samedi 2 janvier 2016

Les Suisses voteront pour retirer aux banques le pouvoir de créer la monnaie

C’est un long et passionnant papier de Romaric Godin dans la Tribune qui en rend compte : les partisans de la monnaie pleine ont remporté une victoire importante en réunissant plus de 100 000 signatures de soutien à leur initiative : une votation devrait avoir lieu sur la question en Suisse.



Un débat absolument fondamental

Curieusement, c’est un débat qui reste marginal dans la plupart des pays, malgré la grave crise financière de 2008. Heureusement, les choses semblent progresser. En Islande, un parlementaire a remis un rapport au gouvernement il y a quelques mois et maintenant, en Suisse, c’est une initiative qui a rassemblé assez de signatures pour déclencher une votation. C’est un sujet que j’avais détaillé fin 2011, dans une introduction au « 100% monnaie », puis un papier sur « la réforme du 100% monnaie ». Puis, André-Jacques Holbecq, auteur d’un livre de référence sur la dette publique, a écrit trois papiers sur le blog sur le sujet : un premier pour rapporter la tribune de Martin Wolf sur le sujet, un second sur l’avancée du débat en Suisse, puis un troisième de synthèse sur les enjeux de ce débat fondamental.

En effet, comme l’avait bien expliqué Pierre-Noël Giraud dans un livre primé, aujourd’hui, l’essentiel de la monnaie n’est pas créé par la banque centrale, mais bien par les banques privées, à des fins mercantiles, jouant un rôle majeur dans la multiplication des bulles et crises financières. Bien sûr, il y a des règles qui encadrent (un peu) cette création, mais ces règles, que les banques « aident » à concevoir, leur laissent une grande latitude d’action, qui a permis à certaines d’avoir un bilan 20 à 30 fois supérieur à leurs fonds propres en 2008. Et il ne faut pas croire que les récentes règles ont véritablement changer la donne tant les lobbys bancaires parviennent à jouer sur les modalités de ces règles. Ainsi, la reprise du contrôle de la création de la monnaie est un débat fondamental pour la démocratie.

Un débat qui reste encore difficile

Comme le note Romaric Godin, le débat n’est pas facile. Le puissant lobby bancaire jouera de tout son poids en Suisse pour faire barrage à cette initiative qui leur retirait un pouvoir colossal. De plus, l’histoire monétaire démontre tous les tâtonnements de nos démocraties dans l’encadrement de cette chose si fondamentale à nos sociétés qu’est la monnaie. Au 19ème siècle, les Etats-Unis expérimentèrent « la banque libre », un mot habile pour qualifier une véritable anarchie monétaire porteuse de crises. Aujourd’hui, nos gouvernements trouvent le moyen de laisser faire Bitcoin, une création spéculative qui remet pourtant en cause le monopole monétaire naturel de l’Etat, et l’Etat semble vouloir mettre fin à l’argent liquide et aux chèques, démontrant que notre époque est loin d’avoir fini avec le débat monétaire.

Malheureusement, il faut bien reconnaître que le sujet est trop souvent absent des grands médias, et il faut remercier ceux qui, comme la Tribune et Romaric Godin, contribuent à en populariser tous les enjeux. Il faut dire que la question n’est pas simple, et donc très peu propice à un débat au format Twitter. Il peut paraître dangereux ou même aventureux de vouloir remettre à plat un mécanisme économique si fondamental. Les forces du conservatisme seront puissantes dans ce débat. Malgré tout, il faut bien se rendre compte que les réformes marginales ne règlent pas les problèmes mais ne sont souvent que des efforts de communication à des fins purement politiciennes, ou, au mieux, des changements mineurs et souvent si complexes que les banques peuvent à peu près continuer à faire ce qu’elles souhaitent.


Merci donc à tous ceux qui contribuent à la réflexion sur l’organisation monétaire, et notamment Romaric Godin et la Tribune. Même s’il prend du temps à s’imposer dans le débat public, cela deviendra tôt ou tard un thème absolument majeur de notre vie démocratique.

43 commentaires:

  1. J'avais lu cet article et je m'étais fait une réflexion similaire. Je me demande simplement d'où va venir la contre-attaque. Car l'enjeu est énorme puisque le contrôle de la monnaie est un des enjeux du pouvoir mondial. C'est un combat plus ou moins feutré engagé depuis plus de 2 siècles. L'Histoire du monde du 20ème siècle est une conséquence quasi-directe de cette prise de pouvoir progressif. Les guerres mondiales et la révolution russe ont été des épisodes incontournables pour arriver à Bretton Woods, qui a débouché en 1971 sur une victoire en rase-campagne par l'abandon du dollar-or.
    La suite risque d'être "mouvementée"

