logements sociaux en villes pauvres, fini le tourisme fini l'économie locale qui permet d'avoir un chomage. Tout le monde sera plus pauvre et on sera plus content.

      "De l'intransigeance envers les actes de violence, bien sûr, mais la justice ne sera reconnue comme telle que s'il y a un volontarisme politique de mixité sociale et d'égalité des chances."

      Pourquoi ? Vous croyez que tous les agriculteurs qui sont victimes de vols les gens qui vivent dans le campagne grandement oublié, la creuse departement plus pauvre attendent l'égalité de chance pour respecter la justice ?
      Moi cette idée qu'il faut absolument la justice sociale (qui est un utopie on peut certes améliorer les choses mais il y a l'effort individuel), pour que les gens respectent la loi je la trouve effrayante.

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    7. C'est vrai que les élus locaux qui refusent de respecter la loi sur les quota de logements sociaux (par exemple) ont bien du culot de faire ensuite des leçons de morale aux émeutiers ou au casseurs.

      Si on veut être crédible quand on demande aux autres de respecter la loi, on commence par la respecter soi-même.

      Ivan

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    8. @ IVAN
      Estrosi ne respecte pas la loi sur le logement sociaux mais il y a pas des violence à Nice pour l'interdiction des manifs. Donc cette moraline pires des curés d'une autre époque ne fonctionne pas sur les terrain. Cette loi sur les logements sociaux est innaplicable. C'est d'ailleurs pour cela que la violence est bien plus présent chez ceux qui conditionne le respect des biens publics au respect de la loi sur les logements sociaux. Je rappelle que NDA non plus ne respecte pas la loi.

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    9. @J.Halpern

      Le sionisme n'est pas moins légitime que n'importe quel autre nationalisme, qui faut-il le rappeler est la revendication par un peuple de son droit à l'autodétermination, reconnu par les Nations Unies. Pourquoi déniez-vous ce droit aux Juifs ? En quoi ce serait mal qu'ils aient voulu se doter de leur propre Etat, sur la terre de leurs ancêtres ? Le sionisme, et on ne peut que s’en réjouir, témoigne au contraire de la volonté des Juifs de s’enraciner, de donner enfin à leur forte conscience identitaire son prolongement logique et de se défaire de la figure du Juif fourbe et apatride qui déstabilise et sape de l’intérieur les pays où il se trouve. Là où le sionisme peut c’est vrai être problématique, c’est lorsque qu’il est hémiplégique et dénie aux autres peuples le droit pour eux aussi de préserver leur identité ethnique et culturelle. C’est ainsi qu’on ne saurait tolérer que des crypto-sionistes trotskystes et/ou néoconservateurs comme Dray, Bruel ou BHL exercent leur influence occulte sur la politique intérieure et extérieure de la France, l’asservissent à des intérêts étrangers et/ou privés, promeuvent activement l’immigration, et dénigrent la France et les Français, ces Dupont-Lajoie intrinsèquement collabos, esclavagistes et racistes, dignes de la haine des immigrés. Ces agents israëliens aux menées anti-françaises doivent être dénoncés, combattus et expulsés.

      Une terre, un peuple, chacun chez soi et les vaches seront bien gardées, c'est la base de l'ethnopolitique. On ne peut pas en dire autant du prétendu peuple palestinien qui n'a jamais existé, le premier et le plus illustre d'entre eux, Arafat, étant par exemple un Egyptien. Lorsqu’on sait cela on ne saurait honnêtement tenir Israël pour un Etat colonialiste, surtout lorsqu’on considère sa minuscule superficie, en comparaison de tous les pays arabes qui l’entourent. Le conflit israëlo-palestinien est donc moins un conflit de territoires qu’un conflit religieux, qui tire son origine dans la non-acceptation par les arabes musulmans d’un Etat religieux juif en Judée/Palestine.

      Charles

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    10. « la grande majorité des manifestants pour Gaza, ou des populations d'origine nord-africaine, n'adhère pas à cette perspective politique. Il s'agit donc de s'appuyer sur la majorité des couches populaires, français de souche ou d'adoption, qui est disponible pour un projet d'intégration républicaine » (J. Halpern)

      Vous avez fait un sondage ? Ce sont des postulats de principe, des professions de foi, qu’on fait pour se rassurer mais qui bien qu’assénés péremptoirement depuis des années par tout le mainstream politique, médiatique et intellectuel ne sont étayés par rien et qui sont au contraire tous les jours infirmés et battus en brèche par la réalité parce qu’il ne peut en être autrement : la dernière Coupe du Monde de football a définitivement permis de juger pour ceux qui en doutaient où étaient les réelles allégeances de ces « Français d’adoption », qui se sont ostensiblement comportés en nationaux de leur pays d’origine aux couleurs duquel ils ont bruyamment pavoisé dans nos rues pendant toute la durée du tournoi et qui de manière générale se comportent de plus en plus comme une cinquième colonne dans notre pays, harcelant les forces de l’ordre, dégradant le mobilier urbain, mettant le feu aux voitures, saccageant les commerces ; les scènes de vandalisme, de pillage et de guérilla urbaine auxquelles on a assisté après chaque match de l’équipe d’Algérie contredisent les sentiments d’appartenance nationale et d’attachement à la République que vous prêtez contre toute réalité à ces gens-là. Un match de foot, un mariage, une soirée électorale sont autant d’événements qui s’accompagnent désormais systématiquement de démonstrations de rue agressives, pour ne pas dire d’émeutes, émaillées de multiples débordements et déprédations, avec appartenances nationales ostensiblement revendiquées et mises en avant, et affirmation religieuse croissante des individus. Il faut arrêter de croire que tout le monde partage vos aspirations politiques et votre vision de l’organisation des sociétés, et notamment arrêter de les prêter à certaine catégorie de la population, issue d’une autre sphère culturelle que la nôtre, à laquelle elles sont totalement étrangères, qui ne connaissent pas la séparation du politique et du religieux, qui se font une autre idée du rôle et de la place de la femme dans la société, etc. Vos propos relèvent donc du vœu pieux.

