dimanche 24 juin 2018

Union des droites, impasse pour la France

C’est une idée avancée depuis quelques temps par NDA : pour barrer la route à Macron, il faudrait que les partis de droite se rassemblent, pour éviter à la France un choix entre le président actuel et Mélenchon. C’est une ligne parfois défendue par un commentateur du blog. Etant donné mon parcours politique, je souhaitais logiquement revenir sur cette proposition.


Tactique politicienne, naufrage des idées

Certains évoqueront les (relatifs) bons sondages de NDA pour justifier les choix stratégiques du président de Debout la France. Un argument un peu court, d’autant plus que les sondages ne sont que des indicateurs à courte vue et qu’il est plus facile d’émerger quand le paysage politique à droite est tellement sinistré, entre un président des dits Républicains, grossière marionnette communiquante, donné à 8% au premier tour et une présidente du FN profondément discréditée par le débat d’entre-deux tours et qui ne surnage que parce que Macron place la droite dans une impasse, en la dépassant par la droite sur les sujets économiques, la poussant dans une caricature les vouant à la marginalité.

Ensuite, ce qui pose problème avec ce discours, c’est, qu’outre la reprise du discours de cette gauche qui réclamait l’unité de son camp tout en menant des politiques totalement contraires à ses valeurs supposées, cela met la tactique politicienne au cœur du discours politique. Voici qu’un éventuel moyen devient la fin en soi, dans une inversion assez effarante des valeurs. Bien sûr, les moyens ne doivent pas être ignorés, mais faire d’un éventuel moyen le point cardinal d’un positionnement politique est tout de même assez navrant. N’y-a-t-il pas assez de sujets de fond à notre époque pour proposer aux Français une alternative plutôt que  se centrer sur une combinaison peu ragoutante et improbable ?


Car, pour couronner le tout, cet appel à cette invraisemblable alliance se fait sur la base d’une bien mauvaise synthèse, digne du pire de Hollande premier secrétaire du PS, sur la question européenne. Voilà qu’il ne faudrait plus sortir de l’euro, qui ne serait plus un pré-requis, et seulement reprendre les antiennes des partis qui ont construit cette UE qui appellent toujours à « changer l’Europe de l’intérieur ». Voilà qui confirme le caractère politicien de ce discours, qui consiste à plier dans le sens des sondages. A supposer que cela permettrait d’arriver au pouvoir, ce serait un mandat pour ne pas faire grand chose et il est clair que si certains voulaient changer les choses, ils seraient mis en minorité.

Comme le soutient Descartes sur son blog, cela révèle un « souverainisme d’opportunité » qui rappelle tristement Tsipras. D’ailleurs, dans l’UE, NDA aurait du mal à mettre en place les mesures, assez justes, annoncées dans son idée de référendum sur l’immigration. Bien pire, que penser du virage pris sur les questions économiques sur lesquelles le grand écart avec le programme de 2012 est du plus en plus grand. La droitisation de Macron semble pousser les partis de droite à adopter la rhétorique la plus extrême des détracteurs de l’Etat, que ce soit sur les dépenses publiques, la fiscalité ou le service public, proposant d’aggraver plus encore les causes de nos problèmes.


Même si cela ne remet pas en cause les convictions et la sincérité de bien des militants de DLF, la direction prise depuis quelques temps me confirme dans le choix de quitter le parti de NDA. Le soutien et l’alliance avec le FN en 2017 étaient une erreur. Et l’effarante ligne de l’union des droites est une nouvelle erreur fondamentale, qui accentue les reniements idéologiques sur bien des sujets.