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  2. Merci, Laurent, excellent article.
    Je crains néanmoins qu'il ne soit trop tard et a suite risque d'être mouvementé mais pas seulement dans le débat réserves fractionnaires / monnaie pleine (ou 100% monnaie). Les 18 plus grosses banques systémiques détiennent pour plus de 600 000 milliards de dollars de produits dérivés, des paris sur l'avenir extrêmement risqués (voir Morin). Certains même parlent d'un total de 1 200 000 milliards ... soit de 10 à 20 fois le PIB mondial.
    Je ne voudrais pas être oiseau de mauvais augure en ce 2 janvier, mais je crains dans un délai de quelques années au maximum un effondrement financier suivi d'un effondrement monétaire et bancaire. Quelques jours après ce sera le tour de l'effondrement commercial et celui des réseaux (énergie, alimentaire, eau, eaux grises, santé, etc...) suivi inévitablement de guerres civiles (mondiales).
    Les probabilités deviennent chaque mois et chaque années plus importantes... Espérer que les gouvernements pourront empêcher ce collapse total n'empêche pas de prévoir des canots de sauvetage individuels ou familiaux.
    Voir en particulier la seconde partie de mon interview sur https://postjorion.wordpress.com/2015/11/25/303-interview-a-j-holbecq/

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  3. Ils sont marrant ces suisses, ils votent contre un truc qui n'existe pas, puisque les banques privées ne créent pas d'argent. Aucun bilan de banque privée ne contient de ligne comptable création monétaire, seules les banques centrales en ont une.

    Confondre prêt et création monétaire, c'est ballot tout de même.

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    1. Ils sont ballots ces banquiers centraux quand ils citent la masse monétaire M3... lol

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    2. Comment peut-on prêter de l'argent qu'on n'a pas si on n'a pas le pouvoir de le créer ?

      De toutes façon on verra bien : si les banques privées n'ont pas le pouvoir que l'initiative populaire prétend leur retirer, elles ne se sentiront pas concernées, et ne participeront pas au débat.

      Si elles commencent à pousser des cris de douleur avant même d'avoir été touchées, par contre...

      Ivan

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    3. Que certains "dits économistes" sont loin de leurs chères études!
      Ont-ils oubliés que c'est le crédit qui fait les dépôts et non l'inverse. Nul besoin d'avoir préalablement des billets pour que les banques prêtent; C'est le processus de la création monétaire, à revoir dans les manuels de la première année d'économie. Fait-il rappeler les contreparties de la masse monétaire? y sont inclus les "concours à l'économie" notamment. La question de la création de la monnaie par les banques commerciales est désuète bien que sa limitation doit être posée avec la plus grande précision: ratio des fonds propres plus sévère, refinancement modéré, titrisation plus encadrée. Au-delà des questions légitimes sur le bilan intrinsèque des grandes banques commerciales, c'est celui du hors-bilan qu'il est urgent de contrôler et d'encadrer. Cette partie recouvre de très nombreuses imprécisions, omissions qui seront probablement le déclencheur de la faillite du système.

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  4. Holbecq fait partie des sages d'Aldebaran, c'est sûr et certain

    http://changera.blogspot.be/2016/01/les-sages-daldebaran-2016-annee-du.html?spref=fb&m=1

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  5. A-J Holbecq2 janvier 2016 à 13:20

    Ca ne démontre rien de la création monétaire privée, lol !

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  6. Si je prête 100 euros à Mr A qui les prête à Mr B qui les prête à Mr C, il y a 300 euros de crédits en cours et toujours 100 euros de monnaie, zéro création de monnaie, que de la création de lettres de créance. Holbecq est infoutu de comprendre ça. lololol

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    1. Pas l'intention de refaire le débat, on est en 2016, salut et bonne chance !

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  7. Ce qu'il a de bien avec le système suisse c'est que le débat ne pourra pas être truqué ni escamoté. Les partisans et les opposants vont avoir les mêmes temps de parole à la TV, les mêmes budgets, etc...

    Quand j’habitais en Côte d'Or j'avais pu suivre sur la TSR les longs débats sur le transit des camions de l'UE par la route en Suisse. Le gouvernement et les milieux économiques était prêts à tout pour faire passer le diktat de l'UE, afin d'économiser les milliards nécessaires pour creuser des tunnels de ferroutage à travers les Alpes, un chantier titanesque. Mais ils n'avaient pas le pouvoir de faire taire leurs opposants, pas même celui de les caricaturer ou de les choisir eux-mêmes.

    Et les citoyens ont choisi le ferroutage après avoir longuement écouté et étudié les arguments des uns et des autres, et en parfaite connaissance de cause des enjeux financiers.

    Quand les premières manifestations contre le tout-camion sont apparues dans les Alpes françaises les politiciens de Paris et Bruxelles furent pris au dépourvu. Pourquoi ces frontaliers semblaient-ils immunisés contre la propagande officielle de la France et de l'UE ?

    Moi je savais pourquoi : ils avaient suivi comme moi les débats sur la TSR (télévision suisse romande)

    Ivan

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  8. En suis toujours a me dire que l'argent n'est fait que pour en faciliter le troc mais pas pour travailler a notre place!

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  9. "Comment peut-on prêter de l'argent qu'on n'a pas si on n'a pas le pouvoir de le créer ?"

    Si vous empruntez à la banque de l'argent et qu'ensuite vous le prêtez à votre frère, vous avez bien prêté de l'argent que vous n'aviez pas et que vous n'avez pas non plus créé, c'est pas compliqué à comprendre. Madoff, lui il a très bien compris le principe, trop même.

    Les banques suisses vont tiquer pour les autres mesures proposées, il y en a plusieurs, comme le financement direct des caisses publiques par la BNS. Là, les banques privées perdent les intérêts qu'elles touchent actuellement.

