mercredi 28 juin 2017

Rendez-vous en septembre !


Le 23 avril 2017, au premier tour de l’élection présidentielle, Nicolas Dupont-Aignan rassemblait sur son nom 1.695.000 suffrages, soit 4,7% des votants. Ce résultat, plus qu’honorable, amenait le fondateur et président de Debout la France à un niveau encore jamais atteint. C’était, enfin, la concrétisation et la consécration de la ligne obstinément et courageusement suivie par celui qui était encore notre candidat. Une ligne claire, indépendante, cohérente, et par-dessus tout une ligne droite.

Le 11 juin 2017, au premier tour des élections législatives, les quelque 400 candidats qui portaient les couleurs de Debout la France, ne recueillaient au total que 280.000 voix, soit 1,1% des suffrages exprimés. De ce fait, le mouvement était ramené des années en arrière, à son niveau le plus bas, en deçà même du modeste pourcentage obtenu par Nicolas Dupont-Aignan lors de l’élection présidentielle de 2012. Des années d’espoir aboutissaient à ce recul, des années d’effort étaient réduites à néant. 84% des électeurs qui avaient choisi DLF six semaines plus tôt s’en étaient repentis ou en tout cas détournés. Quelques explications qui en aient été données, quelques excuses qui aient été avancées, il faudrait être aveugle ou de bien mauvaise foi pour ne pas voir dans cette déroute la sanction de l’alliance contre nature hâtivement passée par Nicolas Dupont-Aignan avec le Front national de Marine Le Pen, de la ligne suicidaire qu’il prétendait faire avaliser par les siens, de cette ligne incompréhensible, illisible, incompatible avec les valeurs qu’il avait soutenues jusqu’alors, de cette ligne extrêmement droitiste, de cette ligne brisée.

Cadres, militants, adhérents, pour certains fidèles à Nicolas Dupont-Aignan dès l’origine même de son mouvement, pour la plupart engagés à ses côtés depuis des années, sympathisants ou électeurs, nous ne pouvions le suivre et nous ne l’avons pas suivi sur le chemin tortueux où il s’est fourvoyé. La dérive qu’il a amorcée et qu’il poursuit en dépit de molles dénégations le conduit inexorablement, affaibli et discrédité, à n’être plus qu’un pion sur l’échiquier, un acteur parmi d’autres de la grande manœuvre politicienne qui, au prétexte de faire l’Union des droites, vise à regrouper tout ce qu’il y a de plus réactionnaire, de plus régressif, et finalement de plus extrémiste dans notre paysage politique. Entreprise fatalement vouée à l’échec et qui, dans le meilleur des cas, ne peut que créer une atmosphère d’hystérie, voire un climat de guerre civile qui n’est pas ce que nous souhaitons à notre pays.

Nous croyons quant à nous plus nécessaire et même plus urgente que jamais la poursuite de ce que nous avions entrepris, la permanence, la persistance et le développement de ce courant de pensée et d’action patriote, humaniste, solidaire et démocratique qui nous avait semblé s’incarner dans Debout la France. La France que nous voulons, la France que nous construirons est une France libre, une France fière, une France forte, mais qui ne renoncerait pas à être une France juste, une France humaine, une France ouverte, une France de nouveau confiante dans son avenir. Nous voulons une France réconciliée avec elle-même et nous savons qu’il ne peut y avoir d’unité nationale là où il n’y aurait pas de justice sociale. Si nous exigeons que se précise dans les intentions et que se concrétise dans les actes une volonté implacable de lutte contre l’insécurité et le terrorisme djihadiste, si nous préconisons le contrôle de nos frontières et la définition de quotas d’immigration, nous ne pensons pas que sur le long terme la seule réponse soit la répression. La solution est dans la croissance et l’éducation. Nous faisons plus confiance aux écoles qu’aux prisons pour restaurer la paix civile et instaurer la concorde entre les citoyens.

Comme le général de Gaulle en 1944 ou en 1958, comme Philippe Seguin en 1992, comme Jean-Pierre Chevènement en 2002, comme Nicolas Dupont-Aignan en 2012, nous ne nous adressons pas exclusivement à on ne sait quel « peuple de droite », pas plus qu’à on sait trop bien quel « peuple de gauche ». Nous ne connaissons, nous ne reconnaîtrons jamais qu’un seul peuple, le peuple français, le peuple tout entier. C’est sur ce peuple que nous nous appuierons, c’est sur ce peuple que nous comptons, sur les républicains des deux rives, sur les patriotes de toutes les obédiences pour ramasser et relever le drapeau tricolore, le drapeau bleu blanc rouge une fois de plus tombé dans la poussière et abandonné à la démagogie du premier charlatan venu.
Nous pensons que le meilleur cadre pour qu’existe et s’épanouisse la démocratie n’est pas l’Union européenne des technocrates triomphants, mais la nation, soudée, cohérente, réunie, telle que l’ont fondée, fortifiée et légitimée les siècles. Si le souverainisme, c’est la volonté de voir la France à nouveau maîtresse de ses décisions, de ses orientations et de ses destinées, eh bien nous sommes souverainistes et fiers de l’être ! Si le populisme, c’est la reconnaissance du droit inaliénable du peuple à être le juge suprême et l’arbitre ultime par le jeu des élections et du referendum, eh bien nous sommes populistes et fiers de l’être !
Le défi est immense, nos moyens sont plus que limités. Nous sommes, une fois encore, au début d’une longue route, mais nous sommes prêts à nous remettre en marche, et d’abord avec ceux qui, déçus et meurtris, orphelins d’une grande espérance, sont pourtant, aujourd’hui comme hier, résolus à repartir au combat sur des bases clarifiées et assainies. Un exemple récent est venu nous montrer que les plus folles utopies peuvent devenir réalité, faire tomber comme des quilles des partis vermoulus et discrédités, « dégager » les notables faillis les plus sûrs de leur impunité et emporter les citadelles réputées les plus imprenables.

Notre première démarche a consisté en une consultation démocratique des premiers amis et compagnons qui ont renoué des contacts mis à mal par la catastrophe, en vue de déterminer le nom, éventuellement provisoire, sous lequel nous allons faire nos premiers pas. Le nom qui est sorti de ce sondage, à une faible majorité, est celui d’Unité nationale citoyenne.