26 commentaires:

  1. Le FN et « Debout la France » ont renoncé à la sortie de l’Euro du fait qu’elle n’est pas majoritairement soutenue par l’opinion. Un sondage publié le 30 mai 2018 démontre quand même que 32 % des français sont favorables à une sortie de l’Euro. Vous auriez fait ce sondage au début de la création de la zone euro, vous auriez peut-être eu 2 ou 3 % des personnes favorables à une sortie de de la France de l’Euro. L’étude indique que « 68% des Français sont opposés à la sortie de l'euro. 32% la désirent au contraire. De l'électorat d'Emmanuel Macron et François Fillon (89%) à celui de Jean-Luc Mélenchon (69%) la grande majorité des familles politiques s'inscrivent en faux contre la perspective d'un Frexit. En revanche, 63% des sympathisants de Marine Le Pen lui sont favorables. Le clivage est aussi social. 75% des membres des classes jouissant des plus hauts revenus sont contre la sortie de l'euro, quand 46% des personnes relevant des classes populaires se prononcent pour un départ français et 54% seulement pour un maintien du pays dans la monnaie unique. »

    https://www.bfmtv.com/politique/7-francais-sur-10-contre-une-eventuelle-sortie-de-l-euro-1459695.html

    Aujourd’hui il est vrai que les intentions de votes en faveur des partis soutenant une sortie de l’Euro en France Il ne reste plus que l’UPR et les « Patriotes » de F Philippot sont très loin de représenter 32 % si on cumule les intentions de votes en faveur de ces deux partis ce qui pourrait laisser croire que la contestation de l’Euro en France n’est plus soutenue que par une infime minorité. Mais ce n’est pas le cas. Chez les classes populaires, en particulier, ont s’approche de la moitié des gens qui veulent sortir de l’Euro.

    Bien entendu je suis persuadé que si on se projette sur du long terme les partisans d’une sortie de l’Euro en France seront de plus en plus nombreux car malheureusement il y aura chez nous de plus en plus de gens précarisés et à faibles revenus qui n’auront plus rien à perdre, comme les 30 % d’agriculteurs qui survivent avec moins de 350 euros par mois.

    Saul

    RépondreSupprimer
  2. L'alliance de la "drouâte" pour contrer les méchants Bolcheviks de Mélenchon, c'est une vieille lune des abonnés du Figaro dans les années 1980...
    Et c'est surtout le meilleur moyen d'avoir une droite fédérée derrière les néocons et les ultralibéraux, qui justement entérinent cette stratégie, qui fera disparaître toute droite sociale, toute droite pro-russe, toute droite souverainiste.
    La même stratégie a fonctionné à gauche, transformant le PS en un cloaque de ventres mous et de zélateurs de l'atlantisme le plus servile, de crétins qui passent leur temps à traquer le "complotisme" et à se faire les caniches du système médiatique, lui-même acquis aux "réformes" ultralibérales.

    La seule stratégie viable, c'est une union des illibéraux, des populistes et des anti-atlantistes des deux rives.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

      Supprimer
    2. Cher Rodolphe,
      Personnellement je ne crois plus à la politique. J'ai fini par me ranger à cette intuition première, sans cesse confirmée par l'expérience, selon laquelle la dangereuse discipline n'est qu'une des modalités d'expression de l'instinct. Mais si jamais je devais revenir dans ce triste champ politique qui reste et demeure la continuation de la grande compétition pour le classement, j'aurais néanmoins tendance à favoriser l'intérêt populaire. Je suis un vilain populiste prenant acte de ce que les dominés ont le droit, non pas de dominer, mais de tenir en laisse les dominants. Normalement ce système se nomme démocratie. Seulement, quand les champs linguistique, idéologique, médiatique, politique, sont sous contrôle et fermement tenus par l'oligarchie en place, la marge de manœuvre dans l'espace de débat afin de libérer le corps politique de la marchandise et de ses contempteurs rémunérés, s'avère courte - très très. Il convient donc de faire quelques concessions. Alors soyons clairs - et si jamais la politique avait tout à coup pour moi un regain d'intérêt, autant dire que c'est pas gagné - s'il était possible de faire tomber les murs de la taule européenne qui obscurcie notre soleil, en s'alliant avec Salvini, la ligue, le bidule et le machin, MLP et tout l'arrière ban des bizarres et des médaillés du genre, ça ne me poserait aucun problème. C'est du ponctuel voué à faire turbuler (El Chè) le système. Mais comme dit avant, la politique a, pour moi désormais, le même statut que ma première chemise anglaise teinté au Earl Grey. A un moment, le pont d'Arcole, on le passe avec les gars qui sont-là. On peut certes attendre le retour de Jeanne d'Arc, Bayard et Saint Louis - des gens cela dit fort fréquentables - mais rien n'indique malheureusement qu'il vont être immédiatement disponibles. Du coup, certes, y a du bizarre... et après... les premiers qui se sont présentés au Général étaient tous lauréats du concours général, engagés dès 18 ans à la Croix rouge ayant fait trois fois Compostelle ? La seule stratégie viable c'est l'union des gars et des filles - d'où qu'ils viennent - qu'en ont ras la casquette de l'oligarchie européenne. L'UE, on ferme ! A la place des bâtiments de la Commission et du Parlement de Strasbourg, un grand parking !