    La méthode de l'hélicoptère à billet, distribution à tous d'argent par la BNS peut aussi déplaire aux banques privées, car dévaluation probable du CHF.

    L'article prétend que les bulles spéculatives viennent de la création monétaire privée, c'est faux. Ce sont les QE des BC qui les alimentent en créant de l'argent qui tourne en rond dans le système financier. D'où l'utilité possible de l'hélicoptère pour sortir de la trappe à liquidité et qui est la seule mesure proposée intéressante. Les autres mesures sont soit des farces, soit inutiles.

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    1. Si vous avez raison les banques privées ne protesteront pas contre l'interdiction de créer de la monnaie, puisque cela ne changera rien pour elles. Elles pourront alors facilement proposer un contre-projet au gouvernement fédéral, et si ce dernier est convaincu les électeurs devront choisir entre les deux.

      C'est un charme méconnu de la démocratie helvétique : même quand le texte de l'initiative populaire est mal ficelé et finalement rejeté par les électeurs (dans 90 % des cas), il peut quand même faire avancer les choses dans le bon sens en obligeant l'exécutif à proposer des améliorations au droit existant.

      Sur l'hélicoptère et la trappe à liquidité, vous touchez au gros reproche que je fais aux BC : elles ont trouvé le moyen de positionner l'hélicoptère en vol stationnaire juste au-dessus de la trappe à liquidité. Le résultat est sans précédent dans l'histoire économique, une création monétaire himalayenne et quasiment aucune inflation.

      Le texte de l’initiative :

      http://www.initiative-monnaie-pleine.ch/texte-de-linitiative/

      Le site : http://www.initiative-monnaie-pleine.ch/

      Ivan

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  10. Ivan

    Un article ci-dessous court et limpide sur le financement des banques, loin des salmigondis magiques holbecquiens. Mais bon, Holbecq vend ses bouquins avec ses contes de fées monétaires, donc continuera de raconter les mêmes salades qui lui arrondissent ses fins de mois. C'est humain, on va dire...

    Les banques privées se refinancent auprès de divers acteurs dont les BC, ses déposants, le marché interbancaire, aucune création monétaire privée, aucun mystère.

    Si une banque privée pouvait créer de l'argent magique, pourquoi elle s'emmerderait donc à se refinancer en payant des intérêts auprès d'autres acteurs ?

    "Prenons l'exemple d'un couple qui souhaite emprunter 30.000 euros pour l'achat d'un véhicule neuf. Afin de débloquer cette somme, la banque va devoir trouver ces 30.000 euros. On dit alors qu'elle se « refinance »."

    http://archives.investir.fr/2008/jdf/20081011ARTHBD00157-le-circuit-complexe-de-financement-d-une-banque.php#

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  11. Les (petits) banquiers vous diront qu'ils ne créent pas de monnaie ... pourquoi ?
    http://tinyurl.com/ygbrbtq
    (parce que, comme Tythan qui se croit "anonyme" ils n'y connaissent rien ;-) )

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    1. Jusqu'à preuve du contraire, lorsque j'écris sur le blogue de Laurent, je suis et reste anonyme.

      Bien entendu, certaines personnes connaissent ma véritable identité qui n'est en soi pas un secret. Elles sont heureusement très peu nombreuses (se comptant sur les doigts d'une main, ce qui fait que je saurais de qui vient le coup bas si jamais cela intervenait : je ne l'imagine pas).

      Simplement, comme beaucoup d'internautes, j'ai une vie personnelle et surtout professionnelle et je ne souhaite pas que mes collègues par exemple sachent que je milite sur internet.

      Vous, vous êtes retraité, vous n'en avez plus rien à foutre et il est donc normal que vous écriviez sous votre nom. C'est votre choix, vous n'avez pas à essayer de l'imposer aux autres et cela ne vous donne aucune supériorité morale de le faire.

      Par ailleurs, vu votre article en lien, assez intéressant d'ailleurs. Il y a néanmoins un point qui mérite clarification : le lien sur la question de la faillite des banques a-t-il été rédigé par Christian Gomez ou non?

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  12. "leurs concurrentes n’acceptent, elles, que de la monnaie banque centrale"

    Ça n'existe pas de la monnaie autre que banque centrale, un Euro est Euro et y a pas marqué made in BCE, Société Générale, Monopoly ou Crédit Lyonnais dessus.

    En période de crise de confiance de solvabilité interbancaire, les banques privées se tournent vers les BC car elles trouvent difficilement d'autres banques privées assez confiantes pour leur prêter, alors seules les BC acceptent en dernier ressort de prêter aux privées pour résoudre la crise de liquidités.

    La chaine de causalité est exactement l'inverse de ce que vous racontez dans vos délires de maboule psychotique.

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  13. Ivan

    L'hélicoptère est la proposition de Adair Turner président de la FSA. Distribuer directement de l'argent à la population en court-circuitant les banques et les restrictions budgétaires étatiques est probablement la seule méthode efficace de transmission monétaire réelle et réactive, car le feed back est ultra rapide et sur une assiette la plus large possible, contrairement à l'OMT actuel ou à une politique keynésienne budgétaire sujette à l'électoralisme et au favoritisme des connivences claniques.