Il sera donc, dans un premier temps, celui d’une association dont la vocation naturelle est vraisemblablement de devenir un mouvement politique à part entière. C’est également sous ce vocable que nous allons créer un site qui répondra à vos demandes, recueillera vos adhésions et vous tiendra informé de nos diverses initiatives. Nous prévoyons d’ores et déjà à la rentrée, le samedi 16 ou le samedi 23 septembre, une première réunion publique de lancement qui nous permettra de nous rencontrer, de nous définir et, pour beaucoup, de nous retrouver… et d’envisager la suite.

Jean-Pierre ANTONI, ancien secrétaire général de Debout la France, Anne BOISSEL, Dominique JAMET, François MORVAN, anciens vice-présidents DLF, Eric ANCEAU, Hugues MAILLOT, Laurent PERSONNE, Laurent HERBLAY, Evelyne THOMAS, anciens délégués nationaux DLF, Patricia CANTEGREL, Alain GUINOISEAU, Marie Pilar LEMARCHAND-LOSADA, Stéphane LOTH, Philippe SERRE, anciens secrétaires départementaux DLF, Jean-Paul ROBIN, ancien membre du Conseil national DLF, Bernard DUCHAUSSOY, Ludovic DEMATHIEU, Alain KERHERVE, Jean-Christophe LEBERT, Eric RAOUL-DUVAL, Collectif LE PRINTEMPS MAUVE 

59 commentaires:

  1. Il me semble paradoxal de créer un mouvement qui s’appelle « unité nationale citoyenne » et qui commence, par sa seule existence, à diviser un peu plus le camp souverainiste alors qu’il existe déjà un grand nombre de partis se réclamant de ce principe. Qu’est-ce qui vous sépare de l’UPR, par exemple ? Est-ce que tous les signataires de ce texte sont favorables à la sortie de l’euro ? Je me pose la question car je vois Dominique Jamet, et je crois me souvenir qu’au sein de DLF, il était pour le maintien dans l’euro, mais peut-être suis-je dans l’erreur ?

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    1. J'ai retrouvé ce texte de Dominique Jamet sur le site de DLF, dans lequel il considère qu'une dévaluation de l'euro pourrait éviter une sortie de l'UEM.
      http://www.debout-la-france.fr/actualite/communique/deflation-devaluer-l-euro-ou-en-sortir

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    2. L'UPR, que je connais bien, est un mouvement construit à la gloire de François Asselineau, dont certains traits de caractère mégalomaniaques sont évidents pour quiconque l'écoute.

      Je vois mal ces cadres, qui se plaignent du manque d'écoute de NDA, rallier quelqu'un d'encore plus autoritaire et solitaire, et qui lui ne peut se targuer de sa position d'élu pour en imposer.

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    3. L'analyse de Dominique Jamet repose sur des illusions en effet pour l'Allemagne, ses amis, alliés cela forme un tout : l'UE, l'euro et l'UEM. Cela n'est pas réformable parce que cela leur profite trop bien.

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    4. L upr a le mérite d exister. Engager des discussions pour savoir s il est possible de travailler ensemble et de quelle façon travailler me semblerait bien.

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    5. Alexis, cela a déjà été tenté par DLF. Mais apparemment, François Asselineau s'est montré complètement déraisonnable.

      François Asselineau l'a suffisamment démontré: il ne veut en fait pas discuter, étant persuadé dans ce que je suis désolé de qualifié comme étant sa mégalomanie qu'il arriverait tout seul à dépasser DLF et le FN et à gagner les élections...

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    6. Le problème de l'UPR est multiple :
      - la mauvaise foi d'Asselineau qui critique (à juste titre) l'UE, mais qui en réaction va s'attaquer à ses concurrents souverainistes plutôt que les européistes
      - l'emploi semi-fictif d'Asselineau, haut-fonctionnaire payé 8000€ à ne rien faire. On a connu mieux comme crédibilité.
      - l'agressivité et le trollage de ses militants
      - ils n'existent que sur le sujet de l'Europe et ne voient que par l'article 50. A part cela, on ne sait absolument pas les convictions qu'ils défendent.

      Perso, je ne suis pas fermé à la discussion avec des souverainistes issus d'autres mouvements. Mais encore faudrait-il qu'ils ne cherchent pas à torpiller toute initiative visant à défendre les valeurs souverainistes...

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    7. Un inspecteur général des finances n'est pas payé à ne rien faire, ou alors il a la bonne carte de parti, ce qui n'est certainement pas le cas de François Asselineau.

      Son traitement indiciaire brut culmine à 6220 € bruts en fin de carrière.

      https://www.emploi-collectivites.fr/grille-indiciaire-etat-inspecteur-general-finances-igf/0/5261.htm

      D'autre part il a été obligé de solliciter une disponibilité pour la campagne électorale, ce qui suggère fortement que l'emploi qu'il occupait n'avait rien de fictif.

      Un fonctionnaire en disponibilité ne perçoit plus aucun traitement, n'avance plus, et ses droits à la retraite sont gelés.

      Ivan

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    8. Cher Ivan,

      Je comprends que lorsqu'on adore un homme, il soit difficile d'admettre que cet homme soit faillible.

      La situation de François Asselineau est connue et archi-connue : pendant des années, il a été payé à ne rien faire pour reprendre votre expression. Et il n'est pas question d'avoir une bonne carte de parti, mais simplement d'être un inspecteur des finances senior étant retourné dans son corps d'origine.

      Le traitement brut des hauts-fonctionnaires ne constitue qu'une partie de leur rémunération, les primes apportant un complément très significatif.

      Oui, François Asselineau a été obligé de solliciter une disponibilité pour la campagne électorale. C'est bien le moins! Vous imaginez le scandale si on s'était rendu compte que François Asselineau était payé par le contribuable pour faire campagne?

      Ce que l'on peut reprocher à François Asselineau, c'est justement de ne pas s'être mis en disponibilité plus tôt.

      J'ai écrit un article sur le sujet que je vous invite à lire, qui contient toutes les références:

      http://tythan.over-blog.com/2015/12/francois-asselineau-a-t-il-vraiment-sacrifie-sa-carriere-pour-reveler-la-verite-aux-francais-sur-l-europe.html

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  2. Et pas un mot concernant l'écologie qui est le défi majeur présent et avenir... Aucune frontière ne vous protègera du réchauffement climatique ou de la pollution des océans.

