dimanche 16 septembre 2018

L’aumône communicante de Macron aux pauvres

Après avoir tardé en parlant du « pognon de dingue » que coûteraient les aides sociales, Macron a fini par présenter son plan pauvreté. Mais comme beaucoup le soulignent, le fond des mesures est profondément décalé des ambitions affichées. C’est qu’il s’agit avant tout d’une vaste opération de communication pour essayer de légèrement compenser son image de président des riches



Beaucoup de bruit pour pas grand-chose

Bien sûr, le président de la République a tenu des mots qui ont pu plaire à certains, donnant enfin une petite touche sociale à son mandat. Mais d’abord, ce n’est pas une séquence d’une semaine et quelques mesures qui peuvent faire oublier des mois à mener des politiques uniquement destinées aux plus riches et au monde des affaires, souvent au détriment de tous les autresQuelques mesures sont intéressantes, que ce soit sur la formation des jeunes ou le développement des crèches, dans l’objectif de traiter les causes de la pauvreté, et ne pas se contenter des conséquences. C’est louable, mais les moyens semblent bien limités et la portée des mesures trop incomplètes pour changer les choses.

Macron a gonflé la portée de son plan sur quatre années pour lui donner du poids. Huit milliards, sur quatre ans, cela peut sembler plus important que deux milliards par an, surtout quand les médias oublient de mentionner la durée… Il faut dire que du point de vue de la communication, annoncer un plan pour lutter contre la pauvreté aux moyens beaucoup moins élevés que les baisses d’impôts pour les plus riches, cela était délicat. Il faut donc cumuler quatre années de budget de lutte contre la pauvreté pour dépasser le montant des baisses d’impôts pour les plus riches, sur une seule année… Comme une signature de cette présidence, et des priorités qu’elle se donne véritablement.

D’ailleurs, quand on fait les comptes, le plan ne représente qu’un peu plus de 200 euros pour les Français pauvres par an, quand les mesures de 2017 faisaient gagner près de 20 000 euros aux 280 000 Français les plus riches, et même un million par an pour les 3000 les plus riches ! Cette comparaison en dit long sur les véritables priorités de ce gouvernement. Pire, Guillaume Duval souligne que ces deux milliards viennent du budget emploi et de la réduction des emplois aidés. Ce plan pauvreté ressemble plus à un exercice que s’impose le président pour tenter de rééquilibrer son image qu’à une véritable priorité. Pour preuve sa visite dans un centre d’ATD Quart Monde, dont le timing démontre que la première ambition est de forme plutôt que de fond puisqu’elle venait bien tard pour nourrir le plan…

D’ailleurs, ce plan a été placé dans une semaine tellement riche en annonces diverses et variées que sa modeste importance budgétaire semble faire écho à sa place limitée dans l’histoire racontée par l’Elysée. En effet, cette semaine, nous avons eu droit à l’élection de Richard Ferrand à la présidence de l’Assemblée Nationale, la déclaration de Macron sur Maurice Audin et la torture en Algérie, dans la ligne droite des pratiques de nos dirigeants depuis des décennies, le résultat du loto du patrimoine et au lancement de la boutique de l’Elysée ! Cette dernière ne déparaierait pas dans un régime autocratique par le culte effarant et sans nuance de la personnalité du président qu’elle projette.


22 commentaires:

  1. Lisez bien la description officielle du mug « Palais de l'Elysée » :

    Mug en véritable porcelaine française
    Livré dans sa boîte cadeau Présidence de la République
    Crédit photo : Soazig de la Moissonnière
    Contenance : 30 cl
    Hauteur : 9 cm / Diamètre 7,5 cm / Poids : 270g
    Passe au four à micro-ondes et lave-vaisselle
    Vendu dans sa boite carton
    Fabrication française

    https://boutique.elysee.fr/les-souvenirs/391-mug-portrait-officiel-president-republique-emmanuel-macron-mug-in-france.html

    Vous avez bien lu :

    Mug en véritable porcelaine française
    Fabrication française

    Mort de rire !

    C'est lors d'une réunion avec des fabricants de porcelaine fin août qu'Alain Mouly, président de l'Union des fabricants de porcelaine de Limoges et président de l'organisme de défense et de gestion pour l'indication géographique protégée, a été alerté : "J'ai demandé dans l'assistance qui fabriquait de tels produits. Tout le monde a ri".