      Supprimer
  3. Pour le reste, cela fait bien 2 ans et demi que j'entends Nicolas Dupont-Aignan afficher son "droitisme" dans ses réunions. Ce n'est donc pas nouveau et c'est inquiétant : ça risque de finir dans les bras de Marion-Maréchal et de son école à fric, dans ceux de Robert Ménard (le roi de la discipline dans la rue et des crottes de chiens en plus d'être pro-euro à fond), voire de Waurien, avec les crétins qui vomissent sur les "zassistés" et le "pognon de dingue" du social.

    RépondreSupprimer
  4. Votre position n'est pas brillante non plus, puisque vous êtes dans le refus compulsif de tout.

    Vous nous collez par exemple en tweet que le rôle d'un candidat est de convaincre de ce que l'on croit nécessaire.
    Elle est bien bonne : comment allez-vous convaincre qui que ce soit, sur votre petit blog avec trois pelés deux tondus ? Vous ne serez en position d'avoir accès à des médias de diffusion importante que dans deux cas :
    - si vous les possédez (cassez votre cochon tirelire)
    - ou si vous êtes élu.

    De plus, vous nous dites que cette position intransigeante serait la position gaulliste.
    Là encore, elle est bien bonne : si de Gaulle est revenu au pouvoir en 1958, c'est bien dans l'ambiguïté sur ce qu'il y ferait, que ce soit sur la question algérienne ou sur l'élection du président de la République. S'il avait commencé par jouer carte sur table, il n'aurait pas eu le soutient nécessaire, et ce n'est qu'une fois au pouvoir qu'il a été en mesure de convaincre. Parce qu'alors il pouvait avoir accès aux médias (que les politiciens de la quatrième lui avaient fermé et rendu hostiles, comme ceux de la cinquième envers...), à l'expertise et à l'influence.

    Vouloir arriver au pouvoir, ce n'est donc pas forcément prendre un moyen pour une fin. Et, de toute façon, ce que vous proposez (attendre, comme un ***, pendant que la France est découpée en tranche au niveau de l'UE et envahie par l'Afrique) mène évidemment dans le mur.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Tout politicien qui propose ne serait-ce qu'une pause dans les transferts de souveraineté et une réduction de l'immigration est à l'évidence bien meilleur qu'un Macron.

      Donc il n'y avait pas à hésiter, et pourtant vous avez choisi de vous abstenir. Position totalement injustifiable, qui montre que votre position et vos réactions envers le FN ne relèvent pas de la raison mais du réflexe. Réflexe nocif...

      Supprimer
  5. Il faut juste se balader sur le forum du Figaro pour s’apercevoir que les électeurs de droite sont encore très majoritairement ultra-libéral.
    Comment peut-on encore vouloir l'union des droites !? Comment peut-on croire que les ouvriers qui ne votent plus depuis longtemps , que les agriculteurs , que les citoyens qui vivent en périphérie des métropoles mondialisé s'assembles avec des réacs ultra-libéraux qui méprisent le peuple et qui a fait sécession avec lui depuis encore plus longtemps que terra nova !!!
    Si union il doit avoir , c'est l'union des Républicains des deux rives.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Les lecteurs du Figaro ne sont pas "ultra libéraux".

