mercredi 10 octobre 2018

Des taux, des marchés, de la dette, des Etats et de l’intérêt général



Du centre de gravité de notre monde

Bien sûr, le discours des éditorialistes des Echos est assez ridicule. Jean-Marc Vittori oublie un peu vite qu’il y a des précédents historiques pour des niveaux de dette plus élevés, comme le notait David Graeber dans son livre. Il feint d’ignorer que les marchés continuent de prêter à la France à largement moins de 1% d’intérêt par an sur 10 ans. Et il ferme les yeux sur l’expérience Japonaise, où la Banque Centrale, aux ordres de Shinzo Abe, a purement et simplement racheté l’équivalent de 75% du PIB de dette publique en seulement cinq ans. Ce faisant, son discours a quelque chose de théologique, se plaçant davantage dans le registre de la morale religieuse que du débat politique.

Malgré tout, il faut reconnaître que, dans le cadre de la zone euro, ce raisonnement n’est pas totalement faux. En effet, les Etats sont bel et bien à la merci des humeurs des marchés, comme l’a bien montré la crise de la zone euro du début de la décennie. Une envolée des taux, et un pays peut se retrouver pris dans une course sans fin à l’austérité, comme l’expérimente la Grèce depuis près de 9 longues années, et dont le Premier ministre a accepté la bagatelle de quatre décennies d’austérité supplémentaires ! Sans banque centrale, dans un ensemble économique, où les capitaux circulent à leur guise, échappant à la taxation, et à la recherche de la meilleure rémunération, c’est la loi.

Le principe même de la monnaie unique européenne est une véritable calamité pour les pays qui ne font pas partie de la zone mark. Un pays qui accumule plus d’inflation que les autres pouvait simplement dévaluer auparavant. Maintenant, il doit procéder à une dévaluation interne, baisser les salaires puisqu’on ne peut plus baisser la valeur de la monnaie. C’est ce qui a conduit la Grèce à baisser le salaire minimum de 760 à 580 euros. Le procédé est infiniment plus violent qu’une dévaluation, qui ne provoque qu’une hausse des prix des produits importés. Pire, pour sauver l’euro, l’UE a sauvé les créanciers, qui empochent la prime de risque de taux plus élevés, sans assumer le risque.

Et parce qu’il est délicat de racheter la dette publique de plusieurs Etats, la zone euro est une des zones du monde où la monétisation a été la plus faible. Bref, l’euro n’a apporté que des inconvénients depuis sa création, n’apportant aucun avantage, si ce n’est aux détenteurs de dette souveraine, et éventuellement aux commerçants, encore qu’ils ont pâti d’une croissance plus faible qu’ailleurs. Plus globalement, l’architecture de l’UE et notamment de la zone euro, soumet plus qu’ailleurs les Etats aux mouvements d’humeur des marchés, puisque les pays ont renoncé à tout moyen d’action, se contentant désormais de leur faire la cour pour les attirer chez eux, au nom de la sacro-sainte compétitivité.


Le renouveau du discours austéritaire en ce moment est proprement extravagant. Si certains excès sont dangereux, comme le montre le Vénézuela, en revanche, s’échiner à réduire les déficits et la dépense publique ne fera que peser plus encore sur la croissance. Le plus triste est de voir des dirigeants se soumettre à ce point aux désidérata des marchés, sans se demander si cela est normal.

23 commentaires:

  1. un excellent article vient de sortir dans le Monde Diplomatique, indiquant les scénarios possibles pour que l'état français, dans l'hypothèse hélas peu probable d'un changement de direction politique, puisse gagner son bras de fer avec les marchés
    https://www.monde-diplomatique.fr/2018/10/LAMBERT/59131

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  2. Le problème, ce n'est pas la dette de l'Etat. Dans un pays qui a sa souveraineté monétaire, la banque centrale a la maîtrise des taux d'intérêt, comme William Mitchell l'explique sur son blog (http://bilbo.economicoutlook.net/blog/) et comme le montre l'exemple du Japon. Le problème, c'est bien l'euro, comme vous le dites dans le billet de ce jour.

