vendredi 28 juillet 2017

Que dire sur l’euro et l’UE ?




Le premier préalable, qui doit être défendu comme tel

Les sondages sur le sujet, le très large échec de Marine Le Pen et le petit score du candidat le plus en pointe sur le sujet, François Asselineau, font penser à certains qu’il vaut mieux avancer très discrètement sur la question, s’inspirant potentiellement du discours de Mélenchon, où la sortie de l’UE n’est qu’un plan B. Pourtant, la majeure partie du programme économique de LFI en dépend et l’hypothèse d’une refonte de l’UE pour la rendre compatible à son projet est tout de même plus qu’hypothétique. Avant de rentrer dans des considérations de communication, je crois qu’il faut être clair sur le fond : seuls des changements marginaux sont possibles dans le cadre de l’UE et de l’euro. Et la seule solution pour vraiment changer les choses, c’est la double sortie, de la monnaie unique et l’UE.

En outre, on peut aussi penser, comme je le soutiens depuis longtemps, que l’impopularité de l’idée vient aussi largement du fait que le premier avocat de l’idée dans les médias, le FN, nuit à cette cause, du fait de ce qu’est ce parti, et de l’incompétence crasse de sa présidente, qui démonétise les idées qu’elles touchent en étant incapable de les défendre solidement. Pire, comment espérer que cette idée progresse si tous ses tenants finissent par reculer devant les sondages d’opinion ? Ne pas défendre fortement cette idée, c’est abandonner tous ceux qui en sont convaincus à d’autres qui sont plus clairs, et apporter sa contribution à la résignation des Français qui condamne l’avenir de notre pays.

Fondamentalement, je suis persuadé que pour le faire, il faut un mandat, comme nous l’avons vu en Grèce. Bien sûr, Paris n’est pas Athènes, mais nous avons bien vu que sans campagne claire sur les moyens nécessaires pour mettre en place des promesses (de fin de l’austérité et de la tutelle), alors, les promesses peuvent devenir la variable d’ajustement. Je pense qu’il est possible de convaincre nos compatriotes de la nécessité de quitter ce projet européen immédiatement (en laissant la porte ouverte à un autre projet, qui n’en serait pas dérivé, et serait totalement différent). Mais surtout, c’est un élément trop central pour ne pas lui donner la place qui lui revient dans un projet vraiment alternatif.

Et puis, quel paradoxe de dénoncer l’accord DLF-FN pour, au final, en suivre la ligne européenne tempérée ? Ne serait-il pas étrange de quitter DLF pour s’inspirer au final du changement de programme le plus important fait à cette occasion ? Un tel choix condamnerait probablement la lisibilité politique de notre initiative en la réduisant au seul refus, important, certes, de l’alliance avec le FN, et finalement à la tactique politicienne, en rendant très peu clair les différences programmatiques. Au contraite, je pense que le sujet européen doit être un des points de clivage fondamental qui nous différencie de cette alliance trop tactique qu’elle préfère reculer devant l’opinion, au mépris des idées.

Bien sûr, au début, la radicalité sur l’Europe nous condamne à une relative marginalité, et un potentiel électoral limité (encore que non négligeable). Mais si la base de départ est plus restreinte, elle n’en sera que plus solide et probablement plus facile à conquérir, les autres combattants ne voulant plus mener ce combat. Et surtout, sur le fond, je crois que c’est le point le plus important d’un programme alternatif.

36 commentaires:

  1. Le scandale de l'année : la ministre Muriel Pénicaud a gagné 1,13 million d'euros grâce au licenciement de 900 salariés.

    Pourris par l'argent.

    Je ne vois pas d'autre expression pour les qualifier.

    Ils sont complètement pourris, car ils ne pensent qu'à l'argent.

    En théorie, ils sont « l'élite de la France ».

    Mais dans le monde réel, ils sont pourris.

    Comme dit le proverbe, le poisson pourrit par la tête.

    Dernier exemple en date : la ministre Muriel Pénicaud.

