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lundi 17 février 2025

20 ans après : et si les souverainistes se réunissaient le 29 mai ?

Le 29 mai, ce sera l’anniversaire de notre victoire tonitruante contre le bloc central et la quasi-totalité des médias, contre le Traité Constitutionnel Européen, par une large majorité, après une campagne intense, qui avait fait honneur à la démocratie. Bien sûr, nous avons été trahis, avec le traité de Lisbonne trois ans après, mais cette victoire mérite célébration, et pourrait être l’occasion de tous se réunir, de Kuzmanovic à Philippot, en passant par Asselineau, Cheminade et Nikonoff et pourquoi pas d’autres...

 


Ne pas se résoudre à un 3ème débat Le Pen – Macron

 

lundi 17 juin 2019

Mobilisation générale pour le RIP contre la privatisation d’ADP


La majorité est-elle suffisamment inconsciente pour compter sur la barre, certes très élevée, des 4,7 millions de signatures pour échapper à une remise en cause de la privatisation d’ADP ? C’est possible tant elle est enfermée dans sa bulle. Il nous revient donc aujourd’hui de déclarer la mobilisation générale pour la mettre en échec, ce qui me semble parfaitement possible.


Vers une défaite fondatrice de Macron

mercredi 20 avril 2016

Le discours totalitaire des bureaucrates qui nous dirigent




Le Fonds monétaire international a publié le 12 avril un rapport semestriel expliquant qu’une sortie de l’UE du Royaume-Uni après le 23 juin prochain provoquerait « des dommages sévères au niveau régional comme au niveau mondial », et que le référendum en lui-même « est déjà source d’incertitude pour les investisseurs. » Les prévisions du FMI sont-elles fiables ou faut-il y voir une opposition idéologique ?

mardi 30 juin 2015

Référendum Grec : nouveau moment totalitaire de Sarkozy et Juncker

L’annonce gaullienne d’Alexis Tsipras d’un référendum sur la proposition indécente de ses créanciers a été accueillie par une volée de bois vert de la part des eurobéats, au premier rang desquels Nicolas Sarkozy et Jean-Claude Juncker. Une attitude révélatrice du fond totalitaire des euro-élites.



Apprentis autocrates critiquent méchants Grecs

La ligne de défense des eurobéats est risible. Ils peignent les Grecs comme les méchants de l’affaire alors que la dernière proposition des créanciers était aussi indigne sur le fond que sur la forme. Puis, ils parlent d’une catastrophe pour les Grecs s’ils votent non (Jean-Claude Juncker gagnant le prix du plus ridicule avec « il ne faut pas se suicider parce qu’on a peur de la mort »), alors que l’histoire économique démontre l’exact contraire. Mais surtout, beaucoup d’entre eux dénient aux Grecs le droit de s’exprimer sur les négociations en cours. Le président de la Commission a dénoncé « les égoïsmes, les jeux tacticiens, voir populistes », avant de se dire « trahi »… par le recours à la démocratie.

Mais le comble de l’indécence a sans doute été atteint par Nicolas Sarkozy qui a rappelé que « lors du G20 de Cannes, en 2011, M. Papandreou nous a aussi menacés d’un référendum et nous l’avons dissuadé avec Angela ». Faire du refus de faire voter démocratiquement les citoyens un fait d’arme, tout en se prétendant l’héritier du gaullisme ! Sarkozy ose tout. Il faut dire que toute sa carrière démontre une capacité à défendre tout et son contraire. Pour être républicain, il faut aussi être démocrate, et quelqu’un qui n’a pas respecté le vote de son peuple en 2005, puis qui se vante d’avoir imposé à un premier ministre de ne pas consulter son peuple est tout sauf un républicain, ou un gaulliste.

L’UE est bien un projet autoritaire

mardi 18 mars 2014

Crimée : les scandaleuses sanctions post-référendaires




Haro sur la démocratie ?

