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samedi 22 mars 2025

Ukraine, Covid : la peur, l’atout cynique de Macron

Ces dernières semaines, entre les discussions sur l’Ukraine, les cinq ans du confinement et l’annonce d’un manuel de survie nous rappellent à quel point l’exécutif joue sur les peurs. Bien sûr, ce n’est pas nouveau, mais il est frappant de constater à quel point la grande majorité des médias finit par serrer les coudes autour du bloc central dans ce contexte. Le signe d’une démocratie profondément malade.

 


Chef de guerre complètement surjoué

 

samedi 8 mars 2025

Ukraine : ce que révèle le mauvais show de la Maison Blanche

« Cela va faire de la bonne télévision ! » : c’est ainsi que Donald Trump a conclu l’échange avec Volodymyr Zelensky à la Maison Blanche. Si les tensions des dernières minutes resteront probablement dans l’histoire, c’est parce qu’une telle réunion n’aurait jamais dû se passer devant les journalistes. Elle a révélé la prévisible brutalité des États-Unis et de ses dirigeants actuels, les erreurs du président ukrainien, et l’interprétation totalement aberrante de bon nombre de journalistes et de nos dirigeants politiques.


 

Cow boys brutaux et nains médiocres, impuissants et divisés

 

mercredi 26 février 2025

Ce que disent les négociations actuelles sur l’Ukraine

Il y a trois ans, hier, la Russie envahissait l’Ukraine. Une guerre qui a fait des centaines de milliers de morts et dont l’issue semblait lointaine avant l’élection de Donald Trump à la Maison Blanche. Il faut reconnaître que depuis son investiture, les choses avancent vite, avec son flot de déclarations fracassantes et souvent effarantes. Mais l’issue semble proche, ce qui en dit long sur le monde, et l’Europe.


 

La fin des illusions multi-latérales de la globalisation

 

lundi 11 mars 2024

Ukraine, IVG : les postures outrancières de Macron

Après deux victoires à la Pyrrhus, sur les retraites et la loi immigration, qui avaient renforcé l’hostilité à son égard, Macron voulait se relancer en début d’année avec un changement de gouvernement. Las, son remaniement est un fiasco et il a affronté une révolte paysanne populaire. Et avec une croissance en berne, et l’austérité en marche, il lui fallait des diversions pour tenter de rebondir politiquement : avant le « droit à mourir », cela a été l’inscription de l’IVG dans la Constitution et l’Ukraine.

 


Une manœuvre habile, et une autre ratée

 

dimanche 13 mars 2022

France 2 occulte la présidentielle #MacronapprouveceJT

 Dimanche dernier, avec les meetings majeurs de 4 des 5 principaux candidats, deux jours après l’annonce officielle de la candidature du président sortant, il y avait une lourde actualité dans la campagne présidentielle. Pourtant, France 2 a décidé de n’y consacrer que 2 minutes, de manière biaisée qui plus est. Une couverture totalement révoltante de l’actualité qui rappelle le biais du service prétendument public en faveur de Macron, tant ce choix rédactionnel correspond aux désidératas de la majorité.

 


Masquer le nécessaire débat démocratique

 

dimanche 27 février 2022

Poutine, enfant tragique de l’Occident

L’invasion de l’Ukraine par la Russie est un évènement sans précédent en Europe depuis une génération. Certes, il y avait eu la Yougoslavie, mais, aussi monstrueuse qu’elle ait pu être, c’était une guerre civile. Ici, nous revenons au schéma classique et historique de l’invasion d’un pays voisin par un autre. L’histoire n’est jamais finie et, malheureusement, le retour du pire est toujours possible.


 

Derrière l’horreur que vivent les Ukrainiens

 

dimanche 17 mai 2015

Refus de livrer les Mistral : la faute de Hollande




Deux poids, deux mesures

Mais comment notre gouvernement peut ne pas se rendre compte du ridicule complet qu’il y a de refuser de livrer des navires commandés par la Russie en 2011, tout en signant en grande pompe une vente d’avions de chasse au Qatar ? A supposer qu’il faudrait juger les régimes des autres pays (ce que le gaulliste que je suis a tendance à largement refuser), la comparaison entre la Russie de Poutine et le Qatar devrait quand même largement tourner en faveur du premier. La Russie, c’est l’Europe, c’est l’allié qui a permis de vaincre Hitler, c’est une démocratie, très imparfaite selon nos standards certes, mais plus proche de notre façon de vivre que la monarchie absolue qatarie, où la charia s’applique.