      Charles

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    11. « "eux aussi font partie de la société française" C'est ce que je ne cesse de répéter ! » (Fiorino&J.Halpern)

      Vous leur mentez. Un Français est un européen. Faire croire à un allogène qu’il est français c’est le tromper, et lui faire encourir une forme de schizophrénie identitaire. C’est encore du colonialisme. Erdogan avait raison lorsqu’il a déclaré que « l’assimilation est un crime contre l’humanité ». On ne peut qu’inciter l’immigré non-européen à (re-)devenir lui-même, et à regagner la terre de ses pères. On ne peut pas s’identifier à un héritage, une culture, un patrimoine qui ne soit pas celui, celle, édifié et légué par ses ancêtres, c’est impossible de se l’approprier. Et on ne peut pas par définition tirer fierté de ce qui n’est pas l’œuvre de ses ancêtres. Prétendre le contraire c’est mentir aux autres et se mentir à soi-même.

      La présence de ces gens a été imposée au peuple français sans l’avoir jamais démocratiquement consulté sur la question.

      Leur présence en France est donc une violation de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, adoptée le 13 septembre 2007, qui reconnaît notamment aux peuples autochtones le droit de préserver « leur identité ethnique et culturelle » et « leur intégrité en tant que peuple distinct » (article 8).

      Le remplacement de populations à l’œuvre en Europe, la contre-colonisation en cours, et l’islamisation qui s’ensuit sont constitutifs des chefs de crimes contre l’humanité tels que précisés dans cette Déclaration.

      « Eux » ne peuvent donc revendiquer de faire partie de la société française. Ils sont indésirables en France et en Europe. Ils doivent partir.

      Les Français n’ont pas à subir les conséquences de l’irresponsabilité de leurs dirigeants, c’est pourquoi ces populations importées devront partir, en réparation du déni de démocratie qui a présidé à leur arrivée et parce qu’aux termes de la Déclaration supra elles nuisent à notre « identité ethnique et culturelle » et à notre « intégrité en tant que peuple distinct ».

      Les démonstrations de patriotisme algérien auxquelles on a pu assister dans nos rues lors de la dernière Coupe du Monde sont là pour amplement nous rappeler que la place de ces patriotes algériens est en Algérie, sur la terre de leurs pères.

      Charles

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    12. @ Fiorino

      D'où vous vient l'idée que la loi sur les quota de logements sociaux serait inapplicable ? Les municipalités ont à leur disposition tous les instruments nécessaires : les pouvoirs d'urbanisme.

      Ivan

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    13. @ Ivan
      Je pense que 25% de logements sociaux à Cannes ce n'est pas raisonnable ou alors on va dire adieu à l'économie touristique. Dans certains endroits les logements sont tout simplement une ressources économiques pour l'industrie touristique.

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    14. @ Fiorino

      1) même s'il fallait renoncer à l'économie touristique pour appliquer la loi, ce ne serait pas une raison suffisante pour la violer. Si mon modèle économique repose sur la contrebande de cigarettes, je ne m'en tirerai pas devant le juge simplement en lui démontrant que respecter la loi me coûterait beaucoup d'argent.

      2) subsidiairement, il n'est pas vrai que respecter la loi de la République serait mauvais pour les affaires de l'industrie touristique à Cannes. Au contraire si le logement y était moins cher Cannes pourrait conquérir de nouvelles parts de marché et cerise sur le gâteau, recruter plus facilement les personnels dont l'industrie touristique a besoin.

      Il faut avoir du culot pour se plaindre des insupportables charges patronales quand le salaire brut proposé ne suffirait même pas à payer le loyer de l'employé.

      Ivan

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    15. @ Ivan
      Ouais c'est ça et on va perdre les autres part du marché. De toute façon 25% c'est pas raisonnable comme loi.

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    16. @ Fiorino

      Je ne vois pourquoi le fait de servir une clientèle obligerait à en perdre une autre. Au contraire si le logement était moins cher tout le monde pourrait monter en gamme.

      Et 25 % de logements sociaux, ce n'est pas assez. Cela m'étonnerait que seuls les 25 % les plus pauvres de la population française soient exclus du marché privé.

      Ivan

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    17. @ Fiorino

      Si vous êtes allergique au logement social, remarquez qu'il serait possible de résorber la pénurie de logements sans aucune intervention de l’État, au contraire, et même sans logements sociaux ou presque.

      Il suffirait que les municipalités cessent d'interdire aux entrepreneurs privés de construire les logements qui manquent sur les terrains privés avec l'accord des propriétaires, logements que tant le marché que les citoyens réclament à cor et à cri. Je parle des normes d'urbanisme malthusiennes telles que zones inconstructibles, sites classés, inscrits, hauteurs limite de construction, coefficient maximaux d'occupation des sols...

      Cela peut paraître bizarre car en théorie l'action publique trouve sa justification dans la carence de l'initiative privée et pas l'inverse, mais c'est vraiment la situation dans laquelle nous nous trouvons aujourd'hui.