    La ministre Muriel Pénicaud a gagné 1,13 million d'euros grâce au licenciement de 900 salariés.

    http://www.lemonde.fr/politique/article/2017/07/28/l-embarrassante-plus-value-de-muriel-penicaud-chez-danone_5165886_823448.html

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    1. Dégouttant pour la plupart d'entre nous , mais pas pour le déjà légendaire Castaner qui à déclaré "finalement elle n'a pas fait une bonne affaire"...
      Pauvres rien que nous sommes...


      http://www.lepoint.fr/politique/mme-penicaud-finalement-n-a-pas-fait-une-bonne-affaire-selon-castaner-28-07-2017-2146567_20.php#

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    3. De plus , est ce quelqu'un peu m'éclairer sur le véritable rôle de Castaner , vice-président ou premier ministre non officiel ?

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    4. Secrétaire d'état chargé des relations avec le Parlement et porte-parole du gouvernement, ou plutôt l'oeil et la voix de son maître, le Jupiter d'opérette

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  2. @LH,

    "on peut aussi penser, comme je le soutiens depuis longtemps, que l’impopularité de l’idée vient aussi largement du fait que le premier avocat de l’idée dans les médias, le FN, nuit à cette cause"

    Essayons d'examiner la position donnée en son principe. Une option politique est rejetée du fait du parti qui la soutient.

    Ca veut tout simplement dire que vous indiquez que les électeurs sont incapables de distinguer le locuteur de son discours. Autant dire que la politique ne sert à rien.

    De quelle manière ce parti, dont je n'ai que faire, nuit-il à cette cause ? N'est-il pas l'un des rares partis a porter cette idée, dès lors à mettre au débat cette dernière ? De même, comment un parti peut-il nuire à une idée qui se distingue nécessairement de ce dernier en tant qu'idée ?

    La position étant par ailleurs largement fondée sur une appréciation subjective "mal défendu" peut-on indiquer dès lors qu'il s'agit d'une position objectivement fondée ?

    Au fond, je n'ai que faire de la politique des partis, voire même de la politique (rien de nouveau sous le soleil...). Ce qui m'intéresse au premier plan c'est l'usage politique (définition...) de la langue et la langue elle-même, et notamment dans l'espace public. C'est là un point fondamental qui dépasse largement la politique.

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    1. Si la politique consiste à discourir sans fin en contemplant son discours de manière nombriliste tandis que les nervis du pouvoir posent des bombes et empoisonnent les médias de leur propagande abrutissante, autant vivre comme un ermite, loin du monde, de ses vanités et de son insignifiance.

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  3. Si l'UE et l'Euro disparaissent, ce sera le fait d'une crise financière, une sorte d'accident involontaire, et pas le fait d'un quelconque parti. Dès lors, tous les partis s'approprieront une fin de l'Euro pour en gérer les conséquences qui seront très chaotiques. Raison pour laquelle ni la majorité des français, ni aucun responsable de parti ne prône une sortie de l'Euro de peur de se retrouver dans la position de Theresa May qui perd pied avec le Brexit pourtant moins problèmatique qu'une sortie de l'Euro.

    Par conséquent, le parti que vous souhaitez créer n'a aucun avenir, car il ne décidera de rien, trop petit.

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  4. L'Europe à la carte et l'état stratège de NDA, c'est du flan, car Airbus n'est absolument pas défendu par les stratèges nuls qui nous dirigent et que l'UE n'empêche absolument pas d'intervenir au sujet d'Airbus :

    https://www.mediapart.fr/journal/france/270717/limperator-enders-cree-le-malaise?onglet=full

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    1. Airbus ne serait pas possible avec les regles actuelles de l'UE qui ne permettent a un pays une politique industrielle.

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  5. La sortie de l'euro se fera soit lorsqu'il implosera sous le poids de ses incohérences, soit par une sortie façon "je vous ai compris".

    Les gens ne comprennent rien à la monnaie et le système d'informations français ne permet pas de tenir un débat qui permettrait d'éduquer les citoyens à ces questions.
    Donc ou le débat est placé sur le côté politique du genre on est un peuple libre et indépendant et donc nul ne doit décider à notre place de notre politique monétaire.