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    1. Le mouvement est en pleine naissance, laissez-lui le temps de grandir.

      Cependant, je suis plutôt d'accord avec vous sur le fond : aucun mouvement souverainiste n'a vraiment pris la peine de défendre un projet écologique, pourtant un thème essentiel, et ce alors que souverainisme et écologie sont parfaitement compatibles (je pense au développement et à la protection des circuits courts)

      Si vous avez des propositions sur le thème de l'écologie, je vous invite à participer au lancement du mouvement et à y aller de votre contribution intellectuelle.

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    2. Bien d'accord!

      C'est regrettable de constater l'absence d'une telle préoccupation.

      Après, à part l'injonction à la "croissance" qui mérite pour le moins débat, je n'ai rien trouvé dans le texte de rédhibitoire pour un écologiste convaincu. Tout reste à faire.

      Je prends note pour le rdv de Septembre!

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    3. L'écologie relève du niveau municipal, échelon local, national et international pour établir une synergie globale, permettant aux agriculteurs africains et d'ailleurs de vivre de leur production.

      http://jeanzin.fr/2008/06/21/l-ecologie-politique-une-ethique-de-liberation/

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  3. @LH,

    Les temps politiques exigent autre chose qu'une association envisageant la possibilité de devenir un parti. L'expérience d'En Marche n'a été possible dans son exécution éclair que par le soutien de force anciennes de premier plan ayant simplement changé de costume. La seule solution viable est connue, elle est même évidente, sauf souhait de scinder plus encore les forces souverainistes, et consiste dans la rupture UDI/RPR (ex RPR), laquelle précipitera la fin de LR. Il pourra s'en suivre la constitution d'un pole souverainiste pouvant rassembler de Philippot (hors FN) aux chevènementistes en passant par Guaino et NDA - entre autres. Cette rupture ne pourra qu'être de nature conservatrice et non traditionaliste ; son fond idéologique ne pourra que remettre en cause le libéralisme (sociétal, économique, politique) qui est unitaire et ne relève au fond que de l’hybris. A mon sens, vous faites fausse route. Le libéralisme, soit l'ordre matérialiste et marchand au travail depuis deux siècles est le problème. Chaque jour le libéralisme se déploie plus encore et nous ramène inexorablement à l'état de nature - ce lieu de la concurrence optimale et de la guerre de tous contre tous. Tout est à vendre ! Sortons du cauchemar libéral.

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    1. J'aurais envie de vous croire, mais ce n'est pas le chemin qui est pris. Les Chevènementistes ont grosso modo disparus de la circulation, Henri Guaino se retire de la vie politique pour ne prendre qu'un exemple.

      La rupture UDI/RPR interviendra, la constitution du groupe "les constructifs" à l'assemblée la préfigure. Mais le plus probable est que ce nouveau RPR reste très ambigu sur l'Europe: il faudra voir qui remportera la mise sur le parti d'entre Pécresse et Wauquiez. Mais même si Wauquiez gagne, je ne suis pas sûr que le parti "nouveau RPR" soit suffisamment clair pour que les souverainistes s'y reconnaissent.

      Les quelques députés sortants proches des souverainistes de LR ont été battus.

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    2. @Tythan,

      J'aurais moi aussi envie de me croire... et tout le problème est là. Il peut émerger quelque chose, peut-être, de la contestation sociale qui vient...

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    3. Je vais faire mon affreux libéral, mais je ne pense pas que ce soit souhaitable. Oui, la casse du droit du travail par Macron est injuste et inefficace, mais toutes les mesures ne sont pas idiotes et le droit du travail doit être simplifié.

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    4. OK avec vous pour votre constat sur le libéralisme politique et économique, véritable loi de la jungle : la mondialisation sauvage et l'absence totale de règles est en train de tuer le pays.

      Je suis plus circonspect sur le sociétal, parce qu'il relève de convictions morales, propres à chacun. Je n'ai pas la prétention de détenir la vérité universelle sur les "bonnes valeurs", et à l'inverse j'exècre ceux qui essaient de me forcer à me plier à leurs bonnes valeurs...

      Je n'attends pas grand-chose de la scission UDI/LR parce que l'UMP n'a jamais montré une seule fois leur hostilité vis-à-vis de l'UE. Ils sont bien plus attachés au machin qu'ils appellent "la droite".
      Et à vrai dire, je n'attends pas grand-chose de la génération actuelle de politiques. A un moment donné, si on veut arriver à quelque chose, c'est aussi à nous de créer une offre politique et de travailler pour qu'elle soit la meilleure.

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    5. Je crois qu'il n'y a pas d'autre offre politique souverainiste non extrémiste que Debout la France (l'UPR étant out). Je choisis de travailler, à mon modeste niveau de net-militant et de contributeur financier, pour la promouvoir.

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    6. Et Guaino et Philippot sont deux personnalités qui ont surtout démontré leur opportunisme personnel, prêts à défendre chacun l'indéfendable.
      Des monstres de mauvaise foi!

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  4. Ha! Un nouveau "syndicat jaune", pardon! "Parti jaune" qui ne désire que la souveraineté que l'on lui accordera! Surtout ne pas revenir sur les Traités qui nous vassalisent, mais croire que l'on peut être libre de décider malgré tout! Bref rien de nouveau qui puisse perturber cette zone administrative qu'est l'UE de Bruxelles!

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  5. Pour rassembler les Républicains des deux rives il faudrait que Jean-Luc Mélenchon prolonge et accentue sa mue patriotique et souverainiste. S'il se prive alors des gauchistes de la France insoumise tels Clémentine Autain et cie il pourrait avoir une audience démultipliée qui ferait de lui le leader d'un grand bloc patriotique face au bloc bourgeois européiste. Alors ce dernier pourrait bien ne pas peser lourd lors d'une prochaine consultation électorale nationale comme les européennes de 2019 puis les municipales de 2020.
    A mon sens l'alternative au système néolibéral et européiste ne peut être que progressiste comme le fût en son temps le programme du CNR.

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    1. Vous savez très bien qu'il ne le fera pas. Jean-Luc Mélenchon est un gauchiste dans le style de Clémentine Autain. La seule différence, c'est qu'il est plus habile et plus cultivée qu'elle, ce qui le rend plus sympathique. Mais sur le fond, il choisit la même impasse politique.

