Après
avoir suscité un « ras-le-bol
fiscal », le gouvernement essaie de reprendre la main sur ce
dossier, en exhumant une promesse de campagne du candidat François
Hollande : une
grande réforme fiscale. Si le principe est intéressant, en revanche, tout
dépendra de ce qui sera mis en place.
Le joker
du gouvernement
Il y a
quelques jours, le gouvernement était au plus mal après des semaines de
polémiques sur
Léonarda, les
hausses d’impôt ou l’écotaxe.
Sans même en informer ses ministres semble-t-il, Jean-Marc
Ayrault a décidé d’essayer de reprendre la main en annonçant une réforme de la
fiscalité, qui faisait partie du programme du candidat Hollande. Hier, le
premier ministre a donc reçu les partenaires sociaux pour discuter du cadre de
la réforme, sans la présence de Pierre Moscovici, retenu par un autre
engagement. Le
Monde a consacré un papier assez complet et
intéressant sur le sujet.
Après, il y
a réforme fiscale et réforme fiscale. Le gouvernement osera-t-il la
révolution prônée par Thomas Piketty, Camille Landais et Emmanuel Saez dans
leur très bon livre ? L’oubli de cette promesse électorale a été
sévèrement jugé par le premier, qui critique souvent le gouvernement. Rien
n’est moins sûr quand on voit la capacité de cette équipe à reculer juste après
avoir avancé, devant les protestations des uns et des autres. En outre, les
Français sont assez sceptiques, beaucoup craignant, logiquement, que cela
aboutisse à une nouvelle hausse des impôts, comme
l’explique le Figaro.
Ce qu’il
faudrait faire