    Ou on essaye de ruser.

    Tenir un discours qui pointe tous les défauts de l'euro tout en disant qu'on essayera de préserver son existence.
    Et une fois au pouvoir, se servir des leviers à disposition pour montrer la réalité de l'euro et ainsi faire comprendre le désastre où il nous mène.
    Et une fois que l'idée d'en sortir devient populaire, 2-3 phrases bien senties, 2-3 décisions techniques et l'euro est condamné.

    Afficher la couleur permet à la machine médiatique de jouer sur les peurs. Et manifestement, le courage n'est pas la qualité première de la population française en ce moment.
    C'est donc voué à l'échec d'annoncer la sortie de l'euro purement et simplement.

    La seule utilité que ça peut avoir, c'est si l'euro meurt de lui-même, de pouvoir venir dire "regardez, j'avais raison".

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  6. Laurent, d'accord en grande partie avec ce que tu dis dans ton article, mais si je relis votre communiqué commun du 28 juin, il y a quand même pas mal de trous :
    1) Sortie de l'UE, OK, mais comment ?
    2) Pas de référence à la sortie de l'euro... cela veut-il dire que vous êtes en débat et que vous n'êtes pas tous d'accord sur ce point au sein de votre mouvement ?
    3) Pas de référence à la sortie de l'OTAN...

    Je vous souhaite bien du courage pour trouver un axe qui va vous démarquer des offres existantes.

    ***Jacko***

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  7. La sortie de l'euro et de l'union est difficile car il n'y a pas de véritable débats sur le sujet . La presse appartient presque exclusivement aux puissance d'argent qui verrouillent la réflexion sur se thème.
    Tocqueville pensait juste sur les dangers de la démocratie et nous sommes dans une période ou le despotisme de la majorité (actionnarial) est à son oeuvre .

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    1. Pour la question du revirement de Le Pen ,c'est peut-être un peu hâtif et superficiel de le lier à de l'incompétence...Posons la question autrement/Madame le Pen est -elle un ennemi de l'ultra libéralisme?????Donc sa position contre ce capitalisme débridé était-elle logique????Etait-elle sincère????Voulait-elle gagner les élections et n'a-t-elle pas volontairement désorienté et fourvoyé ses troupes??????Pour quelles raisons?????

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    2. Tocqueville est un grand penseur politique ? Ah bon. De la démocratie en Amérique c'est bien écrit, c'est incontestable. Pour le reste... Un libéral non ?

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  8. Malheureusement, les français sont trompés au sujet de l'euro par la majorité des médias et de certains économistes. Il est évident que la monnaie unique n'a strictement rien apporté de positif à notre pays contrairement aux promesses qui avaient été faites à son sujet par ses partisans avant 2002. En effet, l'euro n'a pas généré de forte croissance, n'a pas amené de création d'emplois, n'a pas ralenti les délocalisations d'entreprises intra-européenne et n'a pas du tout été profitable aux consommateurs. Il convient d'expliquer à nos compatriotes que pour avoir une politique économique digne de ce nom, il faut que notre pays puisse avoir "entre les mains" le levier monétaire et ne pas dépendre des banques privées (loi de 1973). Il est triste de constater qu'il est difficile de se battre contre le néfaste pouvoir d'influence des médias qui mènent une propagande mensongère digne de la Pravda, mais souvenons-nous de 2005 et gardons toutefois espoir.

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  9. Le Plan A, c’est la sortie coordonnée de l’euro ; le plan B, c’est la sortie unilatérale.
    Dans les deux cas, la sortie est inévitable : le programme de LFI ne pourrait pas être appliqué dans le cadre actuel des traités, c’est bien pour ça que Mélenchon parle de sortir des traités.

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  10. Je pense qu'il faut renverser la charge de la preuve en montrant que l'euro est responsable de la situation et non la sortie de cette monnaie.

