Mercredi, le
Conseil de l’Europe a jugé que la France « ne prévoit pas d’interdiction suffisamment claire, contraignante et
précise des châtiments corporels » et violerait la Charte européenne
des droits sociaux, ouvrant la voie à une condamnation par la CEDH. Un
jugement effarant.
Ubu
s’occupe des fesses des autres
Le
traitement du sujet par le Monde
est assez biaisé. Cela commence par le dessin, qui, quand on y fait attention,
n’est pas neutre : y est représenté un enfant extrêmement jeune et une
femme aux mains totalement disproportionnées, surtout avec un si petit enfant,
rendant la fessée encore plus effrayante. Le
papier évoque des études qui montreraient la nocivité des « coups reçus dans l’enfance ».
Outre le fait qu’il n’y a aucun lien vers une étude qui démontrerait la
nocivité de la fessée, le glissement sémantique (avec le choix du terme
« coups »), créé un amalgame entre les parents qui battent leurs
enfants, et leur donnent des coups et ceux qui se contentent parfois de donner
une gifle ou une fessée.
Bref, entre
mauvaise foi et amalgame, le Monde
semble prendre le
chemin de Libération dans l’affaire
d’il y a un an et demi où un père avait été condamné pour avoir donné une
fessée à son fils de 9 ans. Pour aller plus loin, se pose aussi la question
du rôle de ces institutions européennes qui se mêlent de ce qui ne les regarde
pas, même si je reconnais que cela est aussi la conséquence de traités votés
par nos politiques. Voici l’exemple de la complexité que créé cette Europe qui
éparpille les responsabilités et fait perdre du temps sur des sujets sans objet
(plus de 80% des Français sont contre l’interdiction). Et cela montre aussi la
tendance bureaucratique d’une construction qui prétend tout réguler.
Les
paradoxes de ce débat