      D'abord parce que même en plein fillonisme l'an dernier il y en avait une bonne partie en désaccord.

      Ensuite parce que si la majorité du reste réclame des baisses d'impôts, c'est parce qu'on lui répète que c'est possible et facile.

      Si un accord se faisait à droite au barycentre des positions de 2017 (entre FN, DLF et une partie de LR) il se ferait naturellement sur des positions économiques plus modérées que ce que Fillon disait.

      Donc le Figaro ne rabâcherait pas à ses lecteurs que les baisses d'impôts sont possibles et faciles. Donc ils ne les demanderaient plus autant.

      Deux obstacles à cela :
      - les gens comme Herblay font tout pour empêcher le dialogue en ce sens
      - Herblay n'a pas voté pour le FN l'an dernier, ce qui a été pris (ou, plus exactement, présenté) comme un désaveu de la ligne Philippot, donc il n'est pas sûr qu'actuellement une discussion entre les partis de droite aboutirait à un aussi bon résultat que si Herblay avait arrêté de jouer les capricieux.

      Vous le voyez, les obstacles sont donc surtout dans la tête d'Herblay et de ses semblables...

      Supprimer
  6. Herblay en pleine activité politique :

    https://www.youtube.com/watch?v=xXXLFbmQCME&t=45s

    afin de "convaincre les Français de ce qu'il croit nécessaire".

    On n'est pas rendus...

    RépondreSupprimer
  7. Tres bien! Pas d'union des droites, pas d'union des gauches, pas d'union droite gauche, mais alors que fait-on? On dit oui tout de suite au futur gouvernement mondial? On supprime les élections qui ne servent plus à rien du fait le mise en Hypnose par les médias à la solde de ce même gouvernement mondial?

    RépondreSupprimer
  8. Le Danemark n'a pas eu la chance d'avoir des censeurs aussi intelligents et inspirés qu'Herblay pour empêcher l'alliance entre la droite classique et l'esssstrême drouate.

    Le triste résultat ne s'est pas fait attendre : ce pays est celui qui a les dépenses publiques les plus élevées, il n'est pas dans l'euro, et c'est l'un des seuls pays d'Europe de l'Ouest à vouloir une politique plus ferme face aux clandestins.

    Vous le voyez, la catastrophe annoncée par Herblay s'est bien produite. Vous avez donc bien raison de l'écouter.

    RépondreSupprimer
  9. Arrêtez avec les deux rives On se noie toujours au milieu. parler encore de Chevenement en 2018 c'est revenir au siecle des ténèbres et Phillipot completement discrédité apres son exil raté au FN reste de Villiers qui vient d'encenser Macron A part NDA voyez vous qq'un a l'horizon ?

    RépondreSupprimer
  10. La mobilité au plus bas aux USA :

    https://slate.com/business/2018/06/americans-are-moving-less-often-than-ever.html

    Le scénario est bien connu de ce côté de l'Atlantique :

    1) On interdit la construction des logements nécessaires pour accueillir la population. Le nombre de sans-abris explose, le montant des loyers et des prix que doivent payer ceux qui réussissent encore à se loger explose aussi. Au passage cela réduit la demande adressée par les ménages à l'ensemble de l'économie, donc pousse le chômage vers le haut et les salaires vers le bas.

    2) Les locataires en place terrorisés exigent des garanties contre les augmentations incessantes de loyers, en retour les bailleurs exigent de plus en plus de garanties des candidats à la location pour se protéger contre les futurs impayés. Le marché se bloque. Plus il est long, difficile et cher d'accéder à un logement, moins on est disposé à le quitter quand on en a enfin trouvé un. Les jeunes qui le peuvent restent de plus en plus longtemps chez leurs parents, se qui retarde le moment où ils fondent leurs propres familles, et cela fini par se voir dans les chiffres de la natalité.

