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dimanche 8 mars 2026

Iran : la nouvelle faute et les crimes de Trump et Netanhayou

Il y a huit jours, le monde s’est réveillé avec le début d’une nouvelle guerre, contre l’Iran. Comme souvent, beaucoup ont appuyé l’élimination des tyrans, oubliant les innombrables précédents des dernières décennies, qui devraient inciter à plus de prudence. Comment négliger les crimes de guerre de ces deux dirigeants au lourd passif, et dont les motivations semblent très questionnables ?

 


Aussi contre-productif que révoltant

 

samedi 21 juin 2025

Iran : la nouvelle faute d’Israël et de l’Occident

Non content d’occuper illégalement une grande partie de la Palestine, d’affamer sa population, et de tuer directement des milliers de civils, Israël a décidé d’intervenir en Iran il y a quelques jours, en dehors de tout cadre international. La réaction des pays occidentaux à ce nouvel acte bélliqueux démontre à nouveau à quel point ils pratiquent un double standard dans les relations internationales.


 

Loi du plus fort, arbitraire et cynisme intéressé

 

dimanche 16 octobre 2022

L’Iran disqualifie toute défense du port du voile chez nous

La révolte des Iraniennes contre l’oppression religieuse pourrait-elle enfin mettre fin à la lente et insidieuse progression du port du voile dans notre pays ? Il faut l’espérer tant sa défense devient injustifiable, alors que sa dimension oppressive et misogyne est dénoncée au risque de leur vie par les Iraniennes et une grande partie partie de la jeunesse. Merci à eux et tout mon soutien à ses femmes si courageuses, pour reprendre la très belle tribune de Jeannette Bougrab dans le FigaroVox.

 


Le sens du voilement dévoilé

 

lundi 28 septembre 2015

De l’Arabie Saoudite, la Russie, l’Iran, la Syrie, Cuba et de l’orwellisation du monde

« Ce fut plutôt un choc pour Winston de découvrir, à propos d’une remarque faite par hasard, qu’elle ne se souvenait pas que l’Océania, il y avait quatre ans, était en guerre contre l’Estasia et en paix avec l’Eurasia. Il est vrai qu’elle considérait toute la guerre comme une comédie. Mais elle n’avait apparemment même pas remarqué que le nom de l’ennemi avait changé », 1984, Georges Orwell (merci au blog d’Olivier Berruyer pour la retranscription)



1984 est sans doute le premier livre de politique que j’ai lu. Dans ce roman, le pouvoir réécrit constamment l’histoire et change d’ennemi, l’Océania affrontant tour à tour l’Estasia puis l’Eurasia, en effaçant toute trace du précédent conflit. Un parallèle troublant avec l’actualité internationale récente.

Des méchants et des gentils

Les dernières années ont de quoi donner le tournis. Il y a deux ans, il était entendu que la Russie, l’Iran et Bachar el-Assad étaient sans doute les pires méchants de la planète. Vladimir Poutine était coupable d’avoir envahi l’Ukraine, l’Iran, de préparer une bombe atomique et le régime Syrien, de massacrer son peuple. Et Cuba était toujours dans les limbes du blocus imposé par les Etats-Unis. Mais en quelques mois, la situation a complètement changé. Cuba a été reconnu par les Etats-Unis. Un accord a été trouvé avec l’Iran, offrant de juteuses perspectives d’affaires. Et le développement de Daech, qui contrôle une large partie de l’Irak et de la Syrie semble devoir imposer aux dirigeants de la planète de se rabibocher avec la Russie, et même en partie avec Bachar el-Assad pour faire barrage aux islamistes.


Ces 180° diplomatiques sont quelques peu perturbants. Même si le pragmatisme peut être une vertu dans les relations internationales (après tout, la Russie communiste a joué un rôle majeur pour battre les nazis), les récentes fluctuations amènent tout de même à se poser des questions sur les choix de nos dirigeants. On pourrait aussi questionner notre rapport à certaines monarchies pétrolières, au premier rang desquelles l’Arabie Saoudite. N’est-il pas inconfortable, a minima, pour ne pas dire très choquant moralement, de voir que tant de dirigeants des grandes démocraties de la planète sont allés à l’enterrement de l’ancien roi d’un pays dont les règles permettent de décapiter, puis crucifier pour un simple délit d’opinion. Ne franchissons-nous pas la compromission avec des valeurs fondamentales ?

La guerre, enjeu de communication

samedi 31 mai 2014

BNP Paribas, PSA : l'insupportable impérialisme économique étasunien


C'est une information absolument stupéfiante qui a été révélée hier : les Etats-Unis pourraient imposer une amende de plus de 10 milliards de dollars à BNP Paribas pour avoir effectué des transactions en dollars pour des clients en Iran, au Soudan et à Cuba. Une telle sanction serait un véritable scandale, une nouvelle illustration de l'impérialisme coutumier de Washington.



