samedi 17 novembre 2018

samedi 27 octobre 2018

Le ridicule, anti-démocratique mais aussi très intéressant rejet du budget Italien

Tout de même, il fallait l’imaginer : confier à Mocovici le soin de rejeter le budget italien dépasse les limites de l’absurde. Voici donc un ancien ministre du budget, qui assurait en 2012 tenir les 3% du PIB de déficit dès 2013, puis qui a repoussé l’objectif à 2015, avant de le rejeter à 2017, qui interpelle un pays qui reste sous ce seuil ! Nouvelle démonstration éclatante de la folie de l’UE…


Règles folles, arbitraire effarant et agenda caché

dimanche 21 octobre 2018

Handicap : merci François Ruffin pour votre intervention !

Cela restera sans nul doute un moment fort de ce mandat : le soutien de la France Insoumise à une proposition des Républicains pour l’accompagnement des élèves handicapés. LREM aurait pu démontrer une forme d’ouverture d’esprit en les rejoignant, mais non, le dogmatisme et le manque du plus élémentaire humanisme l’ont emporté, rappelant le triste visage de cette majorité.


Marcheurs fermés et inhumains

jeudi 18 octobre 2018

Macron : faux et à contre-temps

Il faut croire que Macron est capable de transformer l’or en plomb. Depuis plus de trois mois, il va d’affaire en dérapage, en démontrant une capacité assez incroyable à mal gérer les crises et répéter les erreurs du passé (il n’y a qu’à « traverser la rue » pour trouver un emploi, ou l’attaque sur les retraités). Nouvelle démonstration avec le remaniement et son allocution totalement ratée.


Fond superficiel pour communication de pacotille

lundi 24 septembre 2018

Ce que la bourse dit des Etats-Unis et de l’Europe

A plus de 26 000 points, le Dow Jones a quasiment doublé par rapport à son point le plus haut atteint avant la grande crise financière de 2008, rejoignant mon exercice de politique-fiction de 2009. En revanche, je n’avais pas imaginé un tel décalage avec les bourses européennes, qui restent encore sous leurs plus hauts de l’époque. Que signifie cette grande divergence boursière ?


La grande victoire des actionnaires

mercredi 19 septembre 2018

mardi 4 septembre 2018

Nouvelle victoire du populisme aux Etats-Unis : le parti Démocrate réduit les pouvoirs des « super délégués » lors du congrès d’investiture des primaires (billet invité)

Billet invité de Paul Roudier


Réuni pour les universités d’été du mouvement, le parti Démocrate a décidé, samedi, de réduire le rôle des superdelegates, lors des prochains congrès d’investiture des candidats à l’élection présidentielle. Le congrès d’investiture intervient toujours à l’issue des votes organisés Etat par Etat afin que les délégués puissent élire effectivement le candidat du parti à l’élection présidentielle. Les super délégués ne pourront désormais plus voter lors du premier tour de suffrage et ne s’exprimeront que dans l’éventualité où ce premier tour échouerait à désigner un candidat.

Réduction du pouvoir des apparatchiks

samedi 1 septembre 2018

Merci Nicolas Hulot

La démission du ministre de l’écologie cette semaine est venue complétée un été calamiteux pour Macron, avec l’affaire Benalla, les nouvelles coupes pour les retraités ou ses nouvelles déclarations effarantes au Danemark. Mais l’interview de Hulot dépasse de loin ce cadre. Elle en dit long sur ce que sont devenus nos politiques, mais aussi sur notre modèle économique actuel.


Un autre modèle de société

mercredi 29 août 2018

Budget 2019 : Macron, ou Sarkozy et Hollande en pire

Il y a deux mois, Macron espérait probablement encore capitaliser sur un éventuel succès de l’équipe de France à la coupe du monde de football. Aujourd’hui, non seulement ses grossières gesticulations n’ont convaincu personne, mais après l’affaire Benalla, son budget 2019 pourrait le précipiter plus bas encore que ses prédécesseurs. Pas étonnant vu qu’il suit le chemin qu’il leur conseillait…

Austérité, Injustice et régression sociale

dimanche 26 août 2018

Quand le Brexit confirme les propos de Jaures sur l’immigration

Parfois, l’actualité est extraordinairement révélatrice, particulièrement quand les défenseurs d’une idéologie rapportent une information qui la contredit complètement. Quelle heureuse surprise de voir donc BFMTV rappeler ce qui pourrait être une évidence, à savoir que la baisse de l’immigration suite au Brexit contraint des entreprises à augmenter les salaires pour attirer les travailleurs.


