jeudi 7 février 2013

Europe : l’imposture sarkozyste de François Hollande


Mardi, le président de la République a fait un discours au parlement européen où il a exposé sa vision de la construction européenne. Avec un culot et une mauvaise foi tout sarkozyste, celui qui a soutenu tous les traités européens depuis trente ans s’est permis de critiquer ce qu’il a contribué à construire.

Faites ce que je dis, pas ce que je fais

François Hollande n’a pas peur du ridicule. Lui qui a soutenu le traité de Maastricht, celui d’Amsterdam, celui de Nice, le traité constitutionnel européen, le traité de Lisbonne et enfin, la camisole budgétaire, le TSCG, ose critiquer la direction prise par l’Europe ! Comme le rapporte le Figaro, il dit ne pas vouloir « condamner l’Europe à une politique d’austérité sans fin ». Mais alors, pourquoi Pierre Moscovici ne démord de l’objectif de 3% de PIB de déficit pour 2013 quand même le FMI ou François Baroin admettent qu’il vaudrait sans doute mieux viser un peu plus cette année ?

Pourquoi surtout a-t-il signé le TSCG, ce traité qui impose justement des politiques austéritaires à l’ensemble de l’Europe ? S’il pensait vraiment ce qu’il a dit, il aurait refusé de le signer, conformément à son discours de campagne, et aurait entamé un bras de fer avec Angela Merkel. Tout aussi ridicule sa critique de l’euro cher : « on ne peut pas laisser notre monnaie fluctuer selon les humeurs des marchés ». En effet, la gestion de la monnaie européenne suit tous les traités que le président de la République a ratifiés. S’il n’en était pas satisfait, il pouvait toujours s’opposer au traité de Lisbonne.

Devant une audience assez euro-béate, il a plaidé pour une plus grande intégration : « un gouvernement de la zone euro ». Il a également évoqué les euro obligations en parlant d’une « intégration solidaire », ainsi qu’un budget de la zone euro. Bref, exactement le Transfer Union que plus de 80% des Allemands refusent et que la crise de la zone euro a rendu totalement radioactive outre-Rhin. Bref, Hollande nous a raconté les mêmes sornettes que le PS raconte sur l’Europe depuis vingt ans.

Sur l’Europe, PS = UMP = impasse

Mais, finalement, ce qui frappe le plus, c’est l’extrême proximité du discours de François Hollande avec celui tenu par son prédecesseur. De manière très révélatrice, le Figaro a souligné qu’il « reprenait un cheval de bataille de Nicolas Sarkozy » sur la réforme du système monétaire et le Monde affirme que « quand il est question de l’euro, François Hollande n’hésite pas à mettre ses pas dans ceux de Nicolas Sarkozy (…) qui réclamait, en 2010, un nouveau Bretton Woods ».

Du coup, on sait déjà ce qu’il adviendra de ce discours : il restera à l’état de belles paroles qui ne sont que du vent destiné à remplir les journaux du lendemain, tout en restant sans lendemain. De même que Sarkozy n’a rien changé aux travers de l’Europe que les discours de Guaino lui ont permis de dénoncer avec éloquence, Hollande ne changera rien aux traités qu’il a soutenus et ratifiés et dont on se demande par quel miracle il pourrait obtenir le moindre changement.

Bref, l’euro va continuer à être trop cher, à moins que les autres pays (Etats-Unis, Chine…) ne souhaitent le contraire. L’Union Européenne continuera à défendre des politiques d’austérité mortifères qui ont déjà envoyé des millions de citoyens au chômage par pur dogmatisme alors que la plupart des autres pays dits développés ont le pragmatisme de procéder à des politiques d’ajustement plus progressives. Enfin, l’Allemagne continuera (avec raison) à refuser de payer.

Bref, pour changer de politique européenne, il faut se débarrasser du PS et de l’UMP, car ces partis sont incapables de changer l’Europe et tiennent un discours d’une malhonnêteté crasse. Heureusement, hier, Nicolas Dupont-Aignan et Nigel Farage démontraient qu’il y a une autre voie.

19 commentaires:

  1. Toujours la même histoire : "plus d'intégration", "plus de solidarité", bla bla. Mais on refuse de donner la parole au peuple, sans doute perçu comme trop bête pour decider de son avenir, alors que c'est lui qui paie les pots cassés...

