vendredi 12 mai 2017

Après la présidentielle, partie 4 - ces alternatifs qui rendent leurs idées minoritaires

Comme je l’ai développé hier, l’un des paradoxes de cette élection, outre le fait que les Français se soient résolus à élire Emmanuel Macron, c’est l’incapacité des tenants d’une vision alternative à réunir une majorité alors qu’environ la moitié des suffrages se sont portés sur des alternatifs au premier tour. Par-delà le FN, il faut aussi se poser la question des autres candidats alternatifs.



Quand les convictions mènent à la marge

On ne peut pas reprocher à la France Insoumise, Debout la France et l’UPR de manquer de convictions. Ce sont trois partis, qui partagent une hostilité à l’UE, tout en ayant développé de vrais programmes détaillés, depuis des années, et qui font souvent un effort de pédagogie, utilisant souvent la palette des nouveaux moyens numériques pour mener la bataille des idées. Mélenchon a publié un livre-programme à 3 euros qui détaille son programme. Il faut reconnaître qu’il propose un véritable projet de société alternatif, qu’il est sans doute celui qui a mené la meilleure campagne en 2017, et qu’il n’est pas passé très loin de la qualification pour le second tour des présidentielles. Mais ses idées typiques de la gauche radicale, sur les institutions, la sécurité ou l’immigration, le cantonnent dans les marges.

François Asselineau s’est fait connaître lors de cette campagne, et même si je reconnais le formidable travail fait par ses militants très convaincus, qui ont beaucoup collé, son score, inférieur à 1%, quand Nicolas Dupont-Aignan avait fait 1,79% il y a cinq ans, montre tout de même qu’il y a quelque chose qui ne passe pas vraiment. Sa prestation lors du seul débat à 11 tenait plus d’un candidat à l’agrégation de droit européen qu’à celle d’un président de la République. S’il est positif de montrer qu’il connaît ses dossiers, contrairement à Marine Le Pen, en se concentrant trop sur les détails, il a largement manqué de pédagogie, oubliant que les Français n’ont pas les connaissances de ses militants. Et plus fondamentalement, je ne pense pas que la sortie de l’UE et de l’euro doit passer par le fameux article 50.


22 commentaires:

  1. Vous mettez dans le même panier Asselineau qui a fait moins de 1%, NDA qui a fait 4.7% et Mélenchon qui a fait 19%.
    Il y a une contradiction à dire que Mélenchon se cantonne dans les marges alors qu’il ne lui a manqué que peu de voix pour être qualifié.
    Quant à NDA, c’est paradoxalement parce qu’il a voulu sortir de la minorité en s’alliant à MLP qu’il s’est marginalisé… Il y a donc un problème : s’ils restent fidèles à leurs convictions, ils sont incapables d’arriver au pouvoir, mais s’ils font des alliances, on leur reproche (et vous le premier puisque vous avez critiqué NDA). Avec qui d'autre NDA pouvait-il s'allier ? Le FN est le parti qui est le plus proche de DLF idéologiquement.

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  2. Dans ce cas là, les idées de Macron aussi sont minoritaires, tout comme l'étaient celles de Fillon d'ailleurs.
    Sauf que Macron a eu un gros coup de pouce du système, mélangé à un peu beaucoup de chance, et ça ça change tout.

    Mélenchon à 19%, j'ai l'impression que lui-même a eu peur de ce score car je suis certain qu'il n'avait aucune envie d'être président.

    Asselineau n'a pas été très bon et son profil ne lui permettra jamais d'aller très haut dans l'opinion.

    Quant à NDA, en 5 ans, il a tout renié prouvant qu'il n'a en fait aucune conviction et que c'est en fait un politicien comme les autres, FAF quand tu nous tiens.

    Je pense que les idées majoritaires sont le ras-bol du peuple vis-à-vis de ces "élites" à la noix, concrétisées par l'abstention, votes blanc, nuls, et une grosse partie du vote Lepen ou Mélenchon.
    Sauf que le système s'en tape, il continue sa propagande et garde le pouvoir pour un bon bout de temps.

    ***Jacko***

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    1. "Quant à NDA, en 5 ans, il a tout renié prouvant qu'il n'a en fait aucune conviction et que c'est en fait un politicien comme les autres, FAF quand tu nous tiens."

      J'ai du mal à garder mon sérieux quand je lis de telles phrases...