    C'est en fait une méthode très libérale de réactiver la croissance que bien des "libéraux" rejetteraient pourtant.

    Le libéralisme comprend de nombreuses controverses sur de nombreux sujets, contrairement à ce que racontent des gens comme Herblay ou certains libéraux qui font du libéralisme un monothéisme tout autant borné que le monothéisme religieux.

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    1. Qu'il y ait des désaccord parmi les libéraux... personne ne soutiendra le contraire.

      La question est : ça prouve quoi ?

      Que les règles fixées dans les traités européens n'existent finalement pas ?

      Que les libéraux n'ont pas réussi à obtenir une législation fiscale sur mesure... qui leur permet une désertion fiscale massive à une échelle industrielle ?

      Vous blâmez sans jamais rien démontrer ! sans jamais contre-argumenter.

      Proposez donc des explications... faites-nous donc une démonstration ! vous choisissez la facilité de dire que les autres ont tort sans argumenter, et sans vous fatiguez à expliquer ce qui se produit réellement selon vous.

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  14. "Si vous avez raison les banques privées ne protesteront pas contre l'interdiction de créer de la monnaie, puisque cela ne changera rien pour elles. Elles pourront alors facilement proposer un contre-projet au gouvernement fédéral, et si ce dernier est convaincu les électeurs devront choisir entre les deux."

    C'est une possible astuce de cette proposition, inclure des demandes bidon, des leurres, comme l'abandon de création monétaire privée, pour attirer des votes et aussi ensuite abandonner ces propositions bidons en faisant passer ces abandons pour des concessions lors de la négociation, puis garder l'essentiel.

    Les Suisses, sous leur air paysan montagnard et leur accent, sont des fins négociateurs, pragmatiques et très malins. Il n'y a qu'à voir leur niveau de vie, le niveau haut de gamme de leur industrie pour constater qu'ils sont très avisés.

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  15. Après tout les terraplatistes ont le droit de penser ce qu'ils veulent, mais je conseille à ce jeune homme mal élevé de revoir son cours d'économie de Première, s'il n'a pas eu la chance d'en suivre à l'Université.
    http://media.eduscol.education.fr/file/SES/85/6/LyceeGT_Ressources_SES_1_eco_4-3_Creation_de_monnaie_185856.pdf
    Il a surement du sécher ses cours...

    L'article " Les banquiers vous diront qu'ils ne créent pas de monnaie ... pourquoi ?" n'a pas été écrit par moi, mais par Christian Gomez, élève d'Allais, Docteur en économie, "grand banquier" (responsable de la zone Asie Pacifique pour la SG), accessoirement, depuis qu'il est à la retraite, dans l'équipe "Momo" du RIP suisse sur la monnaie pleine.

    Enfin, pour préciser, les Banques n'acceptent que de la monnaie Banque Centrale dans leurs échanges... certaine banques ont des comptes positifs et elles prêtent à leurs consœurs qui sont dans le besoins (suite besoin de compensation due à trop de fuites, donc trop de crédits par rapport aux dépôts : Keynes l'avait bien dit : "il faut que les banques marchent au même pas".... mais bien évidemment la Banque Centrale peut également faire office pour ces banques dans le besoin de liquidités de "prêteur en dernier ressort".

    Il faut vraiment prendre les gens pour des cons de penser qu'une initiative populaire Suisse demanderait un référendum sur quelque chose qui n'a pas lieu d'être, que la Chancellerie fédérale confirmerait la tenue d’une votation sur l’initiative "monnaie pleine" (le 24 décembre) et que même des économistes opposés commencent à argumenter "contre" cette proposition sans jamais soulever l'argument qui serait le plus simple, celui de "mais les banques commerciales ne créent pas de monnaie de crédit et n'augmentent pas la masse monétaire".

    Voilà, je tenais juste à rectifier quelques erreurs en espérant que la haine de Tythan ("anonyme") à mon égard et les multiples articles qu'il lira sur ce sujet cette année ne lui gâchera pas 2016. Bonne et heureuse année à tous en attendant le grand collapse dans lequel les banques et la spéculation financière sont en train de nous entrainer: la "monnaie pleine" (ou le 100% monnaie" ) arrivera sans doute trop tard et sera, même s'il est adopté par les Suisses, géographiquement trop limité. Je conseille à chacun de lire le livre de François Morin "l'hydre mondiale".

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    1. Bonjour,

      Je tiens simplement à signaler que j'ai toujours, à part peut-être une ou deux fois où j'ai oublié de le faire, signé les commentaires que j'ai posté sur le blogue de Laurent ou ailleurs, soit de mon pseudo originel (Tythan) soit de celui d'Arthur Messier (qui est aussi un pseudo).

      Je ne suis donc pas l'auteur des messages anonymes ci-dessus ni de tous les précédents, que je n'ai pas eu le temps de lire en détail mais qui me semblent a priori censés : André-Jacques Holbecq, qui n'a pas de formation d'économiste, oublie toujours que la création monétaire par une banque commerciale se solde, au remboursement du prêt, par une destruction monétaire. Et d'ailleurs, à ce sujet, AJ Holbecq se trompe puisque cette question ne relève pas de la 1ère ES mais plutôt du niveau 2nde initiation à l'économie...