      Ivan

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  4. La Général de Gaulle aurait mieux fait de faire de prédiction sur l'avenir de la France qui me semble bien sombre. Je rappelle que la France a interdit l’espace aérien pour ravitailler Israël quand il était en guerre. De toute façon les gens qui ont manifesté on même sifflé la marseillaise à Sarcelles.

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  5. Ce sont des émeutes, comme il y en a eu et aura encore, qui prennent n'importe quel prétexte pour mettre le bazar

    http://rubin.ws/manifestation-gaza-19juillet

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  6. Cela bien déjà longtemps, depuis au moins 1967 qu'Israël se comporte selon son bon plaisir et peut ainsi bafouer tout le droit international, toutes les résolutions de l'ONU qui sont un tant soi peu contraignantes. Son grand allié, les US, les laisse faire. Je ne vois pas de raisons que cela change à court terme. Peut-être si; un jour, il y a aux US un lobby arabe, palestinien égal à celui des juifs et israëliens.

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    1. Bien avant il y aura un lobby arabe en France qui va demander repentance à outrance et vous allez moins rigoler.

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    2. Pas besoin d'un lobby arabe en France pour la repentance, nos élites y pourvoient sans problèmes cf l'entretien de Marie-France Bechtel sur "Marianne.net" en début d'année sur nos élites qui haïssent leur pays.

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    3. Quand des citoyens français fêtent la prise de la Bastille et l'abolition des privilèges en allumant des pétards et des fusées le 14 juillet personne ne les accuse de s'abandonner à une quelconque repentance morbide pour les crimes et les injustices de l'ancien régime.

      Pourtant, à ceux qui veulent fêter de la même manière l'abolition de l'esclavage, on objecte que cela relèverait de la repentance malsaine et masochiste !

      Si vous dénoncez les crimes de la monarchie et vous réjouissez bruyamment de son abolition, vous êtes un bon citoyen. Mais si vous faites la même chose pour l'esclavage, vous êtes un mauvais citoyen qui sape le moral de la nation !

      Tartufferie.

      Ivan

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    4. @ Ivan
      Pourquoi les arabes ont subi l’esclavage ???
      Il l'ont plutôt commis envers le noirs. Je vous signale qu'on propose de fêter la victoire du FLN en France. Et ont traite la république d’intrinsèquement coloniale et raciste. C'est vous le tartuffe.

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    5. En matière d'esclavage, la singularité de la France n'est pas de l'avoir pratiqué mais de l'avoir aboli. Cela mérite bien une commémoration !

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    6. Mais la date chosie n'est pas l'abolition de l'ésclavage mais l'adoption de la loi taubira qui condamne uniquement l'esclavage commis par la France et les occidentaux mais pas la traite commis par les arabes.

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    7. @ Ivan
      D'abord je ne vois pas très bien le rapport entre les arabes et l'esclavage sachant que ceux ci ont été des esclavagiste, mais au déla de ça. La colonisation a été faite par la République donc vous allez dénoncer les crimes de la République si vous decidez de feter la victoire du FLN comme certains le proposent.

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    8. @ anonyme, Fiorino, J. Halpern

      La France n'a pas à fêter la victoire du FLN, même pas la fin de la guerre d'Algérie qui s'est trop mal passée. Je parlais bien sûr de l'abolition de l'esclavage, et pas à l'étranger, c'est déjà assez difficile de trouver une date pour la France (1ère ou 2ème abolition ? Antilles, Réunion, totalité du territoire national ?)

      D'accord sur le fait que ni l'esclavage ni le colonialisme ne sont des inventions françaises, et que les arabes ont eu autant à se reprocher et plus longtemps que les européens, ce qui est bien connu en Afrique mais un peu tabou.

      Ivan

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    9. Ivan,
      Donc on est bien d'accord, bien sur qu'il faut feter l'abolition de l'esclavage des noirs qui ont été contraint à venir en France. En revanche les algériens et leur descendants qui sont ici personne les a forcé. Alors soit ils sont français et on ne va pas feter la victoire d'un Etat etranger soit il y a un problème.

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  7. Et bien moi je trouve que c'est bien que la France pour une fois se soucie un peu plus du sort des chrétiens d'orient qui sont intimé de quitter Mossul que de tenir des positions pour faire plaisir aux musulmans. Eux z'ont pas l'air solidaire avec les chrétiens de mossul ou du nigéria.

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  8. Un mot d’histoire. En 1967, De Gaulle dans son opposition à l’hégémonie Américaine cherchait des alliés dans le monde entier et notamment dans le monde arabe. Sous prétexte de guerre des 6 jours, il a fait volte-face et a préféré sacrifier l’amitié Franco-Israélienne afin de satisfaire ses nouveaux alliés du monde arabe. Mendes-France s’était d’ailleurs indigné de l’attitude du Général en 1967 et écrivit à propos de ce dernier : « Dans sa recherche continuelle d’alliés et de satellites, il a voulu acquérir le soutien du monde arabe et il l’a fait avec une indifférence aux préoccupations humaines et aux obligations juridiques les plus évidentes ».

    http://www.lesclesdumoyenorient.com/Mendes-France-et-la-question-de-la.html

    EB.

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    1. @EB

      La référence à Mendès-France ne me semble pas prouver grand-chose en la matière. Les préoccupations humaines et les obligations juridiques les plus évidentes ont après tout été allègrement sacrifiées par Mendès-France à l'occasion du règlement du conflit indochinois.

      Quand on voit la manière dont les choses ont évolué dans la région depuis 1967, il n'apparaît aussi nullement que le sens des préoccupations humaines et des obligations juridiques de la France impliquait de laisser les Israéliens mener impunément une politique impérialiste et colonialiste qui ne pourra jamais être qu'une source inépuisable de tensions internationales. La complaisance des Occidentaux, Américains en tête, envers la politique israélienne, a conduit toutes les alternatives arabes au radicalisme islamiste à un échec dont nous subissons aujourd'hui les conséquences.

