dimanche 28 juin 2015

Grèce : la belle révolte démocratique d’Alexis Tsipras




Belle réponse à proposition indécente

Mais qu’a-t-il pu passer dans la tête de la troïka pour pousser aussi loin l’humiliation de la Grèce avec les propositions indécentes signifiées en rouge jeudi ? Comment pouvaient-ils imaginer une seconde que le gouvernement Grec pourrait accepter un tel reniement de son programme de début d’année ? On pourrait penser qu’ils ont agi sciemment pour aller à la rupture, mais je ne crois pas que ce soit le cas. On peut penser qu’ils ont à la fois trop pris l’habitude de pouvoir imposer les politiques qu’ils souhaitent sans que les gouvernements en place refusent et que les concessions du gouvernement Grec depuis cinq mois les ont poussé à coire qu’ils pouvaient obtenir toujours plus.

Bien sûr, les créanciers proposaient 15 milliards d’euros de refinancement pour 5 mois. Mais la proposition était une arnaque. D’abord, la somme proposée provient d’enveloppes existantes, il n’y a rien de nouveau. Et pour l’obtenir, Athènes devait signer une reddition en bonne et due forme sans rien obtenir sur le montant de la dette, tout en ne couvrant son financement que pour cinq mois, restant donc à la merci d’une nouvelle négociation à la fin de cette nouvelle échéance… Samedi, Alexis Tsipras a répondu ainsi : « Après 5 mois de négociations, nos partenaires en sont venus à nous poser un ultimatum (…) Leur but est l’humiliation de tout un peuple, et elles manifestent avant tout l’obsession du FMI pour une politique d’extrême austérité (…) Notre responsabilité dans l’affirmation de la démocratie et de la souveraineté (…) nous oblige à répondre à l’ultimatum en nous fondant sur la volonté du peuple Grec ».

Le vrai visage de cette Europe

On aurait pu imaginer, naïvement, que, placés devant la perspective d’un jugement démocratique, la troïka et les dirigeants européens auraient pu faire des concessions, revenir en arrière, et accepter les propositions de la Grèce du début de semaine, déjà assez éloignées du programme de Syriza du début d’année. Mais non, dans cette construction européenne, la démocratie compte bien moins que la religion qui rassemble ses dirigeants, mélange de foi dans l’unification européenne et une doctrine austéritaro-néolibérale. Le président de l’Eurogroupe a donc annoncé hier que le programme « d’aide » à la Grèce prendrait bien fin le 30 juin, refusant la proposition d’une prolongation d’un mois de la Grèce, pour tenir compte du référendum prévu dimanche prochain. Un pas vers le défaut et une sortie de l’euro.

Ce faisant, l’Eurogroupe essaie sans doute d’oblitérer le référendum, puisqu’il porterait sur une proposition qui ne tiendrait plus. Mais au pire, Alexis Tsipras pourrait demander aux Grecs de valider ses choix et il est probable qu’il serait gagnant… Le comportement de l’Eurogroupe est insultant puisqu’il a exclu la Grèce de la fin de ses discussions. Jacques Sapir dénonce le caractère tyrannique de cette Europe, qui outrepasse les textes et les usages de la sorte, par un coup de force qui pourrait être contesté légalement. Mais surtout, il souligne que l’UE a sans doute enclenché le processus de sa destruction, dans ce qui pourrait bien être une victoire à la Pyrrhus de la ligne allemande pour reprendre Romaric Godin qui poursuit son œuvre de décryptage de cette crise dans trois papiers fondamentaux.

En convoquant un référendum tout en indiquant qu’il y voterait sans doute « non », Alexis Tsipras fait bien preuve d’un caractère gaullien, pour reprendre Sapir. Je suis heureux d’avoir l’impression de m’être trompé sur son compte. Depuis quelques jours, il défend comme un lion son peuple et le mandat qu’il tient de lui. Ce faisant il révèle aussi une fois de plus le côté obscur de cette construction européenne. 

106 commentaires:

  1. Dans la nuit de samedi à dimanche le parlement grec a approuvé par 178 voix contre 120 la proposition de référendum :

    https://fr.news.yahoo.com/gr%C3%A8ce-r%C3%A9f%C3%A9rendum-gouvernement-tsipras-approuv%C3%A9-parlement-052330259.html

    Aujourd’hui la BCE va décider si elle maintien ou pas le financement ELA aux banques grecques :

    https://fr.news.yahoo.com/gr%C3%A8ce-zone-euro-refuse-prolonger-plan-daide-au-145651039.html

    Extrait du lin ci-dessus :

    « Les conditions ne semblent plus réunies pour que l'institut monétaire de Francfort continue à maintenir à flot les banques grecques via un mécanisme de prêts qui a été prolongé jour après jour récemment, ce qui pourrait précipiter la faillite de ces établissements. »

    Il me semble qu’au moins à partir de mercredi 1er juillet, l’absence d’un plan d’aire en vigueur interdira à la BCE de financer les banques grecques, mais peu importe on devrait pouvoir tenir jusqu’au référendum du 5 juillet avec possiblement un contrôle des capitaux.

    Contrairement à l’auteur de cet article et à d’autres je suis très peu admiratif de ce gouvernement grec. Son bar de fer prolongé avec les créanciers a amené le pays au bord du gouffre économique et financier et la population terrorisée par la situation actuelle du pays risque d’approuver la soumission aux créanciers lors du référendum du 5 juillet, d’autant que l’actuel gouvernement grec n’a jamais envisagé et soutenu l’idée qu’il pouvait y avoir une vie pour la Grèce en dehors de l’euro. Donc ce qui va se passer, selon toute vraisemblance, c’est que dimanche prochain le plan des créanciers, si néfaste soit-il, sera approuvé par référendum malgré la demande du gouvernement grec de voter contre. Du reste les sondages vont déjà dans ce sens :

    http://www.20minutes.fr/monde/1641027-20150628-grece-tsipras-appelle-peuple-dire-grand-non-creanciers#xtor=RSS-176

    Citation de ce lien:

    « Selon deux sondages à paraître dans la presse dimanche, réalisés juste avant l'annonce du référendum, une large majorité de Grecs est favorable à un accord avec les créanciers du pays. Dans le premier, 47,2% des personnes interrogées se prononcent pour un accord, 33% contre et 19,8% ne se prononcent pas. Dans le second, 57% des sondés souhaitent un accord avec l'Europe pour 29% en faveur d'un affrontement. »

    Et donc le gouvernement grec va se trouver dans la situation farfelue de devoir mettre en application un plan qu’il désapprouve formellement. Bien, les conditions seront enfin remplies pour que la Grèce se ressaisisse (ne riez pas !).

    Saul

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    1. Normalement, il y aura donc des élections anticipées après la démission de Tsipras, pour qui je n'éprouve pas non plus d'admiration ( d'après moi c'est la crainte de voir sa carrière politique terminée qui lui a rendu sa dignité ; rien d'admirable là-dedans ).
      Ce qui compte c'est ce qui va se passer après. Mon avis est que la Grèce entre dans une période de troubles graves.

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    2. Le 5 juillet (jour du référendum), la Grèce sera déjà probablement hors de l'euro. Ce référendum n'a plus d'objet.

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    3. Les eurocrates pensent qu'il est encore possible de faire plier le gouvernement grec.
      A leurs yeux, il est toujours possible à tout moment d'éviter le "grexit" si le gouvernement grec céde.
      Et surtout dans leur tête, il n'y a pas d'alternative : c'est l'austérité ou l'austérité. Ce qui ne leur laisse aucune marge de réflexion ou de négociation.

      Il n'y a rien de farfelue à appliquer la démocratie... et ce serait au contraire digne de la part de Tsipras de se soumettre à la volonté du peuple grec !

