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samedi 25 janvier 2020

L’invasion publicitaire toujours plus insupportable de l’anglais


Choose France, Unboring the future, For all your livres : ces dernières semaines, nous avons eu droit à de nouveaux exemples du refus de l’emploi du français par le président de la République et deux des marques les plus emblématiques de notre pays. Un choix tout aussi choquant que contre-productif, qui ne devrait pas être possible dans un pays qui défend véritablement sa langue.




Défendre son identité ou choisir le globish ?



lundi 6 février 2017

Macron macdonaldise la République (il n’est pas le seul …) (billet invité)


Billet invité de l’œil de Brutus


Dans un  remarquable article du Figarovox, Véronique Nguyen théorise le concept de « macdonalisation » de la politique. Elle explique que la célèbre enseigne américaine a basé son succès planétaire exclusivement sur le marketing. Sur la base du hamburger, assemblage culinaire très médiocre mais qui excite aisément à peu près toutes les papilles, l’oncle Ronald a ainsi été maître pour aguicher le client avec une propreté irréprochable dans les accès, des cadeaux dans les Happy Meal, des emplacements soigneusement étudiés, un esprit festif et des aires de jeu pour les enfants… etc.  Dans tout ceci, la question de fond, à savoir ce qui finira dans votre estomac, n’est quasiment jamais évoquée.

Il en est de même pour Emmanuel Macron. En termes de politique, celui-ci est en pratique un gérant d’enseigne Mac Donald, peu scrupuleux de surcroit. Les accès – allure de gendre idéal, costumes irréprochables – sont parfaitement propres, on promet quelques cadeaux totalement accessoires, les meetings sont préparés et organisés avec une précision d’horloge suisse, l’ambiance est bon enfant, etc. Mais on ne parle jamais réellement du fond (le programme politique). Et pour cause : il n’y en pas vraiment (si ce n’est d’occuper le devant de la scène et d’exciter les médias). Et comme pour Mac Donald et votre estomac, l’abus de Macron conduira la France à l’indigestion.

Bien sûr, l’ancien ministre de François Hollande n’est pas le seul à utiliser ces procédés honteux, axés exclusivement sur la comm’. C’est même presque, au grand dam de la France, une généralité. Mais il faut dire qu’Emmanuel Macron en est devenu le maître incontesté, mettant en cela ses pas dans ceux d’un « système » qu’il prétend dénoncer et dont il n’est en fait que simplement l’enfant prodigue, à l’instar de ses prédécesseurs en imposture, tels Nicolas Sarkozy ou Manuel Valls.

samedi 23 avril 2016

Danone, forum des Halles : à quand l’obligation du français pour la publicité ?

On est sans doute jamais mieux trahi que par les siens, comme Peugeot, au slogan énigmatique « Motion et Emotion ». Après nous avoir infligé un « Live Young » pour vendre Evian, Danone fait de la réclame pour Actimel en promettant « Stay Strong ». Encore plus effarant, le nouveau forum des Halles est vendu à Paris par le slogan « Unexpected opening ». A quand la fin de l’invasion de l’anglais ?



Entre snobisme et aplatissement globalisant

mercredi 11 juin 2014

Les dérapages de Jean-Marie Le Pen font-ils partie de la stratégie de dédiabolisation du FN ?


Beaucoup d’observateurs soutiennent que Jean-Marie Le Pen est un poids pour l’émergence du FN dédiabolisé promu par sa fille. Mais après deux nouveaux dérapages nauséabonds sur l’ebola puis Patrick Bruel, on peut se demander s’il ne s’agit pas d’une stratégie délibérée.



A qui profite le crime ?

Depuis qu’elle a remplacé son père à la tête du FN, Marine Le Pen affronte de nombreuses interpellations sur les déclarations passées ou actuelles de son père. On lui a souvent ressorti ses propos sur les chambres à gaz ou l’inégalité des races. Mais elle a également affronté les conséquences de ses propos nauséabonds sur l’ebola et plus dernièrement sur la fournée de Patrick Bruel. Mais généralement, Marine Le Pen gagne le beau rôle puisqu’elle y est décrite comme mortifiée par les propos de son père, certains évoquant même les larmes qu’elle verserait suite à ses polémiques, qui remettraient en question sa stratégie de dédiabolisation. La plupart des journalistes y voient une contestation ouverte par le père de la ligne choisie par sa fille, qui se distancie parfois de ces propos (mais pas toujours, comme sur l’occupation, la tuerie en Norvège ou l’ebola). Mais au final, cette vision des choses n’est-elle pas un peu naïve et finalement trop conforme à  l’image que pourrait bien souhaiter Marine Le Pen elle-même ?

Les deux dernières séquences sont particulièrement peu ragoutantes. Il y a quelques semaines, Jean-Marie Le Pen avait évoqué l’explosion démographique en Afrique que le « docteur Ebola pourrait régler en trois mois ». Le patriarche du Front National a récidivé dans une vidéo originellement postée sur  le site du parti où, évoquant Patrick Bruel, qui avait déclaré qu’il ne se produirait pas dans les villes qui ont élu un maire FN, il disait « on fera une fournée une prochaine fois ». Devant l’horreur de tels propos, la direction du parti a été contrainte d’agir, de retirer la vidéo et même le blog du patriarche. Gilbert Collard, de manière culottée mais habile, affirme que « Jean-Marie Le Pen complique la tâche de Marine », un moyen de détourner la provocation du père pour lui faire servir la stratégie de la fille. Il y a quelque chose d’effarant à voir la plupart des médias acheter sans la questionner le moins du monde cette séquence, qui, au final, pourrait bien servir la PME politique familiale, depuis plus de 3 ans déjà.

Du bon et du mauvais policier