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    2. JLM serait-il prêt à lâcher les Autain, Obono & co? J'ai quelques doutes, d'autant plus qu'une partie non négligeable de son électorat et de sa base militante se retrouve dans ces valeurs gauchistes (immigrationnistes, citoyens du monde, féministes de pacotille)

      Mais à côté de cela, il y a aussi des insoumis défendant des valeurs souverainistes. A défaut de ralliement, il y a des discussions possibles et des combats que nous pourrions mener en commun.

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    3. "Mais à côté de cela, il y a aussi des insoumis défendant des valeurs souverainistes."

      Je pense que vous voyez ce que vous avez envie de voir. Tous les types d'extrême gauche avec lesquels j'ai jamais discuté, quand on leur demande de choisir entre la défense de l'ouvrier français et l'accueil des étrangers, choisissent le second terme quand ils ne tentent pas de finasser.

      Je crains qu'aucune discussion ne soit possible avec eux.

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    4. A regret je partage l'analyse de Tythan: JLM ne virera pas cutille. Il est gauchiste et ne se hissera pas au dessus de son camp sinon il l'aurait fait à la dernière présidentielle.

      Il ne faut pas plus espérer que ses militants soient dans leur grande majorité disposés à être des interlocuteurs.

      En revanche, preuve j'en suis, il y a des passerelles possibles avec son électorat.

      A condition d'éviter les raccourcis grossiers propre au FN du genre "l'ouvrier français contre l'accueil des migrants"...

      La réaction d'urgence face à la détresse humaine et le protectionnisme contre les lobbies libre-échangistes de Bruxelles sont deux problèmes bien distincts.

      La personnalité de Ruffin est intéressante pour qui chercherait à créer des ponts avec l'électorat de la FI.

      Cordialement

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    5. En effet, François Ruffin apporte au débat public. Je me suis intéressé à Mélenchon, mais cette attention ne m'a pas convaincu.

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  6. Je ne comprends pas bien cette prise de position, et je sens déjà que l'association politique que vous annoncez n'aboutira à rien. L'exemple de François Asselineau a montré jusqu'où peut aller une association politique dépourvue d'élus à caractère national : à moins de 1%. Et François Asselineau lui, disposait d'un quasi-emploi fictif lui permettant de consacrer tout son temps au développement de sa secte - euh pardon, de son parti.

    Si on lit ce texte, c'est bien simple, sur tout ce qui est du fond, Nicolas Dupont-Aignan coche toutes les cases (comme d'ailleurs l'ensemble des personnalités souverainistes, Marine Le Pen ou Florian Philippot compris).

    Sur la forme, il y a à redire.

    Un point où vous touchez juste, c'est quand vous dites que Nicolas Dupont-Aignan n'est qu'un acteur de seconde zone. Bien sûr, mais cette situation résulte du 1er tour des présidentielles. Quand on fait 4,7%, c'est certes un chiffre important, mais qui reste cinq fois moindre que le score de la principale formation défendant les idées souverainistes, qui est pour notre malheur le Front National.

    Bien entendu, NDA aurait pu ne rien dire. Il se serait évité la rébellion de ces quelques cadres (dont il ne faut pas exagérer l'importance non plus), et son score aux législatives aurait été meilleur (puisqu'il aurait présenté plus de candidats et que les médias auraient moins tapé sur lui). C'était la voie de la facilité.

    Nicolas Dupont-Aignan a fait un autre choix et il faut lui reconnaître qu'il avait des arguments très solide à faire valoir. Ce n'était pas mon choix non plus, mais je suis capable de le reconnaître.

    Désormais les choses sont claires: il n'y a eu aucune consigne de 2nd tour pour les législatives, pas d'alliance (le FN ayant même présenté un candidat au 1er tour contre NDA), NDA a indiqué qu'il ne siégerait pas avec le FN dans un groupe parlementaire... Les anciens cadres DLF vont-il lui reprocher ad vitam eternam son choix de second tour?

    Je comprends qu'on puisse se désolidariser de Nicolas Dupont-Aignan au moment du second tour des présidentielles. Mais désormais, à la limite, il n'y a plus aucune raison pour que ces cadres ne réintègrent pas DLF. Qu'il ne le fasse pas en raison de la perte de confiance suite à cette épisode peut tout à fait se comprendre. Mais ce qui se comprend moins, c'est qu'ils entendent fonder un mouvement concurrent, comme si les souverainistes n'étaient pas assez divisés! Mouvement qui n'a aucune chance d'arriver à quoi que ce soit.

    Je dis à mes amis souverainistes: il faut arrêter de se voiler la face et faire de la politique avec des réalités. La réalité, c'est que la seule formation souverainiste non extrémiste crédible est DLF. Si vous voulez y peser, il faut y rester.

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    1. Debout la France, mouvement présidé par Nicolas Dupont-Aignan, n'est plus qu'une âme en peine avec 1 unique député et 408 candidats qui ont fait entre 0 et 2 % pour la plupart, rarement plus. Pour parler trivialement, il nous sort par les trous de nez et je souhaite la pleine réussite aux cadres et militants qui l'ont déjà quitté et se proposent de refonder un "DLR" autour de ses fondamentaux d'origine !

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    2. Quand bien même NDA n'aurait-il pas appelé à voter pour Marine Le Pen au 2nd tour de la présidentielle qu'il était évident qu'il n'y aurait eu qu'un seul député DLF.

      De même, si les scores des candidats DLF sont faibles en général, comme vous le pointez, ils l'auraient été de toute façon. Tous les partis ont subi une perte d'électeurs entre les législatives et les présidentielles.

      J'ai plutôt tendance à considérer que le résultat de DLF est inespéré. Malgré le matraquage des médias, des peoples, des hommes politiques, NDA a sauvé son siège de député. DLF benéficiera d'un soutien public pour les 5 ans à venir.

      Bien sûr qu'on aurait espéré mieux, mais ce qui est obtenu n'est pas aussi nul que ce que l'on veut bien croire.

      Je peux comprendre que NDA vous sorte par les trous de nez. Maintenant, je suis désolé, mais un engagement politique fondé sur la détestation d'une personnalité politique (qui plus est mineure) ne peut mener à rien de bon.

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    3. parfaitement d'accord avec Tythan

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    4. La perte de confiance vis-à-vis de NDA ne date pas du ralliement à Marine Le Pen, il est bien plus ancien. Vous pensez que le choix de NDA était brutal et marquait une véritable rupture, mais au final ce n'était que l'aboutissement final d'un mouvement qui n'a cessé de se droitiser au fil des années, avec des prises des position trop éloignées des valeurs que je défends.