    Et pendant que l'Europe perd ses emplois, son niveau de vie et son avenir, les fous furieux (comme Quatremer, qui jubile sur son blog) entonnent l'hymne à la joie. C'est consternant et rageant mais la colère est un excellent carburant quand il s'agit de mener un combat politique.

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    1. Solidarité, dites-vous?

      Avez-vous entendu parler de l’affaire des chars qu’une firme française devait vendre à l’Arabie Saoudite? D’après Henri Fouquereau, je cite, « (ces chars) ont reçu un veto de la part de l’Allemagne ; suite à cette affaire, le député (dont HF ne précise pas le nom, TdP) a posé une question écrite au Ministre de la Défense, mais vous trouverez ci-apres LA RAISON EXACTE pour laquelle l’Allemagne a opposé son veto - c’est notre ami Alain Rohou qui a trouvé dans la presse allemande le pourquoi du comment de la chose. »

      Voici la lettre dudit député :

      « Monsieur le député, le mois dernier je vous posais une question sur l’affaire des blindés Français qui devant être vendus à l’Arabie Saoudite s’étaient vus opposer un véto allemand.
      Je sais que vous avez ensuite posé une question écrite au Ministre de la Défense et que vous soupçonniez les Allemands de vouloir vendre leur propre production.
      Voici la confirmation de ce que vous disiez :
      Selon le journal allemand Bild am Sonntag, le conseil fédéral de sécurité, présidé par madame Merkel aurait donné son accord pour l’ouverture de négociations portant sur une vente de 30 véhicules blindés de type Dingo 2 à l’Arabie saoudite.
      Il est question d’un achat de 272 chars allemands et de quelques centaines de véhicules blindés ARTEX Boxer.
      Cerise sur le gâteau : le DINGO 2 fait penser à l’Aravis du français Nexter, les deux blindés ayant en commun un châssis identique fourni par Mercedes benz (l’unimog U5000, celui-là même qui serait posé sur les chars que nous devions vendre à l’Arabie saoudite), ce qui a provoqué le véto Allemand.
      En plus du véto : l’Allemagne ne livre pas les châssis à Nexter, qui ne pourra jamais livrer les chars commandés par l’Arabie Saoudite »

      Cette présentation des faits est-elle exacte, ou n’est-ce qu’une fable destiné à dissimuler que les Français sont décidément mauvais en tout, et spécialement en technique? Si la version de Fouquereau est exacte, on peut conclure non seulement que la présumée solidarité européenne est, comme de juste, une grossière illusion, mais en plus qu’en l’espèce l’Allemagne sabote l’industrie française. Vous me direz si vous trouvez que j’exagère.

      Lien vers le site de Fouquereau : http://www.forumpourlafrance.org/spip/Mardi-5-fevrier-2013-a-18-heures-et-jusqu-a-21-heures-emission-du-Journal-de-la-France-Libre.html

      Torsade de Pointes

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  2. Isabelle Maire du Poset7 février 2013 à 09:28

    Cette analyse devrait servir de base pour la prochaine campagne des Européennes ; il faut marteler auprès des électeurs que ceux qui disent vouloir changer l'Europe sont ceux qui ont signé tous les traités qui nous ont conduit à cette crise.
    " Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes " Bossuet

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  3. également vu par Dominique Jamet

    http://www.bvoltaire.fr/dominiquejamet/hollande-sarkozy-a-lunisson-vive-les-copains,10936

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  4. 1 - Pierre Moscovici: l'appréciation de l'euro coûtera 0,3 point de pourcentage à la croissance du PIB français en 2013.

    http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20130206trib000747288/l-euro-fort-a-son-niveau-actuel-coutera-03-point-de-pib-a-la-france.html

    2 - «La politique de change n'est pas un instrument adapté pour améliorer la compétitivité», a affirmé Steffen Seibert, porte-parole de la chancelière Angela Merkel. «Le gouvernement allemand est convaincu qu'en comparaison historique, l'euro n'est pas surévalué à l'heure actuelle», a-t-il ajouté.

    http://www.lefigaro.fr/international/2013/02/06/01003-20130206ARTFIG00628-l-euro-fort-ravive-les-tensions-entre-la-france-et-l-allemagne.php