    3) je peux d'ores et déjà annoncer la suite à nos amis états-uniens. Ils vont bientôt découvrir que le chômage est de la faute des chômeurs eux-mêmes, puisqu'ils ne sont pas assez mobiles !

    Ivan

    RépondreSupprimer
  11. @ Saul

    Ce qui est frappant, c’est que ce renoncement n’a pas fait gagné une voix à MLP en mai 2017, compliquant un discours qu’elle maitrise mal, sans pour autant lui faire gagner de nouvelles voix parmi ceux qui sont opposés à la sortie.

    @ Rodolphe

    Bien d’accord. Cette dérive est effarante, alors que sur bien des aspects, Macron mène une politique plus à droite (au sens de la droite la plus ultralibérale et oligarchique) que la droite. Dès lors, vouloir se positionner à sa droite impose un discours extrémiste, économiquement s’entend notamment.

    @ Anonyme 11h16

    Libre à vous de penser qu’un candidat doit suivre le vent des sondages. Ce n’est pas ma conviction. Et soit dit en passant, ce n’est pas comme si j’étais toujours resté sur l’aventin qu’est mon blog. J’ai milité pendant de longues années (dont 7 ans à Debout la République). Sur le Général, je pense que l’on ne peut pas comparer. D’abord, sur l’Algérie, son opinion n’était peut-être pas complètement faite et a évolué en fonction des évènements, sachant qu’il y avait beaucoup de nuances de scénarii, et qu’il avait du temps. Dans le cas de l’euro et de l’UE, le temps et les nuances ne sont pas disponibles car il faudrait aller très vite, et donc gagner immédiatement un mandat pour le faire.

    @ Anonyme 11h20

    Au bout d’un an de Macron, toujours pas de nouveau transfert de souveraineté… Et on pourrait craindre que MLP au pouvoir ne changerait pas grand chose, tout en fusillant pour longtemps les idées qu’elle aurait emprunté…

    @ CGrotex

    Bien d’accord

    @ Anonyme 13h57

    Le centre de gravité de DLF, LR et FN se droitise rapidement… Vous êtes sympa de me considérer comme un obstacle mais je crois que vous exagérez quelque peu mon influlence. Désaveu de la ligne Philippot ? Pas du tout : au contraire, j’ai désavoué la ligne Tsipras adoptée par NDA et MLP en mai 2017

    @ Cliquet

    Il faut un autre rassemblement

    @ Anonyme 14h01

    L’alliance droite-extrême-droite se fait sur l’abandon de la sortie de l’euro en France

    @ JP Robin

    Pas NDA en tout cas

    @ Ivan

    Merci pour cette information

    RépondreSupprimer
  12. Je partage entièrement votre point de vue. A un moment, j'écrivais sur le blog de NDA et, lorsque j'ai vu se profiler ce projet d'union des droites, je l'ai sans cesse combattu, en vain. Souverainiste, j'ai toujours été favorable au dépassement du clivage gauche-droite qui, depuis Maastricht ne signifie plus grand-chose. Je suis heureux que Florian Philippot ait repris ce positionnement républicain au-delà de la gauche et de la droite, défendant un programme à la fois pleinement souverainiste (sortie de l'€ et de l'UE) et très social (défense des services publics, du pouvoir d'achat, etc.). En fait, j'ai découvert F. Philippot lorsqu'il a quitté le FN, car je ne voulais pas entendre parler de ce parti pour une multitude de raisons. Je ne regrette pas d'avoir finalement écouté F. Philippot lorsqu'il a lancé Les Patriotes, car son projet est celui qui me paraît le plus pertinent et qui correspond le mieux à ma sensibilité politique gaulliste et chevènementiste. Bien sûr, son positionnement demande beaucoup de pédagogie, car les gens sont habitués au clivage gauche-droite, mais c'est le seul qui, à terme, me semble susceptible de parvenir aux résultats que nous souhaitons.

