The Economist est un avocat de la lutte
contre le réchauffement climatique. Ses
positions sont équilibrées et pragmatiques. Dans
un récent dossier, il a montré que le réchauffement de la planète semble
avoir atteint un plateau depuis 15 ans, en contradiction avec les modèles sur
lesquels nous nous basons.
Quand le
réchauffement fait une pause
Le
graphique publié par l’hebdomadaire britannique est très clair : alors
que la température moyenne de la planète s’était élevée de manière régulière
dans les années 1980 et 1990, un plateau semble avoir été atteint depuis.
Pourtant, la quantité de dioxyde de carbone émise par l’homme a augmenté de
plus d’un tiers. Plus préoccupant pour les scientifiques qui travaillent sur la
question, la température moyenne de la planète est en train de sortir de
l’intervalle de confiance à 90% des modèles construits par le GIEC, et qui vont
devoir logiquement être sérieusement remis en question.
Ces modèles,
dont les prévisions seront revues pour le mois de septembre, prévoyaient un
réchauffement de 3°C, un
niveau susceptible de provoquer de grandes catastrophes (sècheresses,
famines, cyclones, élévation du niveau de la mer). Mais depuis, des
scientifiques de Norvège et du Japon ont fait des prévisions moins alarmistes,
entre 1,6 et 2,3°C. La possibilité d’un réchauffement de 3°C devenant un
scénario extrême (au lieu des 4,5°C du scénario officiel du GIEC).
The
Economist décrit les hypothèses des
scientifiques pour expliquer de tels écarts. Il évoque les
effets de la suie, sujet à controverse, tout comme ceux des nuages, qui
pourraient avoir été surévalués. D’autres évoquent le rôle de l’océan, qui
pourrait avoir stocké une partie du réchauffement dans ses profondeurs. The
Economist souligne que les modèles les plus simples semblent aujourd’hui avoir
raison : ils anticipent un réchauffement de 2°C d’ici la fin du siècle.
Que
faut-il faire, par conséquent ?