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  11. @ Anonyme 9h18

    Beaucoup de sophismes pour détourner le débat des vraies questions

    Un parti dont la patronne suit une position sans la comprendre ou être capable de la défendre dans les médias ruinent cette idée en lui donnant un visage d’amateurisme incompétent, alors même que cette position a été défendue de manière solide par de très nombreux économistes, dont plus de 10 « prix Nobel » d’économie.

    @ Anonyme 11h47

    Pas d’accord. La Grande-Bretagne a voté pour la sortie de l’UE sans crise financière. L’idée peut être défendue avec succès. Le Brexit est un exemple inspirant qui montre que vous vous trompez.

    @ Bip & JJS

    Pas du tout d’accord. Il faudra un mandat pour le faire et ne pas défendre l’idée ne fera que renforcer la monnaie unique. La machine médiatique a un pouvoir limité : souvenez-vous de 2005, du Brexit, de Trump…

    @ Jacko

    La ligne sera définie dans le futur

    @ Cgrotex

    Décidément, il y a du bon chez Tocqueville

    @ Anonyme 17h31

    MLP a fait les campagnes ultralibérales de son père…

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  12. @LH,

    "Beaucoup de sophismes pour détourner le débat des vraies questions"

    Il m'apparaît nécessaire de développer. L'usage du mot sophisme ne fonde pas par lui-même la réalité qu'il entend relever.

    J'essayais simplement de comprendre le déroulement concret de ce processus par lequel une force politique décrédibiliserait, ruinerait, une idée, par le simple fait de la promouvoir. Encore une fois, je n'ai strictement rien à faire de cette candidate et de son parti. Il y a déjà un certain temps que je ne vote plus.

    Pour ma part, j'ai tendance à considérer que pareille appréciation s'inscrit dans un strict processus subjectif, ou c'est le biais militant (ce n'est pas une critique) qui opère une telle lecture dévalorisante.

    Je ne vois pas en effet comment l'ont peut établir objectivement, soit un constat vrai pour chacun en dehors justement de toute d'appréciation personnelle, une telle nuisance à ce qui est une idée.

    Il semble d'ailleurs que quand vous indiquez qu'elle "suit une position sans la comprendre ou être capable de la défendre dans les médias" il y a là l'expression, parfaitement légitime d'ailleurs, d'une subjectivité, d'une appréciation.

    On peut trahir une idée par l'exposé qu'on en fait, mais je ne sais comment on peut nuire à celle-ci - à l'idée même, j'entends la "ruiner".

    On peut nuire au débat, lequel se déploie dans l'espace politique, mais comment considérer que cette candidate nuit au débat justement en ouvrant le débat ? On nuit certainement au débat en restreignant le débat, mais pas en courant le risque qu'un autre expose mieux de mêmes options politiques. On peut à mon sens dire qu'en exposant maladroitement un projet politique on entame sa propre crédibilité, en l'occurrence sur l'euro, mais il ne s'agit toujours pas de ruiner cette idée de l'indépendance monétaire par la sortie de l'euro.

    Non ?

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  13. Accuser l'extrême-droite de suivre une ligne politique trop modérée, c'est glisser vers la mauvaise pente. En outre les élections se gagnent toujours par le centre, c'est donc là qu'il faut porter le combat. La sortie pure et simple est une option à mettre sur la table mais ça devrait rester un simple moyen parmi d'autres pour atteindre des objectifs rassembleurs (démocratie, prospérité, écologie etc.)

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    1. @Gérard Bodin29 juillet 2017 à 04:16

      Avancer efficacement sur le plan politique passe aussi par le fait de nommer avec exactitude les choses il me semble. Ainsi, je ne vois pas à quel moment ce parti serait d'extrême-droite. Il n'est pas nécessaire de qualifier d'extrême-droite ce parti pour refuser de voter pour lui. Mal nommer les choses... Sauf à indiquer une définition consensuelle de l'extrême droite (l'université) je ne sais comment on peut le qualifier tel. Qu'est-ce que l'extrême droite, quels éléments permettent de ranger ce parti dans cette catégorie qui serait enfin définie ?