En effet, il faut constater ici que le choix effectué par les habitants de la Crimée, s’il est aussi sans doute le fruit d’un contexte spécifique, est d’une clarté démocratique rarement atteinte. La participation a atteint le chiffre élevé de 83%, malgré les appels au boycott des opposants au rattachement à la Russie, qui ne se sont pas comptés de manière très flatteuse de la sorte. Et plus de 96% des bulletins exprimés soutiennent la sortie de l’Ukraine et l’intégration dans le giron russe. Mieux, il semble que les élections se soient passées d’une manière non critiquable d’un point de vue démocratique.

Devant un choix aussi clairement exprimé par une immense majorité de la population de la Crimée, les critiques deviennent extrêmement suspectes, surtout quand elles viennent de personnes dont le passé n’est pas impeccable d’un point de vue démocratique (élections de 2000 aux Etats-Unis, traité de Lisbonne suivant le « non » des français au TCE en 2005, les irrégularités massives lors des élections pour la tête des deux principaux partis de la vie politique française…etc). Sanctionner un résultat démocratique ne représente-t-il pas implicitement une remise en cause de la démocratie ?

Relents impérialistes…

mercredi 12 février 2014

La Suisse défie l’autocratie néolibérale européenne


Dimanche, les citoyens suisses ont décidé de reprendre le plein contrôle de leurs frontières et d’instaurer des limites au nombre d’immigrés qui rentrent chaque année dans le pays. Ce vote, et les réactions qu’il a déclenchées, sont extrêmement révélateurs sur l’état du débat public en Europe et en France.



La dictature du laisser-passer

Il est effarant que Le Monde évoque « la perception d’une immigration incontrôlée » quand  le solde net migratoire suisse, 80 000 personnes, est 5 à 10 fois plus important qu’en France, 1% de la population tous les ans ! L’UE a essayé de ne pas réagir de manière trop outrancière à la votation, constatant qu’elle « va à l’encontre du principe de libre-circulation des personnes entre l’UE et la Suisse » et dit examiner « les implications de cette initiative sur l’ensemble des relations (entre l’UE et la Suisse). Dans ce contexte la position du Conseil fédéral sera aussi prise en compte ». Mais la fin indique bien que l’UE essaie d’obtenir d’une main ce que les électeurs veulent lui reprendre de l’autre.

Cette Europe a la mauvaise habitude, totalement anti-démocratique, de vouloir remettre en question le vote des peuples, comme cela a été fait avec les votes de la France et des Pays-Bas en 2005, ou de l’Irlande en 2008. La commissaire de sinistre mémoire en France, Viviane Reding, a d’ailleurs déclaré que « les britanniques ne pouvaient pas prendre une décision informée sur la question de rester ou non dans l’UE ». En clair, si le peuple risque de mal voter, il ne faut pas le faire voter. Dans l’esprit de la Vice-Présidente de la Commission Européenne, il faudrait peut-être un permis de voter réservé aux citoyens informés… que pourraient sélectionner des agences européennes, tant qu’à faire.

Ce que cela dit sur l’UE et la France

mardi 11 février 2014

Les Suisses reprennent le contrôle de leurs frontières





Finalement, 50,3% des Suisses ont soutenu l’initiative lancée par l’UDC visant à restreindre l’immigration dans leur pays. Une décision démocratique qu’il convient de respecter et qui révèle également la nature autoritaire de certaines institutions ou éditorialistes qui la critiquent.



Un simple contrôle des mouvements de personne

Tout d’abord, il faut relativiser le choix des Suisses. Premièrement, 50,3% de la population s’est prononcée en faveur de ce texte. Il s’agit donc d’un simple choix démocratique qui devrait être pris pour tel. Ensuite, on peut rappeler qu’il s’agit de revenir à la situation de 1999, avant les accords avec l’UE. Que l’on sache, la Suisse n’était pas une horrible dictature xénophobe à cette époque. Enfin, il faut lire le texte de la proposition de loi, qui n’a absolument rien de xénophobe. Il propose seulement de fixer des quotas pour le nombre d’immigrés acceptés chaque année (incluant le droit d’asile) et affirme la primauté du droit suisse sur tout traité international sur la question de la circulation des personnes.