    "Il y a bien longtemps qu'aucun porcelainier ne fabrique plus de mugs. Le produit revient trop cher, ne se vend pas et ça ne correspond pas au créneau de la porcelaine de Limoges. La plupart des mugs sont aujourd'hui fabriqués en Asie", explique-t-il. 

    https://www.rtl.fr/actu/politique/les-mugs-destines-a-l-elysee-n-etaient-pas-fabriques-a-limoges-7794798824

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  2. La repentance que vous reprochez à Macron a des effets (de plus en plus de gens y croient) et joue son rôle (faire perdre l'attachement national).

    Elle n'aurait pas lieu, ou serait moins approuvée, si l'immigration depuis les pays du Maghreb avait été restreinte au moment où le FN commençait à connaître ses premiers succès, pour des raisons bien connues.

    Sur ce dernier point, les sondages réalisés lors des déclarations de Macron en campagne le montrent clairement : un très fort pourcentage d'approbation dans la population immigrée, à la différence des citoyens français (eux-mêmes constitués, pourtant, en partie d'"issus de" manifestement enclins à approuver ; donc les Français non "issus de" auraient majoritairement désapprouvé).

    Séguin, qui selon la biographie de Teyssier n'a pas voulu comprendre l'importance du sujet, porte une lourde responsabilité dans ces évolutions. Chevenement aussi d'ailleurs.
    Espérons, sans trop y croire, que cela ouvre les yeux de leurs disciples auto-proclamés.

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  3. Un techno-manager européen reste un techno-manager européen. Devant lui les plus aptes, de côté les inaptes et la charité. Calcul, performance, taux de rentabilité interne, tout se résume à une équation économique, telle la vie. Les seules catégories utiles sont économiques et financières, le reste ne peut intégrer le schéma d’ingénierie sociale prévue par la haute direction. Les pays sont des entreprises. Les salariés sont au service des entreprises. L'union européenne et sa commission sont toute vérité. Il faut obéir. Etre en vie signifie être rentable. Tout homme est une unité de production. La société fonctionne ou ne fonctionne pas. Ceux qui ne souhaitent pas fonctionner seront exclus ; en fait, ils se sont exclus d'eux-même. Il faut travailler. Il faut obéir. Il faut être efficace. Il ne faut pas réfléchir, du moins pas trop, c'est à dire en dehors du souci d'un fonctionnement optimal de la machine à profits. Tout est bien. Il faut travailler, c'est important. Il faut oublier, c'est important aussi. La Commission est toute vérité. Le marché est juste, bon, c'est une divinité aimante et sainte qu'il convient d'honorer, par sa vie si cela est demandé. Un bon citoyen est une unité économique performante. La privatisation c'est bon. Le service public c'est trop cher. Les frontières, c'est mauvais pour le taux de profit. La culture des peuples, c'est mauvais pour le taux de profit. La machine, c'est bien. Lire des livres est suspect. Écrire des livres à la gloire du Roi facilite l'existence. Un homme responsable est un être froid au service des hauts détenteurs de capitaux. Tout est bien. Tout fonctionne. Il n'y a rien de plus vivant que la mécanique. Vive l'UE, vive la Commission, vive les machines. Si un Homme n'est pas une machine, alors il n'est pas un homme. Un bien beau programme.

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  4. Mr Herblay

    Je me permets de compléter certains points.

    1° 2016 et 2017 ont vu la disparation de 259 000 emplois aidés jugés "non efficace" à environ 10 000 euros pièce (valeur ETP moyen)

    Dans le même temps, l'état Macron a transféré 40 milliards de CICE vers les groupes pour un emploi crée ou sauvegardé de la valeur moyenne située en 200 000 à 500 000 euros (sur la base de la fourchette du rapport France Stratégie de mars 2017.
    Si toutefois on considère comme possible la traçabilité de sommes perçues dans le cadre d'une consolidation comptable.

    2° Il ne faut pas oublier que les 2 milliards annoncés par an viennent à point nommé au moment même où le CICE va être arrêté en 2019 en échange de baisses de charges sociales, d'autre part, la répartition des aides dans ce plan peut prêter factuellement à question ou à sourire si ce n'était pas sérieux.

