Hier a été annoncé
la
nouvelle équipe gouvernementale après l’annonce
lundi du départ de Jean-Marc Ayrault et de son remplacement par Manuel Valls
par François Hollande. Par-delà les changements de personnes, finalement
anecdotiques, on lit surtout la
confirmation du cap eurolibéral.
Manuel
Valls, premier communiquant
C’est à se
demander si ce changement d’équipe n’avait pas pour seul but de faire oublier les
résultats des municipales. En choisissant Manuel Valls, outre le fait de le
mouiller, François
Hollande reprend en main sa communication, le nouveau titulaire de Matignon
ayant été responsable de la communication de Matignon de 1997 à 2001 et ne
gérant pas trop mal son image si on s’en fit aux sondages. Et depuis, une
actualité chassant l’autre, les municipales sont presque oubliées. Lundi
a été consacré au changement de premier ministre. Mardi à la passation et
aux spéculations sur la future équipe. Hier à
l’annonce des nouveaux ministres. Et il reste encore les passations de
ministres, le premier conseil, la nomination des secrétaires d’Etats et le
discours de politique général. Que de nuages de fumée !
Pourtant, la
nouvelle équipe n’est vraiment pas révolutionnaire. Les départs marquants
sont limités aux Verts, Vincent Peillon et Pierre Moscovici, qui
viserait un poste à la Commission. Et les nouvelles arrivées sont au nombre
de deux : François Rebsamen et Ségolène Royal. Paradoxalement, Arnaud Montebourg
et Benoît Hamon prennent du galon, mais il est fort possible que cette montée
en grade des deux principaux représentants de l’aile gauche du PS soit son
chant du cygne. En effet, dans le détail, la
nouvelle équipe est recentrée sur les proches du président, comme le
montrent l’accession de Bernard Cazeneuve au ministère de l’intérieur, la
nomination de Michel Sapin au budget ou le passage de relais entre Najat
Vallaud-Belkacem et Stéphane Le Foll au porte-parolat du gouvernement.
Plus
eurolibéral que jamais