      A dire vrai, depuis 2013, je ne m'intéresse plus vraiment aux théories d'André-Jacques Holbecq pour la simple raison que j'ai eu la confirmation de Nicolas Dupont-Aignan qu'il n'a jamais pris au sérieux ses théories même s'il a pu reprendre la théorie conspirationniste sur la loi de 1973, dont il convient aujourd'hui (s'il n'a pas oublié ce détail) que c'était une erreur. Ce qui n'empêche pas qu'il soit favorable à la monétisation par une BC, ce qui est aussi ma position.

      Sur vous André-Jacques Holbecq, mon avis n'a pas changé : vous avez sans doute beaucoup travaillé, lu beaucoup de livres tous plus savants les uns que les autres, mais fondamentalement votre compréhension des mécanismes du crédit est viciée puisque vous croyez au crédit gratuit. C'est parce que chez vous il s'agit d'une croyance (pourtant démentie par 4.000 années d'histoire humaine) qu'aucune discussion rationnelle avec vous n'est possible.

      En revanche, il faut bien que vous compreniez une chose : si j'ai pu avoir quelques mouvements d'humeur devant vos réponses dilatoires et parfois formuler mes reproches en termes un peu vifs, ce qui était aussi votre cas je vous le rappelle, à aucun moment je n'ai éprouvé le moindre commencement de haine à votre égard. Ni même du mépris. Simplement, pour vous le dire franchement, je pense que vous n'êtes pas quelqu'un de sérieux et de rationnel et vous savez très bien pourquoi. J'ai en revanche beaucoup de respect pour votre militantisme au sein de DLF.

      Pour info, je signale aux lecteurs intéressés que le livre d'André-Jacques Holbecq, signalé comme un livre de référence par Laurent, ne peut en aucune manière se parer dans cette qualité. Son idée principale, comme son titre si sérieux l'indique "la dette publique, une affaire rentable" est que la dette française résulte d'un complot des banquiers tournant autour de la loi de 1973, dont l'inanité a été maintes fois démontrée et enfin admise et par André-Jacques Holbecq et par Laurent Herblay.

      Pour info également, j'ai également eu la confirmation que Christian Gomez, dont AJ Holbecq se réclame à corps et à cri n'adhère absolument pas à toutes les idées d'André-Jacques Holbecq, bien qu'ils en partagent certaines. Christian Gomez a d'ailleurs dénoncé publiquement, dans un lien que je ne retrouve malheureusement plus et dont j'espère qu'André-Jacques Holbecq aura l'élégance de fournir, la croyance au crédit gratuit.

      Voilà tout.

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    2. Bon si c'est pas Tythan, c'est Jorion. Y a pas d'autre choix

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  16. @ Cliquet

    Je crois que la démocratie permettra de régler cela pacifiquement

    @ André-Jacques

    Merci. Bien d’accord sur le prochain effondrement financier (dont je parle depuis janvier 2009…), même si je pense qu’il faudra attendre encore quelques années car la bulle n’a pas encore assez gonflé, sans doute autour du tournant de la prochaine décennie, potentiellement un peu avant. Après, je ne pense pas du tout que nous aurons les conséquences que tu évoques (réseaux ou guerres civiles). Le précédent de 2008-9 démontre que les Etats peuvent réagir. Et encore, ils n’avaient pas utilisé tous les instruments à leur disposition. Mais la crise sera sans doute violente.

    Merci pour l’article

    @ Anonyme 10h31 et suite

    Et comment le bilan des banques peut-il beaucoup plus important que le bilan des banques centrales ?

    Dans les années 2000, avant la crise, la masse monétaire a cru d’environ 10% par an dans la zone euro quand le bilan de la BCE était parfaitement stable. Il n’y avait pas de QE, simplement la spéculation débridée des banques privées, permise par le système.

    Je vous renvoie vers les nombreux liens de mon papier.

    @ Ivan

    Merci pour ces précisions

    @ Anonyme 22h37

    Ce n’est pas une idée libérale. Elle avait été évoquée par Jeannenney dans les années 1990 en Europe… Mais c’est une idée intéressante à mon sens, sachant que pour moi, une banque centrale doit répondre au gouvernement et que cette décision doit être prise par un gouvernement élu et responsable devant le peuple

    @ Abd_Salam

    Merci

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  17. En ce début d’année 2016 je fais un vœu.
    Que cette année soit l’émergence des réalités et des consensus.

    C’est tardivement que j’ai pris connaissance du blog de ce 2 janvier, sur la création de la monnaie, qui fort heureusement se prolonge aujourd’hui pour me donner la possibilité d’intervenir.
    Le moins que l’on puisse dire c’est que le principal intervenant, l’économiste de service, ne fait pas l’unanimité.
    Mais peut-on parler de monnaie sans en connaitre au minimum les raisons de son existence ?
    Au départ la monnaie n’existe pas, ce qui existe c’est la valeur donnée au chose agréable à la vie, comme le Kg de sucre où bien la valeur de chose peut agréable comme une infraction au code de la route, mais aussi la valeur donnée au travail pour produire ces chose utile et agréable à la vie, qui pour la valeur d’une infraction n’est en fait qu’une valeur utile au chose agréable pour la victime d’une infraction et non du producteur de l’infraction. La valeur si elle est la récompense d’un producteur de biens ou de services : vous constatez qu’elle est aussi ‘’une récompense’’ de ceux qui ne sont pas, pas encore ou ne sont plus, producteurs de choses utile et agréable à la vie.

