Bien sûr, Laurent
Joffrin, comme
le Monde, a défendu la
triste décision du Conseil d’Etat. Cependant, il faut également reconnaître
que Libération a publié un
papier qu’il faut absolument lire dans le cadre des débats que nous avons autour
de la burka, du burkini et du voile. « Leur
voile, j’ai envie de l’arracher », c’est
le témoignage de jeunes musulmanes qui décrivent la dure pression qu’elles
subissent, à Paris, Lille, Mulhouse ou Avignon, démontrant que le
droit individuel au port d’un vêtement est tout sauf anodin et qu’il peut être
porteur d’une véritable violence. La simple lecture de ce papier démontre non
seulement qu’il faut une loi pour interdire le port du burkini, mais me
renforce dans la conviction qu’il faut
également faire un barrage beaucoup plus strict au voile dans notre pays.
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dimanche 28 août 2016
mardi 6 octobre 2015
Libération, ni bien, ni pensant
C’était la
une de Libération hier, « Contre
Zemmour, Finkielkraut, Onfray… Oui on est ‘bien pensants’ et alors ? »,
suivie
par un pseudo décryptage de la « Réac
Academy » par Laurent Joffrin. Mais ce faisant, Libé en dit sans doute bien plus sur sa
propre nature que sur celle de ceux qu’il dénonce.
Mauvaise
foi superficielle
Déjà, cela
commence mal avec le titre, davantage digne d’une cour de récréation que du
journal de Sartre. Il ne manquerait plus qu’un « nanananère ! » pour couronner cette apostrophe enfantine.
Mais le gloubiboulga qui constitue la suite n’est guère mieux. Déjà, Joffrin
commence par mélanger Finkielkraut, Onfray, Debray et Polony avec Ménard,
Morano, Elisabeth Lévy et Zemmour, comme s’ils formaient un tout homogène
sans la moindre nuance… Pourtant, qu’on les aime ou pas (et dans mon cas, j’en
apprécie certains et en
rejette d’autres), il faut être sacrément ignorant ou de mauvaise foi pour
amalguer des personnes aussi différentes. Ce faisant, Joffrin et Libération révèlent la superficialité
crasse de leurs raisonnement : ils ne peuvent pas être bien pensants
puisqu’ils ne pensent pas !
Il y a un autre
aspect détestable dans ce pseudo décryptage qui n’est que la forme outrancière
et dérisoire d’une police de la pensée en difficulté. Outre l’oubli de la
diversité de la « réac academy » Il est totalement ridicule d’écrire
« s’il
y a une pensée unique, c’est la leur ». Comme si, dans
les débats sur la construction européenne, l’immense majorité des
éditorialistes ou des journalistes n’avaient pas fait une campagne sans nuance
pour défendre ce projet délétère ? Il est également risible de
dénoncer la dénonciation de son camp en procédant exactement à la même chose, d’une
manière aussi nuancée qu’Eric Zemmour quand il parle des femmes. La suite
du texte est une forme de Disney sans nuance de la pensée, avec des méchants
très méchants corrigés par les gentils de Libé.
Risible.
Snobisme
criard et totalitaire
jeudi 23 avril 2015
Drame des migrants : l’effarante réaction de Cohn-Bendit, le Monde et Libération
La
mort en mer de centaines de migrants africains qui cherchaient à rejoindre
l’Europe a logiquement suscité une énorme émotion. Aujourd’hui, se tient un
conseil européen sur le sujet. Mais l’angélisme des réponses apportées par Daniel
Cohn-Bendit, le
Monde et Libération
est une impasse.
L’illusion
des frontières ouvertes et des emplois vacants
Pour
Daniel Cohn Bendit, la solution à ce drame est simple : il faut davantage
ouvrir les frontières. D’ailleurs, les pays européens auraient des besoins
de main d’œuvre (pas moins de 7 millions de personnes en Allemagne à long
terme). Libération
et Le
Monde ont dégoté des chercheurs qui soutiennent qu’une plus grande
ouverture des frontières n’augmenterait pas le nombre de migrants puisque, de
toutes les façons, ceux qui viennent sont prêts à risquer leur vie, ce
qui ne semble pas vraiment avoir convaincu les lecteurs étant donnés les
commentaires. Puis, parce que c’est une contre-vérité trop souvent
répandue, comme
L’œil de Brutus l’avait démontré sur
le blog, il convient d’abord de faire un sort à l’idée selon laquelle il y
aurait beaucoup d’emplois non pourvus en France.