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    4. @Anonyme 08:46

      "une large majorité de Grecs est favorable à un accord avec les créanciers du pays"

      Oui mais on ne leur demandera pas s'ils sont favorables à un accord, mais s'ils sont favorables à celui là, qui serait d'ailleurs caduc.

      Ivan

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    5. Je suis sûr que 110 % des Grecs sont pour trouver une solution parfaite...

      47 % des personnes interrogées sont favorables pour quel accord précisément ?
      L'article cité manque énormément de rigueur... à dessein ?

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  2. Tsipras ne voulait pas du tout que la Grèce quitte l’euro, mais il était contraint par sa majorité au parlement qui n’aurait pas accepté une capitulation. D’autre part, il a sans doute cru que la menace d’un référendum allait faire fléchir l’UE alors que cela a eu l’effet inverse. Même si cela est surprenant, c’est l’Eurogroupe qui va exclure la Grèce de l’euro. L’UE n’a jamais eu l’intention de négocier et dès le départ, elle était prête au Grexit si Tsipras n’acceptait pas de continuer l’austérité. Il fallait entendre Merkel dire (avant même l’arrivée au pouvoir de Syriza) que le chantage ne marcherait pas, qu’un Grexit ne serait plus une catastrophe aujourd’hui, contrairement à 2010. Maintenant, toute la question est de savoir si c’est vrai ! On sera vite fixé. Je pense que la sortie de la Grèce de l’Euro va avoir des conséquences graves sur la monnaie unique et que Merkel et Schäuble se trompent en pensant que cela n’en n’aura pas.

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    1. Ce qui me surprend le plus, ce n'est pas la position dure de l'Allemagne, c'est que les 18 autres pays, dont la France, aient accepté le Grexit.

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    2. Non, je ne pense pas que les autres pays étaient prêts à un "Grexit"...
      C'est juste que dans leur esprit borné, il n'y a pas d'autre choix possible que l'austérité.
      Ils n'ont donc pas réfléchi ne serait-ce que 5 secondes : l'euro uber alles ! point.

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    3. la grece ne peut pas etre exclue de l'euro, l'ECB ne peut pas faire grand chose sauf a sortir du system de clearance (Target2).
      la "negotiation" a ete debile du cote des creanciers.

      les elelections elspagnoles sont le 1 juillet et l'italie a les meme problemes que la grece et va bientot sortir

      Mort a l'euro

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  3. "réalisés juste avant l'annonce du référendum" Oui, mais ça, c'était avant.
    Je pense qu'Alexis Stipras a mnoeuvré finement, et que son objectif réel était de sortir la Grèce de l'euro et de l'UE. Celà n'était pas acceptable par son opinion publique en janvier. Il a donc préparé cette opinion en se servant des créanciers , tellement sûrs de leur puissance qu'ils n'ont rien vu venir. il jouait gagnant à tous les coups car il pouvait aussi obtenir l'effacement de la dette si la troika avait plié.
    Décidément, les gens du Nord ont du mal à comprendre les subtilités du Sud...

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  4. Herblay a la banane, c'est ce qu'il attend depuis des années, là il se lèche les babines. J'attends de voir ce qu'il dira quand la Grèce sera sortie et dans le 36 ème sous sol, avec un revenu moyen digne de la Roumanie.

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    1. La Roumanie , pays membre depuis 2007 a un salaire moyen indigne ?Mais comment est-ce possible ?

      Et l'intransigeance de Merkel et de l'eurogroupe dans tout ça cher eurotroll...
      Parce que Laurent saute peut être de joie sur sa chaise mais il était pas à la table des négociations.

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    2. Laurent Herblay souhaite un démontage de l'euro en bon ordre... pas l'explosion !
      Pas plus qu'il ne souhaite le malheur de la Grèce.

      Malheur qui sera le résultat de l'austérité ET de l'intransigeance des eurocrates.

      Le plan des eurocrates n'a pas fonctionné : l'idée qu'une fois membre de l'eurozone, les pays seraient bien obligés de faire tous les sacrifices quels qu'ils soient, peu importe le coût pour les peuples !
      Et leur plan austéritaire ne fait que détruire l'économie qu'ils tentent de soigner.

      N'y a-t-il donc pas de dialogue possible avec les europhiles ?
      qui refusent de voir la réalité en face !
      Ils diffament et mentent sans vergogne les positions des gens qui pensent différemment.

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  5. "Nous sommes en présence d’un véritable abus de pouvoir qui a été commis ce 27 juin dans l’après-midi, quand l’Eurogroupe a décidé de tenir une réunion sans la Grèce. "

    Sapir se moque du monde, les négociations n'étaient pas terminées quand on ne sait quelle mouche a piqué Tsipras, et de quel coup de force s'agit il ?

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  6. "Décidément, les gens du Nord ont du mal à comprendre les subtilités du Sud..."

    Ah ah ah, la subtilité de Tsipras, on va voir d'ici quelques jours les conséquences. Le mec va faire un référendum au sujet d'une proposition d'accord qui n'était même pas terminée, c'est ridicule comme attitude. Il est possible d'ailleurs que les grecs l'envoient paitre ailleurs lors du référendum et Tsipras sera grillé...il n'aura plus qu'à démissionner, probablement son véritable objectif d'ailleurs.

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    1. Bien entendu, soumettre le projet au référendum est une excellent idée en ce qu'elle met la pression sur les enfoirés de la Troïka et lui évite de valider un projet contraire à ses engagements politiques. Moi-président aurait été bien inspiré de faire la même chose, mais il aurait fallu qu'il soit un démocrate et non un valet de la finance.

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  7. Ah parce que en même pas dix ans, vous allez redresser un pays qui a vécu des décennies sous régime communiste, vous êtes très fort.

    "Parce que Laurent saute peut être de joie sur sa chaise mais il était pas à la table des négociations."

    Encore heureux, avec lui et ses solutions foireuses ce serait la 3 ème guerre mondiale.

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    1. ah ça y est, nouvelle réponse-écran :
      la Roumanie est victime du méchant communisme.

      Pas besoin de se remettre en question. Pas besoin de répondre à l'objection sur les salaires roumains.

      Mais c'est du troll ? ou vous faites pas vraiment exprès ?

      Monsieur Herblay va finir par mériter quelques insultes, cela dit ; s'il ne fait pas le ménage dans les interventions.

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    2. @ Saul & Thierry

      Merci pour toutes ces informations. Jusqu’à l’annonce du référendum, j’étais très peu admiratif de Tsipras car j’avais l’impression qu’il se révélait plus social-démocrate qu’alternatif, qu’il était trop prêt à céder aux exigences de ces créanciers. Mais là, il me semble révéler un caractère tout gaullien et le fait qu’il lance un référendum malgré ces sondages et en appelant à voter « non » le confirme il me semble. Il ne pourrait pas se maintenir si le « oui » l’emportait. Mais on peut penser qu’avec la prise de position de Tsipras, le « non » remonte en flèche.

      @ Abd_Salam

      C’est juste sur vos nombreux commentaires

      @ Moi

      En effet, on sera vite fixé. Mais Tsipras me surprend en bien depuis 2 jours. Je reviendrai sur la position des autres pays dans un prochain papier

      @ Cliquet

      Possible. Je l’avais évoqué vendredi

      @ Anonyme

      Si Athènes était sorti en 2010, elle serait bien mieux qu’aujourd’hui. Tsipras demande l’avis du peuple : rien de plus normal.