      Qu'est ce que Nicolas Dupont-Aignan aurait renié? Pourquoi évoquez-vous cette veille lune incohérente de la FAF, lubie complotiste aussi incohérente que stupide?

      Il se trouve que, comme beaucoup, je suis très réservé quant au choix de Nicolas Dupont-Aignan de se rallier à Marine Le Pen pour le second tour. Mais enfin comment peut-on écrire sérieusement qu'il se serait comporté comme un politicien comme les autres dans cette affaire? Vous êtes au courant que la quasi-totalité des hommes et femmes politiques de ce pays ont appelé à voter Macron ou du moins à faire barrage à Marine Le Pen? De même, avez-vous conscience que Nicolas Dupont-Aignan a tout risqué dans cette affaire, pour un gain absolument nul puisqu'il était évident qu'à aucun moment Marine Le Pen ne pouvait être élue?

      Franchement, je comprends qu'on n'apprécie pas Nicolas Dupont-Aignan. Pour ma part, j'ai des reproches très précis à formuler quant à son action politique. Mais enfin quand j'entend les critiques qui sont faites contre lui, particulièrement sur ce blogue, pardonnez-moi de les trouver complètement hors de propos quand ce n'est pas carrément fausses.

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    2. J'admets que l'argument FAF est facile, mais on se fait plaisir comme on peut, cad avec pas grand chose.
      Rappelons que Hollande et Macron ont le même pedigree, ça me semble quand même intéressant de la rappeler. C'est un fait, point.
      Après, ces attaques de complotisme, c'est tout aussi facile.

      Quand on se rappelle la position de NDA sur l'UE et l'Euro d'il y a 5 ans, et sa position vis-à-vis de Marine Lepen il y a quelques semaines encore, si ça ça ne s'appelle pas une girouette...

      Il savait très bien effectivement qu'elle ne gagnerait pas mais ne pensait surement pas non plus qu'elle serait si nulle en débat face à Macron et qu'elle ferait ce score au 2nd tour.
      Quand on stagne à moins de 5% depuis des années, que l'on voit que tout est bloqué, c'est normal que l'on essaie de faire un coup, dans l'optique de rester député, voire d'avoir un groupe à l'assemblée, voire d'imaginer que l'on peut siroter une partie du FN à son profit.
      On verra ce qu'il en est dans les prochains mois.
      Mais bon, tout ça n'est quand même pas très glorieux.

      Si vous comptez sur NDA pour faire bouger quoi que ce soit, bon courage.

      ***Jacko***

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    3. >Sauf que Macron a eu un gros coup de pouce du système, mélangé à un peu beaucoup de chance, et ça ça change tout.

      Rayon chance il a ringardisé Hollande 2012 et Chirac 2002.

      > les idées de Macron aussi sont minoritaires

      Pas toutes. Par exemple en additionnant les retraités et boboland cela fait une majorité social-libérale européiste en France.

      >Je pense que les idées majoritaires sont le ras-bol du peuple vis-à-vis de ces "élites" à la noix

      Disons que, si les élites ont une responsabilité, c'est celle de ne pas dire au peuple que la feuille de route souhaitée par ce dernier est intenable. Puisqu'une majorité du pays voudrait: 1) Un président défendant les intérêts du pays dans une UE taillée pour ceux de Berlin 2) la fermeture des frontières pour éviter l'afflux de migrants refusés en Allemagne ET les avantages touristiques de Schengen 3) L'Euro sans rigueur ni casse sociale 4) Une Europe qui irait dans un sens plus hexagonal (cf. mon 1)). 5) Empêcher les délocalisations sans risquer de décourager les investissements étrangers.

      Il y a très ancrée dans une partie du pays la croyance que, si la France ne tire pas son épingle du jeu européen et mondialisé, c'est faute d'un Chef assez compétent et charismatique pour faire des changements sans nuire à leurs intérêts, sans levée de bouclier de la rue, sans casse sociale. Illusion un temps incarnée aux yeux de l'opinion par DSK. Je n'ai rien contre les rêves d'homme providentiel mais les talents les plus remarquables ne pourraient tenir la très contradictoire feuille de route mentionnée plus haut.

      Certains diront que Merkel a su donner un temps le sentiment à son peuple de lui offrir les avantages de l'UE et de la globalisation sans les inconvénients. Mais comme déjà dit elle était bien aidée par une UE taillée sur mesure pour son pays.