    RépondreSupprimer
  13. NDA a entièrement tort de vouloir réaliser l'union des droites parce que, si quelqu'un peut réaliser cette union des droites autour d'elle ce serait Marion Maréchal qui a renoncé au patronyme Le Pen.

    RépondreSupprimer
  14. Message à l'attention des autres lecteurs de ce billet.

    Je souhaite vous mettre en garde contre l'écoute inconditionnelle des "conseils" d'Herblay, car ce personnage m'apparait de plus en plus soit comme un imposteur, soit comme un idiot.

    En effet, les principes qu'il dit vouloir défendre (souveraineté de la France et réduction de l'immigration) sont clairement menacés par les conseils de vote qu'il croit pouvoir donner, et cela sans raison sérieuse.
    Face à cela, deux hypothèses (ou plutôt trois) :
    - soit il manque de sincérité sur ses priorités réelles, qui ne seraient pas souveraineté et immigration. Mais dans ce cas, il faut qu'il le dise clairement.
    - variante de l'hypothèse précédente, c'est en fait quelqu'un qui a pour but d'empêcher l'arrivée au pouvoir d'un parti souverainiste. Cette hypothèse peut paraître improbable, mais après tout on a déjà vu des choses de ce genre.
    - troisième hypothèse, il n'est pas capable de voir la réalité en face, par bêtise ou par blocage psychologique.

    Dans tous les cas, j'attire votre attention sur le fait que nous n'avons pas une éternité pour contrer les évolutions politiques dont nous ne voulons pas :
    - lorsque plus d'un enfant sur 4 naissant en 2008 a au moins un grand-parent africain (chiffre de l'Insee) la situation est bien proche de devenir incontrôlable, dans le sens où il n'y aura plus de majorité réellement possible pour un durcissement de la politique migratoire ;
    - je ne vous fais pas un dessin pour la souveraineté, il est évident que plus le pouvoir est transféré au niveau de l'UE, plus une reprise de contrôle est difficile (plus de travail, et plus de gens dans l'électorat y trouvant leur intérêt de court terme).

    Face à cela, la seule ligne de conduite logique est de donner la priorité à un changement d'orientation sur ces deux questions, et donc de voter systématiquement pour le parti souverainiste le mieux placé.

    Les vagues objections d'Herblay (en gros, est-ce que l'arrière grand oncle d'un tel ou le petit ami de la cousine par alliance de tel autre n'aurait pas dit du mal du général de Gaulle) doivent passer au second plan, car :
    - elles sont objectivement moins importante
    - elles pourront se régler plus tard.

    Je vous invite donc à traiter avec toute la méfiance nécessaire ce que vous raconte ce type, et à utiliser votre esprit critique.

    En ce moment, c'est bien en effet l'indépendance et l'existence même de notre pays qui sont en jeu, et il ne donne nullement l'impression d'en avoir conscience.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. En ce qui concerne les un enfant sur 4 naissant en 2008 avec au moins un grand-parent africain : ils sont notoirement plus exposés au chômage et à la crise du logement que l'ensemble de la population.

      Et fort logiquement, comme leurs aînés, ils seront plus hostiles à l'arrivée de toute nouvelle main-d’œuvre étrangère que le reste de la population.

      Quant au "parti souverainiste le mieux placé", c'est de la rigolade. Il n'y en avait qu'un qui aurait pu revendiquer l'étiquette mais qui la refuse à juste titre parce qu'elle est trop galvaudée, et il n'était pas au second tour.

      Et ce n'est pas vous qui allez le faire changer d'avis. A vous lire on jurerai que les années d'effort de Philippot pour transformer le FN en parti souverainiste ont été couronnées de succès.