      Parler d'amitié franco-israélienne est enfin un non-sens, au même titre que l'amitié franco-arabe ou franco-n'importe quoi. Il n'y a pas d"amitié qui tienne entre les États ou entre les masses humaines. Il y a la réalité des relations internationales, où le sentimentalisme n'a pas sa place. La prétendue amitié franco-israélienne a été une alliance de fait liée à la nécessité, dans les années cinquante, de contrer le soutien arabe à l'insurrection algérienne. Il est normal d'avoir remis en cause ce lien privilégié après 1962.

      YPB

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    2. @ YPB

      Je croyais que les troupes françaises avaient été vaincues à Dien Bien Phu. Vous tenez Mendès-France pour responsable de la défaite ?

      Ivan

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    3. @Ivan

      Mendès n'est évidemment pas coupable de la défaite de Dien Bien Phu. Mais il est responsable de la manière dont les négociations de Genève ont été menées. Son annonce, lors de son discours d'investiture, qu'il ferait tout pour parvenir à un accord dans les trente jours, était peut-être pertinente au regard de préoccupations de politique intérieure, mais laissait clairement entendre aux négociateurs du Viêt-Minh que la France serait prête à toutes les concessions pour tenir ces délais et qu'il suffisait de tenir assez longtemps sur ses positions pour la faire céder. Et effectivement, les communistes ont obtenu à Genève infiniment plus que ce qu'ils espéraient initialement.

      Il faudrait peut-être rappeler que la majeure partie du corps de bataille Viet-Minh a été engagée à Dien Bien Phu et y a subi de très lourdes pertes, tandis que les effectifs du Groupe Opérationnel du Nord-Ouest ne représentaient qu'une petite partie des effectifs du corps expéditionnaire français (avec il est vrai des unités d'élite difficilement remplaçables). Le déferlement du Viet-Minh sur le delta du Tonkin après la chute de Dien Bien Phu n'était en rien inéluctable, car la puissance de feu française y avait déjà brisé une offensive de Giap à l'époque de de Lattre.

      Bref, il fallait faire la paix. Mais pas dans n'importe quelles conditions. L'attitude de Mendès, à dire vrai, était cohérente avec l'indifférence que suscitait ce conflit lointain dans l'opinion française.

      YPB

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    4. @ YPB
      Vous savez il y a des mouvements de français d'origine immigrés qui considèrent la défaite de Dien Bien Phu comme une victoire à feter tout comme la victoire du FLN. Pourquoi si vous n'etes pas contre la répentence ne pas faire cette proposition ?

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    5. @YPB
      La politique arabe de la France a apporte à la France que des ennuis et du pétrole peu cher aujourd'hui on paye l'addition. Vous pouvez traiter Israel de colonialiste mais c'est la France qui si elle continue sur cette voie va se retrouver sur les bancs des accsusés par une partie de sa population qui ne se sent pas du tout française.

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    6. @ Fiorino

      Il était tout à fait possible d'avoir en France une politique critique à l'égard d'Israël, tout en refusant le laxisme migratoire. L'une ne conduisait pas forcément à l'autre. Et la question de la repentance est votre problème, pas le mien. On peut parfaitement être anticolonialiste et considèrer que la France n'a pas à s'excuser d'avoir été, comme bien d'autres, une grande puissance conquérante à certains moments de son histoire.

      Pour ce qui est des effets pervers des annexions israéliennes depuis 1967, ils ont aussi été dénoncés par des israéliens. Reportez-vous par exemple aux débats au sein du Cabinet israélien au moment où la question de la prise de contrôle de Jérusalem-Est s'est posée. Moshe Dayan lui-même, qu'on ne fera pas passer pour un mou, était très hésitant et ne s'est rallié qu'au dernier moment aux partisans de l'annexion. Jusqu'à cette date, tous les gouvernements israéliens, conscients que les musulmans n'accepteraient jamais une domination juive sur l'esplanade des mosquées, avaient toujours soutenu l'idée de l'internationalisation des Lieux Saints.

      YPB

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    7. @Fiorino

      Vous cherchez à accréditer l'idée que la politique pro-arabe de la France explique ses difficultés actuelles avec une partie de la population issue de l'immigration. C'est créer un lien parfaitement abusif entre la politique internationale de la France et sa politique intérieure. Il était tout à fait possible d'avoir une attitude critique à l'égard des d'annexions israéliennes, tout en évitant le laxisme en matière migratoire et en ayant une vraie politique d'intégration. Actuellement, le fait est que nous n'avons plus de politique étrangère cohérente et que l'intégration est en crise. Mais ce n'était pas une fatalité.

      Pour ce qui est de la repentance post-coloniale, c'est votre obsession, mais nullement la mienne. On peut être anticolonialiste et considérer que la France n'a pas à s'excuser pour autant d'avoir été, à un moment de son histoire, une grande puissante commerciale et conquérante.

      En ce qui concerne Israël, vous affectez d'ignorer que les annexions survenues depuis 1967 ont posé problème aux Israéliens eux-mêmes, dans la mesure où elles rompaient avec ce qui avait été la ligne directrice du mouvement sioniste depuis le XIXe siècle. Reportez-vous par exemple aux débats au sein du cabinet israélien lors de l'annexion de Jérusalem-Est. Même Moshe Dayan, qu'on aura du mal à faire passer pour un mou, était plus que réticent à y faire pénétrer ses troupes, et ne s'est rallié que tardivement aux partisans de l'annexion. De 1949 à juin 1967, la position de tous les gouvernements israéliens, conscients que les musulmans n'accepteraient jamais une domination juive sur l'esplanade des mosquées, avait été de demander l'internationalisation des Lieux Saints.