      Je peux sans problème défendre la maitrise de l'immigration, mais certainement pas en tenant des propos comme invasion, colonisation, grand remplacement!!! Les thèmes immigration/Islam ont pris bien trop de place par rapport à d'autres sujets importants.

      Je pourrais aussi aborder pèle-mêle certains évènements désagréablement marquants : le soutien à Ménard (anti-gaulliste par excellence) et à Bompard, le bagne de Cayenne ou encore la participation à La Manif Pour Tous (alors que DLF a refusé toute participation aux manifs contre la loi travail)

      Aujourd'hui, même si NDA a remis une distance avec le FN, son objectif est l'Union des Droites, ce qui veut dire que le projet de société qu'il défend est conservateur avant d'être souverainiste.

      Pour finir, il n'y a aucune détestation de NDA, juste une certaine amertume. J'ai une ambition autrement plus noble que de faire de l'anti-NDA :
      - parce qu'il y a plus important
      - parce que ça ne m'intéresse pas
      - parce que c'est de la perte de temps
      - parce que je ne vais pas brûler aujourd'hui ce que j'ai autrefois aimé

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    5. Je pense que quand vous parlez d'une "droitisation", vous vous trompez parce que pour ne prendre que cet exemple, Nicolas Dupont-Aignan a toujours été d'une très grande fermeté.

      Vous reprenez l'histoire du malheureux tweet, que j'avais condamné en son temps.

      Il y a aussi des points assez contestables. Je n'apprécie pas Robert Ménard, mais je ne savais pas qu'il était anti-gaulliste. Il faut aussi se rappeler du contexte: Ménard a été l'un des seuls à soutenir NDA, NDA lui a rendu la pareille avant que le FN ne s'allie avec lui. Aurait-il fallu que NDA se récrie de ce simple fait? Je ne le pense pas. Pour Bompard, c'est un peu anecdotique et c'est lié à de la tambouille politicienne, pour les financements des partis.

      Enfin, je rajoute que et Ménard et Bompard font visiblement du très bon travail comme élus locaux, ne sont ni l'un ni l'autre FN... Au bout d'un moment, la chasse aux sorcières, ça va bien. Avec de tels raisonnement, parce que vous avez un jour milité à DLF qui ensuite aurait fait alliance avec le FN, vous en seriez vous aussi victime!

      Sur Cayenne, il faut arrêter les conneries. Je comprends que ça fasse chier les habitants de Cayenne, mais c'est une simple maladresse.

      Enfin, sur la Manif pour tous, je fais partie de ceux qui trouvent que la position de NDA était d'une grande justesse et je ne vois pas au nom de quoi il aurait dû la taire. Par ailleurs, au sein de DLF (dont plusieurs cadres sont notoirement homosexuels), il y a une très grande liberté sur ces sujets.

      S'agissant des Manifs sur la loi travail, je ne suis pas au courant. Mais êtes-vous bien sûr que DLF ait refusé de participé à ces manifestations? Cela m'étonnerait beaucoup... Et si c'est le cas, c'est plus à mon avis pour éviter les bastonnades et les insultes de l'extrême gauche, qui a déjà à plusieurs reprises frappé DLF.

      Quand vous dites que le projet défendu par NDA serait conservateur avant d'être souverainiste, je ne peux vous suivre. D'abord parce que conservateur est un mot difficile à définir et je ne sais pas ce qu'on y met. Personnellement, je pense que le projet de NDA est un tout, un projet global et que l'on se trompe à tenter de mettre en avant un aspect plus que l'autre.

      Mais il est évident que le combat européen est le marqueur de l'identité politique de Nicolas Dupont-Aignan. Il est avant tout souverainiste à mon sens.

      Merci en tous les cas pour votre réponse, au plaisir d'échanger de nouveau avec vous,

      Arthur

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    6. @ M.D

      Je suis bien d’accord, sur le FN, la droitisation, Guantanamo, Ménard, Bompard et les propos sur le grand remplacement. En 2014, j’étais parti du fait de cette ambiguité à l’égard du FN, dont j’écrivais alors que je me demandais jusqu’où elle le mènerait.

      @ Tythan

      Il me semble quand même que beaucoup l’avait prévenu des dangers à soutenir Menard, dont il me semblait évident qu’il serait le candidat du FN. Sur Cayenne, le problème, c’est que NDA a dit qu’après tout, les USA avaient Guantanamo, en en faisant un exemple à suivre. Encore une fois, je suis heureux de ne pas avoir été à DLF à l’époque.

      Sur la loi travail, il me semblait qu’il avait été clair également. En revanche, les derniers propos sur l’euro et l’UE, notamment pendant la brève lune de miel avec Marine Le Pen relativisaient grandement son souverainisme. Bien sûr, ce sont quelques moments dans une carrière assez droite. Mais à un tel moment, cela pose question.

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  7. Non seulement vous divisez les souverainistes pour un simple caprice, mais en plus vous mentez.

    Et vous savez que vous mentez, puisque je vous ai déjà fourni l'information qui prouve vos mensonges.

    Les déterminants de l'abstention au premier tour sont détaillés ici :

    http://ifop.fr/media/poll/3791-1-study_file.pdf

    et la volonté de sanctionner les partis est minoritaire (seuls 10% le classent en première raison, et seuls 21% le citent parmi les raisons de leur abstention).

    Vous êtes vraiment un ***, avec vos amis bras cassés qui vont encore compliquer les choses alors qu'ils n'ont en réalité pas le choix :
    - l'alliance avec le FN
    OU
    - la dissolution de la France dans l'UE.

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    1. Le FN n'a pas le monopole de la défense de la France. Heureusement...