    3) Il faut lier ce plan pauvreté avec celui du rapport sur la fusion des aides sociales à propos duquel nombre d'observateurs annoncent des économies de l'ordre de 1.2 milliards à 3.5 milliards.

    Le principe est connu dorénavant de la politique Macron :
    - distordre, fusionner les tuyauteries budgétaires pour les assécher et empêcher toute possibilité de comparaison facile ultérieure et faire disparaitre toute trace de tuerie sur les coûts (cost killing)

    - remonter des lignes budgétaires territoriales au niveau de l'état pour disposer de moyen de chantages ultérieurs sur les collectivités dont l'article 72 de la constitution rappelle le principe de "la libre administration"

    Il y a d'autres choses mais j'en resterai là

    Stanislas

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    1. En rester là, Pas question ! Votre intervention est excellente, aussi réfléchie que solidement documentée. J'ai appris beaucoup de choses. Je vous remercie vivement et attends la suite avec impatience. Vous devriez intervenir plus souvent.

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    2. Je vous remercie, mais si on veut mettre en avant toutes les injonctions paradoxales de la gestion d'entreprise Macron, ça finit par devenir long et pénible. On ne peut pas expliquer ce qui se passe aujourd'hui en quelques lignes, et on finit par devenir lourdingue..


      En fait Macron veut baisser les dépenses publiques, en se privant des recettes publiques au seul profit des riches.

      Il veut tailler dans les emplois au moment où il n'y a aucun signe d'amélioration du chômage alors que la France est dans une démographie de renouvellement positive.

      Vous verrez un peu partout que l'on nous parle sans cesse des dépenses publiques alors que les fraudes et l'optimisation fiscale est aux environs de 100 milliards..

      Il y a de quoi être très inquiet, tout ça me donne le sentiment que Macron veut aller vite, à n'importe quel prix, pour que les français restent saisis et cois devant la rapidité et l'enchainement de décisions qui ne mènent nulle part....et vraisemblablement pas réfléchies dans leur totalité

      Ce dernier point est le plus important.

      Aujourd'hui les options du remplacement de la taxe d'habitation n'ont pas été arrêtées

      tout le monde s'accorde à prévenir que le prélèvement à la source n'est pas prêt et sera
      une usine à gaz Pour quoi le faire ?

      - Faire prélever l'impôt par les groupes privés comme pour les autoroutes, comme pour l'électricité, le gaz avec la future plateforme numérique Linky en constitution, comme pour les jeux de hasard, comme pour les aéroports.. comme pour le rail dont on sait que l'état a repris la dette pour permettre aux privés de faire du bénéfice au plus vite.

      Tout ça ressemble en fait à une vaste opération de transferts d'argent publics..

      Stanislas



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    3. "Tout ça ressemble en fait à une vaste opération de transferts d'argent publics"

      Oui, mais on reste dans la continuité d'une politique engagée depuis plusieurs décennies : mode des partenariats public-privé, socialisation des pertes du privé lors de la crise financière, etc.

      La droite s'est passionnée ainsi il y a quelques années pour l'établissement d'une journée de carence dans la fonction publique et a crié victoire dès lors qu'une centaine de millions ont ainsi été économisés grâce au recul des arrêts de courte durée, en faisant semblant d'ignorer que, parallèlement, les arrêts de longue durée, de très loin les plus coûteux, étaient en augmentation spectaculaire... Macron s'est fait un honneur de rétablir cette journée de carence, sous les applaudissements des escrocs de l'iFRAP.

      Il est fascinant de voir que Macron a supplanté à la fois la droite et le PS, en mordant sur leur électorat traditionnel, pour aboutir à un programme de régression sociale qui aurait semblé presque excessif chez Fillon et Sarkozy.

      Il aurait fallu voter MLP, nous dira-t-on. Mais quelle MLP ? Celle qui revendiquait il y a quelques années seulement l'héritage néo-reaganien ou néo-thatchérien qui avait un temps séduit Papa ? Ou celle que Philippot avait cru avoir converti au keynésianisme ?