D’abord, Alternatives Economiques montre que,
nous avons un des plus faibles taux d’emplois non pourvus en Europe : 0,6%
contre 1,6% dans l’UE. En outre, il
ne faut pas oublier que toute offre d’emploi intégrée, alors que ne
devraient être prises en compte que celles qui n’est pas possible de satisfaire
au bout d’un certain temps, sans parler du fait que peuvent
être prises en compte des offres de 2 heures de ménage par semaine… Bref, à
quelques rares exceptions près (médecins, bouchers), nous ne manquons pas de
travailleurs, comme
le suggèrent les chiffres du chômage. Bien au contraire, cette situation
plaide pour réduire au minimum l’immigration et ne pas déséquilibrer plus
encore le marché du travail, au bénéfice des entreprises, comme
le souligne Jack Dion dans Marianne.
L’humanisme,
c’est de fermer les frontières
vendredi 6 mars 2015
Fessée : le conseil de l’Europe et le Monde en mériteraient bien une !
Mercredi, le
Conseil de l’Europe a jugé que la France « ne prévoit pas d’interdiction suffisamment claire, contraignante et
précise des châtiments corporels » et violerait la Charte européenne
des droits sociaux, ouvrant la voie à une condamnation par la CEDH. Un
jugement effarant.
Ubu
s’occupe des fesses des autres
Le
traitement du sujet par le Monde
est assez biaisé. Cela commence par le dessin, qui, quand on y fait attention,
n’est pas neutre : y est représenté un enfant extrêmement jeune et une
femme aux mains totalement disproportionnées, surtout avec un si petit enfant,
rendant la fessée encore plus effrayante. Le
papier évoque des études qui montreraient la nocivité des « coups reçus dans l’enfance ».
Outre le fait qu’il n’y a aucun lien vers une étude qui démontrerait la
nocivité de la fessée, le glissement sémantique (avec le choix du terme
« coups »), créé un amalgame entre les parents qui battent leurs
enfants, et leur donnent des coups et ceux qui se contentent parfois de donner
une gifle ou une fessée.
Bref, entre
mauvaise foi et amalgame, le Monde
semble prendre le
chemin de Libération dans l’affaire
d’il y a un an et demi où un père avait été condamné pour avoir donné une
fessée à son fils de 9 ans. Pour aller plus loin, se pose aussi la question
du rôle de ces institutions européennes qui se mêlent de ce qui ne les regarde
pas, même si je reconnais que cela est aussi la conséquence de traités votés
par nos politiques. Voici l’exemple de la complexité que créé cette Europe qui
éparpille les responsabilités et fait perdre du temps sur des sujets sans objet
(plus de 80% des Français sont contre l’interdiction). Et cela montre aussi la
tendance bureaucratique d’une construction qui prétend tout réguler.
Les
paradoxes de ce débat
jeudi 17 octobre 2013
Les paradoxes de la fessée
C’est un des
débats de la semaine : un
père a été condamné à 500 euros avec sursis pour avoir donné une fessée à son
fils de 9 ans. Naturellement, les
libertaires de service en ont profité pour dénoncer le pseudo archaïsme de
notre pays pour réclamer l’interdiction de cette pratique.
Revendications
libérales-libertaires
Ces
activistes, partisans de la libéralisation économique, construisent une société
toujours plus violente, où la protection sociale est de plus en plus limitée,
les droits des travailleurs déconstruits, tout en essayant de faire de la vie
des enfants un cocon ultra protecteur. Car les mêmes qui refusent les fessées
sont souvent ceux
qui veulent que l’école s’adapte à l’enfant ou supprimer les notes. Ne se
rendent-ils pas compte qu’ils construisent un monde totalement schizophrène qui
rend de plus en plus violent le passage à l’âge adulte, générant des
souffrances bien plus grandes que celles d’une fessée.
Ce faisant,
voici un nouvel exemple de cette
« dissociété » qu’a bien
analysée Jacques Généreux. Et, on y retrouve aussi tous les travers de
cette société néolibérale, gouvernée par le seul droit, comme si la vie en société
ne pouvait être envisagée que par un droit normatif et froid, où les traditions
et la volonté arbitraire et culturelle d’une société particulière n’auraient
plus leur place. Bien sûr, les opposants de la fessée se feront les avocats des
« droits de l’enfant » mais que font-ils pour qu’ils apprennent à
lire, à écrire et à compter à l’école, puis trouvent un emploi à la fin de leur
parcours scolaires ?
Une
tradition justifiée ?
mardi 15 octobre 2013
Remettre en perspective la victoire du FN à Brignoles
Dimanche, le
FN a repris le canton de Brignoles, gagné
en 2011, puis perdu en 2012. Si le succès du parti de la famille Le Pen est
indéniable, parler d’échec du front républicain reste néanmoins un peu abusif
si on prend en compte l’histoire et les reports de voix, comme
le rapporte le Monde.