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  8. Lagarde, Schaüble ... ce sont de véritables jésuites du néolibéralisme financier : déréglementation pour les puissants, austérité pour la plèbe. Ils ne renonceront jamais à leur foi.
    Le pire étant qu'ils sont persuadé de faire le bien !
    Leur intransigeance nous prépare une belle petite révolution... mais dans combien de temps 10, 50, 100 ans ?
    D'ici là encore combien de chômeurs, de travailleurs pauvres, de vies brisées...

    Pour en revenir au grecs, ce qui me fait le plus peur, c'est la vengeance des européistes. Si la Grèce sort de l'euro dans ces conditions (sans soutien des certains autres pays) rien ne sera fait pour essayer de relever ce pays.
    Le cas de l'argentine est intéressant, wallstreet continu de se venger du défaut de 2001 par une guérilla judiciaire et financière sans fin.
    J'espère que les grecs ne subiront pas un sort encore pire du fait de leur faiblesse économique par rapport à celle de Francfort.
    Oui, sur le fond, les Grecs doivent sortir de l'euro, mais dans ces conditions, des années terribles les attendent, les oligarques bruxellois seront sans pitié.

    Laurent MICHEL

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    1. En tant qu'électeurs, nous portons la responsabilité initiale pour avoir confié le pouvoir à des dirigeants qui sont des escrocs cyniques et incompétents. Une fois en place, ces crapules ont assassiné la démocratie institutionnelle pour finir le travail. Le résultat, nous l'avons sous les yeux : ils serrent le garrot de plus en plus fort. Et nous, que faisons-nous et qu'allons nous faire ? Assister en tant que spectateurs à la mise en place d'une dictature au service des financiers ou virer ses pantins ?

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    2. "Lagarde, Schaüble ... ce sont de véritables jésuites". Comment peut-on comparer des crapules (cf. l'affaire Tapie) à des jésuites dont la valeur morale est reconnue ? Que l'on soit religieux ou pas, il est utile de ne pas tomber dans des excès de langage en conservant leur sens aux mots. Orwell a démontré il y a bien longtemps que ceux-ci sont extrêmement importants.

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    3. Les jésuites sont surtout connus pour avoir été des fanatiques catholiques, fer de lance de la contre-réforme et promoteur de la guerre totale contre le protestantisme qui critiquait à raison l'église catholique romaine.
      La guerre de trente ans qui en découlât fit 6 millions de morts...
      Et je ne parle même pas du procès de Galilée qui avait osé remettre en cause leur parole divine...

      Quand à Lagarde et Schaüble, ils sont aujourd'hui considérés comme des personnes extrêmement respectable par la nomenklatura actuelle et jamais condamné pour quoi que ce soit.
      Ils se considèrent d’ailleurs comme les gardien du temple néo-libérale, en mission divine pour défendre le capitalisme.
      Leur fanatisme est clairement d'ordre religieux, et très semblable à celui des jésuites, car le pire est qu'ils sont intimement convaincu de faire le bien... n'ont aucun remords et ne peuvent même pas comprendre que l'on puisse penser autrement que comme eux, malgré les preuves de plus en plus évidente de leur erreur.

      Laurent MICHEL

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    4. @ Laurent Michel

      La Grèce pourra s’en sortir, même si elle est seule (ce qu’elle ne sera pas : si l’UE l’abandonne, d’autres pays seront heureux de l’aider). L’histoire le montre :

      http://www.gaullistelibre.com/2012/02/la-sortie-de-leuro-cest-possible-et-pas.html

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    5. @Laurent MICHEL
      Effectivement, leur oposition à Copernic (et non Galilée qu'ils ont défendu) leur a aliéné les scientifiques, malgré leur tardif mea culpa.

      Par contre ils sont surtout connus et détestés pour avoir lutté contre l'exploitation des indigènes par les colons espagnols et portugais, raison pour laquelle ils ont été dissous.
      "Bien qu'ils fussent par leur adaptation aux réalités du monde de la Renaissance, les premiers historiens, sociologues et ethnologues du catholicisme, ils furent tenus pour ses pires réactionnaires"

      Ils semblent en tout cas avoir été bien moins dogmatiques que les protestants allemands.

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    6. N'exagérons rien...

      Peut-être que certains jésuites étaient moins racistes que les autres, mais de là à dire qu'ils étaient contre l'exploitation des Amérindiens...
      Ils étaient plus proches de la vision de Lincoln (président US), y'a des inférieurs et des supérieurs, mais ça doit se faire sans (trop) de violences.
      Le désaccord entre le jésuites et les esclavagistes portaient sur des points de détails techniques : les Amérindiens sont des humains et pas des choses... mais qui doivent et peuvent être exploités, et peuvent bien évidemment être dépossédés de leur terre !

      Je doute que les jésuites furent moins dogmatiques que les protestants allemands...
      D'ailleurs, les Allemands diraient le contraire, c'est la tradition catho -ou spécifiquement jésuite- qui est plus dogmatiques que la leur !

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  9. Enfin ! 5 mois de vaines négociations pour en arriver là, ce qui était prévisible dès le départ. Il est possible que les évènements se précipitent au cours de la semaine à venir rendant obsolète ce référendum.

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  10. Comparer la Grèce à l'Argentine montre une profonde ignorance.

    L'Argentine a pu exporter des produits agricoles, du soja particulièrement, au moment où les cours étaient au plus haut. La Grèce va exporter quoi au juste pour payer ses nombreuses importations ?

    Et le tourisme dans un pays en pleine débâcle sociale ne va pas attirer les vacanciers, sans compter que les infrastructures touristiques grecques sont déjà au taquet, saturées, au taux maximal de remplissage.

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    1. L'Argentine qui s'en serait tiré grâce aux exportations de produits agricoles dont les prix ont monté est un mythe :

      http://www.gaullistelibre.com/2011/12/largentine-est-bel-et-bien-un-exemple.html

      La baisse probable de 50% de la drachme devrait attirer de nombreux touristes dans ce magnifique pays que j'ai découvert cette année

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  11. Je ne partage pas non plus votre enthousiasme face à la stratégie de Tsipras. Il est évident de puis le départ qu'il n'y a pas de 3e voie entre l'austérité et le Grexit, et cela avait été démontré largement sur ce blog.
    Tsipras veut le beurre et l'argent du beurre, maintenir un flux positif de capitaux européens vers la Grèce alorsq que personne d'autre en Europe ne défend cette option fédéraliste qui, en plus d'être irréaliste, supposerait nécessairement des contreparties en termes de souveraineté nationale.
    En s'accrochant à ce mirage politique, Tspiras a laissé le temps aux eurocrates de préparer le sabotage de l'expérience Tsipras, dont le rapport de force s'est nettement détérioré. Et la vraie politique alternative a-t-elle seulement été préparée (réforme de la banque centrale, recherche de nouveaux partenaires financiers, etc.) ?

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    1. Je crois bien que "l'illusion fédéraliste" est partagée par une bonne partie des grecs qui affirment vouloir rester dans l'euro...

      Je pense que Tsipras comme les eurocrates naviguent à vue... qu'ils n'ont pas de stratégie.
      Ils ont bien des idées maitresses non négociables, mais pas plus...

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    2. Je suis tout à fait d'accord avec vous mais également avec Laurent Herblay ! Je ne pense pas qu'il soit enthousiaste à l'égard de la stratégie de Tsipras depuis 5 mois, son article ne porte que sur le référendum du 5 juillet qui est, comme l'a dit Sapir, un geste "gaullien" qui remet de la politique sur des questions que l'UE voulait techniques.

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    3. @J. Halpern

      Y avait-il d'autre choix pour arriver au pouvoir ? Je ne crois pas.

      L'urgence de la situation commandait une victoire rapide aux élections, quitte pour cela à ne pas proposer le retour à la drachme.
      La stratégie de Tsipras est donc de s'appuyer sur le peuple (afin que celui-ci ne se jette pas dans les bras des néo-nazis par exemple) pour traverser la période très difficile qui va suivre ce retour en lui permettant d'assumer clairement cette volonté.

