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samedi 7 décembre 2019

Quand Artus et Virard anticipent la révolte des peuples (3/3) : l’impasse de la pensée unique

« Et si les salariés se révoltaient ? » est un livre à lire tant il résume bien la grande régression sociale actuelle, et une partie des ressorts de cette grande régression. L’angle de la possible révolte des salariés est devenu particulièrement pertinent avec les Gilets Jaunes et la contestation sociale contre Macron. En revanche, sur la voie à suivre, les auteurs persistent dans l’impasse.



Réformes à la marge et impasse sur les vraies issues

samedi 5 octobre 2019

Recomposition – Le populisme comme nouvelle force politique (1/4) (billet invité)


Billet invité de Marc Rameaux, qui a publié « Portrait de l’homme moderne »
« Recomposition », le dernier ouvrage d’Alexandre Devecchio publié depuis le 5 Septembre, aborde un sujet constamment scruté et commenté dans les média : l’émergence des populismes dans le monde politique.
Il peut paraître difficile d’écrire et publier un ouvrage sur ce thème, qui occupe déjà fréquemment les colonnes journalistiques et alimente nombre de politologues, philosophes ou sociologues : l’essentiel n’a-t-il pas déjà été dit ?
L’originalité – et le grand intérêt de « Recomposition » - est de montrer que non, justement, la plupart des analystes sont passés à côté de l’essentiel.

mercredi 5 décembre 2018

Merci aux gilets jaunes de mettre Macron en ultra-minorité

La fin de la domination idéologique et politique de l’oligolibéralisme pourrait bien approcher avec Macron et les gilets jaunes. En faisant exploser un duopole PS-LR trop souvent d’accord, il créait une opportunité que sa présidence calamiteuse renforce encore. Et si, après la victoire volée de 2005, les évènements des dernières semaines ouvraient enfin la voie à un véritable changement ?


La pensée unique, réduite à la portion congrue

mardi 5 mai 2015

Fascisme à outrance (Les Nouveaux inquisiteurs) (billet invité)

Billet invité de l'oeil de Brutus




Est-il encore possible de s'exprimer librement en France ?[i] La question mérité d’être posée tant il est vrai que « l’usage abusif et aveuglant du mot fascisme »[ii] révèle l’incapacité de toute une frange de la classe politico-médiatique à accepter le débat. Née dans les rangs de l’extrême-gauche à une époque, aujourd’hui relativement lointaine où des partis autoritaires et souvent xénophobes se projetaient en partis uniques et dictatoriaux (mais est-ce encore le cas de nos jours en France ?[iii]), l’obsession antifasciste, sous l’impulsion du politiquement correct, a progressivement gagné tout, ou presque, le spectre politique, avec cette « envie que les problèmes d’aujourd’hui soient exactement ceux d’hier et qu’il n’y ait rien de nouveau à penser »[iv]. Or, « ce refus de penser conduit à l’interdiction de penser et de nommer. Grâce à la reductio ad hitlerum, quiconque parle de la patrie, du travail et de la famille est un adepte de Pétain. Quiconque parle des problèmes posés par certains immigrés recommence la Shoah »[v]. Et c’est bien là tout le but : interdire l’accès au débat. Comme les questions économiques, sous l’égide du « TINA », ne se discutent pas (voir les chapitres précédents), il ne reste plus qu’à fermer les questions sociales au nom de la lutte contre l’Hydre et le débat ne pourra se concentrer que sur quelques vagues questions sociétales (et encore, voir les chapitres suivants). Le citoyen n’aura plus alors que le choix entre deux clans de la même dyarchie, affichant consensus sur toutes les questions de fond (l’Europe, la Nation, l’économie, la diplomatie, l’immigration, l’école, etc.) mais instrumentalisant une fausse alternative avec de savantes doses de compassions clientélistes (les clientèles étant les seules variantes des deux clans), étant bien entendu qu’ils ont de toutes façon sciemment abandonné depuis belle lurette tout forme de pouvoir réel (c’est finalement fatiguant à exercer, et bien peu gratifiant au final) aux marchés et aux technocrates.