Une sanction injustifiée

Bien sûr, les Etats-Unis ont décidé de sanctionner les entreprises qui font des affaires avec l'Iran et Cuba mais les lois étasuniennes ne sont pas les lois de la planète. Et donc, on ne voit pas pourquoi elles devraient s'imposer à des entreprises qui ne sont pas du ressort de leur juridiction. Car BNP Paribas ne dépend pas des Etats-Unis. Son siège social est en France. Et même si on regarde plus largement, son actionnariat, dont on trouve le détail dans son rapport annuel, est principalement européen. Enfin, même d'un point de vue de son activité, les Etats-Unis pèsent moins de 10% dans le total : seulement 8,2% des collaborateurs du groupe sont aux Etats-Unis (contre 30,8% en France et 76,7% en Europe) et seulement 2,2 milliards d'euros du Produit Net Bancaire de la banque de détail est réalisé aux Etats-Unis, sur un total de 24,9 milliards...

Bref, quel que soit le bout par lequel on le regarde, la perspective d'une amende de 10 milliards de dollars (plus que les bénéfices annuels de la banque) semble totalement injustifiée. S'il est normal que la filiale étasunienne de BNP Paribas respecte la loi de son pays (et soit sanctionnée si elle ne la respecte pas), il serait totalement anormal que la banque soit pénalisée par des activités qui ne sont pas du ressort de la législation de l'Oncle Sam. Malheureusement, ce n'est pas la première fois que les Etats-Unis prétendent faire leur loi sans pour autant réellement le mériter. C'est ainsi que parce que General Motors avait pris à peine 7% du capital de PSA elle avait imposé à notre constructeur de ne plus vendre de voitures en Iran, pourtant un de ses premiers marchés, où elle avait écoulé plus de 450 000 véhicules sur la seule année de 2011.

Un impérialisme insupportable

mercredi 22 janvier 2014

L’Etat solde PSA à Dongfeng


Beaucoup se réjouissent de l’accord entre PSA, l’Etat et Dongfeng, qui devrait fournir les 3 milliards d’euros dont le groupe automobile a besoin. Mais quand on prend un peu de recul, on se rend compte que la France laisse faire un accord qui est une aubaine assez injuste pour la Chine.



Le beurre et l’argent du beurre pour la Chine

Ici, il faut rappeller comment la Chine a fait pour construire son industrie automobile. Dans les années 1990, elle a mis en place des droits de douanes d’environ 100% sur les véhicules importés, imposant aux grands constructeurs de construire une usine sur place en partenariat avec une entreprise chinoise (Dongfeng faisant partie des heureux élus), qui pourrait ainsi apprendre à fabriquer des voitures et bénéficier de transferts technologiques. Ce faisant, la Chine réplique le modèle de développement asiatique, initié par le Japon, puis suivi par la Corée, entre protectionnisme et dirigisme étatique.

Ce faisant, la France et la Chine luttent de manière totalement déloyale, comme l’illustre l’écart entre nos exportations vers la Chine (15 milliards) et nos importations (41 milliards). L’Empire du milieu accumule de l’argent en protégeant son marché intérieur et en bénéficiant de l’ouverture du marché des autres. Pire, Dongfeng, qui est une entreprise publique, s’est enrichie grâce aux partenariats imposés par l’Etat chinois aux constructeurs étrangers, le tout sans fabriquer le moindre véhicule seul. Et quand on sait que la Chine est championne de la copie et la contrefaçon industrielles…

La trahison du gouvernement

mardi 8 octobre 2013

Automobile : l’incroyable hold up des Etats-Unis en Iran


C’est un papier hallucinant du Figaro, qui revèle le double jeu des autorités étasuniennes en Iran. Après avoir imposé à PSA d’abandonner l’assemblage de près d’un demi-million de véhicules, les Etats-Unis font pression sur Renault tout en se préparant à rafler la mise en cas de détente diplomatique.



Les Français passés au karcher

C’est un des aspects peu connus de la crise de PSA. Le constructeur français vendait 458 000 voitures en Iran en 2011 (dont les pièces détachées étaient fabriquées en France, puis assemblées en Iran). Il était le leader incontesté du marché, position qui génère, en général, des profits substantiels. Mais l’accord du constructeur français avec General Motors est venu torpiller cette position puisque l’administration étasunienne a décidé qu’il ne fallait pas commercer avec l’Iran. Résultat, le constructeur français s’est retiré du marché iranien. C’était le prix de la prise de participation de GM. Il serait bon que ceux qui glosent sur le manque d’internationalisation de PSA pensent à rappeler ce fait.

Depuis, c’est Renault qui tire les marrons du feu, avec sa Logan. Cependant, l’article du Figaro indique que l’administration Obama met aujourd’hui la pression sur l’autre constructeur français. Pire, il semble qu’il s’agirait d’une stratégie volontaire pour détruire les intérêts de la France en Iran, avant une détente diplomatique entre l’Oncle Sam et le régime iranien, qui permettrait alors aux entreprises étasuniennes de récupérer les positions qu’occupait PSA auparavant. C’est ainsi que GM aurait déjà fait une campagne de publicité et démarrer la vente de Chevrolet via à l’Azerbaïdjan.

Un marché de dupe