    3 - L'Allemagne a constitué un appareil industriel fondé sur une monnaie forte à fort pouvoir d'achat. «Le modèle allemand est beaucoup plus extraverti en terme de structure verticale de production. Il a affecté une plus grosse part de sa production à l'étranger que la France, notamment dans les pays de l'Est. Un euro fort permet ainsi d'importer des marchandises à un meilleur prix» explique Antoine Berthou, économiste au CEPII. Une question de compétitivité qui n'est possible qu'avec une main d'œuvre qualifiée capable d'incorporer des importations basiques (matières premières, pièces détachées…) dans une industrie à haute valeur ajoutée avant de réexporter le produit fini. Dans cette configuration, l'euro fort est une condition essentielle.

    http://www.easybourse.com/bourse/international/article/16928/lallemagne-ou-la-passion-de-leuro-fort.html

    4- Une récente étude de Deutsche Bank souligne les divergences d'intérêts qui minent la monnaie unique. Selon la banque allemande, le niveau de l'euro à partir duquel l'économie française est fragilisée se situerait autour de 1,22-1,24 dollar, et 1,16-1,17 dollar pour l'Italie. Tandis qu'il serait de 1,54-1,94 dollar pour l'Allemagne.

    http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20130205trib000747068/euro-fort-ce-qu-a-vraiment-dit-francois-hollande.html

    Tout cela pour dire que si un jour « Debout la république » arrive au pouvoir il faudra sortir la France immédiatement de l’euro. On informe (ou pas) les allemands et nos partenaires et on n’en discute même pas. Ça serait inutile à cause d’intérêts nationaux allemand, français, etc. inconciliables avec une monnaie unique.

    Saul


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    1. @ Saul. L'article de la Tribune rappelle un point, que nous savons central dans la conduite des affaires européennes : la Banque Centrale Européenne est indépendante. Une institution non démocratique dirigée par des technocrates arrogants et susceptibles de surcroît (La BCE pourrait se raidir (sic) si on essayait de l'influencer) décide de notre politique monétaire.

      N'oublions pas que le choix de créer une banque indépendante ne visait qu'à empêcher la survenue de l'inflation et que c'était, avec l'exigence d'une monnaie forte, une des deux conditions exigées par l'Allemagne pour faire partie de cette Europe.

      Nos dirigeants ont accepté ces conditions et continuent à reculer au mépris de nos intérêts nationaux. Plus le temps passe, plus ils concèdent et renoncent.
      Quel spectacle pitoyable que ces socialistes, qui, après les sarkozystes, sont plus occupés à tenter de sauver les apparences qu'à prendre des iniatives inspirées et courageuses.

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    2. Nouvelle citation de l’article de latribune : « La hausse de la monnaie unique par rapport au yen et au dollar n'est par ailleurs pas sans effet néfaste pour ses membres périphériques, en annihilant les efforts de dévaluation interne consentis depuis le début de la crise. Mais ces soutiens potentiels risquent de n'avoir que peu de poids face à la ligne de Berlin. »

      Une autre étude de 2010: « Zone euro : l'analyse qui donne froid dans le dos »

      http://blog.turgot.org/index.php?post/Connolly

      Citation : « Cependant, comme près de la moitié du commerce extérieur de ces pays se fait avec la zone euro, et que leur situation initiale est franchement mauvaise, il s’ensuit que, pour obtenir le résultat recherché, il faudrait que la dévaluation de l'euro soit très forte. Des calculs ont été faits qui laissent entendre qu'il faudrait que l’euro tombe de 1,57 $ à 60 cents (8) pour obtenir un impact suffisamment significatif sur l'économie des pays à balance déficitaire. Mais cela entraînerait en contrepartie une hausse galopante des prix en Allemagne. En se fondant sur l'utilisation du modèle de la BCE, ces calculs font apparaître qu'une telle dévaluation pourrait entrainer une hausse des prix allemands de l'ordre de 70% en cinq ans »

      En s’opposant à une baisse de l’euro l’Allemagne fait passer l’intérêt national allemand avant toute forme de considération en dépit du fait que certains pays comme la Grèce et l’Espagne sont dans une situation sociale désastreuse. De toute façon comme les pays en difficulté de la zone euro ne pourraient pas profiter d’une baisse de l’euro par rapport aux autres pays membres de la zone euro, mais seulement par rapport à l’extérieur, il faudrait que la baisse de l’euro soit vraiment considérable pour eux et donc à juste titre inacceptable pour l’Allemagne.