      YPB

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    8. Désolé du double post. J'ai eu un message d'erreur lors d'une première tentative et j'ai dû le réécrire.

      YPB

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    9. YPB
      On ne peut pas à la fois avoir une "politique arabe" et puis ne pas donner la libre circulation aux arabes en France. D'autre part c'est bien VGE qui a ouvert les vannes du regroupement familial pour avoir du petrole à bas cout. Pour le reste Israel à une natalité de trois enfants par femmes une économie florissante alors vous pouvez dénoncer tous ce que vous voulez mais ça ne changera pas à la situation déprimante dans laquelle se trouve la France. Par ailleurs les français sont majoritairement favorables à l'interdiciton des manifs propalos. Je pense qu'ils en ont vraiment marre de cette obsession. Et c'est bon signe. Quand aux musulmans il va bien falloir qu'ils acceptent la domination juive eux ne se privent pas de chasser les chrétiens de Mossul alors.

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    10. Quand je parle de domination juive je réprend vos propos sur Jérusalem. Je pense que le tracet du mur sera la frontière donc Jérusalem à l'intérieur.

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    11. @ YPB

      Merci pour ces précisions.

      Ivan

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    12. @YPB

      Qualifier la politique Israélienne d’impérialiste me semble totalement déplacé, pour un pays, qui fait à peine un département Français et à rendu des territoires à l’Egypte en 1982 et s’est retiré de la bande de Gaza en 2005. En 1967 Nasser avait fermé le détroit de Tiran, ce qui constituait un acte de guerre. Différents pays arabes appelaient et se préparaient à la guerre, aux meurtres et destruction d’Israël. Israël n’allait pas attendre de se faire dévorer les bras croisés !
      Mendes-France avait estimé à juste titre que « couper à Israël l’envoi de pièces de rechange et de munitions n’est pas un acte de neutralité, mais une trahison et un coup de poignard ».
      En 1967 la France et Israël sont des alliés. Il ne me semble pas acceptable au moins pour l’image de la France, que De Gaulle rompe ses engagements avec Israël, mettant ce dernier dans la « merde », parce qu’il a plus à gagner à travailler avec les ennemis d'Israël.

      EB.

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    13. @EB

      Qualifier d'impérialiste un État qui s'est construit au prix de l'exode d'environ 750 000 Palestiniens (chiffres de l'UNRWA), de la destruction de centaines de leurs villages et du déni de leurs droits ne me paraît pas le moins du monde déplacé. Lorsque je relis les propos du général de Gaulle cités par Laurent Pinsolle, je ne peux que constater qu'ils se sont révélés prophétiques au vu de l'impasse dans laquelle sont actuellement les relations israélo-palestiniennes. Être complice de la politique qui a conduit à cela n'était tout simplement pas dans l'intérêt de la France.

      L'alliance franco-israélienne conçue dans les années 50 correspondait à un état des relations franco-arabes et à un statut d'Israël qui étaient dépassés en 1967. Contrairement au mythe dans lequel Mendès communiait encore en 1967, Israël n'était pas un petit État courageux formé de survivants de la Shoah qui luttaient en haillons pour sauver leur peau, mais une superpuissance militaire régionale apte à défaire toutes les coalitions arabes et indifférente à la réprobation d'une bonne partie de la communauté internationale.

      Je note que enfin vous affectez d'ignorer ce que j'ai signalé des hésitations israéliennes à propos de Jérusalem en 1967, comme s'il existait parmi les Israéliens une vision unique de l'intérêt supérieur du pays. Ce n'était pas le cas à l'époque et ce n'est toujours pas le cas aujourd'hui, même si les faucons ont fini par accaparer le pouvoir en Israël. Faut-il vous rappeler que ce n'est pas un terroriste arabe qui a assassiné Rabin ?

      YPB

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    14. @YPB

      Le fait qu’il y ait eu, comme vous dites, l’exode de 750000 Palestiniens en 1948 ne fait certainement pas d’Israël un pays impérialiste. En effet cet exode a été provoqué par les gouvernements Syrien, Egyptien et autres qui sûres qu’ils allaient écraser Israël, ont demandé aux populations « Palestiniennes » de quitter le pays; comme en témoigne sur wikipedia cet extrait des Mémoires de Haled alAzrn (1973), Premier ministre de Syrie en 1948 et 1949, paru à Beyrouth : « [La raison de l’échec arabe en 1948 fut] l'appel des gouvernements arabes aux habitants de la Palestine, pour qu’ils se rendent dans les pays voisins... C’est nous qui les avions encouragés à partir... Nous avons amené la destruction sur un million de réfugiés arabes, en les incitant et en les adjurant de quitter leurs terres, leurs foyers, leur travail et leurs commerces. »

      http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9fugi%C3%A9s_palestiniens

      On oublie dans cette histoire de signaler le million de juif des pays d'Afrique du Nord et du Moyen Orient, qui depuis les années 30, ont subi des spoliations, différentes formes de persécution et ont dû fuir leur pays, dans le silence et dans l'indifférence de la communauté internationale.

      Concernant les hésitations Israéliennes de 1967, devant de tels enjeux, cela me semble normal qu’il y ait dans un état-major d’un pays des avis différents, des hésitations, des débats. C’est la vie de la plupart des états-majors durant une crise.