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  3. Les classes pauvres GB vont se faire matraquer, c'est la faute de l'UE et vive le Brexit ? Qui ne change rien aux politiques antisociales des gouvernements GB :

    https://www.theguardian.com/commentisfree/2018/oct/10/universal-credit-poll-tax-labour-revolt

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    1. Parce que le maintien dans l'UE, c'est par contre la garantie de vraies politiques sociales ?

      Chez les Travaillistes, la sortie est soutenue par une large partie de l'aile gauche et honnie par les blairistes. Ce n'est pas un hasard. Rester dans l'UE, c'est rendre impossible toute alternative. L'exemple grec est suffisamment éclairant sur l'impuissance à laquelle se condamnent ceux qui ne peuvent se résoudre à la rupture. Hors de l'UE, le changement n'a rien de garanti, mais il est au moins pensable. Toute la différence est là. Ou alors, il faut être assez naïf pour croire à la possibilité d'une prétendue autre Europe. Autrement dit à une escroquerie.

      C'est la raison pour laquelle un économiste très à gauche comme W. Mitchell, justement cité par Jacques, est à la fois très hostile à la politique économique actuelle du gouvernement conservateur et résolument favorable au Brexit. Voir à cet égard trois de ses articles récents qui s'éclairent mutuellement : http://bilbo.economicoutlook.net/blog/?p=40445, sur les mensonges de la campagne anti-Brexit, http://bilbo.economicoutlook.net/blog/?p=40501, sur la dextruction de la Grèce par l'euro-austérité consentie par Tsipras, http://bilbo.economicoutlook.net/blog/?p=40506, sur l'impossiblité d'imposer en Europe des réformes dont les Allemands ne veulent pas.

      YPB

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    2. "Rester dans l'UE, c'est rendre impossible toute alternative. L'exemple grec est suffisamment éclairant"

      Ca m'étonne pas de vous de sortir une telle ânerie, comparer la Grèce à la GB qui a toujours gardé sa monnaie et n'a pas du tout les même accords avec l'UE que la Grèce... Corbyn n'a jamais été pro-Brexit et la GB a toujours mené des politiques économiques et sociales bien plus dures et libérales que le reste de l'UE, le Brexit ne résoudra aucun de ces problèmes, il va même les aggraver.

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    3. J'ai cité Mitchell, répondez donc à ses « âneries ».

      Ah, j'oubliais : il faudrait le lire d'abord, réfuter ses arguments ensuite. Vous êtes évidemment au-dessus de ces trivialités...

      Corbyn n'a jamais été pro-Brexit, sauf que le Labour ne se résume pas aux blairistes et à Corbyn. Encore une subtilité qui semble vous échapper. J'ai déjà ailleurs cité Tony Benn, mort en 2014, qui était hostile à l'entrée de son pays dans la CEE et n'a jamais varié par la suite sur son positionnement eurocritique. On remonte là à une réflexion de la fin des années soixante et du début des années soixante-dix...

      Je n'ai pas besoin de vous pour savoir que Thatcher et ses disciples n'ont pas été produits par l'Europe. Mais vous tournez bêtement en rond avec des arguments qui ne réfutent en rien les miens. Mais la question est de savoir si une véritable alternative serait possible dans le cadre de l'UE. En résumé, le mythe de « l'autre Europe » (à la fois plus sociale, plus fédérale, plus démocratique, etc.) réalisée au sein même de l'UE, lubie dont Mitchell, après d'autres, vient de rappeler qu'elle entre frontalement avec la conception que les Allemands, censés la financer, se font de leurs intérêts. Si vous y croyez, argumentez-le donc, qu'on s'amuse un peu. Vous l'avez déjà tenté grossièrement et c'était d'un ridicule achevé.