      Ceci après lui avoir démontré dans les faits qu'il n'y avait pas d'alternative !

      Soumission ou euro, pas d'autre choix.


      En France, on peut toujours se dire que la moindre gravité de la situation permet de ne faire aucun louvoiement et d'assumer la cohérence entière de son programme. Sauf qu'on ne gagne pas les élections comme ça...


      En gros, le message de Tsipras pendant les élections a été "je vous ai compris !" tout en étant conscient qu'il ne serait pas en position de prendre seul la responsabilité d'une nécessaire sortie de l'euro.
      D'où sa stratégie.

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    4. Coquille : lire "Soumission ou sortie de l'euro, pas d'autre choix." vers la ligne 10 de mon commentaire précédent.

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    5. "on ne gagne pas les élections comme ça..." A voir ; si quelqu'un avait la recette cela se saurait. Mais Tsipras pratique plus l’hésitation que la ruse, je crains.

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    6. D'accord avec J. Halpern.
      Je pense que la politique de Tsipras n'était pas d'aller à l'affrontement, sans quoi il n'aurait pas tergiversé comme il l'a fait, mais d'alléger le poids de la dette. Le choix du référendum semble dicté par les événements et il ne sera d'ailleurs pas mis en place dans la mesure où il est placé volontairement après la date-couperet du 30 juin. La partie de poker menteur continue.

      DemOs

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    7. il ne sera d'ailleurs peut-être pas mis en place

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    8. @ J Halpern

      Il aurait pu rompre plus tôt, c’est juste, mais il montre un beau courage, et peut-être que la rupture est davantage possible aujourd’hui qu’hier. Mais c’est juste. Nous ne pourrons juger définitivement qu’à la fin de la séquence, accord avec l’UE ou rupture. Pas sûr que les eurocrates aient pu préparer un quelconque sabotage. J’ai plutôt l’impression qu’ils ont saboté l’image de l’UE en Grèce. Difficile de savoir ce qui l’anime. Je suis d’accord pour dire qu’il avait sans doute trop cédé (ce que j’ai souligné sur le blog), mais on ne peut vraiment juger que les accords signés, ce qui n’a pas été le cas.

      @ Bip

      Interprétation intéressante

      @ Démos

      Difficile de savoir ce qu’il souhaitait. Mais dans la dernière ligne droite, il fait le bon choix.

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    9. D'accord sur le bon choix de Tsipras. Il respecte la démocratie et le coup est bien joué.

      DemOs

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    10. @Laurent
      "Difficile de savoir ce qu’il souhaitait. Mais dans la dernière ligne droite, il fait le bon choix."

      Oui, en définitive c'est ce qui compte. Dans sa situation, il aurait très bien pu capituler sans que son peuple le désavoue entièrement, tant les grecs sont attachés à leurs illusions sur l'euro. Hors il a tenu bon et proposé une autre voie qui si elle n'est pas aussi courageuse qu'une rupture franche, lui permet néanmoins de rester dans un cadre démocratique, et peut être de sortir de l'euro sans prendre son peuple en otage.

      Peut être aussi s'est il rendu compte comme tu le dis (ou J Sapir?) qu'il se trouvait face à un mur, et qu'il a seulement pris la solution que les circonstances lui imposait?

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  12. Bonjour à tous

    quand on est élu sur un programme que l'on applique un programme opposé, c'est de la trahison! moi président pourrait en prendre de la graine.
    Il n'y a rien de plus démocratique qu'un referendum, les grecs exprimeront leur choix.
    Et que fait Hollande et le gouvernement? toujours les toutous de Merkel

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    1. Hollande et Valls, ils voyagent, ils déplacent de l'air. Ni plus, ni moins.

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  13. "Laurent Herblay souhaite un démontage de l'euro en bon ordre... pas l'explosion !"

    Il souhaite aussi la guérison des écrouelles. Le démontage de l'Euro est une de ses chimères parmi tant d'autres. Laissez le sur son nuage d'illusions.

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  14. Si le référendum a lieu (sur une proposition caduque) les grecs se prononceront pour ou contre la poursuite du démantèlement de leur assurance vieillesse, puisque telle était l'exigence sine qua non de la troïka, celle qui a conduit à la rupture des "négociations".

    Quand des millions de français défilaient dans les rues contre l'acte III du démantèlement de l'assurance vieillesse Sarkozy s'est bien gardé de consulter le peuple. Dés qu'il a vu que la jeunesse se joignait au mouvement de résistance il a fait passer le texte en force.

    A quand chez nous un référendum sur ce texte ? Et si la bataille pour l'assurance vieillesse était la mère de toutes les batailles contre l'ordre fasciste libéral qu'on nous impose ? Cela n'étonnera que ceux qui ne voient pas que dans les pays du Sud, dont la France fait partie, les retraites sont d'autant plus vitales qu'on leur demande de pallier la carence de l'indemnisation du chômage.

    Ivan

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    1. L'assurance vieillesse est le symbole même de la solidarité, ce que les financiers et libéraux font disparaître à grand coups de serpe en nous expliquant avec sourire et pommade que nous ne pouvons "vivre au-dessus de nos moyens". Quant au chômage, tous les politicards, malgré des déclarations dégoulinantes de compassion, s'en foutent comme de leur premier électeur. Ils ne vont de toute façon pas dire que c'est le prix à payer par les Français pour les délocalisations, la livre circulation des capitaux, la concurrence sauvage et faussée, les avantages fiscaux consentis aux multinationales, les parasites fiscaux ...etc.
      Vous noterez au passage le nombre de fois où les libéraux usent du terme "libre" sans l'associer aux mots de façon adéquate. Je serais personnellement favorable à l'usage des expressions, comme exploitation libre (et sauvage), droit du travail libre, impôts libres, cotisations libres ... où chacun ferait ce qu'il veut, un peu comme ce que font les puissants aujourd'hui grâce à leurs valets au pouvoir.

      DemOs

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  15. Le retour de l'Histoire.

    Dimanche 28 juin 2015 :

    Je recopie trois titres d'actualité sur le site romandie.com

    Ces trois titres sont ahurissants.

    On a l'impression que l'Histoire accélère comme un torrent qui dévalerait une montagne.

    ALERTE - Grèce : un Grexit presque inévitable.

    Le ministre autrichien des Finances a estimé dimanche qu’une sortie de la Grèce de la zone euro semblait presque inévitable, après le refus des ministres des Finances de l’Eurogroupe de prolonger le programme d’aide grec.

    ALERTE - Athènes envisage la fermeture des banques lundi (Varoufakis).

    Le gouvernement grec envisagera ce dimanche la mise en place de mesures de contrôle des capitaux et la fermeture des banques du pays lundi. Le ministre des Finances Yanis Varoufakis l'a annoncé à la BBC.

    ALERTE - Berlin recommande aux Allemands se rendant en Grèce de prévoir suffisamment d'argent liquide.

    http://www.romandie.com/news/

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  16. https://www.youtube.com/watch?v=aXNAwEpOkC0

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  17. A Tous

    Je joins la synthèse en français, pour moi une partie de la dette est illégitime, cela ressemble aux plans d'ajustement structurels des pays du tiers monde. Le rapport complet est en anglais, je sais que Laurent parle anglais

    http://cadtm.org/Synthese-du-rapport-de-la

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  18. Si la dette de la Grèce est illégitime, pourquoi celle de l'Italie ne le serait pas ? Ils sont comiques au cadtm, à découper les problèmes en tranches de saucisson. Si la dette est illégitime, alors c'est la dette de tous les pays qui est concernée.