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  8. @ Tythan

    Bien d’accord sur l’UPR ainsi que sur l’évolution des dits Républicains ou l’évolution de FI

    @ Anonyme 8h27

    L’écologie est en effet un sujet majeur

    @ Anonyme 10h47

    A titre personnel, je suis pour une sortie immédiate de l’UE et de l’euro

    @ Anonyme 11h07

    La campagne de 2017 me semble indiquer que FI n’est pas prêt à évoluer

    @ Tythan

    Je vais revenir prochainement sur cette initiative avec un texte personnel cette fois-ci. Pour moi, l’intérêt est double : entretenir les liens entre ceux qui défendent une voie « Républicains des deux rives » et récusent toute vassalisation au FN, et créer un véhicule de dialogue et d’échange qui pourra évoluer dans le temps

    Pas d’accord sur NDA / DLF évidemment. Aujourd’hui, qu’il le veuille ou non, NDA est définitivement satellisé au FN, après sa conférence de presse et son discours. Et tout retour en arrière n’aurait aucune crédibilité étant donnés les innombrables évolutions de sa ligne sur le FN. Je crois qu’il s’est cramé politiquement. Militer à DLF, c’est cautionner une ligne politique avec laquelle je suis trop en désaccord (FN, rassemblement des droites, évolution de la ligne européenne). C’est sûr, il n’aurait pas plus de députés, mais il aurait fait bien plus aux législatives et aurait confirmé la croissance du mouvement. Là, il a tout cassé, plus de dynamique et départs massifs des cadres.

    @ Anonyme 13h12

    Le FN comme seule voie pour sortir de l’UE ? Mais c’est l’exact contraire. C’est le FN qui permet la poursuite des politiques eurolibérales en stérilisant les voix qui se portent sur lui. Nous avons été près de 25 millions à préférer un autre vote que le vote FN au second tour. La responsabilité n’est la mienne, mais celle du FN.

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    1. Merci Laurent pour ta réponse!

      On va évidemment ne pas être d'accord, ce que je comprends bien entendu.

      Là où je suis d'accord avec toi, c'est que Nicolas Dupont-Aignan a mal géré l'épisode du second tour. J'aurais préféré (en supposant acquis le fait que NDA ait choisi de voter pour MLP au 2nd tour) que Nicolas Dupont-Aignan lance simplement un appel à voter pour Marine Le Pen, conclu l'accord de gouvernement mais

      1) n'accepte pas la proposition de Marine Le Pen d'en faire son premier ministre. C'était grotesque puisqu'au mieux des sondages elle était donnée à 41% et cela a donné pour rien l'impression que Nicolas Dupont-Aignan cherchait un poste.

      2) se soit économisé l'épisode finalement avorté d'un accord électoral, qui a semé la confusion pour au final rien puisqu'il n'a pas été mis en oeuvre. Au final, Debout la France a donnée l'impression de s'être vendue tout en n'obtenant rien, le Front National ayant poussé le vice jusqu'à présenter un candidat face à NDA dans sa propre circonscription... Et tous les opposants obsessionnels de NDA de hurler que ce serait en fait à sa demande pour prétendument se démarquer du FN (ce qui d'ailleurs aurait été un mouvement intelligent de NDA).

      Après, c'est fait c'est fait.

      Là où je conteste ton analyse, c'est quand tu dis que Nicolas Dupont-Aignan serait définitivement satellisé. Franchement, je ne crois pas. La preuve : NDA est resté sourd aux appels du FN pour constituer un groupe parlementaire. Il a dû affronter un candidat au FN contre lui au premier tour dans sa propre circonscription, alors qu'il était en grande difficulté.

      Quand tu dis que tout retour en arrière n'aurait aucune crédibilité, en fait tu ne prends pas en compte ce qui s'est déjà passé puisqu'il y a déjà eu un retour en arrière avec l'abandon de cette idée d'accord électoral pour le 1er tour des législatives.

      Après, je comprends que tu ne puisses plus militer au sein de DLF. Mais personnellement, je pense sincèrement que le FN de 2017 n'a plus grand chose à voir avec le FN qui justifiait la répulsion dont il fait aujourd'hui encore l'objet, je suis favorable au rassemblement des droites, et dans le fond déjà pour moi Nicolas Dupont-Aignan était trop dur pour moi sur les questions européennes (je reste favorable à la sortie de l'euro, mais sur le reste, pour l'expérimenter dans ma vie professionnelle, je trouve que l'UE a apporté beaucoup et que jeter le bébé avec l'eau du bain n'est pas souhaitable).

      Dernier point sur lequel je suis en désaccord : bien que je sois un peu éloigné des instances dirigeantes et que je déplore le départ de nombreuses personnes de qualité, je pense qu'il faut relativiser l'importance de ses départs.

      C'est évidemment regrettable, mais le seul cadre qui ait vraiment de l'importance à DLF, c'est Nicolas Dupont-Aignan. Et il vient d'être réélu.

      Il y a des personnes de qualité dans les signataires (pour tout ceux que je connais par leurs écrits), bien sûr. Leur départ fait mal pour toute personne sincèrement attachée à la réussite du mouvement. Mais ce n'est en rien irrémédiable.

      Enfin, je rajoute que si départ des cadres il y a eu (et aussi de "cadres" vers le FN, que je ne regretterai pas), la plupart sont restés. Désormais débarrassés de ceux que certains pouvaient juger trop timorés et de ceux que d'autres pouvaient juger "pousse-au-crime", DLF bénéficie d'une équipe resserrée qui reste très talentueuse.

      D'autant que je pense qu'il est très possible (et je le souhaite ardemment) que, parmi ta liste, cher Laurent, certains changent d'avis et retournent au bercail...

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    2. @ Tythan

      Je le trouvais déjà un peu satellisé avant cet épisode. Maintenant, après plus de 5 années à jouer au chat et à la souris avec le FN, et cet épisode, il est marqué à vie comme un soutien du FN. Le vote NDA a perdu beaucoup de sa valeur puisqu’il n’est plus une personnalité indépendante du paysage politique. Désormais, il est lié au FN et ses fluctuations sur la question font que même un fort éloignement ne suffirait pas à l’en éloigner, à part peut-être s’il appelait à voter contre elle en 2022, à supposer que ce soit le contexte. Mais, avant un tel cas d’école, je crois qu’il s’est perdu.

      Il faut dire qu’à titre personnel, le rassemblement des droites n’a aucun intérêt pour moi. Déjà, quelle serait la ligne européenne. Ensuite, aujourd’hui, je me situe très sensiblement à gauche de Macron sur les questions économiques, pas à sa droite.

      D’accord en revanche sur le fait que DLF, c’est à 90% NDA, mais il y a quand même eu beaucoup de départs depuis 5 ans, des personnes de grande valeur et cette simple initiative montre aussi que quelque chose est cassé. Cela fait tout de même beaucoup de monde.