      YPB

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    4. "vous tournez bêtement en rond avec des arguments qui ne réfutent en rien les miens."

      Vous ne réfutez jamais les miens non plus. La GB est le plus gros paradis fiscal de la planète, c'est donc la city le plus gros influenceur de l'économie GB et le Brexit ne fera qu'accroitre les inégalités en GB sous l'influence idéologique de la city.

      Vous êtes tellement grotesque que vous préconisez la sortie de l'euro par la Grèce, la GB est déjà hors euro mais ça suffit pas, il faut encore qu'elle sorte de l'UE selon vous remèdes de charlatan. Si le Brexit ne marche pas, vous nous direz qu'il faut que la GB sorte de l'OMC... toujours plus de sorties pour en arriver à une GB Corée du Nord.

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    5. "“The invisible benefits of being part of the EU, the lack of friction [in exports and imports], seems to have had a significant impact on trade patterns,” he said.

      “You’re reversing that, so that’s a cost. That’s much more tangible than any pipe dreams about big gains elsewhere.”"

      https://www.independent.co.uk/news/business/brexit-paul-krugman-zero-chance-britain-better-off-eu-leave-single-market-custom-union-exports-trade-a7965871.html

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    6. J'ai répondu très clairement à vos arguments moisis. Ce n'est pas de ma faute si vous ne savez pas lire ou si vous faites semblant d'en être incapable pour éviter de vous fatiguer.

      Quant aux arguments de Krugman pour mettre en cause le Brexit, il est significatif qu'ils aient été réfutés autant par des libéraux qui voient dans le Brexit une aubaine que par leurs adversaires post-keynésiens. Le Brexit sera ce que les électeurs britanniques choisiront d'en faire, tant qu'on leur laissera du moins la liberté de choisir. On peut effectivement l'accompagner d'une cure de néo-thatchérisme. Ou choisir une autre voie. Mais le fait évident est que cette autre voie ne pourra jamais prendre dans une Grande-Bretagne intégrée à l'UE. De ce point de vue, la comparaison avec la Grèce est parfaitement pertinente.

      Si vous étiez un tout petit peu cohérent, vous chercheriez à argumenter la capacité pour l'UE de se réformer. Mais là est le hic... Sur les questions européennes, Moscovici et vous, c'est le même niveau et le même combat, référence à la Corée du Nord en prime, grand classique dont on ne se lasse pas.

      YPB.

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    7. "Ou choisir une autre voie. Mais le fait évident est que cette autre voie ne pourra jamais prendre dans une Grande-Bretagne intégrée à l'UE. De ce point de vue, la comparaison avec la Grèce est parfaitement pertinente."

      C'est évidemment faux et encore plus faux de comparer la GB à la Grèce. La GB fait ce qu'elle veut avec sa monnaie, la livre sterling, la dévalue comme bon lui semble et n'est pas soumise au Pacte de stabilité et de croissance qui ne concerne que la zone euro.

      Donc vos pseudo arguments contre l'UE concernant la GB tombent complètement à plat, un grand plouf pathétique...

      "Le Brexit sera ce que les électeurs britanniques choisiront d'en faire"

      Les électeurs GB pro-Brexit se sont fait menés en bateau par des irresponsables comme Farage ou Johnson qui déclinent tout SAV Brexit. Ces mêmes électeurs se feront tout aussi bien avoir par les lobbies financiers de la City et seront le dindon de cette mauvaise farce.

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    8. « La GB fait ce qu'elle veut avec sa monnaie, la livre sterling, la dévalue comme bon lui semble et n'est pas soumise au Pacte de stabilité et de croissance qui ne concerne que la zone euro ».

      Merci à vous de rappeler l'intérêt de disposer d'une monnaie souveraine...