      JZ

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    4. "J'admets que l'argument FAF est facile, mais on se fait plaisir comme on peut, cad avec pas grand chose."

      Cet "argument" n'est pas facile, parce que ce n'est pas un argument, mais une calomnie dont je m'étonne qu'elle puisse séduire qui que ce soit tant elle est incohérente non seulement intrinsèquement mais en plus complètement contredite par la réalité du parcours de Nicolas Dupont-Aignan.

      Il y a quinze ans, NDA a participé à une conférence organisée aux Etats-Unis par une association dénommée "French American Foundation". Il n'y a jamais remis les pieds ni participé d'ailleurs à la deuxième session prévue en France. Comment imaginer que cette conférence, à laquelle ont participé un très grand nombre de nos dirigeants, puisse être un instrument pour pousser ces derniers à trahir notre pays? Quel élément tangible dans le parcours et les idées de Nicolas Dupont-Aignan donne la moindre prise à une accusation d'atlantisme?

      Libre à vous de montrer votre incompétence en faisant référence à cette théorie ridicule. Mais comprenez-bien que cette attitude décrédibilise complètement votre propos et même votre personne. Comment peut-on vous prendre au sérieux si vous prêtez attention à de telles conneries?

      "Quand on se rappelle la position de NDA sur l'UE et l'Euro d'il y a 5 ans"

      Cela tombe bien, il n'y a quasiment pas de différences. Sur l'UE, j'ai relu récemment le petit livre mauve qu'il avait publié en... 2009. Le programme de 2012 reprenait quasiment tout, y compris le projet de traité qui avait été alors repris.

      Sur l'euro, on se souvient qu'effectivement après les Européennes, NDA avait enfourché le cheval de bataille de la sortie de l'euro. On en a déjà parlé ici, mais NDA est toujours sur le même principe, si ce n'est qu'il veut le remplacer par un système de monnaie commune il est vrai assez nébuleux. Mais le principe est toujours le même.

      Quant à sa position autour de Marine Le Pen, au bout d'un moment, il faut aussi arrêter d'être de mauvaise foi. Oui, Avant le premier tour, NDA critiquait durement Marine Le Pen et expliquait, avec d'autres, qu'elle ne proposait qu'une impasse politique. Certes. Cela fait partie du passage obligé du jeu politique. Sinon, autant ne pas jouer les règles du jeu démocratique.

      Mais enfin au bout du compte, Marine Le Pen a rassemblé 21% des voix et NDA 5%, soit quatre fois moins. Vous auriez préférez qu'il ne dise rien ? Si NDA a pu le faire en 2012 parce qu'avec 2% des voix il ne représentait pas grand chose, je pense qu'il ne pouvait pas se défiler face à la responsabilité que lui ont confié 1,7 million de personnes. Au premier tour on choisit, au deuxième, on élimine.

      C'est la réalité électorale.

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    5. "Il savait très bien effectivement qu'elle ne gagnerait pas mais ne pensait surement pas non plus qu'elle serait si nulle en débat face à Macron et qu'elle ferait ce score au 2nd tour."

      Je pense que la prestation pitoyable de Marine Le Pen nous a tous surpris. Bien sûr, comme beaucoup, je m'attendais à ce qu'elle soit un peu confuse sur l'euro notamment, mais je n'imaginais pas que ses insuffisances éclatent à ce point au grand jour, bien aidées par des médias qui quand même l'ont bien enfoncé (et restant beaucoup plus indulgent face à la prestation pourtant tout aussi indigente sur le fond d'Emmanuel Macron).

      Après, le prétendu gain annoncé pour NDA était celui d'être nommé premier ministre. Sauf que vous réalisiez 41% comme prévu initialement ou 34 comme cela s'est réalisé, cela ne change rien au fait que cette promesse n'engageait personne.

      "Quand on stagne à moins de 5% depuis des années, que l'on voit que tout est bloqué, c'est normal que l'on essaie de faire un coup, dans l'optique de rester député, voire d'avoir un groupe à l'assemblée, voire d'imaginer que l'on peut siroter une partie du FN à son profit."

      Ce que vous dites est, pardonnez-moi, complètement incohérent. Imaginez que le FN, qui a péniblement obtenu 2 députés lors de la précédente élection et dont les prévisions les plus optimistes prévoient une vingtaine de députés puisse permettre à DLF d'obtenir un groupe parlementaire (soit 15 députés) relève de la malhonnêteté intellectuelle.