      Mais dans la réalité il s'est fait éjecter parce que ses idées donnaient des boutons aux identitaires, régionalistes et autres européistes qui tiennent maintenant le parti d'une main de fer.

      Ivan

      Supprimer
  15. Navire Lifeline : « C'est à l'Italie de le prendre », assure Nathalie Loiseau.

    Migrants bloqués en mer. Navire Lifeline : « C’est à l’Italie de le prendre », assure Loiseau.

    La ministre chargée des Affaires européennes, Nathalie Loiseau, a affirmé ce lundi que c’était « à l’Italie » de prendre en charge le bateau humanitaire Lifeline transportant des migrants, alors que plusieurs élus font pression sur le gouvernement pour qu’il accepte ou refoule le navire, une semaine après la polémique Aquarius.

    « La France rappelle le droit international : lorsque vous avez un bateau et que vous faites du sauvetage en mer, c’est le cas des passagers du Lifeline, vous les débarquez sur le port sûr le plus proche, c’est Malte ou c’est l’Italie », a déclaré la ministre.

    « Techniquement, pratiquement, c’est à l’Italie de le prendre », a-t-elle insisté. « Ca n’arrange pas tout le monde, c’est le droit international, et on n’est pas là pour remplacer le droit par la loi de la jungle », a poursuivi la ministre.

    https://www.ouest-france.fr/monde/migrants/migrants-bloques-en-mer-navire-lifeline-c-est-l-italie-de-le-prendre-assure-loiseau-5846376

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Qui connait Nathalie Loiseau ?

      Supprimer
  16. @LH,
    Sans union des "droites" excluant donc de fait l'ex UDF, les libéraux et centristes, ce sera la victoire des européistes. Ce qu'il convient de faire c'est l'union des souverainistes ("gauche" et "droite") intégrants la "droite" telle que définie ci-dessus. A défaut, c'est faire le choix volontaire de la défaite. Ce que vous savez parfaitement !

    RépondreSupprimer
  17. Quel est le salaire et la fortune de Laurent Ruquier ?

    Il est très difficile de connaître le salaire exact de toutes les activités de Laurent Ruquier. Cependant, nous savons que Laurent Ruquier gagne 10 000 € par numéro d’On N’est Pas Couché sur France 2, diffusé tous les samedis sur France 2.

    Cette émission de TV lui rapporte donc minimum 40 000 euros par mois.

    En plus de la TV, Laurent Ruquier gagnait pour son émission de radio « On va s’gêner » sur Europe 1, 40 000 € supplémentaires par mois. Il est facile de penser que l’animateur n’est pas parti chez RTL pour gagner moins…

    Au pire des cas, il est parti pour une somme identique, ce qui représente 80 000 € par mois pour l’animation de ses deux émissions phares.

    En plus de ça, Laurent Ruquier produit environ une dizaine d’émissions de TV et de radio par semaine…

    Même si on ne connaît pas les salaires empochés grâce à ces émissions, il est certains qu’elles rapportent à l’animateur plusieurs dizaines de milliers d’euros supplémentaires.

    Les livres écrits par Laurent Ruquier rapportent aussi de nombreux droits d’auteur, tout comme ses pièces de théâtre.

    Au total, nous estimons que le salaire mensuel de Laurent Ruquier atteint les 150 000 €, soit 1 800 000 € par an.

    Niveau patrimoine, Laurent Ruquier est propriétaire à 50% de deux théâtres, ce qui lui rapporte des revenus supplémentaires.