Bref, même si la campagne a sans doute été l’occasion de dérapages, il s’agit simplement pour les Suisses de reprendre le contrôle de qui rentre chez eux, chose somme toute logique pour un petit pays riche de huit millions d’habitants au milieu d’un ensemble d’un demi-milliard de personnes. Il n’est pas choquant que la population ait voulu mettre un frein à une immigration nette de 80 000 personnes par an comme le rapporte le Monde, soit 5 à 10 fois plus qu’en France, proportionnellement. C’est un peu comme si les Suisses voulaient pouvoir à nouveau pleinement décider qui peut rentrer dans leur maison ou non, ce dont les textes européens les privent en partie, comme cela est le cas dans toute l’UE.

Une critique très révélatrice

dimanche 2 février 2014

Référendum en Grande Bretagne : le coup de force des euro-autoritaires


Billet invité d’enfant de patrie dont vous pouvez retrouver le blog ici

Le Premier Ministre Britannique, David Cameron, s’était engagé à organiser un référendum sur la sortie d  ddu Royaume-Uni de l'Union Européenne et à renégocier les traités. Cette nouvelle consultation de la population est désormais remise en question, à la Chambre des Lords (équivalent du Sénat en France). Avec ce nouveau coup de force, visant à museler la parole du peuple Britannique, les euro-autoritaires rompent une nouvelle fois avec l’idéal démocratique.



L'ambiguïté du référendum

Si le Premier ministre britannique a exprimé une ferme volonté d'organiser un référendum, avec pour question « pensez-vous que le Royaume-Uni doit rester membre de l'Union européenne? », il a aussi montré son attachement à l'Europe, souhaitant que les Britanniques restent dans l'Union, expliquant « je ne suis pas un isolationniste britannique ». À travers cette volonté d'une consultation du peuple, le chef du gouvernement d'outre-Manche applique une double stratégie. En effet, le scrutin est conditionné à la réélection de la majorité actuelle, et à la reconduite du mandat de David Cameron. Il espère ainsi récupérer des voix auprès des électeurs de Ukip, dont les intentions de vote ne cessent de progresser. Le second volet vise à envoyer un message aux gouvernants Européens et à la commission, pour obtenir une renégociation des traités. Ce discours est en parfaite adéquation avec l’état actuel de l’opinion publique britannique, très critique à l’égard de l’UE.

En vue de ce référendum, un texte de loi porté par le député James Wharton (parti conservateur), a été soumis à l'approbation de la chambre haute du Parlement britannique, le 10 janvier dernier, qui l'a accepté. À la chambre des lords s’est créée une alliance de circonstance, favorable à l’Union Européenne actuelle, constituée de libéraux démocrates, travaillistes, conservateurs européistes, pour retoquer le texte. Ainsi, cette institution va à l’encontre de la volonté d’une majorité du peuple britannique. 50% des britanniques sont favorables à une sortie de la Grande-Bretagne de l’UE (30% seulement, étaient pour le maintien), dans un sondage mené par le Financial Times, en février 2013. Il est paradoxal que des parlementaires censés représenter les citoyens dans leurs diversités, n'écoutent pas leurs opinions.

David Cameron se retrouve contesté au sein même de sa coalition gouvernementale, par une minorité de conservateurs rejoignant l’avis des libéraux-démocrates totalement opposés au projet.