    En attendant, la révolte démocratique ne concerne que Tsipras, les grecs sont pour rester dans l'Euro. Le Grexit risque de se transformer en Tsiprexit :

    In the poll by Alco for the Proto Thema Sunday paper, 57 percent said they believed Greece should make a deal with its EU partners while 29 percent wanted a rupture. A separate poll by Kapa Research for the To Vima newspaper found 47.2 percent of respondents would vote in favor of a new, painful agreement with Greece's creditors, compared to 33 percent who would vote no and 18.4 percent undecided.

    http://bigstory.ap.org/article/d3885a1eb5b24c79964aabbbd4da8697/latest-greece-wants-ecb-keep-giving-emergency-help

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  19. allez sur le site du CADTM, les critères de dettes odieuses ou illégitimes sont bien expliquées.
    Et la situation de la Grèce n'est pas celle de l'Italie, le rapport donne des éléments bien précis.
    Quand au résultat du referendum on verra bien. Au moins Tsipras aura fait preuve de démocratie, ce qui n'est pas le cas de cette construction européenne qui ne la respecte pas

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  20. La BCE maintient pour l'heure son aide d'urgence aux banques grecques (sous réserve parait-il que les grecs mettent en place un contrôle des capitaux). Plus de détails :

    https://fr.news.yahoo.com/gr%C3%A8ce-zone-euro-refuse-prolonger-plan-daide-au-145651039.html

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  21. Si les français, comme cela est leur droit, décidaient de revenir à la retraite à 60 ans avec 37 ans et demi de cotisation, est-ce que Bruxelles nous "punirait" en nous sortant de l'Euro ou de l'UE ?

    Sapir fait un parallèle entre le référendum sur le TCE dont le verdict a été honteusement bafoué par la classe politique européiste néolibérale française et ce nouveau référendum en Grèce que la troïka voulait à tout prix empêcher... mais quand même pas au point de renoncer à la prochaine agression programmée contre les retraités grecs et leurs familles qui dépendent pour manger de leurs maigres pensions.

    Je fais aussi un parallèle entre le démantèlement de l'assurance vieillesse en France et en Grèce, un objectif manifestement stratégique pour les néolibéraux dans les deux pays. Il est difficile d'attaquer l'assurance chômage là où il n'y en a jamais eu ou presque, et cela explique doublement pourquoi les attaques se concentrent dans les deux pays sur l'assurance vieillesse.

    En effet démanteler l'assurance vieillesse dans un pays où tous les chômeurs peuvent prétendre à une indemnisation décente ne rapporte pas grand choses aux classes prédatrices qui contrôlent la finance, vu que chaque chômeur en plus coûtera autant ou presque que le retraité en moins qu'il remplace. Tandis qu'en France et en Grèce, le démantèlement de l'assurance vieillesse est autrement plus lucratif !

    Je trouve hautement significatif que ce soit justement sur la question des retraites que le clash entre Athènes et Bruxelle se soit produit. On ne le remarque pas assez à mon avis.

    Ivan

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    1. Les retraites par répartition ont toujours été une cible privilégiée des néo-libéraux. C'est un exemple de fonctionnement sans capitalisme, et qui évince les banquiers privées d'un fabuleux marché.
      Je pense même qu'une partie de la politique étrangère U.S s'explique par le besoin d'offrir du pillage a ses fonds de pensions.
      Le besoin de posseder la Terre entière pour financer les retraites montre bien la faible efficacité des retraites par capitalisation.

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  22. "de dépenses militaires excessives et injustifiées, d’un manque à gagner fiscal dû à la fuite illicite de capitaux,"

    L'état grec fait des dépenses militaires excessives et ne contrôle pas son système fiscal, donc sa dette est illégitime...

    Chapeau le cadtm. On peut dire pareil d'autres pays en Europe.

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    1. Ben moi aussi, je vais faire des dépenses excessives au regard de mes revenus et déclarer ma dette illégitime. Emballez, c'est pesé .

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    2. ah, encore et toujours les champions des réponses-écrans...

      Toujours l'art et la manière de la formulation qui se focalise sur une partie ou un seul mot de la phrase d'un tiers pour donner l'illusion d'une répartie efficace, cinglante et définitive.

      Une dette est illégitime dans le sens où les dépenses n'ont servi que les intérêts d'une partie de la société : une classe de nantis.
      Notamment l'exemple des dépenses qui n'ont servi qu'à sauver les banques, et sans contrepartie aucune (une dette privée transformée en dette public).

      Les lois fiscales sont faites sur mesure pour favoriser une classe de nantis.
      Et après on vient nous chanter : un Etat qui ne contrôle pas son système fiscal.

      Monsieur Herblay, faite quelque chose !
      C'en est trop là, vous allez finir par mériter les insultes et le mépris que deux ou trois ignorants déversent sur vous, et que vous laissez faire.

      Après le laisser-faire financier, voilà le laisser-faire morale de Monsieur Herblay.
      Vous n'effacez pas des interventions qui n'apportent aucune réflexion...

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  23. "Une dette est illégitime dans le sens où les dépenses n'ont servi que les intérêts d'une partie de la société : une classe de nantis."

    Et en France, il n'y a pas de nantis ? Ca t'arrive parfois de réfléchir ?

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  24. @ Ivan

    C’est juste

    @ BA

    Merci


    @ André

    Merci. Le non financement de la dette publique par les BC pose un grand problème par rapport aux pays qui le font (Japon, USA, GB, Suède), un désavantage compétitif

    @ TeoNeo

    Très juste

    @ Abd_Salam

    J’ai supprimé quelques interventions ordurières, mais je refuse de le faire pour ce type de réponses. De toutes les façons, je crois qu’elles ne sont pas crédibles, par rapport à la version opposée que nous développons, argumentée.

    Dette illégitime car la Grèce ne pouvait pas financer sa dette par la BC, contrairement au Japon, aux USA, à la GB ou à la Suède. Dette illégitime car quand il y a une prime de risque, il y a risque, ce que les créanciers refusent d’assumer, alors que beaucoup les ont prévenu…

    Parler des dépenses excessives après les coupes inhumaines faites pendant près de 5 ans, c’est risible. Le pays dégage un excédent budgétaire primaire aujourd’hui… Peu peuvent en dire autant

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    1. S'il suffit de tenir des propos insultants sans employer de mots grossiers... pour que ça passe.

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    2. Ma vision de la démocratie fait que je crois qu'il ne faut pas censurer ce genre de propos

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    3. Des insultes formulées avec des mots non-orduriers ne sont pas des opinions...

      On peut rabaisser quelqu'un sans employer les mots grossiers, mais au final, rabaisser quelqu'un, c'est de l'insulte. Pas du débat ni du débat véhément.

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    4. De plus, si votre vision de la démocratie consiste aussi à donner une tribune supplémentaire aux dogmes ultra-libéraux qui monopolisent déjà tous les médias tous les jours toute la journée...

      C'est pas le meilleur moyen d'essayer de faire contrepoids.

      Nos adversaires emploient la méthode psychologique qui consiste à marteler des formulations simples et brèves... quasiment impossible à contrer avec des explications longues et subtiles !

      Une idée simple et courte qui transmet immédiatement "une image" d'une situation donnée s'installe plus facilement dans les esprits qu'une idée à peine plus complexe mais qui se formule en plusieurs phrases !
      Surtout quand ces idées simples sont répéter à longueur de journée toute l'année.

      Je me demande dans quelle mesure la tribune que vous donnez aux idées de vos adversaires fonctionne comme une piqûre de rappels de la doxa déversée à flot continu dans les médias...
      Et jusqu'à quel point cela relativise vos propres idées d'avoir deux opinions exprimés côte à côte !