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  9. L'Union européenne, c'est le tonneau des Danaïdes.

    L'Union européenne, c'est un gouffre financier, qui appauvrit les classes populaires, qui appauvrit les classes moyennes, et qui demande toujours plus d'argent aux CONtribuables.

    Mercredi 28 juin 2017, nous venons d'apprendre que, dans les années qui viennent, il manquera 20 milliards d'euros par an au budget de l'Union européenne !

    20 milliards d'euros par an !

    CONtribuables, préparez-vous à payer pour remplir … le tonneau des Danaïdes.

    Lisez cet article :

    La combinaison du Brexit et de nouveaux défis coûteux comme la défense européenne vont représenter un "trou" de jusqu'à 20 milliards d'euros par an pour le budget de l'UE, a prévenu mercredi le commissaire européen en charge du dossier.

    Le Royaume-Uni "était un contributeur net malgré le rabais accordé à Margaret Thatcher" et "il nous manquera entre 10 et 11 milliards d'euros chaque année" après son départ, a souligné Günther Oettinger lors d'une conférence de presse.

    « Dans le même temps, l'UE doit financer de nouvelles mesures, en matière notamment de défense, de sécurité et de migrations », a-t-il ajouté, lors de la présentation d'un rapport de la Commission sur l'avenir du budget européen à 27.

    Avec ces nouvelles dépenses, "le trou total pourrait donc être jusqu'à deux fois plus élevé" que celui laissé par le seul Brexit, a écrit M. Oettinger dans un texte publié mercredi à cette même occasion.

    Il y aurait ainsi jusqu'à 20 milliards d'euros d'écart entre le niveau des recettes post-Brexit et celui des dépenses annuelles nécessaires, selon le commissaire, invitant les Etats membres à "ne pas faire la politique de l'autruche" et à exprimer des choix clairs, entre la quête de nouvelles ressources et des coupes dans le budget de l'UE.

    https://www.romandie.com/news/Brexit-nouveaux-defis-un-trou-de-20-milliards-dans-le-budget-UE_RP/809997.rom

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  10. @Tythan28 juin 2017 à 16:52

    Je ne sais ce que veux dire simplifier le code du travail. Jusqu'alors les mesures prises afin de simplification ont donné lieu à un accroissement des normes, sans aucune simplification. C'est par ailleurs une erreur de croire que les problèmes d'emploi sont liés à l'état de cette législation. Supprimez demain le Code du travail et donnez pour cadre aux salariés les dispositions générale du contrat dans le Code civil, cela ne changera rien. Si vous n'êtes pas sûr de votre activité vous faite un CDD ; si cette activité est de nature permanente, vous avez le CDI, et une infinité de mesures (temps de travail, forfait, modulation, CDI intermittent...) d'adaptation. Incriminer cette norme c'est ne pas la connaître. Au surplus, les entreprises ne fixent pas elles-mêmes leur carnet de commande, elle ne créées donc pas l'emploi comme l'on dit : elles ne sont donc pas au cœur de sa production ; il s'en suit que ce Code censé freiner l'embauche et dissuader les entreprises n'y est donc pour rien.

    Par ailleurs, le libéralisme est le problème, en son essence même. Celui-ci n'a inventé ni l'égalité ni la liberté, pas plus qu'il n'en garantir l'effectivité comme le démontre l'augmentation des inégalités. Le libéralisme est une vision utilitariste et matérialiste de l'Homme ; de la découle tous les problèmes politiques et les crises morales ou éthiques que nous connaissons. A titre d'exemple, définir l'Homme comme un être capable de Dieu induit un certain type de société bien différente d'une société où l'Homme est défini comme homo œconomicus. Tout acquis civilisationnel véritable me semble s'être construit en dehors des schéma utilitaristes et matérialistes. De mon point de vue les principes du libéralisme nous effondre vers notre part d'instinct : concurrence et accumulation dans un schéma de guerre de tous contre tous. C'est la jungle qui s'autorégule, et de quelle manière...avec quelle violence froide et absolue, sans affect ni conscience. Le libéralisme c'est l'apparence d'une théorie de la liberté et ce n'est en fait qu'un idéologie de l'Homme réduit à la machine humaine.

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  11. Ravi que vous ayiez trouvé un nouveau collectif, Laurent.

    Je soutiens Macron depuis le début. Je ne partage donc pas votre conviction sur la nécessité impérieuse de quitter l'UE et l'euro. Cependant je vous souhaite bonne chance, car nous avons tous intérêt à avoir un débat de qualité sur le sujet.

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    1. Un commentaire bien propre sur soi, gorgé de bonne conscience bourgeoise.
      Tu soutiens Macron, quelle surprise ! ça ne se voyait pas du tout dans ton commentaire suintant le discours de cadre à la noix en pleine séance de "team building".
      "...nous avons tous intérêt à avoir un débat de qualité sur le sujet."
      De 1) ou tu es complètement lobotomisé
      de 2) ou tu nous prends pour des couillons
      de 3) ou les 2 en même temps
      J'hésite...

      Et dire qu'on va avoir droit à ce genre de profil dans tous les médias pendant au moins 5 ans, il faut être fort pour ne pas déprimer quand même.

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    2. Un peu dur tout de même

      @ Anonyme 22h

      Merci

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    3. @ Laurent : avec plaisir

      @ Anonyme 14h11 : comptez plutôt au moins 10 ans

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    4. + "Nous sommes plus envieux de recevoir des louanges que de les mériter." - Guillaume Penn
      + "Les louanges sont des flèches dont la petite pointe d'or est trempée dans du poison." - Christian Bobin
      + "En fait de louanges, nous consultons plus notre appétit que notre santé." - Joseph Roux

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    5. @ Anonyme, "comptez plutot au moins 10 ans", je suis bien d'accord avec toi, le + probable en effet (j'imagine ton sourire ravi, tu es du côté des puissants et des actionnaires, ça donne confiance et ça permet de mettre à l'abri sa petite famille).
      Eh bien continue ta discussion avec Lolo, "merci", "avec plaisir", je n'en ferais rien, passez-moi le thé...
      Continuez à vous faire plaisir, vous auriez tort de vous en priver

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  12. L'évolution de DLF sur l'UE et l'euro me semble plus regrettable que son alliance avec le FN. Or, de ce point de vue, je constate que ces départs ne sont dus qu'au second point et que ce nouveau mouvement va rester dans l'ambiguïté sur l'euro.