L’immigration est bien l’armée de réserve du capitalisme

jeudi 23 août 2018

mercredi 8 août 2018

Hannah Arendt : La crise de l’éducation (billet invité)



Après une pause (salutaire) de presque un an, je reprends les publications sur l’œil de Brutus. Comme je l’annonçais, je m’éloigne du suivi de l’actualité politique dont l’extrême médiocrité a fini par lasser mon goût de l’écriture. Je reprends donc la suite, entamée en septembre 2016, de la recension de l’un des ouvrages majeurs d’Hannah Arendt : La Crise de la culture. Nous avions déjà vu les quatre premiers chapitres : La tradition et l’âge moderne, Le concept d’histoire, Qu’est-ce que l’autorité ? et Qu’est-ce que la liberté ?. Le  cinquième chapitre, sans doute le plus important de l’ouvrage, est consacré à l’éducation. Se basant sur les évolutions de l’éducation dans l’Amérique des années 1950, Hannah Arendt anticipe, avec une clairvoyance impressionnante, l’impact de la rupture avec toutes formes de traditions (sur ce sujet, relire le chapitre 1) sur l’éducation, et surtout sur la déconstruction de l’éducation. Nous sommes en 1961 ; et déjà, Hannah Arendt pressent la dégénérescence de la modernité en une postmodernité (même si elle n’emploie pas le terme) à l’intérieur de  laquelle le règne de l’individu-roi (et par voie de conséquence de l’enfant-roi) atomise tout fonctionnement social et, à contrecourant de ses objectifs proclamés, aboutit à un entremêlement de tyrannies : celle du petit Moi[i], celle de la (supposée) majorité du camp du Bien et celle des minorités agissantes. Cette anticipation est d’une telle actualité vis-à-vis du système éducatif français d’aujourd’hui que je laisse, pour l’essentiel, le lecteur avec des citations intégrales, généralement peu commentées.

mardi 24 juillet 2018

mercredi 18 juillet 2018

Réflexions sur le lien idéologique entre néolibéralisme et répression routière, partie 3 (billet invité)

Par Rodolphe DUMOUCH, enseignant de biologie-géologie et géographe ruraliste.
Suite du premier et du second papier


Le conservatisme néolibéral : faire une société plus propre à défaut d’une plus juste
Ce conservatisme éclate en pleine lumière quand, dans certaines villes de gauche, s’applique avec le moins de discernement les règlements municipaux, avec un côté «faire la discipline dans la rue », qui caractérise habituellement l'idéal médiocre de la droite bête à la Robert Ménard. Ainsi, à Charleville-Mézières, l’ancienne mairie de gauche a été renversée par les électeurs notamment à cause du caractère infernal que prenait la circulation, avec le stationnement payant qui remontait les rues chaque année comme la gangrène remonte une jambe. Il y avait aussi les verbalisations faites à la sortie des écoles, au moment où les parents venaient rechercher leurs enfants Le nouveau maire, Boris Ravignon (LR), a assoupli largement les conditions de stationnements. Cette dégénérescence de la gauche vers le formalisme, l’obsession règlementaire et disciplinaire – à laquelle on pourrait ajouter de nombreux autres exemples – procède d’une perte profonde de ses idéaux. Ayant renoncé à faire une société plus juste, elle désire désormais en faire une plus propre. Une société sans crottes de chiens, sans linge aux fenêtres, sans fumée dans les bars, sans gros mots sur Internet et où les bagnoles sont bien garées au carré : autant d’idéaux enthousiasmants, progressistes et capables de mobiliser massivement la jeunesse…

dimanche 15 juillet 2018

Réflexions sur le lien idéologique entre néolibéralisme et répression routière, partie 2 (billet invité)

Par Rodolphe DUMOUCH, enseignant de biologie-géologie et géographe ruraliste.
Suite du papier de jeudi
Faire croire que l’État s’occupe de la population
La première hypothèse est assez facile à envisager : faire de l’inflation règlementaire sur les routes, c’est une diversion pour faire croire que l’État s’occupe de la population pendant qu'on libéralise à tour de bras et qu'on sabre les aides sociales aux citoyens. Entre 1992 et 2018, le code de la route a triplé de volume, alors même que partout on nous vante l’« État minimal ».

jeudi 12 juillet 2018

Réflexions sur le lien idéologique entre néolibéralisme et répression routière, partie 1 (billet invité)

Par Rodolphe DUMOUCH, enseignant de biologie-géologie et géographe ruraliste.

Le 80 Km/h, l’arbre qui cache la forêt
Le 1er juillet 2018 est la date du passage au 80 Km/h sur les routes de la France périphérique, évènement, en matière de transports, qui fait le plus parler de lui mais qui n’est pas le seul à mériter attention, loin de là… Il faut dire qu’ils nous y préparent depuis plusieurs années. Ils sont revenus régulièrement à la charge dans les médias. Cette nouvelle lubie a commencé à être exposée en 2014, avec des rééditions successives tous les trois ou quatre mois dans les principaux titres de presse et sur nos écrans.  C’est toujours mauvais signe, quand une obsession technocratique de cette nature réapparaît régulièrement. C’est qu’elle est déjà décidée…