Ni russophobie, ni russolâtrie

mercredi 6 août 2014

Ne céder ni à la russophobie, ni à l’angélisme


Le récent krach d’un avion en Ukraine, attribuée peut-être un peu rapidement à des forces pro-russes, a engendré une nouvelle déferlante russophobe, bien illustrée par la de The Economist, d’un manque de mesure effarant. Qu’il semble difficile de débattre sereinement de la Russie de Poutine.



Eviter la caricature du grand Satan

Dans certains médias, plutôt anglo-saxons, on semble presque souhaiter une 3ème guerre mondiale pour régler son compte au « dictateur » Poutine. The Economist ne s’embarasse pas de détails en qualifiant son régime d’autoritaire, au même titre que la Chine. Il y a quand même des élections en Russie, même si elles ne déroulent pas de manière idéale. Bien, la Russie a peut-être une part de responsabilité dans la tragédie aérienne, mais, au pire, elle est totalement indirecte et absolument involontaire. Jamais Moscou n’a voulu abattre un avion de ligne. En revanche, il n’est pas inutile de rappeler ici que Washington a voulu, en manipulant les preuves de ses accusations, et en refusant de se plier au droit international, une guerre en Irak en 2003 qui a fait plus d’un million de victimes selon certaines sources. Et la démocratie étasunienne est loin d’être exempte de disfonctionnements majeurs, entre l’élection contestable de Georges Bush en 2000, le rôle effarant de l’argent ou les découpages électoraux aberrants.

Bref, avant de donner des leçons à la Russie, il faudrait quand même être soi-même bien moins critiquable. Bien sûr, la situation en Ukraine n’est pas satisfaisante, mais qui pourrait nier qu’une partie importante de la population souhaite désormais être rattachée à Moscou (comme le référendum en Crimée l’a démontré), ce qui doit tout de même être respecté, que l’autre camp est tout sauf réjouissant (avec de vrais néo-nazis dans la majorité actuelle) et que l’Occident (si tant est que ce concept soit réellement pertinent) a joué avec les allumettes à Kiev, au point d’offrir parfois une couverture médiatique effarante de parti-pris. Enfin, si le Général de Gaulle a eu des mots très durs contre le communisme, il a su avoir une attitude équilibrée avec l’URSS, ni servile, ni hostile par principe. C’est sans doute ce qui manque aujourd’hui à nos dirigeants qui cèdent trop facilement à la russophobie d’une partie des élites.

Mais ne pas être complaisant

dimanche 4 mai 2014

De l’Ukraine et de la Palestine


Jour après jour, la situation se dégrade en Ukraine. L’Est rentre lentement mais sûrement dans une guerre civile, comme le rapporte Jacques Sapir. Certains médias présentent le camp russe comme les méchants face à de gentils urkainiens pro-européens, au mépris de la réalité, mais aussi de toute objectivité.

Deux poids, deux mesures

Imaginons un instant qu’après une brève guerre, la Russie occupe l’intégralité de l’Ukraine, qu’elle la tienne sous sa coupe financière au point de pouvoir l’asphyxier du jour au lendemain, qu’elle construise un grand mur pour se protéger, avec une découpe qui ne suit pas toujours les frontières mais s’enfonce parfois aussi dans le territoire ukrainien, qu’elle développe des colonies de russes dans tout le territoire, dans des zones qui échappent complètement à l’administration ukrainienne, et protégées par des murs, et qu’au final, l’Etat ukrainien n’ait qu’un contrôle limité sur une minorité de son territoire, le reste étant directement administré par la Russie, depuis Moscou, avec une solide présence armée. Le tout étant aggravé par de nombreux morts de part et d’autre, poussant la Russie à des interventions armées.


La responsabilité de l’Europe et des Etats-Unis

samedi 29 mars 2014

Crimée : retour de la Russie, absence de la France (billet invité)


Billet invité de Roger Franchino

Le référendum du 17 mars sur le rattachement de la Crimée en dépit des vociférations occidentales confirme  donc le  grand retour de la Russie  déjà perceptible de façon croissante dans les affaires de l’Iran et de la Syrie.