      C’est pourquoi je dis que si instance politique favorable à la sortie de l’euro arrive au pouvoir à France, il ne faudra pas perdre son temps en discussion inutile pour sortir de l’euro.

      L’euro fort n’est pas le seul responsable de la désindustrialisation de la France (et par conséquence de l’affaiblissement de la base des ressources fiscales et sociales du pays) mis c’est indiscutablement l’un des responsables. Voyez notamment :

      http://lexpansion.lexpress.fr/economie/l-euro-est-il-responsable-des-fermetures-d-usines-en-france_371444.html

      Saul

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  5. @ Laurent Pinsolle
    OT
    Voilà les thèses developpés par les éditions d'Eric Hazan qui reprennent les théories d'un assistant d'Edward Saïd sur l'homosexualité dans le monde arabe:
    http://www.rue89.com/2013/02/06/les-indigenes-de-la-republique-contre-l-homosexualite-imposee-239375

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  6. @ Fiorino

    Merci pour le lien

    @ Saul

    Merci pour tous ces liens.

    1- Sapir parle d'au moins 0,5 point (pour lui, 10% d'appréciation de l'euro, c'est un point de PIB de moins)... En tout cas, il y a un impact, et il est significatif.

    2/4- Ceci montre à merveille que la zone euro n'est pas une zone monétaire optimale

    3- En effet, Sapir le souligne souvent également.

    @ Patrice

    Même le Monde et le Figaro le soulignent...

    @ Yohann

    Ils chanteront moins quand ils verront que le budget 2014-2020 sera en baisse...

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  7. L'Union européenne est plongée dans une crise grave qui va durer, contrairement aux fadaises que nous servent quotidiennement nos gouvernants. Et que nous disent ces chers socialistes ? Leur chef, M. Hollande, demande plus d'Europe, comme il demandait plus de temps. Cette attitude paraît démente, contraire à toute logique élémentaire, qui voudrait que les dirigeants des pays de l'Union européenne se posent des questions de fond, sur les choix de l'Union, ses modalités d'organisation, ses structures,les outils dont elle est dotée et dont elle doit se doter. Non, pas du tout. Il n'y a pas d'erreur de diagnostic. La réalité pliera.
    M.Hollande a donné sa réponse : il faut approfondir, concentrer, resserrer avec les mêmes objectifs, notamment budgétaires. Ca va mal et bien continuons ! Alors, pour donner l'apparence de l'action à cette passivité mortifère, M. Hollande fait ,comme à son habitude, des déclarations aussi hypocrites que solennelles dont les médias sont si friands.

    Et pendant qu'il pérore, le murmure d'un constat politique, qu'on voudrait ignorer, devient bruit, puis vacarme alimentant notre colère : il n'y a donc AUCUNE différence entre Sarkozy et Hollande.

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  8. La BCE ne lâchera jamais l'Euro fort puisque c'est son bâton pour contraindre à avancer vers la fédéralisation et les contrôles budgétaires selon le TSCG. Donc ça va continuer comme ça.

    Sachant qu'un euro plus fort pénalise bien plus l'économie française que l'allemande, la France va devoir réaliser qu'elle a reçu l'invitation pour un remake du diner de con, Hollande étant la guest star.

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    1. Complètement d'accord. Malheureusement, François Hollande est beaucoup moins drôle que Jacques Villeret.

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  9. @Laurent Pinsolle,
    Torsade de Pointes confirme une information que j'ignorais: il semblerait que l'industrie allemande de l'armement veuille tailler des croupières à sa concurrente française! Ca veut dire que décidément, l'"amitié" franco-allemande est bien un marché de dupes: les Allemands ont pour moi franchi une ligne rouge s'ils veulent concurrencer les armes françaises...
    Plus que jamais, il semblerait que le "divorce" doive être prononcé! Ce ne sera pas avec les "germanophiles" du gouvernement que ça se produira eux qui, en dehors du premier ministre, ne comprennent pas l'Allemand, mais avec une nouvelle génération de politiciens qui n'aura pas du tout été hypnotisée par les mannes mitterrandiennes...Bref, qui défendra l'intérêt des Français sans avoir peur du qu'en dira-t-on (cf les sondages sur les idées que les Français partagerais avec le FN...).