      EB.

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    15. @EB

      « [La raison de l’échec arabe en 1948 fut] l'appel des gouvernements arabes aux habitants de la Palestine, pour qu’ils se rendent dans les pays voisins... C’est nous qui les avions encouragés à partir... Nous avons amené la destruction sur un million de réfugiés arabes, en les incitant et en les adjurant de quitter leurs terres, leurs foyers, leur travail et leurs commerces. » Vous pouvez faire dire ce que vous voulez à cette citation, à partir du moment où vous la sortez totalement de son contexte.

      Si vous connaissez le dossier, vous êtes censé savoir aussi que la littérature historiographique sur la Nakba est abondante et ne saurait se résumer aux conclusions que vous défendez, qui sont celles du récit mythifié de la naissance d’Israël. Les Palestiniens ont une autre version. Le travail de l’historien consiste à faire la part de la vérité factuelle et de la fable nationale dans ces récits. C’est notamment ce qu’ont tenté de faire Oualid Khalidi du côté palestinien, Benny Morris ou Ilan Pappé du côté israélien (et oui, je suis au fait des divergences entre ces deux derniers sur la question de savoir s’il y a eu un « nettoyage ethnique » planifié au détriment des Palestiniens en 1948).

      Le fait est qu’il y a eu des départs « volontaires » de Palestiniens qui pensaient pouvoir revenir sur leurs terres après la victoire des armées arabes. Il y a eu des cas de massacres ponctuels, d’ampleur plus limitée que ne le prétend le récit arabe, mais dont même des historiens qui n’adhèrent pas à la thèse d’une politique planifiée de terreur anti-arabe, comme Yoav Gelber, reconnaissent qu’ils ont pu provoquer une panique. D’autres populations ont été expulsées (ces expulsions de populations civiles sont prévues par la Haganah dans son plan Daleth de mars 1948, partout où se produira une résistance armée). Expliquer l’exode palestinien par les seuls départs volontaires relève, au mieux de l’ignorance, au pire de l’escroquerie intellectuelle.

      Votre rappel des persécutions subie par les Séfarades est hors-sujet, à moins de supposer que les crimes des Arabes puissent légitimer ceux des Juifs. Le farhoud de Bagdad en 1941 ne justifie pas Deir Yassin. « Ce que tu ne voudrais pas que l'on te fît, ne l'inflige pas à autrui. C'est là toute la Torah, le reste n'est que commentaire » (Hillel l’Ancien, Talmud de Babylone, Shabbat, 31a).

      Quant aux désaccords entre décideurs israéliens, vous les réduisez à la dimension de péripéties banales en situation de crise. Cela vous permet d’être dans le déni de l’essentiel : les motivations profondes de ces désaccords, qui ne portaient pas sur des points de détail, mais sur les risques à long terme que faisait courir au projet sioniste, sur le plan international comme sur le plan domestique, une politique d’annexions.

      YPB

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  9. A propos des actions en France et des condamnations de Hollande et Valls, les pompiers pyromanes.

    Avec leur politique d'immigration continue, alors que les besoins en main d’œuvre sont nuls depuis longtemps (cf le taux de chômage), leur volonté d'encouragement puis de récupération des votes communautaires (par exemple les dîners du crif (imagine-t-on De Gaulle se rendre à un truc pareil...), sos racisme, les résultats du PS dans les banlieues, les drapeaux lors de l'élection de Hollande, ...), leur abandon de la France (soumission politique, militaire, économique, ...), etc

    Et maintenant ils s'étonnent que certains jeunes originaires d'une immigration essentiellement arabe et musulmane, dans des conditions matérielles plutôt précaires, chez qui on a flatté et encouragé la différence et à qui on a fait "briller" la France par...la repentance, se sentent plus proches d'un palestinien que d'un français juif?
    Et à qui on envoie comme message des propos pas très habiles, du genre Valls "les juifs de France sont à l'avant-garde la République française" (outre la différence entre français juifs et juifs de France, désigner une avant-garde signifie qu'il y a une arrière-garde, sur un plan militaire c'est certainement plus tranquille mais comme image glorieuse c'est pas terrible).
    Ces propos sont navrants et en plus très facilement récupérables et instrumentalisables.
    Sortir des phrases pareilles pour combattre ceux qui croient à un complot juif, c'est juste n'importe quoi...


    Pour moi, à partir du moment où la fraternité entre français n'est pas supérieure à la fraternité avec des étrangers (je parle au sens large, des personnes qu'on ne connaît pas particulièrement), c'est la porte ouverte à l'importation des conflits provenant de n'importe où.

    Mais bon ça il fallait y penser avant... Maintenant y a risque d'explosion permanent.

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  10. "Là où l'antisémitisme n'existe pas, le sionisme le fabrique".

    Je ne sais plus où j'ai lu cette phrase, mais elle résume bien les dérives d'une idéologie devenue trop extrême.


    Olivier

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    1. N'importe quoi, en France l'antisémitisme existe et comment, que ce soit à l'extreme droite et dans une partie de la population musulmane. Il faudrait arreter avec les phrases simplistes.

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  11. @LP

    C'est gentil de rejeter la faute à parts égales sur Israël et sur les rebelles palestiniens. C'est peu ou prou déjà les positions officielles des pays occidentaux, ce qui leur permet de ne pas se mouiller.

    Je pense pour ma part que les responsabilités ne sont pas égales et que la retenue du côté palestinien n'a jamais payé. La colonisation des territoires occupés continue. Israël refuse que cela fasse partie des conditions d'une paix durable. Le blocus sur Gaza depuis 2006 rend les conditions de vie des Palestiniens extrêmement précaires. De nombreuses morts sont engendrées par le blocage des matériels médicaux. Quel rapport avec le terrorisme là?