    La valeur d’une chose évolue au fur et à mesure de la production de cette chose, en additionnant la valeur du travail de production du premier intervenant jusqu’au dernier, juste avant que celui qui l’acquière en fasse une consommation afin de satisfaire l’un de ces besoins.

    Que voyons-nous d’important dans la valeur des choses ?
    1° qu’elle n’existe que du fait de l’existence d’une production.
    2° qu’elle se partage aussi bien entre les producteurs de la chose que ceux qui ne sont plus ou pas encore producteur.
    3° qu’elle est utile à la circulation des choses jusqu’à sa consommation.
    4° que la valeur se forme tout au long de la production pour disparaitre lors de sa consommation.

    Pour conclure nous pouvons dire que la valeur a pour usage utile (comme un outil) d’amener une production à sa consommation et disparaitre.

    La monnaie ?
    Elle n’est que la matérialisation des valeurs, et si les valeurs servent à amener une production à sa consommation la matérialisation de la valeur, la monnaie, à la même fonction et, dans ce cas, doit disparaitre avec la consommation et réapparaitre s’il y a une nouvelle production. Hors la monnaie papier ne disparait suite à la consommation, elle continue à circuler mais pour valoriser une nouvelle production. Si la monnaie papier ne disparait pas : avons-nous besoin de créer de la monnaie papier en plus ? NON

    La monnaie dématérialisée ?
    C’est écriture comptable qui crédité puis débité et, de fait, c’est la seule monnaie qui a la caractéristique des valeurs donnée aux choses ou valeur de ‘’récompense’’ partagée entre nous tous actif et inactifs et qui, en devenant débit, disparait comme la valeur disparait quand la chose devient consommation.
    La création de la monnaie papier ne peut être que le remplacement d’un crédit dans les écritures comptables. En réalité nous pourrions très bien se passer de monnaie papier et il le faudrait peut être, puisse le portemonnaie électronique remplacerait le papier, mais en conservant la fonction débit crédit serait plus conforme aux valeurs.

    Puisque la monnaie papier existe toute création de monnaie doit correspondre à un remplacement de crédit dans la monnaie écriture et toute suppression de monnaie papier devenir monnaie écriture en crédit. La monnaie peut être alors imprimée, dans ces conditions, par un organisme d’état en contre partie de la disparition d’un compte créditeur où exceptionnellement le blocage d’un crédit jusqu’à la restitution de la monnaie papier à l’organisme imprimeur.

    Tout est dit sur les capacités émission de la monnaie papier. C’est ce processus de remplacement d’un crédit en écriture par de la monnaie papier qui si il est respecté : aucune dérive n’existe.

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  18. Suite

    Puisque les valeurs ou la monnaie, accompagnent la production jusqu’à la consommation : nous pouvons alors faire le constat suivant, comme cela a été le cas en 2008 en France : une psychose frappe le Français qui entrevoit un risque financier hypothétique suite à la crise des subprime. Devant ce risque hypothétique de lendemain déchanteurs les français bloque la monnaie en credit dans son épargne et, de ce fait, la monnaie ne circulant plus, les productions ne devenant plus consommation, la production s’arrête et le chômage augmente, c’est la crise mais de quelle origine ? Psychique bien entendu !

    Cela vous faire comprendre que faute de crédits qui deviennent débits (blocage de crédit) il devient nécessaire de faire fonctionner la planche à billet pour continuer à faire des débits et faire passer des productions à la consommation et éviter le chômage, puis au fur et à mesure du déblocage du compte crédit des épargnant suite à la psychose retirer la monnaie émise.

    Hélas l’ignorance d’une crise psychique, et de la réalité de l’usage de la monnaie, fait que les monétisations faites à cette époque ont été perçu comme une dérive capitaliste et non la correction des effets d’une psychose.

    Vous voyez qu’il faut moins de mots pour relater les réalité de notre vie sociétale que pour délirer dans des psychoses qui se caractérisent par une vision erronée de la réalité avec un discours et des idées délirantes, associés à un syndrome dissociatif, c'est-à-dire des troubles perturbant l'organisation de la pensée, le comportement et les émotions.

    Unci TOÏ-YEN

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  19. LH

    L'hélicoptère c'est Friedmann en 1969...

    Pourquoi voulez vous que le bilan d'une BC augmente indéfiniment et soit supérieur à celui des banques privées ?

    Quand une BC prête et achète des titres, son bilan monte, quand elle est remboursée et vend des titres son bilan baisse. Avec les QE, les BC prêtent et achètent des titres beaucoup plus qu'elles ne sont remboursées et ne vendent de titres, donc le bilan monte.

    "quand le bilan de la BCE était parfaitement stable."

    Ah bon, vous êtes sûr ? Passer en 2000 de 700 Mds Euros à 1500 Mds Euros en fin 2008, soit 100% de croissance de bilan en 8 ans, vous trouvez ca stable...

    https://commons.wikimedia.org/wiki/File:BilanBCE_2012_07.png



    holbecq

    Un disciple d'Allais, et alors ? Comme si Allais était la référence en économie, pourquoi lui plutôt qu'un autre ? Il est loin de faire l'unanimité et le name dropping n'a jamais constitué une démonstration.