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    5. Il faut que vous compreniez aussi que la plupart des braves gens croient vraiment que le gouvernement se bat comme il peut contre "la crise" ;
      et non que les gouvernements de la zone U.E. mettent en place toutes les conditions optimales pour que se produise "la crise".

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  25. Dimanche 28 juin 2015 :

    C’est une semaine historique.

    Nous allons vivre une semaine historique.

    ALERTE – Grèce : un Grexit presque inévitable selon le ministre des Finances autrichien.

    ALERTE – Athènes envisage la fermeture des banques lundi (Varoufakis).

    ALERTE – Berlin, Bruxelles et Amsterdam conseillent à leurs ressortissants de « prévoir suffisamment d’argent liquide » en Grèce.

    ALERTE – Grèce : Hollande réunit lundi matin un Conseil des ministres restreint.

    ALERTE – Grèce : la bourse d’Athènes et les banques grecques seront fermées à partir de lundi.

    ALERTE – Grèce : Alexis Tsipras confirme la mise en place d’un contrôle des capitaux à partir de lundi.

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  26. "Dette illégitime car la Grèce ne pouvait pas financer sa dette par la BC, "

    La dette grecque est financée par d'autres états de l'UE qui financent leur dette grâce au QE de la BCE. Au fait, il en est où le cadastre grec ?

    Herblay ne comprend pas que le fisc grec ne fonctionne pas.

    "De toutes les façons, je crois qu’elles ne sont pas crédibles, par rapport à la version opposée que nous développons, argumentée. "

    Argumentée votre pseudo solution de la sortie viable de l'Euro par la Grèce qui n'a presque rien à exporter ? Vous vous moquez du monde.

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    1. "L’augmentation de la dette n’est pas le résultat de dépenses publiques excessives, qui sont en fait restées inférieures aux dépenses publiques des autres pays de la zone euro, mais plutôt en raison des taux extrêmement élevés, des dépenses militaires excessives et injustifiées, de la perte de recettes fiscales due à des sorties illicites de capitaux, de la recapitalisation des banques privées, et des déséquilibres internationaux créés par les failles dans la conception de l’Union monétaire elle-même."
      "Les conditions imposées par les créanciers, sur lesquelles les ils insistent encore, ont non seulement contribué à la baisse du PIB, mais aussi à un emprunt public plus élevé, rendant la dette de la Grèce plus insoutenable encore et a également provoqué des changements dramatiques dans la société en provoquant une crise humanitaire." (extraits du rapport sur la dette)

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    2. La Turquie met quand même la pression sur la Grèce...
      Grèce qui souhaite un minimum garder sa souveraineté sur les îles de la mer Egée...

      Parler de dépenses militaires injustifiées est quelque peu abusif.

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    3. @ Abd_Salam

      Des dépenses militaires EXCESSIVES, ce qui signifie, je le suppose, pas toutes justifiées.

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    4. La citation stipule : excessives ET injustifiées...
      c'est indissociable dans les propos de l'auteur.

      Et surtout excessifs implique en soi que ce soit injustifié ; l'excès est en trop et donc pas nécessaire (une partie des dépenses est injustifiée ET injustifiée ; pour reprendre la citation initiale).

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  27. Ce qui est comique, ce sont les souverainistes français qui se chauffent le bulbe et s'imaginent décider à la place des grecs qui ne veulent pas sortir de l'Euro. L'échec de Tsipras ne fera que renforcer la méfiance des grecs vis à vis de leurs politiciens et le référendum se soldera par une capitulation en rase campagne avec quelques améliorations accordées à la dernière minute par la Troïka.

    Nos pauvres petits chéris souverainistes n'auront plus qu'à avaler une nouvelle fois leur chapeau, caramba encore raté.

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  28. Enchanté Mr Dugland.

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  29. Anonyme28 juin 2015 23:01

    Dupont Lajoie, tu peux commencer à cuisiner ton chapeau et à le manger, les sondages donnent déjà :

    Greece: Do you want Greece to accept the upcoming bailout program?, Alco: Yes: 66% No: 34%

    https://twitter.com/twittprognosis

    Je vais faire simple, parce que t'es pas très doué et tu dois pas trop causer l'anglish, vu ton QI à un chiffre :

    Tu l'as dans le croupion, je te l'avais dit, caramba tout est à recommencer.

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  30. "mais plutôt en raison des taux extrêmement élevés,"

    Ah bon, la Grèce a bénéficié de taux extrêmement bas grâce à l'Euro, d'où sa boulimie pour s'endetter et acheter des armes alors que ses dépenses modérées ou pas n'étaient pas couvertes par ses rentrées fiscales en raison d'un état défaillant. Y a pas de mystère, dépenses modérées ou pas, elles doivent être couvertes par l'impôt, ce qui n'a pas été pendant longtemps le cas. Le cadastre grec n'est toujours pas opérationnel.

    Sinon :

    Voting on a non-existing proposal is surreal and only serves to highlight that the referendum is really about the standing of Greece in Europe. The Greek government will do its best to avoid the association, a difficult task given the apparent rupture with the rest of Europe.

    http://www.ft.com/intl/cms/s/0/823557f4-1da2-11e5-ab0f-6bb9974f25d0.html



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  31. Je suis content, cher Laurent, d'être d'accord avec vous.

    Je partage depuis longtemps votre diagnostic sur l'impossibilité de l'eurorformisme, de l'altereuropéisme et autres voies moyennes impraticables.

    Pour ma part cependant j'ai toujours pensé que des "euroréformistes" sincères arrivés au pouvoir finiraient par changer leur fusil d'épaule à force de se prendre le mur de la réalité dans la figure (non sans crainte bien sûr qu'ils ne flanchent devant la pression).

    De votre côté, il me semble que vous croyiez que seuls des mouvements ayant une doctrine claire sur la sortie de l'euro pouvaient mettre en oeuvre la rupture nécessaire...

    Peu importe finalement mais une chose est sûre : nous ne devrions pas rester les bras croisés en attendant que les choses se passent.

    Le soutien à la Grèce est à l'ordre du jour en toute urgence. La solidarité minimale avec un peuple courageux et les exigences stratégiques du juste combat contre l'expérience euro-libérale rendent nécessaires des initiatives fortes en ce sens!

    Emmanuel B

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  32. Le parcourt de vos 63 commentaires me fait largement comprendre que la naissance de Consensus n'est pas pour demain.
    Pour tenter de rapprocher les uns et les autres je vous soumet une utopie.

    Supposons : que notre nation soit celle où nous satisfaisons tous nos besoins. (du moins les besoins qui sont à notre disposition)

    Supposons aussi : que nous alternions, dans notre vie, des temps d’activités et des temps d’inactivités.

    Supposons : que nous mettions en commun toute la production de ceux qui s’adonnent à des temps d’activités (PIB).

    Supposons : qu’une partie de cette masse de production, mise en commun, soit échangée avec d’autres nations en valeur égale.

    N’aurions nous pas une masse de productions à partager, entre nous tous, équivalente à la masse de production produite nationalement pendant nos temps d’activités ? Oui.

    Supposons que nous partagions, entre nous tous, cette masse de production disponible et équivalente à notre production.

    Une partie de cette masse de produits ne pourrait-elle pas satisfaire les besoins de ceux qui ont passé du temps d’activité et l’autre partie satisfaire les besoins de ceux qui ont passé du temps d’inactivités ? Oui

    Supposons que cette masse de production, à notre disposition, soient notre ‘’Richesse réelle’’ que nous allons partager à raison de 40% pour ceux qui passent du temps d’activité et 60% pour ceux qui passent du temps d’inactivité.