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    2. C’est prendre les choses à l’envers que de partir du constat que les électeurs ne sont pas prêts à sortir de l’euro pour en conclure qu’il faut rester dans la monnaie unique.

      Si l’on suit ce raisonnement jusqu’au bout, cela revient à proposer un programme économique compatible avec ce que pense l’opinion sans se soucier de savoir si c’est bon ou mauvais, efficace ou inefficace, cohérent ou incohérent.

      Si l’euro détruit notre économie et notre industrie, alors il faut en sortir. Et si l’idée ne passe pas, il faut l’expliquer mais certainement pas reculer devant des vérités au prétexte qu’elles ne seraient pas toujours bonnes à dire.

      Il faut ensuite arrêter de parler de ligne modérée pour désigner ceux qui veulent rester dans l’euro et d’extrémisme ou de radicalité pour ceux qui veulent en sortir. Si l’euro détruit notre économie, alors ceux qui veulent le conserver ne sont pas des modérés mais des irresponsables.

      Lire à ce sujet le dernier article de Jacques Sapir « L’Euro source structurelle de déséquilibre » qui cite une nouvelle étude du Fmi qui montre que les déséquilibres entre l’Allemagne d’une part et la France, l’Italie et l’Espagne d’autre part, se sont encore creusés en 2017 : http://russeurope.hypotheses.org/6180

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  14. "Un parti dont la patronne suit une position sans la comprendre ou être capable de la défendre dans les médias ruinent cette idée en lui donnant un visage d’amateurisme incompétent, alors même que cette position a été défendue de manière solide par de très nombreux économistes, dont plus de 10 « prix Nobel » d’économie. "

    Au contraire, je trouve que c'est très courageux de la part de MLP d'avoir défendu la sortie de l'euro alors que cette position n'était même pas majoritaire au sein de son propre parti et qu'elle est très minoritaire dans l'opinion.

    Quant aux "Prix Nobel", même s'ils peuvent être critiques sur l'euro, je n'en connais pas un seul qui recommande à la France de sortir unilatéralement de l'union monétaire.

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  15. Je travaille dans le commerce international: importation/exportation, réglementation douanière, règles de la concurrence, marché européen etc...Personnellement je ne suis pas perplexe et je ne crie pas au loup lorsque quelqu'un avance l'idée de sortir de l'euro et de revenir aux monnaies nationales car :
    1/ aujourd'hui, les pays commercent à outrance. Le secteur du commerce international n'a jamais marché aussi bien. Or, lorsque vous achetez à une société américaine ou canadienne, vous achetez en dollars US ou canadiens. Or, vous êtes dans l'UE et votre monnaie est l'euro. Pas d'obstacles, pas de graves dysfonctionnements car de toute façon avec les avancées technologiques et numériques, l'argent est dématérialisé. Par contre cet aspect là je le trouve effrayant;
    2/ une majorité de pays dans le monde ont leur monnaie mais importent et exportent en ...dollars, en euro voire en francs suisses. Donc ces pays jonglent avec 2 monnaies : la locale car elle reste le référent de la vie de tous les jours pour le peuple, pour le pire comme le meilleur (cf. crise vénézuélienne) et l'internationale car ils ne peuvent pas faire autrement s'ils veulent participer au commerce mondial;
    3/ avant l'euro, la CEE ou l'UE avait 12 puis 15 monnaies + 1. A savoir que les transactions au sein de l'UE mais aussi vers l'extérieur en matière de commerce se faisaient en...écu. Et pourtant le Français payait sa baguette en francs, l'Italien ses pâtes en lires etc...S'il le fallait la CEE passait par le dollar;
    4/ Les Suisses ou les Norvégiens ne sont pas membres de l'UE et cela ne les empêchent pas de commercer avec l'UE dans leur monnaie nationale;
    5/ les Danois sont dans l'UE et naviguent entre 2 monnaies: leur couronne et l'euro. Cela ne les gêne pas plus que cela.
    Voilà quelques remarques qui certes ne prennent pas en compte la BCE, les dévaluations, l'encadrement des monnaies nationales, les taux directeurs etc...Cependant,à mon sens, on fait beaucoup peur aux gens sur la sortie de l'euro car un des points névralgiques de cette question reste : le facteur psychologique.
    Bon week-end
    Stéphane

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  16. " L’idée peut être défendue avec succès. Le Brexit est un exemple inspirant qui montre que vous vous trompez."