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    1. Fin 2008, la crise était commencée depuis quelques temps...

      Allais, notre seul "Prix Nobel d'économie" pendant des décennies...

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  20. Prix Nobel tellement vilipendé par les anti-libéraux, mais quand ca vous arrange vous en faites un titre de gloire...

    La crise a démarré fin 2008 en Europe, après celle des subprimes milieu 2007 aux US. Ne noyez pas le poisson, vous savez très bien comme la courbe le montre le bilan BCE n'a absolument pas stagné de 2000 à 2008 comme le prétendez faussement sans même citer une source, alors que moi je source.

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  21. Vous êtes comme holbecq, vous inventez des faits et ne reconnaissez pas les faits chiffrés et validés.

    Le bilan BCE a fortement augmenté de 1999 jusqu'à fin 2008, pour exploser ensuite depuis 2008.

    Holbecq, lui, invente un Euro banque privée pour expliquer... la création monétaire privée qui n'est qu'un synonyme de Euro banque privée, jamais prouvé, un grand tautologue comme le Baron de Münchhausen qui s'élevait des sables mouvants en se tirant par les cheveux.

    Des tas de prix Nobel, mais pas francais, eux, contredisent Allais sur de nombreux points. Le fait d'être francais n'est pas une garantie, même si Nobel. Votre chauvinisme nationaliste vous fait prendre Allais, un Nobel parmi tant d'autres, comme l'alpha et l'oméga de l'économie parce que francais, c'est juste ridicule.

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  22. Troisième remarque, cessez d'avoir une vision infantile et inadéquate du prix Nobel, que ce soit en économie ou en physique. Le prix Nobel récompense des travaux spécifiques dans un domaine donné qui ont permis une progression de la recherche. Ça ne sanctifie pas une omniscience sur toute l'étendue du domaine scientifique concerné, et encore moins pour l'éternité, sachant que des théories valides peuvent être réfutées plus tard par d'autres travaux. C'est la quotidien de la science, mais c'est pas pour les feignants comme vous qui veulent une théorie pour l'éternité, surtout si elle vient d'un francais.

    Vous êtes tellement dogmatique et crédule que vous êtes incapable d'assimiler que la progression scientifique avance par recherches-erreurs puis invalidations possibles. Un scientifique peut avoir fait des travaux utiles un moment donné, mais dont certaines données et conclusions sont erronées, donc réfutées par d'autres travaux par la suite.

    Ça vous en bouche un coin d'accepter ca ?

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  23. "Allais, notre seul "Prix Nobel d'économie" pendant des décennies"

    Il y a Tirole maintenant, français aussi et bien plus récent, mais lui vous n'êtes pas près de le citer...

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  24. L'espace Schengen agonise.

    La Suède, le Danemark, l'Allemagne, de plus en plus de pays européens veulent reprendre le contrôle de leurs frontières nationales.

    L'arrivée des migrants est en train de détruire l'espace Schengen.

    Lundi 4 janvier 2016 :

    La Suède ferme le pont de l'Öresund aux migrants sans papiers.

    Pour la première fois depuis un demi-siècle, la Suède, dépassée par l'afflux de migrants, exigeait lundi une pièce d'identité pour tous les voyageurs entrant sur son sol depuis le Danemark. Ce pays est la principale porte d'entrée des réfugiés dans le royaume.

    Stockholm impose jusqu'à nouvel ordre aux compagnies de trains et d'autocars qui empruntent le pont-tunnel de l'Öresund reliant les deux pays d'effectuer des contrôles d'identité avant l'embarquement, côté danois, sous peine d'astreintes de 50 000 couronnes (5900 euros) par voyageur.

    La mesure a déplu fortement au Danemark, qui craint que les migrants refoulés ne restent sur son sol.

    http://www.romandie.com/news/La-Suede-ferme-le-pont-de-loresund-aux-migrants-sans-papiers/663274.rom

    Le Danemark instaure des contrôles aux frontières avec l'Allemagne.

    Le Danemark a instauré lundi des contrôles à ses frontières avec l'Allemagne pour empêcher l'entrée de réfugiés sans papiers, a annoncé lundi le Premier ministre danois Lars Løkke Rasmussen, le jour où la Suède faisait de même à la frontière danoise.

    « Cela peut avoir de grandes conséquences pour le Danemark que d'autres pays nordiques mettent le holà à leurs frontières. Cela peut provoquer plus de demandes d'asile », a déclaré lors d'une conférence de presse à Copenhague le chef de gouvernement libéral.

    M. Rasmussen est à la tête d'un exécutif qui cherche à limiter les arrivées sur son territoire, et qui avait déjà laissé entendre qu'il réagirait aux contrôles systématiques annoncés par la Suède.

    La vague de réfugiés, qui a pris des proportions inattendues entre août et novembre, a instillé des tensions entre la Suède, pays qui a reçu 163 000 demandes d'asile l'an dernier, soit la plus grande proportion par habitant de toute l'UE, et le Danemark, qui n'en a connu que quelque 18.000.