      De même qu'au niveau de NDA, vous savez très bien que NDA bénéficie d'un soutien important en raison de sa réussite exceptionnelle en qualité d'élu local. Sa réélection paraissait assurée et c'est justement l'annonce de son soutien à Marine Le Pen au second tour qui a réveillé ses opposants. Non seulement NDA risque de perdre son siège de député, mais surtout celui de président d'agglomération.

      J'avoue que je ne connais pas assez bien le contexte local pour mesurer la réalité de la menace pesant sur ces deux mandats pour NDA. Mais il me paraît assez évident que si NDA n'avait rien fait, il aurait été reconduit sans dommage dans ces deux mandats, alors que désormais les opposants de NDA (dont une bonne partie lui doivent pourtant tout, à l'image d'Olivier C ou François D) semblent, au moins dans le discours, reprendre du poil de la bête.
      "On verra ce qu'il en est dans les prochains mois.
      Mais bon, tout ça n'est quand même pas très glorieux."

      Chacun a son appréciation de ce qui est glorieux et de ce qui ne l'est pas.

      Par exemple, je vous le dis franchement, relayer cette honteuse calomnie de la FAF relève pour moi de l'infamie.

      On voit bien là en tous les cas que vous espérez que NDA trébuche, ce qui quand même pose question quant à votre démarche.

      "Si vous comptez sur NDA pour faire bouger quoi que ce soit, bon courage."

      Je fais ce que j'ai. Dans l'absolu, je me sens infiniment plus proche intellectuellement de la finesse d'Henri Guaino que de NDA. Mais voilà, NDA, lui, il existe. Il a fait 5%. Il a un mouvement derrière lui relativement sérieux et qui, s'il reste bien entendu très faible, reste au final assez remarquablement stable face à la secousse qui le traverse.

      Et il n'y a personne d'autre, à part l'inénarrable François Asselineau, haut fonctionnaire bouffi de sa suffisance crachant à la figure de ceux qui ont eu le tort d'avoir raison avant lui.

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    6. JZ :

      « Disons que, si les élites ont une responsabilité, c'est celle de ne pas dire au peuple que la feuille de route souhaitée par ce dernier est intenable. Puisqu'une majorité du pays voudrait: 1) Un président défendant les intérêts du pays dans une UE taillée pour ceux de Berlin 2) la fermeture des frontières pour éviter l'afflux de migrants refusés en Allemagne ET les avantages touristiques de Schengen 3) L'Euro sans rigueur ni casse sociale 4) Une Europe qui irait dans un sens plus hexagonal (cf. mon 1)). 5) Empêcher les délocalisations sans risquer de décourager les investissements étrangers. »

      Oui. C'est tout le système de contradictions dans lequel se débattent effectivement les Français.

      YPB

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  3. Je ne pense pas du tout que NDA se soit décrédibilisé. Au contraire il a montré un véritable courage en donnant son avis personnel. Là où monsieur Mélenchon par exemple a choisi la facilité. Parce que ne pas faire de choix au second tour cela revenait à laisser les autres choisir pour nous. Je ne pense pas que s'abstenir ou voter blanc relève du courage ou de l'intelligence, mais plus de la couardise. Du reste, je pense que sa stratégie vise à attirer une partie de l'électorat déçu de LR plus que les gens de gauche. On verra ce que cela donnera à plus ou moins long terme.

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  4. Et patati, et patata...

    et pendant ce temps-là :

    http://www.lacote.ch/articles/monde/turquie-aucun-europeen-ne-pourra-plus-faire-un-pas-en-securite-dans-la-rue-menace-erdogan-652219

    Qu'est-ce que vous lui reprochez au juste, au FN, peut-on savoir ? D'être "trop à droite" ? Mais à droite sur quoi, alors que LR essaie de faire croire que le programme économique du FN est de gauche ? Sur l'immigration ? Alors voyez plus haut.

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  5. "François Asselineau s’est fait connaître lors de cette campagne, et même si je reconnais le formidable travail fait par ses militants très convaincus, qui ont beaucoup collé, son score, inférieur à 1%, montre tout de même qu’il y a quelque chose qui ne passe pas vraiment."