    Israël par ailleurs accapare la plupart de la ressource en eau et les meilleures terres.

    Comment peut-on imaginer dans ces conditions d'oppression que les palestiniens ne sombrent pas dans le ressentiment?

    C'est Israël qui a des marges de manoeuvres pour apaiser le conflit. Ne nous-y trompons pas.

    Seulement ils ne le feront pas d'eux-mêmes tant les fanatiques orthodoxes prennent le pouvoir démographiquement et donc politiquement.

    A l'occident de prendre ses responsabilités, et donc la France, en mettant la pression sur les échanges commerciaux avec Israël.
    Seule la menace d'un boycott à grande échelle sera susceptible de leur faire peur.

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    1. "A l'occident de prendre ses responsabilités, et donc la France, en mettant la pression sur les échanges commerciaux avec Israël."

      La France devrait déjà prendre la résponsabilité des protegers ses citoyens des actes antisémites. Retenues du coté palestinien ? Après des anées d'attentats suicides contre le civil elle a payé à votre avis ?

      "Seule la menace d'un boycott à grande échelle sera susceptible de leur faire peur."

      Et bien alors vous pouvez aller vous coucher la France ne boycottera jamais Israel et c'est bien ainsi car les FRANCAIS sont contre déjà ils sont favorable à l'interdiction des manifs. Ce ne sont pas des palestiniens qui ont sifflé la marseillaise attaqué des juifs et des commisariats en France. Alors que la France s'occupe de la paix sur son territoire d'abord. Dans les autres pays d'Europe les juifs ne sont pas autant agressé.

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    2. « C'est Israël qui a des marges de manoeuvre pour apaiser le conflit ». Exactement, car ils gagnent à tous les coups (coûts) :

      - soit les Palestiniens ne régissent pas avec une conséquence immédiate : la garantie que la domination, la colonisation et, plus généralement, le non-respect des dispositions internationales par le gouvernement israélien vont s’institutionnaliser,
      - soit certains d’entre eux se radicalisent et ils sont, non seulement, mis en cause par la communauté internationale, mais ils sont de surcroît, « punis » avec la plus grande brutalité par leur voisin.

      Si rien n’excuse la violence des actes commis par des extrémistes palestiniens, ce qui semble être un calcul politique des gouvernants israéliens, c’est-à-dire une guerre d’usure, mène à une impasse.

      Demos

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  12. Seules des pressions conséquentes sur Israël, voire un embargo, permettront la décolonisation, ceci accompagné d'une force d'interposition internationale pour juguler le Hamas et ses tentatives probables armées malgré une décolonisation israélienne.

    Un embargo sur Israël signifie le contrôle des capitaux et de condamner les banques comme la BNP qui ne respectent pas les embargos.

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    1. Et pourquoi pas une intervention militaire française tant qu'on y est. Je trouve une perte de temps faire ces genres de propositions qui sont nullement possibles pour des centaines des raisons et surtout parce que les français n'y sont pas favorables.

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  13. @ J Halpern

    Je suis d’accord

    @ EB

    Les propos du Général ont une actualité frappante, qui démontre une nouvelle fois la vision de ce grand homme.

    @ YPB

    D’accord, même si je pense qu’il peut y avoir des amitiés entre peuple et que celle avec l’Allemagne était à la base une bonne chose.

    Merci pour vos commentaires.

    @ Jauresist

    Je pense qu’il faut condamner tout extrémiste, mais cela n’empêche pas de prendre des mesures qui vont dans un sens. J’ai soutenu des mesures fortes (boycott) pour faire reculer Israël sur la colonisation. Je suis d’accord pour dire qu’Israël a une responsabilité particulière, mais on ne peut pas quand même pas ne pas condamner les actes terroristes.

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    1. @Pinsolle

      De quelle autorité morale supérieure peux-tu te prévaloir pour t’arroger le droit de « punir » tel ou tel pays, et de trancher entre deux légitimités dans un conflit qui ne te regarde pas, dans la mesure où il n’impacte en rien les intérêts de ton pays ni de l’Europe ? Tu ne peux pas te mêler de tes affaires au lieu de sans cesse vouloir te mêler de celles des autres ? T’as toujours cette insupportable prétention à faire la morale. Pourquoi Israël ne s’estimerait-elle pas fondée à son tour à « punir » la France au motif par exemple que les Juifs de France feraient l’objet de persécutions, qu’ils ne pourraient pas pratiquer leur culte comme ils l’entendraient, que les jours fériés et fêtes religieuses juives ne sont pas intégrés dans le calendrier, que les prescriptions religieuses juives sont réprimées ou pas assez respectées à son goût… ? En dehors de l’axe naturel Europe-Iran-Inde, c’est l’intérêt de l’Europe et lui seulement qui doit guider, au gré de convergences momentanées d’intérêts, nos éventuels alliances et engagements de circonstance en faveur de tel ou tel dans le monde, et l’Europe n’a aucun intérêt à prendre parti dans le conflit israëlo-palestinien, vu qu’actuellement tant la cause palestinienne, de par son fondement religieux islamique, que la politique israëlienne du chaos à base de manipulations et d’attentats sous faux drapeau, de par sa duplicité, vont à l’encontre de nos intérêts. De manière générale, l’Europe doit se désengager totalement du reste du monde, se retrancher derrière un solide limes et jeter les bases de son autosuffisance ; ce que Thiriart appelait l'« autarcie des grands espaces » ; elle ne doit intervenir militairement contre un pays que s’il menace sa sécurité intérieure et extérieure.