Un vrai
succès pour le Front National
Certains, comme
Libération, voulaient se rassurer
à bon compte en évoquant la stabilité du nombre de voix qui s’étaient portées sur
le candidat frontiste en 2011, puis en 2012, et enfin en 2013. Cependant, une
telle analyse est à courte vue. Il ne faut pas oublier que le candidat FN a
progressé régulièrement, passant de 33% il y a deux ans et demi, à 35% l’an dernier, pour dépasser les
40% cette année. Et encore, il ne faut pas oublier la candidature d’un
dissident du Front National, présent sous les couleurs du Parti de France, qui
a réuni 9% des suffrages (mais qui a appelé à voter UMP).
Cependant,
entre temps, la participation a progressé de 12 points, passant de 33 à 45%. Du
coup, Laurent Lopez a recueilli plus de 5000 voix, contre 2700 le dimanche
précédent. Le candidat du Front National a réussi à gagner plus de 80% de
suffrages supplémentaires en une seule semaine. C’est encore mieux qu’en 2011, où
il était passé de 2700 à 4400 voix, avec une participation de 48%. Le FN
n’a pas seulement réussi à attirer les électeurs du candidat du Parti de
France, mais également des abstentionnistes qui se sont spécialement déplacés
pour permettre sa victoire.
Un
plafond de verre pas remis en question
mardi 4 juin 2013
Libération, le Monde : chronique d’une haine de la France ordinaire
Il y a deux
ans, face à un journaliste du Monde
qui ironisait sur « le
protectionnisme dans un seul pays », Jacques Sapir lui avait répliqué
que « la
haine de la nation, c’est l’internationalisme des imbéciles ». Un
propos malheureusement trop souvent applicable à certains journaux…
La passe
de trois de Libération
A vrai dire,
quand je l’avais entendu, j’avais trouvé qu’il y allait un peu fort, mais en
prenant de recul, il faut bien constater à quel point il avait vu juste. On
peut revenir à l’éditorial
rageur de Serge July le lendemain du « non » au TCE, réduit à
« des cris de douleur, de peur,
d’angoisse et de colère que l’électorat de gauche a poussé dans les urnes »,
dénonçant la xénophobie contre le « malheureux
plombier
polonais ». Il assurait alors que « l’Europe est pourtant le seul espace social de la planète que la charte
des droits sociaux devrait renforcer » : transmis à Athènes,
Lisbonne et Madrid…
Libération s’était aussi illustré par un
détestable appel publié peu après la victoire de François Hollande :
« Jeunes
de France, votre salut est ailleurs : barrez-vous ! ». Dans une resucée mal digérée
de mai 1968, les « auteurs » appelaient la jeunesse à quitter un pays
dirigé par « une gérontocratie,
ultracentralisée et sclérosée », où la croissance est trop faible et
le chômage trop haut, comme si cela n’était que le cas à Paris et pas à
Londres, Tokyo ou Pékin. Ces analphabètes de la politique en venaient même à
vanter Tbilissi, en
oubliant toutes les limites de la démocratie géorgienne.
Bien
évidemment, ces
mercenaires mondialisés appellent à partir « pour améliorer votre niveau de vie ». Ce faisant, ils se ne
rendent même pas compte de la vulgarité d’un tel appel, bien illusoire pour 90%
des Français, qui n’ont pas les moyens d’aller tenter l’aventure en Chine ou au
Brésil, contrairement à eux. Car leur appel n’est pas véritablement destiné à
cette jeunesse des banlieues derrière laquelle ils s’abritent pour se donner
bonne conscience, mais à leurs amis du show biz et du sport pour qui « ce n’est pas uniquement votre pays de
naissance qui est vôtre mais le monde tout entier ».
Car il faut
rappeler qu’un des signataires de l’appel, fondateur des dîners de
l’Atlantique, dit ailleurs « se
sentir américain en Europe et européen aux Etats-Unis ». Cette
petite élite ne se sent plus aucun lien avec la nation qui a pourtant fait
ce qu’ils sont. Pas étonnant que Libération ait pris une position aussi tranchée et caricaturale
dans le débat sur la loi Fioraso, en faisant sa une en anglais.
Tout le problème de Libération est
qu’à force de détester la France, il
n’y a plus beaucoup de français qui aiment le lire, comme le démontrent les chiffres de l’OJD sur sa diffusion.
Au Monde, la sainte Europe et la méchante
France
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