Une nouvelle dérive euro-autoritaire

L’Europe devait être au service des peuples, qui voient aujourd’hui leurs paroles bafouées. L’un des symboles de cette Europe autoritaire  en France, c’est le référendum sur la Constitution européenne de 2005, ratifié par l’UMP-PS-EELV et les centristes, dans une version quasiment identique, contre l'avis des citoyens français, en 2008. Chose tout à fait absurde et antidémocratique que de questionner le peuple, et de n’en tirer aucune leçon. Le rejet de la souveraineté du peuple, a encore gravi un échelon supérieur, avec l'adhésion de la Lettonie à la zone euro, contre l’avis d’une large frange de la population. Le refus du référendum Britannique, n’est que la poursuite de la politique autoritaire menée depuis de nombreuses années par l’Union Européenne. Cette folle Europe, imposant ses choix aux populations, ne les consultant que pour avaliser les décisions des technocrates de Bruxelles.

Ce débat permet une nouvelle fois aux euro-autoritaires de faire entendre leur voix contre le premier des principes démocratiques, la souveraineté populaire. Ainsi, de nombreux responsables politiques européens ont fustigé la proposition de laisser les britanniques choisirent si leur pays doit rester dans l’UE. L’ancien Premier ministre belge, Guy Verhofsdadt (ADLE, dont le Modem et le Parti Radical sont membres), a estimé qu’il était impossible de renégocier individuellement les traités. Il prévoit une  renégociation collective après les élections européennes de 2014, avec, encore et toujours, plus d’intégration et de fédéralisme. Bien sûr, une fois de plus on imagine qu’ils feront en sorte de ne pas consulter les peuples, qui subiront ce diktat fédéraliste.

Les principaux dirigeants européens se coupent de plus en plus des populations, isolés, n'entendant pas les peuples qui grondent. L'appel lancé il y a quelques années par le parti communiste Grec (KKE), « peuples d'Europe levez-vous », pourrait finir par être entendu, notamment lors des élections européenne, qui se dérouleront en mai. L’Union Européenne n’a plus ni la légitimité, ni l’approbation des populations, qui demandent la renégociation des traités, et le retour à une souveraineté nationale. A fortiori, ce nouveau refus de la démocratie doit être fermement condamné, et devra être sanctionné électoralement lors des prochaines échéances. Nous devons être solidaires face à ce nouveau déni de démocratie.
Enfant de la patrie

vendredi 22 novembre 2013

OGM : The Economist plus féodal que libéral


Après la Californie, les partisans d’un étiquetage des produits contenant des OGM ont perdu une nouvelle bataille dans l’Etat de Washington. Malheureusement, les lobbys de soutien des OGM ont beaucoup plus d’argent. L’occasion pour The Economist de montrer qu’il est plus féodal que libéral.



La victoire de l’opacité

Il est tout de même incroyable que le pays qui se veut celui de la liberté résiste à la simple information des consommateurs. S’il est légitime d’indiquer les ingrédients ou la composition nutritionnelle des produits, on ne voit pas bien pourquoi il faudrait leur cacher la présence d’OGM, d’autant plus qu’il y a des polémiques scientifiques sur leur innocuité. Après tout, si les consommateurs ne veulent pas en consommer, c’est leur choix. Jusqu’à présent, les Etats-Unis résistent. Après la Californie l’an dernier, un nouveau référendum a été perdu par les soutiens d’un étiquetage, dans l’Etat de Washington.



Il faut dire que les lobbys OGMs n’y sont pas allés avec le dos de la cuillère, dépensant la bagatelle de 25 millions de dollars en campagnes publicitaires, trois fois plus que les soutiens de l’étiquetage. Monsanto était logiquement le premier contributeur… De manière habile, ils n’ont pas cherché à faire la promotion des OGMs mais ont plutôt soutenu que la mesure n’était pas nécessaire, qu’elle risquait d’augmenter le coût de la nourriture et qu’il y avait trop d’exemptions, comme le rapporte The Economist. L’autre camp insistait logiquement sur le simple besoin d’information du consommateur.

Défenseur des oligarques plus que libéral