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    1. Suspendre ou abroger Schengen est une chose, instaurer des contrôles systématiques aux frontières en est une autre.

      https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/l-etat-d-urgence-provoque-des-bouchons-monstrueux-la-frontiere-franco-espagnole-1451828648?ref=yfp

      D'ailleurs même avant Schengen les contrôles étaient aléatoires, pas systématiques.

      De toute façon ce n'est pas cela qui fera tomber l'UE. Pour elle l'enjeu est marginal car sa substance se trouve dans la liberté de circulation des capitaux (surtout) et celle des marchandises, pas celle des personnes.

      Ce ne sont pas les frontières intérieures qui ont fait tomber l'URSS.

      Ivan

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  25. @ Anonyme 22h11

    Je n’ai jamais vilipendé ce prix Nobel. La crise a démarré plus tôt en Europe au contraire. Les premiers fonds qui coulent, c’est BNP à l’été 2007 et le PIB baisse en Europe avant les Etats-Unis, dès le 2nd trimestre. En effet, le bilan monte, mais ce n’est qu’une toute petite fraction du bilan des banques de la zone euro : plus de 1 000 milliards d’euros, contre environ 40 000 pour le bilan des grandes banques de la zone euro, ce qui montre bien de facto que les banques privées créent de la monnaie… Et la hausse du bilan de la BCE est bien plus agressive à partir du début de la crise, comme je l’avais indiqué.

    Elles sont où vos sources de Prix Nobel qui contredisent Allais ?

    Bien d’accord sur la recherche-erreur, mais pour cela, il faut avoir l’esprit ouvert…

    @ BA

    Merci

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  26. Le bilan de la BCE monte d'un coup en 2009...

    La croissance zone Euro est de 2% début 2008, une crise avec 2% de croissance ?

    Le bilan des banques privées ne sont la preuve d'aucune création monétaire, elles sont la preuve de la croissance des crédits interbancaires, croissance de l'augmentation de la circulation et création de reconnaissance de dettes. Vous n'avez rien compris à mes explications concernant la différence entre création monétaire et création de lettres de créances, comme aussi la mécanique des réassurances des crédits comme le sont aussi les subprimes qui font exploser les bilans sans créer aucune monnaie.

    La somme des bilans de banques n'a aucune corrélation avec la création monétaire, c'est un jeu d'écritures comptables, point barre.

    J'abandonne, vous êtes complètement borné et ne comprenez rien de rien.

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  27. Au second trimestre 2008, le PIB de la zone euro est en recul, du fait de la cherté de l'euro notamment et des premiers nuages de la crise. Avec un bilan des banques environ 40 fois supérieur au bilan de la BCE, il est évident que la BCE seule ne créé pas toute la monnaie, comme le soutiennent de nombreux économistes, dont plusieurs prix Nobel, dont vous trouverez les références dans les papiers en lien.

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  28. Voir cette vidéo : « 100 pour 100 Monnaie ».

    https://www.youtube.com/watch?v=ZK1FaWXgMKA

    Elle explique, par l'exemple, comment via le système des réserves fractionnaires on passe d'une masse monétaire M0 de 100 Euros à une masse monétaire M1 de 244 euros, par effet multiplicateur de crédits.

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  29. Le PIB est en recul en 2008, mais reste toujours enviable par rapport à aujourd'hui.

    Les bilans des banques privées correspondent à des écritures comptables pas à de la monnaie. Quand bien même leur bilan pourrait être 1 million de fois supérieur à celui de la BCE, pas un Euro de plus n'aurait été créé.

    Monsieur A emprunte 100 à banque B qui emprunte 100 à banque C qui emprunte 100 à BCE.

    Bilan banque B : 100 de plus à l'actif et au passif

    Bilan banque C : 100 de plus à l'actif et au passif

    Bilan banque BCE : 100 de plus, créés.

    Bilan banque B + C : 200 de plus à l'actif et au passif, soit en écritures le double de l'argent prêté ! Abracadabra ! Si la chaine de refinancement interbancaire, au lieu de comprendre 2 banques privées, comprend 100 banques privées, le bilan des banques privées aura augmenté de 100 x 100 = 10 000 et celui de la BCE n'aura toujours augmenté que de 100 créés.


    "qu’il y ait dépôt ou prêt, le banquier emprunte toujours pour payer, et il emprunte au dernier moment. Trésorerie zéro, n’est-ce pas ? Il emprunte, il ne crée pas de d’argent."

    http://www.pauljorion.com/blog/2010/02/05/resultat-des-courses-par-jean-pierre-voyer/

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  30. Ha ! Si ça vient du blog à Jorion ça doit être vrai...
    C'est pas comme ce que raconte un ancien président de l’Autorité des Services Financiers britannique.

    https://alaingrandjean.fr/2016/01/06/between-debt-and-devil-adair-turner-monnaie-credit/

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  31. Une très intéressante réponse de Christian Gomez sur la revue AGEFI à la critique d'un banquier sur la monnaie pleine:

    http://www.agefi.com/quotidien-agefi/forum-blogs/detail/edition/2016-01-04/article/monnaie-pleine-reaction-a-la-contribution-de-daniel-kalt-chief-investment-office-dubs-publiee-dans-lagefi-du15-decembre-2015-415636.html

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