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    4. Il y a pire que cela, ce sont les fonctionnaires qui demandent s'ils peuvent prendre leur maladie sur leurs congés pour échapper à la carence.

      Je répond qu'on ne choisit pas seul ses jours de congé, il faut l'accord de la hiérarchie, alors qu'un arrêt maladie signé par le médecin traitant ne peut pas être refusé.

      J'ajoute parfois que vous si faites cela il ne faudra pas vous étonner ensuite que le gouvernement crie victoire, raconte que grâce au jour de carence il a réussi à diminuer les congés maladie, et donc qu'il ne mentait pas quand il prétendait qu'il y avait de nombreux abus qu'il fallait absolument combattre.

      Ivan

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    5. Oups !

      Que si vous faites cela...

      Ivan

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    6. Le chef de service est censé refuser si les nécessités de service l'exigent, mais ce ne serait pas du bon management comme on dit dans le privé et aussi hélas dans le public.

      Car l'agent peut répondre que dans ce cas il va lui envoyer un arrêt maladie. Le chef est coincé, les nécessités de service ne comptent plus, et une contre-visite ne servirait à rien puisqu'il sait que son agent est vraiment malade.

      Ivan

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  5. Bah, solution c'est celle du Brexit, n'est ce pas ?

    "Various logistics experts have pointed out that an extra two minutes of checks per truck would result in a 17-mile tailback within a day, for both importers and exporters on both sides of the channel. “The thing is, checks on non-EU trucks don’t take a couple of minutes,” Burnett told me. “They can take two or three hours.” Post-Brexit, British trucks would be non-EU. A team from London’s Imperial College subsequently estimated those queues could be 29 miles long at peak times on the British side, and there’s no reason to suppose it wouldn’t be the same on the French. And time that food spends at the docks is time off its shelf-life, and an increase in cost."

    https://www.theguardian.com/food/2018/sep/15/food-and-brexit-will-the-cupboard-be-bare-jay-rayner

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    1. T'as raison, Dutroll ! Le Brexit, c'est la mort de la civilisation occidentale... L'étude citée par Le Guardian oublie néanmoins de signaler les autres fléaux qui fondront sur le Royaume-uni en cas de Brexit : flots de sang charriés par la Tamise, mort subite des premiers-nés au berceau (seuls les mômes des remainers seront épargnés), invasions de sauterelles, pluie de grenouilles, grêle détruisant les récoltes, épidémie couvrant gens et bêtes de furoncles et de pustules, etc.

      Plus sérieusement, Patrick West a raison : il faut sortir de l'UE, non pas seulement parce qu'on en espère des avantages concrets, mais parce que l'UE est en train de devenir un culte, une croyance magico-religieuse toxique : http://www.spiked-online.com/newsite/article/exiting-the-eu-cult/21793.

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    2. Et pour mieux comprendre la position très anti-Brexit de l'Imperial College auteur de l'étude citée par The Guardian, pas besoin d'aller bien loin : https://www.redbrick.me/imperial-college-london-continue-receiving-eu-funding-brexit/. Quand on dépend étroitement de fonds européens pour son travail, on a toutes sortes de motifs de voir dans le Brexit une catastrophe. Par contre, ce n'est pas du tout, mais alors pas du tout, la garantie d'une réflexion indépendante.

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    3. Je m'en réfère au proverbe chinois : " Assieds toi au bord de la rivière et tu verras le cadavre boursouflé des gaz putréfaction de tes trolls passer".

      Le Brexit sera un fiasco mémorable et admirable.

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    4. "Par contre, ce n'est pas du tout, mais alors pas du tout, la garantie d'une réflexion indépendante."

      Ah, parce que ta réflexion de crétin est indépendante de quoi ?

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    5. Hé hé hé... Il finit toujours par se faire piéger.

      Je l'accuse de troller. Réponse indignée : "Moi au moins j'argumente ! Mes posts sont construits, architecturés même ! Crétin, inculte, abruti, connard, pauvre merde, etc.". Oui, génial le niveau d'agumentation... Tu peux remercier Lao Tseu de t'avoir fourni une citation, sinon tu n'avais que tes invectives habituelles (Ctrl + C ; Ctrl + V : ça, c'est dans tes compétences).