    Le cas Asselineau constitue un contre-exemple parfait à à toute votre argumentation contre le FN. Car on ne peut lui reprocher de ne pas avoir travaillé ses dossiers et il avait démontré de solides connaissances des questions européennes. Or, son score microscopique montre bien que l'argumentation pro-Frexit ne passe pas, et que les Français ne sont pas (encore) prêts à ce genre d'aventure politique.

    Je reste convaincu qu'aucun candidat ou parti souverainiste ne pourra venir concurrencer le FN dans les dix prochaines années (il n'y aura pas de miracle ni de Macron souverainiste). Le FN va poursuivre lentement son ascension jusqu'à parvenir au pouvoir. Ce n'est qu'une fois au pouvoir, avec toutes les déceptions qu'il va engendrer chez ses électeurs sur les questions de l'immigration, qu'il pourra éventuellement être concurrencé par un parti souverainiste moins extrémiste.

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    1. @Marc-Antoine
      Les partis souverainistes comme l’UPR et DLF ont du mal à progresser, en partie parce qu’il y a le FN et dans une moins mesure la France Insoumise de JLM, qui leur font concurrence et qui absorbent le vote utile. Si on souhaite que ces partis se développent plus rapidement il faut soit que le FN se dissolve, soit que ce dernier abandonne l'essentiel de son euroscepticisme (référendum sortie de l’UE, sortie de l’Euro...) et devienne surtout un parti anti-immigré, ouvertement antisémite, comme c’était le cas avec ce sinistre JMLP. J’espère quand même que le mauvais résultat du FN aux présidentielles permettra aux partis souverainistes de se développer.

      EB.

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  6. Il est tout à fait exact que les souverainistes ne peuvent pas se fédérer du fait qu'il sont en désaccord profond sur d'autre sujets que la souveraineté. Il faudrait pour cela que les différents partis se mettent à hiérarchiser les différents sujets, pour décider que le plus important et de loin c'est la souveraineté. Cela ne pourra se faire qu'après une dégradation encore plus poussée de l'état du pays, et encore pas pour tous: il est fort possible que pour cerains de ces partis la souveraineté reste pour toujours quelque chose de secondaire.

    On a vu un tel rassemblement de forces au départ opoosées au début de la guerre de 39-45, où la résistance a rassemblé de l'extrème-droite à l'extrème-gauche (la collaboration aussi d'ailleurs).

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  7. Je considère qu’on ne peut plus faire confiance en NDA depuis que ce dernier a fait alliance avec le FN. En attendant qu’il y ait un autre parti qui remplace DLF, je crois qu’en dépit du sectarisme d’Asselineau, je ne vois pour l’instant que l’UPR qui puisse défendre la souveraineté de la France sans se vendre au FN aux législatives.
    L’UPR profitera, je crois, de sa dynamique positive, des erreurs de NDA et d’une mobilisation de ses électeurs pour les législatives généralement nettement plus forte que celle des autres partis.

    EB.

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    1. L'UPR peut espérer progresser aux législatives, peut-être faire 2%? Cela lui permettra d'exister et c'est bon pour le débat, mais ça ne suffira pas à faire émerger une alternative au FN ou à ce qui en sortira. Alternative que personne ne semble pressé de construire du reste. NDA peut résister tant l'électorat de droite a été déboussolé par le soutien à Macron (et Barouin est un épouvantail). Mais il n'a pas attendu le deuxième tour pour tourner le dos au souverainisme.

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  8. @ Moi

    Bien entendu, les trois ne sont pas pareils, Mélenchon ayant frolé le second tour, et Asselineau restant dans l’anecdotique. Je pense qu’il fallait que DLF continue de manière indépendante, ce qui lui réussissait bien. Allié au FN, DLF devient un satellite et je crois que cela hypothèque son développement, contrairement à si le parti était resté indépendant

    @ Jacko

    L’aide des média l’a aidé, mais ne pouvait pas seul le faire gagner (cf 2005). Il fallait que ses alternatives lui permettent de gagner… NDA, FAF ? C’est complètement ridicule. Je pense que son calcul est mauvais, mais cela n’a rien à voir

    @ Tythan

    Je suis bien d’accord concernant NDA. En revanche, il aurait pu ne pas exprimer de préférence au second tour (ni système, ni extrêmes), et plus encore, s’abstenir d’une alliance

    @ JZ

    Assez largement d’accord. Mais le cas pour la sortie de l’UE et de l’euro a été décrédibilisé par MLP