      Mais vous auriez pu vous souvenir aussi que l'UE est cette institution géniale qui a trouvé le moyen d'engager une procédure pour déficit excessif contre le Royaume-Uni, dont vous faites bien effectivement de rappeler qu'il n'est en théorie pourtant pas soumis au Pacte de stabilité et de croissance (la nécessité d'éviter les déficits excessifs était certes prévue dès Maastricht, mais dans le but précis d'assurer la convergence préalable à l'utilisation d'une monnaie unique...).

      Les gouvernements britanniques n'ont râlé que pour le principe contre les exigences européennes, parce qu'ils partageaient sur le fond la monomanie austéritaire de l'UE. Ce n'est pas pour rien qu'Osborne a été l'un des chefs de file de la campagne anti-Brexit. Mais sur le long terme, maintenir le Royaume-Uni avec sa monnaie souveraine dans un ensemble, l'UE, voué par sa logique interne à se confondre un jour inéluctablement avec l'eurozone (Juncker l'a récemment rappelé et ce n'est pas parce qu'il avait bu...), n'avait tout simplement pas de sens.

      Si vous ne voyez pas où est le problème, d'autres l'ont compris. Si l'on veut jeter aux orties une fois pour toutes l'idéologie économique sur laquelle fonctionne l'UE, ce n'est pas dans le cadre offert par l'UE qu'on le pourra. Je n'attends pas de quelqu'un qui limite le camp du Brexit à Farage ou Johnson qu'il comprenne cela.

      YPB

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    9. Le Danemark n'est pas dans l'Euro et ne cherche pas à sortir de l'UE, pourquoi donc ? Même la Hongrie ne demande pas de sortir de l'UE tout en étant hors de l'Euro. Le principal tort de l'Ue, selon les souverainistes, c'est l'Euro dont ne font pas partie de nombreux pays de l'UE, comme c'est bizarre.

      "Je n'attends pas de quelqu'un qui limite le camp du Brexit à Farage ou Johnson qu'il comprenne cela."

      Vous avez bien raison, vous ne comprenez rien.

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    10. Le Danemark ne cherche pas à sortir de l'UE. Donc, pourquoi diable la Grande-Bretagne aurait-elle cette idée farfelue ?

      Peut-être parce qu'elle n'a pas le même intérêt à y rester ? Oui, je sais, c'est compliqué pour vous...

      Sinon, vous avez peut-être un commentaire à faire sur les propos déjà cités de Juncker, du début de l'année 2018, relatifs à la nécessité d'élargir l'Eurozone et Shengen à l'ensemble de l'UE (le prétexte était la présidence bulgare du conseil des ministres de l'UE) ? Non ? Vous avez raison de vous abstenir. Trop en parler serait compromettant pour vos thèses.

      YPB

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    11. @ Anonyme

      Le Brexit permettra à une majorité progressiste d’aller beaucoup plus loin dans sa remise en cause des dogmes oligolibéraux, protégés par l’UE. La sortie de l’UE démultiplie le champ des possibles, en somme, il permet à la démocratie de mieux fonctionner. Avoir sa monnaie, c’est déjà un grand plus, mais il faut également pouvoir agir sur les règles de son marché, sur son commerce, sur les flux de produits, capitaux et personnes, ce que le Brexit facilitera grandement.

      @ YPB

      Merci

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  4. Que pensez-vous du point de vue développé ici :

    https://www.theguardian.com/commentisfree/2018/oct/11/climate-change-next-global-crash-world-economies-1929

    qui pense que les contraintes liées au climat et à l'énergie ne permettent pas une politique de croissance, c'est à dire la diminution du poids de la dette grâce à la croissance notamment ?