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    1. Bien vu Moi.
      Mais on dirait que ça leur fait plaisir cette ambiguité.
      On en reparle dans 10 ans et ils en seront encore au même point.

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  13. Cela fait plusieurs années que je suis votre site et que j'apprécie vos articles, avec lesquels je suis presque toujours en parfait accord. Le problème est que j'ai pris votre ligne ligne pour une ligne antilibérale. Vos appels à la croissance économique, votre lutte contre le FN et Mélenchon vous rapprochent en fait terriblement de Macron. Cette ambiguïté et votre propension à diviser l'opposition - en créant un énième mouvement - montrent que vous ne voulez pas vraiment que les choses changent et que vous portez peu d'intérêt à la souffrance des Français et à l'urgence des grands problèmes actuels, économiques, écologiques ou géopolitiques.
    Je ne vois pas l'intérêt de vous suivre plus loin.

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  14. "@ Anonyme 13h12

    Le FN comme seule voie pour sortir de l’UE ? Mais c’est l’exact contraire. C’est le FN qui permet la poursuite des politiques eurolibérales en stérilisant les voix qui se portent sur lui. Nous avons été près de 25 millions à préférer un autre vote que le vote FN au second tour. La responsabilité n’est la mienne, mais celle du FN."


    Non, c'est votre responsabilité.

    C'est vous qui contribuez à diaboliser le FN au lieu d'admettre que c'est un parti normal.

    C'est donc vous qui permettez qu'il n'arrive pas au pouvoir.

    Certes, vous pouvez arguer, lâchement, que vous n'êtes pas le seul. Pétain, en sortant de la guerre, pouvait aussi arguer que les choix étaient allemands, et que la majorité des Français le suivait.

    Car c'est ce que vous êtes : un petit pétainiste, qui veut rester bien planqué en attendant que ça passe, tout en se prenant pour le vainqueur de Verdun. Que vous n'êtes pas, pas plus que vous n'avez un atome de gaullisme en vous.

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  15. A propos de la ministre des Armées Florence Parly :

    Florence Parly : "représentante" de la banque Edmond de Rotschild.

    Une info est omise par les médias, mais le chercheur à l'université de Liège Geoffrey Geuens nous a alertés :

    Dans le cursus de Florence Parly, on mentionne bien "l'ancienne directrice d'Air France et de la SNCF". On signale également que "son mari, Martin Vial, dirige l'Agence des participations de l'Etat (APE), présente dans les grands groupes de défense français", qu'il est même "membre du conseil d'administration de Thales". Ce qui, par parenthèse, en dit long sur l'endogamie de notre élite.
    Mais pour elle, on oublie une casquette : depuis janvier 2016, elle appartient au conseil de surveillance de l’entreprise Zodiac Aerospace. Elle y siège comme représentante du "Fonds Stratégique de Participation", qui n'a rien à voir avec le public Fonds stratégique d'investissement.

    Qu'est, en effet, ce FSP?
    C'est une émanation du groupe Edmond de Rotschild.
    On lit sur leur site:
     « Le FSP est géré par le groupe Edmond de Rothschild. Regroupant six assureurs majeurs en France (BNP-Paribas Cardif, CNP Assurances, Crédit agricole assurances, SOGECAP (groupe Société générale), Groupama et Natixis Assurances), le FSP est un actionnaire de long terme dans le capital de sociétés françaises ».
    Voilà donc une ministre (de plus) dont les liens avec la banque et l'industrie sont étroits. Ici avec le groupe Edmond de Rotschild, basé en Suisse, qui, comme le révélait Cash Investigations, dispose de 142 sociétés écrans dans des paradis offshore...

    Sans doute entre-t-elle au gouvernement par souci d'équilibre avec son président Macron qui, lui, oeuvrait, à la banque d'affaires Rotschild et Cie, basée à Paris. Voilà un gage de pluralisme.

    Comme le disait (presque) Jean Gabin : "Ce n'est plus un gouvernement, c'est un gigantesque Conseil d'administration !"

    http://www.francoisruffin.fr/florence-parly-reprensentante-de-la-banque-edmond-de-rotschild-

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  16. Les zélotes frontistes qui sévissent dans les commentaires ne sont pas du tout représentatifs des Français dont la majorité, on le sait pourtant bien maintenant, rejettent viscéralement tout ce qui touche à Le Pen. Et après le ralliement de NDA, on ne pourra plus dire qu'on n'a pas essayé.

    Pour rendre majoritaires des idées souverainistes, il est donc nécessaire de commencer par les détacher de l'extrême-droite. Le lancement d'un nouveau mouvement sur des bases saines (sans les idées nauséabondes de NDA, sur des principes humanistes clairement énoncés) est un timide mais salutaire premier pas qui, j'espère, sera suivi par d'autres (participation de chevènementiste, choix d'un nom moins connoté à droite...)

    Enfin, pour moi, "croissance" n'est pas "croissance économique" mais plutôt "développement". C'est vrai que le terme était peut-être mal choisi.

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    1. la planche de salut patriotique !http://www.bvoltaire.fr/suis-venue-a-lassemblee-defendre-convictions/?mc_cid=8468163918&mc_eid=9586b9a6aa

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  17. @ Moi

    Il ne me semble pas y avoir d’ambiguité. A titre personnel, c’est un point non négociable.

    @ Albert

    Au second tour, j’ai voté blanc. Je ne vois guère de proximité avec Macron…

    @ Anonyme 12h32

    Il a manqué plus de 10 millions de voix à Marine Le Pen pour l’emporter. Mon vote et ma voix n’ont qu’une très faible influence sur cela. Un peu facile d’éxonérer le FN et MLP de toute responsabilité.

    Je n’ai jamais dit que le FN n’est pas un parti légitime.

    @ Gérard

    Merci

    @ Trolls insultants

    Vous êtes prévenus que je supprime les commentaires injurieux.

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    1. Il y a ambiguïté dans la mesure où ce texte ne parle pas de cette question de l'euro pourtant primordiale,et dans le fait que tous les signataires de ce texte ne sont pas sur la même ligne que vous sur ce point (j'ai cité le cas de Dominique Jamet.)

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  18. Ce n'est pas 10 millions de voix qu'il a manqué à MLP mais un basculement de 5 millions.

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