    CVT

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  10. Voici quelques propos amusants, mais a priori sérieux, de Mario Draghi, Président de la BCE, rapportés aujourd'hui par l'agence Reuters : "l'appréciation (de l'euro) est, dans un sens, un signe du retour de la confiance dans cette monnaie".../.. Le taux de change n'est pas un objectif de politique (monétaire) mais il est important pour la croissance
    et la stabilité des prix."

    Comme le chantaient Ray Ventura et ses Collégiens dans les années 30 : "Allo, allo James ! Quelles nouvelles ? Tout va très bien Madame la Marquise" jusqu'à la chute finale. Ou comment tenir en permanence, que l'on soit Président de la BCE ou dirigeant d'un Etat européen, un discours positif sur l'euro en toutes circonstances.

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  11. Vendredi 8 février 2013 :

    Pour la période 2014-2020, le budget de l’Union Européenne sera en baisse de 3%.

    De sources européennes, on souligne que cela correspond à une baisse de 3% du budget pluriannuel 2014-2020 par rapport aux sept années précédentes. C'est la première fois dans l'histoire de l'Union européenne que le budget est en baisse.

    http://tempsreel.nouvelobs.com/la-crise-de-l-euro/20130208.OBS8230/budget-europeen-les-chefs-d-etats-negocient-toujours.html

    En clair : pour la période 2014-2020, le budget de l’Union Européenne sera au niveau minable de 1% du PIB de l’Union Européenne.

    Et en 2021 ?

    En 2021, le budget de l’Union Européenne atteindra le niveau gigantesque de 1,1 % du PIB de l’Union Européenne ?

    Ou alors le budget de l’Union Européenne atteindra le niveau titanesque de 1,2 % du PIB ?

    En 2021, soyons fous, le budget de l’Union Européenne atteindra 1,3 % du PIB ?

    Alors, il faut prendre les choses comme elles sont, car on ne fait pas de politique autrement que sur des réalités. Bien entendu, on peut sauter sur sa chaise comme un cabri, en disant : « l'Europe, l'Europe, l'Europe ! » , mais ça n'aboutit à rien et ça ne signifie rien.

    Charles de Gaulle, 14 décembre 1965.

    La soi-disant « Union Européenne », ça n'aboutit à rien et ça ne signifie rien.

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  12. Charles de GAULLE avait dit non à l'Europe, avait cessé d'y contribuer financièrement. La France mise à l'index s'est tournée vers les "autres" pays : reconnaissance de Mao, commerce avec les pays d'Amérique du Sud, etc... et cerise sur le gâteau, dans le jardin US : Vive le Québec Libre. Cela vaut mieux qu'un discours. Même s'il l'a payé par la suite par 68 et le référendum.
    Il faut quitter l'Europe, nous n'en avons pas besoin, et nous saurons réitérer l'exemple du général de Gaulle. Sortons de l'OTAN, cessons la néo-colonisation.... Avant qu'il ne soit trop tard, quoiqu'il le soit déjà, avec le délitement de la Nation.
    Comment peut-on se revendiquer du Gaullisme et être pour l'UE ?!

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    1. Oui mais enfin le Québec libre ça n'a pas marché.

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    2. Vive le Québec Libre n'était que du poil à gratter dans le dos des USA, à la porte d'à côté. Il fallait oser, venir défier l'Ogre.

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  13. @ Démos

    Bien d’accord. Le problème pour Hollande, c’est qu’il est seul et qu’il a cédé à l’Allemagne et la Grande-Bretagne.

    Merci pour la citation de Draghi.

    @ Olaf

    Bien vu.

    @ CVT

    La différence entre nos deux pays, c’est que les allemands défendent les intérêts de l’Allemagne, alors qu’une partie de nos élites ne se soucient plus de défendre les intérêts de notre pays.

    @ BA

    Merci

    @ Anonyme

    Je suis pour l’Europe, mais contre cette UE. La construction européenne peut être utile.

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