    Voir aussi ici (publié un 1er avril) :

    https://blogs.futura-sciences.com/aslangul/2015/04/01/le-paradoxe-de-fermi-revisite/
    "Au-delà des disputes sur les chiffres et les estimations — forcément hasardeuses —, le fait est que quiconque ayant précisément tracé un morceau d’exponentielle comprend vite que, dans un système clos comme la Terre ou ses lointaines cousines, la survie à (très) long terme n’est possible que si le taux de croissance est proche de zéro… la limite de la croissance nulle étant une condition nécessaire (mais pas suffisante !) pour une durée de vie éternelle."

    https://www.nouvelobs.com/rue89/rue89-planete/20150228.RUE8019/croissance-a-quelle-distance-sommes-nous-de-nos-limites.html
    "Dès à présent, l’absence de stratégie à long terme et l’avidité de nos sociétés de consommation font que certaines ressources comme le cuivre, l’hélium, l’étain ou les terres rares sont très durement exploitées, et vont a priori devenir d’un coût d’accès très supérieur dans les années à venir, lorsque les ressources les plus accessibles auront été épuisées. Le temps caractéristique dont je parle est de quelques dizaines d’années et pour un grand nombre de sujets, on voit qu’à une échelle inférieure au siècle, on va au devant de très graves catastrophes, avec très probablement déjà des problèmes à l’horizon 2050."

    Le premier article indique aussi que, du point de vue climat / énergie, il est évident qu'il faudrait limiter la croissance de la population dans les pays en développement (c'est à dire en Afrique), alors que plusieurs articles du Figaro et Figaro Vox récents s'élevaient contre ce point de vue. Qu'en pensez-vous ?

    NB ne renvoyez pas aux discours de l'imposteur Hulot SVP.
    La question que je pose est celle du rapport que vous placez entre la possibilité d'emprunter en francs pour poursuivre la croissance et celle de contraintes éventuelles à la poursuite de la croissance liées à l'énergie (et peut-être au climat).
    Autre question, le rapport entre le tiers-mondisme implicite des républicains-humanistes-universalistes d'une part, et les problèmes potentiels liés à la croissance démographique de l'Afrique de l'autre.

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  5. On dépense un pognon de dingue pour développer l'industrie allemande des éoliennes et l'industrie chinoise des panneaux solaires, grâce aux choix de l'imposteur Hulot.

    Et à présent :

    https://www.sauvonsleclimat.org/fr/base-documentaire/pourquoi-le-nucleaire

    https://www.lesechos.fr/30/01/2018/lesechos.fr/0301218315000_nucleaire---le-reacteur-du-futur-astrid-en-suspens.htm

    pas de soussous, "partenariat" avec la Chine, etc etc.

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    1. Je me demande quel effet pourront bien avoir les beaux discours de l'imposteur Hulot, lorsque grâce à ses âneries et au soutien des amateurs de tee-shirt Che Guevara on n'aura vraiment plus d'avance dans aucun domaine technologique important.

      Qu'en pensez-vous, Herblay ?

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  6. Le taux d’emprunt à 10 ans de l’Italie est aujourd’hui à 3,58 % plus que le double de celui de l’Espagne à titre de comparaison 1,68%. La principale cause de cette situation est que le nouveau gouvernement italien est en infraction avec les exigences budgétaires européennes. On sait par avance comment cela va se terminer soit ce gouvernement ou un autre qui le remplacerait se soumettra aux exigences européennes, soit l’Italie sortira de la zone Euro. Voyez les deux articles suivants sur la situation italienne :

    Budget italien : le bras de fer avec l’Union européenne est engagé, par Jacques Sapir :

    https://www.les-crises.fr/russeurope-en-exil-budget-italien-le-bras-de-fer-avec-lunion-europeenne-est-engage-par-jacques-sapir/