    C'est déjà un échec qui va s'aggraver dans 2 ans, vous êtes aveugle, voire malhonnête en déniant la réalité, vous êtes un menteur.

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    1. @Anonyme29 juillet 2017 à 13:53

      Même si c'était vrai, ce qui n'est en rien démontré, il suffirait d'indiquer que la liberté a un prix, et que si ce prix est celui-là, c'est un prix bien dérisoire pour rester libre, autonome, et se donner à soi-même sa propre loi. Entre la liberté et l'argent, je chosis la liberté.

      La Fontaine avait déjà prévu la chose (Esope avant lui) :

      http://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/poemes/jean_de_la_fontaine/le_loup_et_le_chien.html

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  17. @ Anonyme 1h40

    Il n’est pourtant pas difficile de comprendre que quand la première force politique représentant une idée se montre incapable de la défendre depuis plus de 5 ans, cela affaiblit cette idée.

    @ Gérard Bodin

    Ce n’est pas qu’un moyen comme les autres. C’est le moyen le plus important, de très loin, et c’est fondamental pour retrouver une démocratie pleinement fonctionnelle. Pas toujours vrai sur le centre : Sarkozy en 2007, Trump aux USA…

    @ Marc-Antoine

    Courage, mais avec une grande part d’inconscience, et un terrible manque de sérieux. D’accord sur les « prix Nobel »

    @ Stéphane

    Nos pays parvenaient à commercer sans problème avec le monde dans les années 80 et 90, sans monnaie unique et donc avec de très nombreuses monnaies… Il est donc parfaitement possible de revenir à des monnaies nationales

    @ Anonyme 13h53

    Et en quoi serait-il un échec ? Les prévisions de chute de l’économie britannique ne se sont pas réalisées, au contraire des dires des opposants au Brexit.

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  18. @LH,

    Je ne vois pas comment on peut affaiblir une idée, ce qui sous entend déjà qu'une idée entre dans le champ des choses susceptibles d'une variation de force ou de faiblesse. Une idée peut-être faible ou forte, mais affaiblir une idée par le fait de la mettre au débat, là je ne vois pas. La matérialité de l'idée, c'est là une conception des choses qui me dépasse, mais je fais surement erreur. A ce jour, je n'ai pas croisé d'idée dans la rue, mais je reste prudent, il faut savoir douter.

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  19. "l'UE qui ne permettent a un pays une politique industrielle."

    Ah bon, et l'Allemagne avec l'une des industries les fortes du monde, elle est pas dans l'UE ?

    "Les prévisions de chute de l’économie britannique ne se sont pas réalisées, au contraire des dires des opposants au Brexit."

    Une forte inflation pour des salaires qui stagnent, les problèmes commencent et RDV dans 2 ans quand la négociation du Brexit sera terminée, c'est à ce moment que choses se corseront.

    http://trends.levif.be/economie/politique-economique/brexit-la-confiance-des-consommateurs-britanniques-s-effondre/article-normal-686199.html

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    1. Anonyme du 30 Juillet. Vous continuez de servir vos bobards mensongers comme vos amis journaleux et autres européistes. Non, l'économie britannique ne va pas mal (et c'est cela qui vous énerve), et elle n'ira pas mal dans deux ans après les HEUREUSES négociations du Brexit (les pays de l'UE devraient suivre cet exemple afin de recouvrer leur indépendance).
      Les européistes me rappellent les cocos du temps de l'URSS, même travestissement de la réalité, même promesse au sujet d'un système (UE et URSS), qui a largement prouvé sa nocivité.