L’Occident s’en alarme comme s’il fallait s’attendre à un retour de l’URSS  alors  que  c’est la Russie éternelle qui renait des cendres  où l’avait entrainée pendant 70 ans un régime exécrable.
«  la Russie absorbera le communisme comme le buvard boit l’encre » disait De Gaulle.

La Russie aujourd’hui est la 9ème économie mondiale, avec 145 millions d’habitants sur une superficie égale à 30 fois la France, et, membre du Conseil de Sécurité, elle reste la seconde puissance nucléaire derrière les USA.
Naturellement, compte tenu de cela et de son Histoire millénaire , elle aspire à retrouver la place qui fut la sienne sous l’Empire ou du temps de l’URSS.

Faut- il s’en étonner ? Faut-il s’en inquiéter ?

Sur l’affaire de l’Ukraine d’abord.

jeudi 27 mars 2014

De « l’annexion de la Crimée » et du nouvel ordre mondial


Il faut vraiment lire la tribune hallucinante de The Economist sur la Crimée et le nouvel ordre mondial. Si certains tombent dans une russolâtrie excessive, ici, la bible des néolibérales tombe dans une russophobie radicale et un occidentalisme quasiment xénophobe et sans nuance.


Réécriture de l’histoire ukrainienne

Le traitement de l’information concernant l’Ukraine et la Crimée est hallucinant. Le rattachement de la Crimée à la Russie est qualifié d’annexion, terme qui semble bien impropre, étant donné que les habitants de l’ancienne province ukrainienne se sont exprimés de manière très claire en faveur de ce rattachement dans un référendum. Bien sûr, les opposants soulignent que les conditions du référendum n’étaient pas optimales, avec un délai trop court, la présence de milices et pointent des taux de participation extrêmement élevés à Sébastopol, qui démontreraient des fraudes massives.

Mais ils oublient de rappeler que pas une organisation sérieuse n’a remis en cause les conditions globales du scrutin, le fait que 96% des votants (avec 83% de participation, qui plus est) se sont prononcés en faveur du rattachement et que tous les témoignages semblent bien indiquer qu’une large majorité de la population souhaitait ce changement. Du coup, comment ne pas trouver malhonnêtes ceux qui qualifient le rattachement de la Crimée d’annexion, certains osant même comparer Poutine à Hitler, ou ceux qui disent que la population a voté avec un pistolet sur la tempe.

Bien sûr, Vladimir Poutine n’est pas un enfant de chœur. Il n’est pas pour moi un modèle politique du fait de ses pratiques démocratiques (j’ai même reproché à Marine Le Pen d’avoir dit qu’elle l’admirait). Mais si je ne suis pas un russolâtre, je ne suis pas un russophobe non plus. Et Jacques Sapir a bien remis à leur place ceux qui contestent la légalité du référendum, sur son blog, puis sur France 2. J’ai l’impression que dans cette affaire, trop de commentateurs prennent un parti inconsidéré en faveur des ukrainiens russophobes du seul fait qu’ils penchent vers l’Europe, oubliant même que le nouveau gouvernement comporte des personnalités douteuses, ce que rappelle Olivier Berruyer.

Un occidentalisme à courte vue

mardi 18 mars 2014

Crimée : les scandaleuses sanctions post-référendaires




Haro sur la démocratie ?

En effet, il faut constater ici que le choix effectué par les habitants de la Crimée, s’il est aussi sans doute le fruit d’un contexte spécifique, est d’une clarté démocratique rarement atteinte. La participation a atteint le chiffre élevé de 83%, malgré les appels au boycott des opposants au rattachement à la Russie, qui ne se sont pas comptés de manière très flatteuse de la sorte. Et plus de 96% des bulletins exprimés soutiennent la sortie de l’Ukraine et l’intégration dans le giron russe. Mieux, il semble que les élections se soient passées d’une manière non critiquable d’un point de vue démocratique.