    @ Yann

    En effet, c’est courageux, mais si je crois que c’est une erreur (d’autant plus après le pitoyable débat du second tour) et je pense qu’appeler à l’alliance de la droite au FN, en se positionnant à droite, est aussi une vraie erreur

    @ Marc-Antoine

    Pas d’accord sur l’UPR : Asselineau tient un discours inaudible par le plus grand nombre. Je ne lui ai jamais reproché un manque de compétence, mais un manque de pédagogie (ainsi qu’une erreur sur la voie de sortie par l’article 50). Pas du tout d’accord sur la possibilité d’un autre parti souverainiste : Chevènement n’avait pas été loin de le réussir en 2002

    @ EB

    Oui. Je pense qu’il y a un travail de fond à réaliser. Je crains que le discours de l’UPR et Asselineau soit inaudible par un large nombre. Il manque de pédagogie et le personnage n’est guère appréciable, mais s’il connaît beaucoup de choses

    @ Toutatis

    L’alliance des deux principaux pôles est impossible aujourd’hui, entre MLP et JLM

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  9. "Pas du tout d’accord sur la possibilité d’un autre parti souverainiste : Chevènement n’avait pas été loin de le réussir en 2002"

    Votre contre-exemple n'est guère probant car le candidat Chevènement a fini avec 5,33% des voix, très loin de Jean-Marie Le Pen. Il fut même devancé d'un peu plus de 100000 voix par Arlette Laguiller !

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  10. "Je crains que le discours de l’UPR et Asselineau soit inaudible par un large nombre. Il manque de pédagogie et le personnage n’est guère appréciable, mais s’il connaît beaucoup de choses."

    Je pense que même avec la meilleure pédagogie possible, ça n'aurait rien changé : les Français ne sont pas prêts (dans leur grande majorité) au Frexit. Cela leur paraît très aventureux et ils n'en voient pas encore la nécessité.

    Pour que les choses évoluent dans le sens du Frexit, il faudrait que la situation de l'UE s'aggrave fortement dans la décennie qui vient, que les tensions avec l'Allemagne s'accroissent au lieu de se résorber comme l'espère Macron, que le phénomène des délocalisations touche des secteurs encore épargnés, et que l'immigration massive venue d'Afrique ne soit pas jugulée par des dispositifs du genre "Frontex". Autrement dit que le "rêve européen" tourne véritablement au cauchemar.

    Alors, les Français comprendront que l'intégration européenne n'est aucunement la solution à leurs problèmes mais représente un danger mortel pour la nation française et ils verront la nécessité vitale d'en sortir. Mais ça prendra du temps, beaucoup de temps pour que cette prise de conscience aujourd'hui minoritaire se renforce.

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  11. Mais les idées comme quitter l'€ voir l'U.E. sont minoritaires dans ce pays ... car elles inquiètent le plus grand nombre... ce n'est pas les 'alternatifs' qui sont responsables de cela... A DLF ils ont 'ramé' avant de se rendre compte qu'une sortie 'brutale' de l'euro était très impopulaire et serait donc impossible ... et comment faire évoluer cela avec les médias que nous subissons ?
    Triste d'ailleurs de les entendre en ce moment ... Ils sont surpris que DLF présente des candidats partout (ou tout au moins ou il peut...). Ils pensaient que si NDA avait soutenu MLP c'était pour avoir des députés ou renflouer les caisses... Pas une seconde ils ont pu penser que la position de DLF n'avait pour but que de contrer Macron, d' éviter que la France, pays libre, ne sombre encore un peu plus.
    on ne doit pas vivre dans le même pays, le même région (S.ST.DENIS)... oui il y'avait une grande urgence de faire que Macron fasse le moins de voix possible. Sans nier évidemment que l'histoire des gaullistes et de l'extrême droite était diamétralement en opposition, il était, pour l'avenir du pays, important que les patriotes fassent un pas les uns vers les autres...le système en place est si puissant !
    Lenormand
    .

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  12. Maudit soyez-vous, Herblay, dans votre opposition imbécile à toute rationalité.

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  13. Le problème de NDA,ce n'est pas qu'il soit allié au FN, mais c'est qu'il l'a fait trop tôt. Dans 5 ans il aurait probablement atteint 8 ou 10%, et à ce moment il aurait pu poser plus de conditions pour une alliance et à terme faire comme Mitterrand avec le PC. Mais pas à moins de 5%

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