    L’Italie peut-elle «faire chanter» le reste de l’Europe? Je cite cet article qui paraît contredire mon affirmation précédente: « Il est difficile de croire que l’Europe accepterait aujourd’hui qu’un pays de la zone euro soit en grande difficulté financière et puisse sortir de la zone euro,ou faire défaut sur sa dette.L’Europe ne l’a pas accepté pour la Grèce, ou pour les pays périphériques de 2013 à 2016.Il est difficile d’imaginer que l’Europe l’accepterait aujourd’hui pour l’Italie. L’Italie peut donc avoir une position de force dans une négociation si la situation des marchés financiers en Italie se dégrade encore plus »

    https://www.research.natixis.com/GlobalResearchWeb/main/globalresearch/ViewDocument/Lynn88Dt2oPrEjWjDvdgUg==

    Cette conclusion oublie que l’Europe a totalement soumis la Grèce à ses exigences car le gouvernement grec n’avait pas de plan B pour sortir de l’Euro, de même que les autres pays périphériques pour l’essentiel. Pour l’instant on n’a encore jamais vu un pays en difficulté de la zone euro soumettre l’Europe à ses exigences. La raison est assez simple : Le Pays étranglé financièrement a tout intérêt à trouver rapidement une solution à ses problèmes, d’où la nécessité, pour lui, de se soumettre ou d’appliquer un Plan B.

    Saul

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  7. @ Anonyme 8h09

    Débat intéressant. Je ne sais pas s’il faut moins de croissance. En revanche, je pense qu’il faut réduire l’utilisation de certaines ressources naturelles, et notamment les énergies carbonnées. Et même avec moins de croissance, le Japon montre qu’il y a des voies pour réduire fortement le poids de la dette.

    En revanche, bien d’accord pour dire qu’il n’y a pas de vision à long terme et que l’avidité de l’oligo-libéralisme ne se soucie nullement de la possible destruction de notre planète. Je n’ai pas d’opinion sûre sur la croissance de la population, même si l’argument de la limitation de la croissance semble a priori évident, mais je n’aime pas prendre des positions sans avoir vraiment étudier la question. Je n’ai renvoyé qu’à une interview de Hulot et je maintiens ce que j’ai écrit à sa démission. J’ai apprécié une bonne partie du discours de ce jour, je le crois sincère et je sais qu’il travaille sur ce sujet. Hulot est loin d’être le seul responsable de la situation sur les panneaux solaires : cela vient malheureusement d’il y a beaucoup plus longtemps

    Il est bien évident qu’il faut investir pour protéger la planète et des énergies propres : cela fait dix ans que nous nous faisons tailler des croupières par la Chine, bien avant l’arrivée de Hulot (même si je suis bien d’accord pour dire qu’il serait plus cohérent de sa part d’avoir un autre discours sur l’UE)
    http://www.gaullistelibre.com/search?q=panneaux+solaires

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    1. Hulot n'est pas le seul responsable de la situation sur les éoliennes et panneaux solaires, mais il y a quand même fortement contribué (Grenelle sur l'environnement où Sarkozy a introduit un plafond) et il l'a encore repris lors du discours que vous citiez.

      On ne peut pas confondre l'écume des choses (un blabla convenu sur la croissance qui fait des dégâts écologiques, que le premier venu peut tenir et qui ne débouche sur rien) et la réalité des politiques menées :


      - nous sommes engagés sur 120 milliards en soutien aux ENR
      - nous sommes en cours d'abandon de notre avance sur la prochaine génération nucléaire, permettant d'exploiter les déchets stockés à La Hague, projet coûtant 5 milliards d'euros
      - et ce connard d'Hulot a bien, dans son discours de départ, demandé à ce qu'on en finisse avec "la folie ruineuse du nucléaire".

      Les sommes dépensées sur les ENR ne servent strictement à rien, et elles subventionnent les Allemands (et les Chinois). Elles sapent, en Europe, une des dernières filières où nous étions en avance. C'est de la trahison, purement et simplement. On peut difficilement imaginer pire.

      Je souhaite donc simplement attirer votre attention sur ce point, il ne faut pas soutenir des démagogues tels qu'Hulot car le laxisme envers eux les aide à nous emmener dans le mur.

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