    La fortune de Laurent Ruquier s’élève à plusieurs dizaines de millions d’euros.

    https://www.starmoney.fr/laurent-ruquier-salaire-fortune/

    RépondreSupprimer
  18. @ YD

    Merci. En effet, l’initiative de Philippot a du sens, et une cohérence sur la clé de tout, l’UE, qui est louable

    @ Anonyme

    Il est en effet présomptueux de croire qu’il pourra en être le porte-étendard, d’autant plus que les Républicains préfèreront se saborder plutôt que s’aligner avec le FN…

    @ Anonyme 13h57

    Comment défendre la souveraineté de la France avec un parti comme le FN, capable de dire entre les deux tours de la présidentielle que finalement, la sortie de l’euro, ce n’est pas si important. Marine Le Pen me semble encore plus légère que Tsipras, alors l’utilité du vote FN…

    C’est le FN qui bloque tout changement en France depuis 35 ans, pas moi, avec mes petits doigts qui écrivent ce blog depuis 11 ans. Et on peut toujours revenir en arrière, comme le montre les britanniques

    @ Anonyme 10h54

    Pas sûr du tout que cette union des droites permette une quelconque victoire souverainiste. La première union réalisée en 2017, NDA / MLP s’est faite contre le souverainisme je vous signale, avec l’abandon de la sortie de l’euro. En revanche, il faut une union souverainiste capable de rassembler des personnes venant de gauche comme de droite, et surtout pas une mascarade droitière ultralibérale vagument souverainiste…

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. @LH,
      Au point où on en est tout ce qui vote contre l'UE et l'euro est bon à prendre. Faire la fine bouche en la matière est tout simplement incompréhensible. Des pianistes vegans aux charcutiers traiteurs amateurs de haute voltige, je prends. La gauche, la droite, tout ça ne veut plus rien dire depuis un bail. D'un côté il y a les libéraux (gauche, droite, centre et nulle part, pardon LREM) dans leur schéma délirant aboutissant à ramener l'Homme à l'état de nature, en face il y a le christianisme. Tout le reste est de la flute. Un vrai schéma de civilisation, une vraie vision du monde et de l'Homme (qui tient la route !), c'est rare (une fois par millénaire et par continent grand maximum). Y pas grand chose à garder de la philosophie politique de ce dernier siècle. La liberté est quelque part entre Nazareth et Jérusalem - avec un détour du côté du Mont des Oliviers. Tout le reste relève du règne de l'instinct. La seule question politique qui compte au final - tout le reste est sans intérêt, c'est le spectacle consternant de la gestion des affaires et des places qui vont avec, ce qui sent son néant à plein nez - c'est celle du tyran. Avec l'UE sur ce plan il me semble qu'on est servi. Je vois les choses façon farage (sur la forme, celui-ci étant un libéral sur le fond ) : sortie de l'UE et de l'euro en quelques semaines. Pour le reste, je laisserai ça aux techniciens d'habitude et autres aventuriers de l'ego (Confer Marc Aurèle - Pensées - Livre V, 33). Fin du machin, fin du bidule, et fissa ! Ca implique de ne pas finasser et de rassembler au plus large. Oui, au plus large, c'est à dire jusqu'au cousin du 4ème degré qu'on veut surtout pas inviter au mariage !

      Supprimer
  19. Comment expliquer que l’extrême-droite et l’extrême-gauche italiennes parviennent à s'entendre et à s'unir pour gouverner avec pour objectif de tenter de mettre le holà aux décisions les plus scandaleuses de la Commission Européenne mais qu'en France il est impossible d'en faire autant et même au niveau de la seule droite ?
    L'Italie catholique aborde la politique de manière pragmatique tandis que la France athée fait de l'opposition entre la république (depuis les trotskistes jusqu'à l'UPR en passant par le PC, le FG, le P$, LREM, le MoDeM, l'UDI, LR) et l'extrême-droite une religion dualiste avec comme principe du bien la république, les droits de l’homme, la laïcité et la construction européenne et comme principe du mal tout ce qui est perçu comme monarchiste, dévoué à Dieu, catholique ou souverainiste. Le pire c’est que le FN est du même côté de la barrière que les autres partis mais il sert à la fois d’épouvantail pour faire élire des traîtres et des corrompus et pour neutraliser toute opposition réelle. Dans ces conditions il est impossible que la politique en France soit menée de manière pragmatique et rationnelle.

    RépondreSupprimer