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  20. @ Anonyme 18h21

    Une idée forte et solide, très mal comprise et très mal défendue par sa principale représentante semble logiquement moins forte et solide

    @ Anonyme 8h36

    1,7% de croissance sur un an au 2ème trimestre. Pas de perturbation forte à court terme.

    Et sur les résultats de la négociation, l’ampleur des excédents commerciaux allemand et français laissent augurer d’une négociation moins difficile que ce que les eurobéats annoncent

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  21. @LH,

    "Une idée forte et solide, très mal comprise et très mal défendue par sa principale représentante semble logiquement moins forte et solide"

    Ben toujours pas. Une idée peut être forte ou faible, mais ne peut être affaiblie. Une idée, à priori, ne participe pas de la matérialité des choses. On peut certes mal la défendre, mais pas l'affaiblir. Tout au plus on peut affecter sa perception dans le champ du débat, ce qui n'affaiblit pas cette idée elle-même. enfin il me semble...

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  22. D'accord avec LH,

    La sortie de l'UE et de l'euro doivent être au coeur du projet d'une nouvelle alternative crédible au néolibéralisme. L'UE c'est la cacophonie des intérêts nationaux qui masque le fond: un libre-échangisme débridé. Les règles de décisions fondamentales laissent très peu de chances de vraie renégociation. Il faut donc préparer la fin de l'UE

    Les Français ont voté contre cette Europe à 55% en 2005 alors que la médiacratie roulait honteusement pour le OUI. L'espoir est donc permis à ce sujet, si on est bons.

    Après si l'on est tranchant sur la position face à l'UE, l'argument-massue du "repli" avec toutes les connotations négatives sera utilisé. Il faut donc être rassurant sur notre volonté de maintenir le dialogue et la volonté de coopération avec les pays européens les plus proches géographiquement et politiquement. Un peu le discours de "l'Europe des projets" ou "à la carte" de NDA.

    Tu as raison LH d'appuyer encore et toujours sur ce sujet de la sortie de l'UE car il va falloir que nous soyons très bons face à une armée de détracteurs et parce que la décision est très lourde de conséquences. Un des points cruciaux sera notre réponse à la fuite des capitaux qui ne manquerait pas d'anticiper des résultats électoraux favorables et qui servirait d'ailleurs à faire peur avant le scrutin.

    Sinon Gérard Bodin,

    Tu as raison de rappeler que nous devrons aussi mettre en avant les RAISONS POSITIVES qui nous poussent à reconquérir notre souveraineté nationale: relocalisation industrielle, fin du dumping social et fiscal, amélioration de la démocratie par l'affaiblissement des lobbys tout-puissants à Bruxelles, transition écologique renforcée...

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  23. Quitter DLF pour suivre le même chemin n'a pas de sens, à moins de se dire que la seule solution est désormais de rejoindre LR. A quoi servira l'UNC avec son appel vide qui construit sur du vide en évitant les questions essentielles? Mais ce n'est pas étonnant alors que vous repartez avec certaines des personnes qui ont le plus mal conseillé NDA et ont accepté de valider son revirement si elles ne l'ont pas poussé à changer de cap. Drôle de rassemblement! C'est désespérant. Ne peut-on pas se débarrasser de ceux qui finiront chez LR parce que leur programme les y conduit logiquement et qu'ils n'ont quitté DLF que par refus de se vendre au FN?
    Quitte à être un micro-parti invisible, autant défendre ses idées. Je comprends vos critiques à l'égard de l'UPR, et je ne crois pas que ce soit une alternative non plus, mais si vous n'élaguez pas rapidement vous en aurez l'inconsistance politique (ou pire) sans la cohérence.

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  24. @ Anonyme 22h31

    C’est pour cela que j’écris « semble »

    @ Vincent nantes

    D’accord sur les coopérations. Je suis persuadé que c’est parce que nous serons cohérents et donc un peu radicaux que nous pourrons pas gagner, pas en mettant de l’eau dans notre vin

    @ Anonyme

    Notre ligne est encore en cours de travail

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