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lundi 24 septembre 2018

Ce que la bourse dit des Etats-Unis et de l’Europe

A plus de 26 000 points, le Dow Jones a quasiment doublé par rapport à son point le plus haut atteint avant la grande crise financière de 2008, rejoignant mon exercice de politique-fiction de 2009. En revanche, je n’avais pas imaginé un tel décalage avec les bourses européennes, qui restent encore sous leurs plus hauts de l’époque. Que signifie cette grande divergence boursière ?


La grande victoire des actionnaires

vendredi 25 juillet 2014

Résultats des banques, rachats d’entreprise, hausse de la bourse : alerte à la bulle !


Début 2009, j’avais pronostiqué une nouvelle crise financière, que j’anticipais pour fin 2016 – début 2017. Malheureusement, il semblerait que tous les symptômes d’une nouvelle bulle continuent à s’additionner, comme le démontrent les dernières annonces de la bourse…



Envolée des profits des banques US

Les résultats du second trimestre des banques étasuniennes ont été excellents, contrastant étonnamment avec les déceptions des derniers chiffres du PIB. Le blog Investigationfinancière a compilé les résultats des principales banques et les chiffres sont effarants, même en se contentant d’examiner les résultats nets, et non opérationnels, qui, eux, excluent les éléments exceptionnels, comme les différentes amendes infligées par la justice. Goldman Sachs affiche 4 milliards de dollars de résultat net pour le premier semestre, sur 18,4 milliards de PNB (Produit Net Bancaire, l’équivalent du chiffre d’affaire pour les banques), soit 21,7% de résultat net sur chiffre d’affaire, un niveau de rentabilité qui en dit long sur la situation économique réelle des banques, d’autant plus qu’elles versent des salaires énormes.

JP Morgan affiche la bagatelle de 11,3 milliards de dollars de résultats nets pour le premier semestre, sur 49,2 milliards de PNB, soit 23% de résultats nets sur PNB. Morgan Stanley a annoncé 3,6 milliards de profits pour 17,5 milliards de PNB, soit 20,6% de résultats nets sur PNB. Il est tout de même très révélateur de constater l’homogénéité de résultats nets aussi énormes, compris entre 20 et 23% du PNB, ce qui révèle à la fois que leur activité est extraordinairement rentable, et finalement très peu concurrentielle sur les prix. Bien sûr, Citigroup a annoncé des résultats moins forts au second trimestre, mais cela vient principalement d’éléments exceptionnels. Ceci amène logiquement à se poser des questions sur notre modèle économique, qui créé une situation de rente phénoménale pour ces banques.

D’autres facteurs de surchauffe

mardi 2 avril 2013

Marché contre démocratie


En 1966, le Général de Gaulle pouvait dire que « la politique de la France ne se fait pas à la corbeille ». Malheureusement, non seulement ceci est de moins en moins le cas mais nous sommes entrés dans une phase plus conflictuelle entre les marchés et la démocratie depuis le début de la crise financière.

30 ans de règne de la corbeille

On peut sans doute dater à 1983 le début du règne des marchés dans notre pays. En effet, c’est à ce moment que le gouvernement de Pierre Mauroy décide de faire un grand 180° dans sa politique économique pour se conformer à la pensée dominante du moment. Protectionnisme et monétisation auraient alors pu permettre à la France de prendre un chemin différent, mais les socialistes ont opté alors pour une monnaie chère et l’anarchie commerciale et financière.

Cet acte fondateur a consacré la double influence des marchés sur les politiques suivies par nos gouvernements, qu’ils soient de droite ou de gauche. D’une part, les marchés ont influencé les politiques suivies en consacrant le laisser faire et le laisser passer dans tous les domaines (commerce, monnaie et finance) mais ils ont également poussé à l’indépendance des banques centrales et de la politique monétaire, un bon moyen de s’assurer une politique conforme à leurs intérêts.

En effet, depuis 1987, on constate que les dirigeants de la planète (gouvernements comme banquiers centraux) ne cessent d’adapter leurs politiques en fonction des évolutions du Dow Jones ou du CAC 40. Il suffit que les marchés toussent pour qu’ils se précipitent pour les soulager, comme en 1987, 2001 ou 2007-2008. Quand les pauvres banques sont au bord de l’asphyxie, les Etats se précipitent pour leur donner des garanties et les banques centrales les inondent de liquidités.

Le conflit entre les marchés et la démocratie

dimanche 17 mars 2013

Les records de Wall Street, symptôme d’un système fou


Le Dow Jones bat depuis quelques jours record sur record. Il est aujourd’hui au-dessus du niveau atteint fin 2007, malgré la mise en place des coupes budgétaires automatiques et une conjoncture peu brillante. Mais qu’est-ce qui peut expliquer cette apparente exubérance des marchés financiers ?

Pourquoi les bourses montent

Même si les marchés sont « exubérants et irrationnels », la hausse du Dow Jones n’est pas totalement dénuée de fondements. En effet, trois facteurs puissants peuvent expliquer que l’indice boursier le plus connu du monde ait atteint récemment un nouveau record. Tout d’abord, aux Etats-Unis, les profits des entreprises n’ont jamais été aussi élevés, comme le montre ce graphique de The Economist. Et des profits élevés justifient une valorisation plus importante des entreprises.

Ce graphique montre que la crise a été moins violente pour les entreprises que pour les ménages et qu’en outre, elles ont très rapidement rebondi, au contraire, également, des citoyens lambda. Après avoir dépassé le cap des 12% du PIB en 2007, les profits des entreprises étasuniennes atteignent la somme faramineuse de près de 15% du PIB, 20% plus haut qu’avant la crise ! Bref, même si le niveau de valorisation est élevé historiquement, il n’est pas totalement dénué de sens.



Deux autres facteurs liés jouent également en faveur de la Bourse : le flot de liquidités émis par les banques centrales pour tenter de sortir de la crise et le niveau très faible des taux d’intérêt. En effet, comme dans les années 2000, la création de monnaie ne produit pas d’inflation des produits de consommation, mais soutient le prix des actifs en augmentant la demande. Et les très faibles taux d’intérêt rendent les placements boursiers plus attractifs puisque les dividendes seuls dépassent souvent le rendement des bons du Trésor des pays bien notés, cas assez rare dans l’histoire.

Un système complètement malade