    Ne serrions nous pas alors une société de solidarité des actifs (passant du temps d’activité) envers des inactifs (passant du temps d’inactivité) et nos usages égaux à notre production ? Oui

    Supposons alors que nous donnions une valeur à cette masse de produit qui constitue notre ‘’ richesse réelle’’ : n’aurions nous pas alors ‘’une richesse imaginaire’’ qui serait la conversion de la production réelle en une monnaie imaginée ? Oui

    Alors si nous partagions cette ‘’richesse imaginaire’’ entre temps d’activité (40% pour les actifs) et temps d’inactivité (60% pour les inactifs) : ce partage ne permet-il pas de partager notre ‘’richesse réelle’’ (nos produits disponibles à la consommation) à raison de 40% pour les actifs et 60% pour les inactifs ? Oui.

    Supposons encore : qu’autour d’une table nous prenions pour décision de partager notre ’’Richesse réelle’’, en biens et services, en destinant 55% pour des usages individuels et familiaux, 13 % pour nos usages de santé et 32% pour nos usages mis en collectivité et que nous décidions que le coût de ces usages mutuels et collectifs soit pris en charge mutuellement.

    Ne pourrions nous pas alors, tout simplement, demander une participation de 13% et 35% sur le partage de notre ‘’richesse imaginaire’’ partagée, une première fois, en revenus pour temps d’activités (40%) et revenus pour temps d’inactivité (60%)?

    Non ce n’est pas possible puisque nous sommes dans une utopie.

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    1. Pourtant, dans la réalité, après fiscalisation et redistribution : toute population confondu, actifs ou inactifs, riches ou pauvres, sur la totalité des biens et services consommés nationalement n’en destinons nous pas 13% pour nos usages de santé, 35 % pour nos usages collectifs et 55 % pour des usages individuels et ces 55% ne sont-il pas partagés à raison de 40% pour les actifs (temps d’activité) et 60% pour les inactifs (temps d’inactivité) ?

      Résultat : La paroi entre ‘’utopie’’ et ‘’réalité’’ est mince mais suffisamment opaque pour préférer rester dans des idéologies et ne pas voir la réalité.

      Sauf qu’une des suppositions est fausse : nous n’échangeons pas en valeur égale entre nations. Notre balance commerciale est déficitaire ce qui implique que nous consommons plus que ce nous produisons, grâce à nos gouvernances qui depuis quarante ans votent des budgets en déficit pour nous permettre de vivre au dessus de nos moyens en empruntant : comme les Grec.

      Toutes nos crises n’ont rien de conjoncturelles et ne sont pas du fait de nos boucs émissaires. Elles ont pour responsables nos gouvernances qui structurellement mettent en places les causes.

      Nous avons, pour nous gouverner, que ceux que nous méritons.

      Unci TOÏ-YEN

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    2. Merci d'avoir présenté votre idéologie, Unci Toï-Yen.

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    3. Cher Abd Salam
      Maintenant que vous connaissez mon idéologie qui étrangement pour une personne qui sait regarder la réalité en face ressemble étrangement à ce qui se passe dans notre société, vous avez du remarqué que cette utopie est holistique.

      Tout le plaisir serait pour nous si nous pouvions connaitre le dérouler holistique de votre idéologie et non jusqu'à présent des bribes détachées les unes des autres.

      J'espère que vous aurez, cette fois, à coeur de répondre au questions posées.

      Unci TO¨-YEN 29 juin 2015

      Unci TOÏ-YEN

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    4. vous êtes libre de croire que votre lecture partiale et partielle des faits ressemblent étrangement à ce qui se passe dans notre société.

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  33. Enfin! la Grèce prend la bonne voie, celle de la sortie de l'euro, après ces 5 mois de négociations humiliantes pour eux, frustrantes pour nous qui ne voyaient rien bouger. Une retombée positive quand même: la vraie nature de l'UE est maintenant évidente, une tyrannie au service de l'oligarchie financière. Et le principal: ce soir on apprend (site du Guardian) que les banques grecques sont fermées pour une semaine, le contrôle des capitaux est établi. Un pas irréversible vers la sortie. De l'espoir, mais aussi des craintes, les européistes ont déjà une certaine pratique des coups d'états plus ou moins doux (Papandréou, Berlusconi, Yanoukovitch) et le parrain américain une longue pratique des actions les plus violentes.
    Ce blog est toujours intéressant, et il serait encore meilleur si certains intervenants s'abstenaient de nourrir le troll européiste.

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  34. "Ce blog est toujours intéressant, et il serait encore meilleur si certains intervenants s'abstenaient de nourrir le troll européiste."

    Toi, tu m'as l'air d'un beau troll souverainiste, bien gras.

    "Enfin! la Grèce prend la bonne voie, celle de la sortie de l'euro"

    Là tu prends tes rêves pour la réalité, tu te prends pour la Grèce, faut consulter.

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    1. Toi, y en a êt' un beau touaul gogol, ah oui, là dis donc, toi y en a tenir une sacouée couch'.

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  35. Lundi 29 juin 2015 :

    Il ne reste plus que les banques centrales pour éviter un effondrement systémique généralisé.

    Pour empêcher un krach mondial, les banques centrales vont faire tourner leur planche à billet à plein régime.

    Exemple : la banque centrale de Suisse.

    La BNS est intervenue sur les marchés pour les stabiliser (Jordan).

    « La Banque nationale suisse (BNS) est intervenue pour stabiliser le marché des changes », a déclaré lundi son président Thomas Jordan. La situation actuelle en Grèce justifie cette opération, a-t-il expliqué lors du Swiss International Forum à Berne.

    La BNS a depuis l'abolition du taux plancher de l'euro le 15 janvier toujours dit qu'en cas de besoin, elle interviendrait sur le marché des devises, a-t-il dit. La situation en vigueur en Grèce depuis ce week-end justifie ce besoin. Le franc suisse est plébiscité comme valeur refuge depuis que la Grèce a imposé des mesures de contrôle des capitaux et ordonné la fermeture de ses banques pendant une semaine.

    Le président de la BNS n'a en revanche pas donné d'indications sur l'ampleur de l'intervention. Il n'a pas non plus annoncé si de nouvelles transactions sont prévues. « La BNS observe attentivement la situation », a-t-il ajouté.

    http://www.romandie.com/news/La-BNS-est-intervenue-sur-les-marches-pour-les-stabiliser-Jordan/607156.rom

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  36. L'économiste danois Jens Nordvig a répertorié qu'entre 1918 et 2012 quelque 67 unions monétaires ont volé en éclat. Toutes les tentatives d'États indépendants de constituer une monnaie commune unique ont fini par échouer. On ne connaît pas de contre-exemple.

    Lisez cet article fondamental :

    http://www.lefigaro.fr/vox/economie/2015/06/29/31007-20150629ARTFIG00142-referendum-grec-vie-et-mort-des-unions-monetaires.php

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  37. Les gens vont voter le 5 juillet, en Grèce, avec l’interrogation implicite pour un certain nombre d’électeurs : Vous voulez que les banques puissent rouvrir et pouvoir récupérer votre argent, dans ce cas, il faut voter « Oui » à la proposition des créanciers. Vous voulez les pires ennuis, les banques maintenues fermées, la catastrophe totale, etc. dans ce cas il faut voter « Non » à cette proposition.

    Les choses sont amenées, après plus 5 mois de négociations sans autre résultat que le marasme économique de la Grèce, pour aboutir à ce que les électeurs grecs soient majoritairement incités à choisir la solution qui leur paraitra la moins pire, dimanche, vu le contexte : c’est-à-dire la soumission aux créanciers. Et si le peuple grec vote majoritairement pour cette soumission, son vote permettra aussi de soumettre,dans le parti Syrisa, ceux qui ne voulaient pas de l’accord avec les créanciers, voire qui souhaitaient une sortie de l’euro.