      Ce tiers-mondisme victimaire et misérabiliste est horripilant et ce n’est pas parce que dans les milieux nationaux et souverainistes il est fréquent qu’on n’aime pas les Juifs qu’il faut obligatoirement s’enticher des Palestiniens, qui trouvent en vérité tout à fait leur compte dans le statu-quo actuel vu qu’il leur permet de concentrer toutes les attentions de la communauté internationale et de vivre entièrement à ses crochets. Il y en a marre de devoir compatir aux souffrances de gens que la certitude de dures représailles n’empêchent jamais de faire joujou avec leurs roquettes et de se livrer à toutes sortes d’actes et de provocations aussi inutiles qu’irresponsables .

      Il est plus facile en effet pour eux d’exploiter à fond le ressort victimaire, de jouer sur la culpabilité occidentale et d’attendre que les subsides tombent, que de se sortir les doigts du cul et de développer une agriculture et une industrie. C’est vraiment une fâcheuse habitude chez certains peuples, qu’on ne retrouve pas par exemple chez les Asiatiques, d’incriminer (parfois des siècles après) des facteurs exogènes comme la colonisation, l’esclavage, l’occupation pour expliquer leur sous-développement chronique ou leur défaut d’intégration et de ne jamais se remettre en cause et s’interroger sur d’éventuelles causes endogènes liées à leurs spécificités religieuses ou culturelles, à leur comportement démographique peut-être irresponsable,… et de ne jamais chercher en eux-mêmes les ressources pour se développer.

      Et dire qu’il se trouve encore des bonnes poires et des Mères Teresa comme Laurent Pinsolle pour se laisser abuser et apitoyer par des gens qui si c’était l’inverse qui se produisait se foutraient royalement de ce qui nous arrive et ne rêvent que de partir à notre conquête et de faire de l’Europe une terre d’islam.

      Charles

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    2. Superbe commentaire Charles, tout est dit.

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    3. @Charles :
      "De quelle autorité morale supérieure peux-tu te prévaloir pour t’arroger le droit de « punir » tel ou tel pays, et de trancher entre deux légitimités dans un conflit qui ne te regarde pas"

      Quelle autorité morale ? vous voulez donc dire en dehors des nations-unies, dont la France et Israel font partie ?
      Lorsqu'on est témoins de l'assassinat pur et simple des palestiniens, on doit mettre un mouchoir dessus, une pince a linge sur le nez pour ne pas sentir le sang et les morts ? On approche des 900 morts, dont 90% de civils que l'armée "la plus morale du monde" se dit "obligée de tuer" ... n'est-ce pas un trop lourd fardeau pour ces pauvres soldats les plus moraux du monde ?
      Mais je dois reconnaitre que votre question a du sens : effectivement il semble que vous n'ayez absolument aucun sens moral.

      "Il y en a marre de devoir compatir aux souffrances de gens que la certitude de dures représailles n’empêchent jamais de faire joujou avec leurs roquettes "

      Je ne voudrais pas dire une banalité, mais prendre les gens pour des idiots n'empêchera pas votre commentaire de se montrer profondément méprisant et particulièrement stupide...
      [InversionAccusatoireModeCharles/Israel] Ces barbares de palestiniens, après avoir subi des dizaines d'années de colonisations sauvages, au mépris de toutes lois internationales, sans le moindre égard et en ne se faisant même pas proposer de processus réellement "démocratique" en ayant préféré subir 7 ans d'embargo [/InversionAccusatoireModeCharles/Israel], ils "font joujou avec des roquettes" selon vous, ou ils résistent a une oppression ?
      Quel cynisme !

      Une chose est sure, avec des réflexions pareilles, on n'est pas prêt de faire du proche-orient une terre de paix et de tolérance... l'on prétend que les arabes seraient rétro, mais chez nous aussi apparemment certains sont restés bloqués en l'an 732 ...

      Age
      PS : SVP, par soucis de cohérence, évitez dans le même texte de critiquer une "autorité morale légitime", critiquer la "honteuse victimisation des palestiniens" ET suggérer que toute critique envers la politique Israelienne serait dûe a "la haine du juif" : votre mauvaise foi va finir par se voir...

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  14. Fiorino22 juillet 2014 22:58

    Oui, une force d'interposition comprendrait des français entre autres, où est le problème ?

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    1. Le problème c'est que les français n'ont pas le moyen de l'imposer. L'armée israélienne est bien plus efficace est performante de l'armée française.

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    2. L'armée française est déjà en interposition au Liban entre le Hezbollah et Israel depuis des années après la defaite de votre superbe armée israélienne devant les combattants du mouvement chiite.

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    3. @ Teoneo
      C'est pas mon armée de plus l'Hezbollah a tué plus des soldats français (attentats) que durant celle qui n'est absolument pas une défaite. L'hezbollah n'a rien gagné en termes de territores je vous signale. Pour le reste ce sont les italiens qui sont plus présent au Liban pas les français.

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  15. @ Laurent P.
    "Les propos du Général ont une actualité frappante, qui démontre une nouvelle fois la vision de ce grand homme."

    Il n'intéressent personne et de plus la vision de ce grand homme aurait du se projeter sur la France. Ses propos sur Israel n'ont aucun intéret sauf pour ceux qui le prennent pour la bible comme des intégristes réligieux. Dans cet région il est pas très diffiicile comprendre que la paix est très diffiicile. Cf Sryie. Il avait prévu la guerre en Syrie le Général de Gaulle ? L'exode des chrétiens ?

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