Devant un choix aussi clairement exprimé par une immense majorité de la population de la Crimée, les critiques deviennent extrêmement suspectes, surtout quand elles viennent de personnes dont le passé n’est pas impeccable d’un point de vue démocratique (élections de 2000 aux Etats-Unis, traité de Lisbonne suivant le « non » des français au TCE en 2005, les irrégularités massives lors des élections pour la tête des deux principaux partis de la vie politique française…etc). Sanctionner un résultat démocratique ne représente-t-il pas implicitement une remise en cause de la démocratie ?

Relents impérialistes…

vendredi 14 février 2014

OGM : le nouveau coup d’Etat de Bruxelles


19 états (dont la France et l’Italie) qui sont contre, 5 qui sont pour (dont l’Espagne et le Royaume Uni) et 4 qui s’abstiennent (dont l’Allemagne). Que croyez-vous qui se passe dans l’Union Européenne : la commercialisation du maïs OGM Pioneer est autorisée dans toute l’UE !


Un immense scandale démocratique

Voilà un exemple qu’il va falloir répéter en boucle pour bien montrer le caractère anti-démocratique de cette construction européenne, qui s’est transformée en une monstrueuse organisation où la Commission peut imposer une décision avec le soutien de 5 états contre 19 ! Et même si l’Allemagne avait rejoint le camp des pays opposés, à 20 contre 5, l’autorisation de commercialisation du maïs OGM Pioneer serait quand même passée ! Mais comment a-t-on pu concevoir des règles aussi absurdes et contraires à la plus élémentaire démocratie ? Il est totalement ubuesque qu’un technocrate apatride et irresponsable puisse imposer sa volonté avec le soutien d’une petite minorité contre une large majorité.

Il fallait 21 pays, dont l’Allemagne, ou 22 sans elle – sur 28 – pour que la Commission ne l’emporte pas ! Malheureusement, ce n’est pas la première fois que l’Union Européenne a recourt à ces règles byzantines pour défendre la commercialisation d’OGM contre la très large majorité des opinions publiques européennes et même des gouvernements (renforçant sans doute l’opposition de la population). Déjà, la commission de Bruxelles avait tenté d’interdire aux Etats membres d’en interdire la culture. Il avait fallu l’opposition résolue de 80% des Etats pour mettre en échec les desseins délirants de Bruxelles. Pire, Monsanto et compagnie poursuivent leur offensive auprès des instances judiciaires.

L’Union Européenne, poison de l’Europe

mercredi 11 décembre 2013

Ukraine : selon que vous soyez pro-UE ou pro-russe…


La situation en Ukraine est troublante. Bien sûr, le régime au pouvoir n’est sans doute pas un modèle de démocratie. Néanmoins, il est issu des élections de 2012 et surtout, que dirions-nous si la situation était inversée, et que les manifestants dénonçaient le gouvernement pour ses projets européens ?



Une question de perspective

Pour beaucoup de médias comme The Economist, la messe est dite en Ukraine. Il y a d’un côté de gentils manifestants qui veulent rejoindre le camp du progrès, celui de l’UE, et de l’autre le méchant gouvernement qui a finalement refusé de s’associer avec le camp des lumières, pour s’associer avec la Russie de Poutine. Consciemment ou inconsciemment, le biais dans le traitement de l’information est considérable. Ne peut-on pas imaginer qu’il y a un parti-pris dans cette couverture médiatique ? Il est difficile de ne pas imaginer que si des manifestants pro-russes manifestaient contre les projets européens d’un gouvernement en place, ils seraient alors traités de factieux mettant en cause la démocratie.

Il ne faut pas oublier que l’équipe au pouvoir est issue des élections législatives de 2012. Mais il faut aussi bien reconnaître que les conditions de ces élections ont été remises en cause par l’OSCE, qui a parlé de « pas en arrière » par rapport à 2010. Problème supplémentaire, la principale responsable de l’opposition, et ancienne Premier Ministre, Ioulia Tymochenko, est en prison. Elle avait obtenu 45,9% des voix lors de l’élection présidentielle de 2010, contre 48,5% à Viktor Ianoukovytch. Cependant, ce dernier a presque toujours penché en faveur de la Russie quand son opposante regardait plus vers l’Europe. Les Ukrainiens ont tranché dans un sens pro-russe lors des deux dernières élections.

Dans le doute, s’abstenir