      Et bien vois-tu mon mignon, te traiter de bouffon à clochettes de temps en temps me suffit. Tu te ridiculises très bien tout seul.

      Allez, menace-moi de me faire une grosse tête. Tu vas te rouiller autrement. Tu peux même joindre le geste à la parole : vas-y, frappe bien du poing au centre de l'écran ! Moi, j'arrête pour ne pas polluer davantage ce fil. Mais on se reverra, n'en doute pas.


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    6. "Quand on dépend étroitement de fonds européens pour son travail, on a toutes sortes de motifs de voir dans le Brexit une catastrophe"

      Euh... toujours à côté de la plaque, ce sont les professionnels de l'agriculture GB qui voient le Titanic du Brexit à l'horizon. Mais pauvre abruti de ta sale espèce se fout complètement des agriculteurs, au point de leur supprimer leur outil de travail comme le glyphosate. Tu n'es qu'une merde stupide.

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  6. @Anonyme17 septembre 2018 à 14:35 (Troll ?)

    Jugeons de ce qui est là, devant nous, depuis 20 ans. L'UE est un échec retentissant, une abomination pour les peuples et la démocratie. C'est une croyance religieuse dont le Dieu est l'argent. Le machin est inefficient et symbole de misère et de malheur pour déjà des dizaines de millions d'européens - les autres ne lui témoignent qu'un mépris d'acier parfaitement mérité. Les prières de quelques eurocrates n'y changeront rien. L'UE, c'est fini. "The game is over". A vrai dire tout cela n'est qu'une sinistre histoire depuis déjà un bon moment. Racontez-vous ce que vous voulez, priez le Grand Machin, il n'en sortira rien. Il est croquignolet de vous voir tenter de réanimer un corps mort en attendant le miracle. Le ton de mépris ne change rien aux faits. Plus personne ne veut de l'UE. La décomposition est en marche, et c'est une excellente nouvelle. Quant aux locaux et bâtiments du bidule, nous reconvertirons tout cela en parkings ; ce qui sera bien plus utile. Ne vous fatiguez pas à me répondre. Je ne souhaite pas lire à nouveau votre magazine de chevet mis en références à propos de Nietzsche sous un autre article du blog.
    Bien cordialement.

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    1. L'UE ne fait qu'appliquer les desiderata des gouvernements qui la composent, dont celui français qui appliquerait la même sans l'UE.

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    2. Non, l'UE a un programme, et des institutions chargées de ses intérêts en propre, le tout relayé en effet par une classe politique très médiocre qui n'a que faire de la voix et de l'intérêt des peuples. L'UE c'est une politique, dérégulatrice, au service notamment des parts de marché américaines. Les peuples dans tout cela (européens, américains...), au milieu des oligarchies des deux côtés de l'atlantique, comptent pour peu de chose. Notre classe politique est inapte depuis 40. Sortir de l'ENA fait de vous un technicien qui obéit aux demandes de sa hiérarchie, rien de plus. Cette classe politique aux manettes depuis 40 ans est un des plus grand malheur que notre pays ait eu à connaître en 1500 ans d'histoire.

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    3. Moi, Antitroll, certifie sur l'honneur ne pas être l'auteur du post qui précède. Mais j'approuve entièrement.

      Si je connais bien mon gaillard, il devrait répondre par une bordée d'injures. Ou alors, c'est qu'il est malade (physiquement s'entend ; mentalement, la maladie est son état normal...).

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  7. Le choix pro-immigration de Laurent Herblay le coupe de la vague populiste :

    http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2018/09/17/31003-20180917ARTFIG00301-jerome-sainte-marie-le-choix-pro-immigration-de-melenchon-le-coupe-de-la-vague-populiste.php
    "Le lancement en Allemagne du mouvement Aufstehen (Debout) par la coprésidente du parti Die Linke (La Gauche) au Bundestag, Sahra Wagenknecht, attise les brandons de la dispute sur la question migratoire. Or, sur ce sujet, Laurent Herblay n'a eu de cesse depuis des années de pratiquer la politique de l'oxymore: défenseur proclamé de l'ordre républicain et donc de la notion de frontière, il se montrait en même temps particulièrement peu pugnace sur toutes les mesures concrètes permettant de faire respecter celle-ci comme celui-là."

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