    Certains esprits « tordus » peuvent, éventuellement, se demander si ce n’est pas le but recherché par l’organisation du référendum.

    Saul

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  38. Historique.

    C'est un moment historique, ce soir.

    Lundi 29 juin 2015, à 18 heures 20, la Grèce se déclare en défaut de paiement.

    Lisez cet article :

    18h20 : La Grèce ne remboursera pas le FMI mardi.

    La Grèce ne remboursera pas l’échéance de 1,6 milliard d’euros qu’elle doit au Fonds monétaire international mardi, a annoncé lundi un responsable du gouvernement grec.

    http://www.lesechos.fr/monde/europe/021173479300-en-direct-grece-la-porte-reste-ouverte-assure-le-patron-de-leurogroupe-1132804.php

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  39. @ Anonyme 21h48

    Je n’ai jamais dit que le fisc Grec fonctionne bien… J’ai fait des dizaines de papiers sur le sujet. Vous pourrez lire un de ceux de demain, basé sur une étude des fins d’unions monétaires. On verra bien le résultat du vote dimanche prochain. Organiser un référendum en partant derrière dans les sondages est une belle preuve de démocratie

    @ Emmanuel B

    Merci.

    @ Un citoyen

    Désolé, mais je n’ai pas le temps pour rentrer dans un tel débat

    @ Jacques

    Merci. C’est juste, il ne faut pas rentrer dans son jeu et le laisser dans sa vulgarité

    @ BA

    Merci. Demain en lien dans le blog

    @ Saul

    Pas si sûr. Je pense que les eurocrates sont allés trop loin pour permettre la victoire du oui, qui signifierait la fin de Tsipras

    @ Tous

    J’ai supprimé les commentaires seulement orduriers

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  40. Ceci dit, Angela Merkel, qui, comme tous les politiciens, veut se faire réélire, va laisser la Grèce s'enfoncer dans la crise la plus profonde en se disant qu'elle a tout à perdre si elle bouge. Le statu quo lui permet de mettre la pression sur Tsipras en caressant ses électeurs "dans le sens du poil". Elle devrait se méfier car la réalité est différente des films américains, elle ne réserve pas toujours une fin heureuse, même aux "gentils".

    DemOs

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  41. Mr. Jeff Michael7 juillet 2015 à 08:30

    Bonne journée,

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    Cordialement,
    Jeff Michael

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  42. Mario Draghi est un « économiste » et un banquier, ancien haut fonctionnaire italien.
    Il a été le Vice-président de Goldman Sachs pour l'Europe entre 2002 et 2005 puis, gouverneur de la Banque d'Italie entre 2006 et 2011.
    Aujourd'hui, il est président de la Banque Centrale Européenne (BCE) depuis le 1er novembre 2011.

    Cet homme porte donc la lourde responsabilité criminelle, avec les anciens responsables de l'État grecque, de la déloyauté ayant conduit la Grèce aux portes de la faillite. Par sa complicité, il a aidé à dissimuler le déficit public via un procédé présenté comme relevant de « l'inventivité comptable ». Lors de sa prise de fonction chez Goldman Sachs, il poursuivra les échanges de flux financiers toxiques qui conduiront des États à se retrouver en difficulté.
    Sa responsabilité est donc bien réelle dès lors que Goldman Sachs lui avait donné pour mission de travailler avec les gouvernements et les agences gouvernementales (acteurs publics) et du développement stratégique en Europe avec les principaux dirigeants de la firme.

    Goldman Sachs a camouflé la dette de la Grèce puis, parié sur son défaut de paiement !
    Le cynisme de ces financiers a encouragé la Grèce à s'endetter en cachette au-delà de toutes limites fixées par Bruxelles, les montages financiers complexes et toxiques similaires aux subprimes ayant engagés la pire crise mondiale de ces dernières années, pour Goldman Sachs l'expression "déontologie" n'a aucune signification !

    Dans ces conditions, comment Mario Draghi, Vice-président de Goldman Sachs pour l'Europe, peut-il prétendre ne pas être responsable de sa gestion ?

    Alors, vis-à-vis de l'attitude de ceux et celles qui ont fermé les yeux pour que la Grèce entre dans la zone Euro, de la mauvaise foi évidente visant à réagir comme si la Grèce est la seule responsable de ce qui lui arrive, je me pose trois questions ; peut-être pourriez-vous m'y répondre :

    - Pourquoi la Grèce ne diligente t-elle pas une enquête contre la banque Goldman Sachs et les anciens dirigeants de la Grèce car, de part et d'autre, il y a eu forcément enrichissement ? Ce qui permettrait aussi de mettre en évidence de degré de complicité de l'Europe !

    - Pourquoi la Grèce n'ouvre t-elle pas une procédure judiciaire à l'encontre de Goldman Sachs et particulièrement contre Mario Draghi et ses complices ?

    - Pourquoi la Grèce ne lance t-elle pas un mandat d'arrêt international à l'encontre de Mario Draghi et ses complices ?

    Il me semble que, seule une telle formule permettrait de trouver les bonnes réponses à apporter pour résoudre le « problème » de la Grèce. Les banques ne doivent plus être « les maîtres du jeu » de la gestion des États (et payer les conséquences de leurs actes [ajout]).

    Lorsque les formules diplomatiques ne suffisent plus à trouver des consensus raisonnables, donner un bon coup de pied dans la fourmilière des mafias financières peut être la solution miracle.

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  43. bon jour,

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    Merci que nous attendons de votre Swift répond.
    Cordialement,
    Jeff Michael

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  54. Bonjour,
    Réel témoignage d´un véritable prêt acquis
    Grand merci à Mme Solange BORDAT pour m'avoir parlé et mis en contact avec un Monsieur intègre au nom de André SCHNEIDER un homme très sérieux et compétent. Suite à de nombreux rejets de dossier par les banques j´ai eu mon prêt de 40.000€, il est vraiment généreux tout comme tu l'as si bien dit, il m'a permis de réaliser mon projet. Au départ je n´y croyais pas mais ma curiosité m'a poussée à essayer mais finalement j´ai pu obtenir ce prêt. Je viens de ce part vous informé pour que désormais vous ne perdez plus aussi le temps et sachez à qui vous adressez quand vous serez dans le besoin car il est prêt à aider quiconque.
    Voici son adresse électronique: pfinanceschneider@gmail.com
    Bonne et heureuse année

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  55. BONJOUR MON NOM MARIA ELIZABETH DES ETATS-UNIS
    Je tiens à informer le grand public sur moi et ma famille comment oruenpower me aider dans mes difficultés, je me suis marié depuis quatre ans et un fils de mon mari tomber inlove avec son manager et il était désagréable avec moi mon meilleur ami m'a parlé cet homme puissant mr oruen je l'ai contacté et tout expliquer à lui, il m'a dit que mon mari ne sera jamais regarder une autre femme que moi, je tought qu'il mentait quand il m'a dit que les sacrifie se fait je ne peux pas croire que mon mari ne pouvait pas laisser de voir me.he aussi guérir le VIH / sida avec d'autres problèmes, il est digne de confiance pour être le contact lui par e-mail (ORUENTEMPLEOFPOWER@GMAIL.COM) vous pouvez parler à moi sur facebook en savoir plus sur cet homme puissant mon contact est ( +1516 792 8863)
    merci pour votre aide mr oruen

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  56. Petite entraide de crédit solidaire prouvé et témoigné. Avez vous des
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    whatsapp pour un prêt de 2000 à 100.000 euro à 2% et pas de frais de dossier
    ni de notariat, merci d'être sans soucis dans vos demandes.

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  57. Petite entraide de crédit solidaire prouvé et témoigné. Avez vous des
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