dimanche 31 août 2025

Le chaos et l’irresponsabilité, c’est Macron, Bayrou & cie

Lundi, François Bayrou a pris par surprise le pays en demandant un vote de confiance pour le 8 septembre, anticipant la motion de censure de LFI, prélude à d’autres pour l’examen d’un budget qui ne satisfait pas grand monde. Non contents de recycler des mesures du passé, le bloc central recycle un grand classique de nos dirigeants, « moi ou le chaos », qui ne convainc pas grand monde…


 

Tous coupables, sauf eux, et les plus riches !

 

Il y a quelque chose de fascinant à voir ceux qui mènent pleinement au destin de notre pays et notre économie depuis 8 ans, voir même 13 ans dans le cas de Macron, à se défausser à ce point de toute responsabilité. Les méchants irresponsables, ce seraient ceux qui n’ont jamais exercé la moindre responsabilité politique, dont les propositions seraient irresponsables et qui représenteraient « le chaos ». Pourtant, le chaos, c’est maintenant, politiquement au moins, et la responsabilité de cette situation est pleinement celle du président, qui a choisi de dissoudre. On pourrait aussi y voir le produit de l’alliance conjoncturelle du second tour entre le NFP et le bloc central, qui, si elle a permis de limiter la progression du RN, faute du moindre accord politique pour la suite, a abouti à une Assemblée sans majorité.

 

Si nous ne sommes pas encore (et ne serons pas probablement, à court terme au moins) au bord du chaos économique, la tension grandit devant l’impasse des politiques menées depuis trop longtemps par Macron et ses amis. La France emprunte désormais aussi cher que l’Italie, même si les écarts restent encore relativement minimes par rapport à ceux enregistrés lors de la crise de la zone euro. Et si le montant des intérêts sur la dette explose, du fait de ses erreurs de gestion (sur les OATi) et du choix révoltant de la BCE de resserrer sa politique monétaire qui accentue la pression sur les taux d’intérêt, nous restons à un niveau modéré historiquement. Le problème est que cette forte hausse pèse fortement sur les autres budgets en accentuant les déficits, dans un contexte où notre pays a abandonné les leviers de la politique monétaire, et bon nombre de leviers budgétaires, par conformisme autant que paresse.

 

La tension actuelle n’est que le produit de l’impasse des politiques menées par Macron, Bayrou et leurs amis. Et après avoir incriminé des partis qui n’ont aucune responsabilité dans la gestion du pays, le Premier ministre a cru bon céder aux sirènes du narratif selon lequel les retraités et les boomers feraient payer leur confort aux jeunes. Un discours dangereux électoralement tant la macronie a toujours pu compter sur les faveurs des boomers. Et sur le fond, j’ai déjà montré à quel point ce discours est exagéré et largement faux : les retraités ne sont que légèrement mieux traités que le reste de la population, et ils ne le sont que parce que leurs pensions ont moins baissé que les salaires des travailleurs. En outre, le financement du système est assez proche de l’équilibre et ils perdront beaucoup à l’avenir.

 

Bref, il s’agit simplement d’une nouvelle diversion par la désignation d’un bouc émissaire à notre situation. Après les chômeurs, les fonctionnaires, ou les malades qui abuseraient, la macronie s’en prend aux boomers. Mais la ficelle est grosse et le bloc central finit par stigmatiser une grande partie de la population. Des absents notables aux incriminations du bloc central : les plus riches et les entreprises. Pourtant, ces derniers ont bénéficié de baisses d’impôt massives (IS, baisse de charges, ISF, PFU, impôt de production), prolongeant pour partie des efforts passés massifs (la politique de l’offre de Hollande). La seule politique de l’offre de Macron, c’est au bas mot 100 milliards de coût annuel, soit plus de la moitié de la dette supplémentaire des mandats Macron, avant le covid ou le bouclier tarifaire…

 

Cette politique de l’offre, qui coûte un pognon de dingue, est pourtant un, prévisible, fiasco complet : notre déficit commercial a battu des records sous Macron. Cela devrait questionner les dizaines de mlilliards investis chaque année, en vain. Et cela devrait en faire la première cible des mesures à prendre. Et l’explosion des inégalités devrait également questionner les coûteux cadeaux fiscaux faits aux plus riches. Mais Macron et compagnie refusent toute discussion et font de ce sujet une vache sacrée. Il faut dire que ceux qui en bénéficient les ont beaucoup aidés. Mais ce faisant, c’est bien la macronie qui est irresponsable et nous mène au chaos en fracturant le pays d’une manière arbitraire et au mépris de toute analyse un peu rationnelle du bilan de leur politique économique depuis 2017, et même 2012…

 

Bref, comme presque toujours, le discours de l’exécutif est une pure posture qui cache une absence effarante de remise en question et une défense coûteuse et forcenée de certains intérêts particuliers, au mépris d’une réalité qui devrait imposer un changement complet de logiciel économique. La tension budgétaire actuelle n’est que le résultat de la folle politique de l’offre du bloc central.

1 commentaire:

  1. Il faudrait introduire un impôt spécial de 20% sur tous les salaires, retraites, prestations sociales, etc etc sans aucune exception, repasser aux 40 heures par semaine avec une retraite à 67 ans et ceci jusqu’à ce que la dette soit complètement remboursée!

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